La dette de la France monte à 66,6 % du PIB

Dette_2000_milliards_de_detteVoilà qui ne va plaire ni à la Commission Européenne, ni aux partenaires européens de l'Hexagone ...

La dette de la France est montée à environ 66,6% du PIB à la fin du deuxième trimestre, en progression de 1,2 point par rapport au trimestre précédent, à 1.216,4 milliards d'euros, a annoncé vendredi l'Insee.

François Fillon aurait-il raison de dire que la France est en faillite ?

Jean-Claude Trichet lui-même, le Président de la Banque Centrale Européenne, semble être d'accord.

Au deuxième trimestre de l'année 2007, l'ensemble de la dette publique (Etat, organismes d'administration centrale, collectivités locales et Sécurité sociale) a augmenté de 32,3 milliards d'euros par rapport au trimestre précédent.

"La seule observation de l'évolution de la dette en cours d'année ne permet pas de présager de celle du déficit public", souligne l'Insee, précisant que "la dette trimestrielle demeure révisable pendant plusieurs trimestres".

Pour rappel, la France s'était engagée auprès de la Commission européenne à stabiliser sa dette publique cette année, au niveau de 63,7% du PIB. Pour 2008, les ministres de l'Economie Christine Lagarde et du Budget Eric Woerth "maintiennent l'objectif de réduction de la dette publique", fixé initialement à 63,6% du PIB mais le gouvernement n'a pas précisé de nouvel objectif chiffré.

Le président de l'Eurogroupe (forum des ministres des Finances des pays de la zone euro), Jean-Claude Juncker, a récemment critiqué "le manque d'ambition" de la France en matière de réduction de son déficit public, à l'issue d'une réunion à Porto. "Nous pensons que les ambitions dont la France a fait preuve (...) ne correspondent pas tout à fait au niveau des attentes qui est le nôtre", a lancé Juncker en rappelant que les engagements pris à Berlin pour 2010 devaient être honorés. "La France devra amplifier son effort de réduction de la dépense publique", avait-t-il ajouté.

Les réformes structurelles engagées par la France "vont dans la bonne direction et sont de nature à augmenter le potentiel de croissance", mais "nous pensons que réformes structurelles et amélioration budgétaire doivent aller ensemble", avait mentionné le ministre des Finances et Premier ministre luxembourgeois.

"Cela demande des efforts des autorités françaises et cela demande une pression des pairs qui se poursuivra" avait également fait remarquer le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia.

Source : AFP

A lire également :

Woerth : objectif d'une dette à 63,7% du PIB en 2008

. Trichet:finances publiques de la France au bord du gouffre

. Fillon : la France est en faillite

 

10 Commentaires

  1. 1

    el gringo

    Paris sommé de comptabiliser une partie de la dette de la SNCF

    Eurostat demande à la France de comptabiliser une partie de la dette de la SNCF comme de la dette publique.

    Ces huit milliards supplémentaires "placent l'endettement à 64,2% du PIB pour 2006 et augmentent les prévisions de 2007", souligne le site internet.

    Dans une lettre adressée début septembre à l'Insee, l'office européen de statistiques économiques demande à son homologue français d'intégrer une nouvelle dette dans le passif de l'État : celle du SAAD.

    Créé en 1991, le service annexe d'amortissement de la dette (SAAD) est un service sans personnalité juridique rattaché à la SNCF mais doté d'une comptabilité distincte dont le rôle consiste à porter une partie de l'endettement de la compagnie des chemins de fer française.

    L'État a, à trois reprises, en 1991, 1997 et 1999, retiré du bilan de la SNCF de la dette pour la transférer au SAAD. Le montant total du passif de cette entité s'élevait à 8,3 milliards fin 2005.

    C'est cette dette que la Commission européenne demanderait à l'Insee de réintégrer officiellement dans les comptes de la France.

    "Eurostat a bien noté que cette dette n'est pas garantie par le gouvernement mais le fait que l'État français la rembourse chaque année depuis 1991, par ponction sur son budget, suggère qu'il reconnaît de facto qu'il s'agit d'une obligation de l'État".

    Le ministère de l'Economie peut contester cette demande d'Eurostat jusqu'au 22 septembre mais s'apprêterait à s'y conformer par souci de transparence.

    http://today.reuters.fr/News/newsArticle.aspx?type=businessNews&storyID=2007-09-19T165755Z_01_CHE960992_RTRIDST_0_OFRBS-FRANCE-DETTE-EUROSTAT-20070919.XML


    France Trésor ramène son programme 2007 d'émissions de dette à 97,5 milliards d'euros

    Le programme de financement pour 2007 avait déjà été réduit à 102,5 milliards en début d'année. La réduction a été décidée "pour tenir compte notamment des recettes fiscales supplémentaires et de la révision à la baisse du prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne".

    L'Agence France Trésor (AFT), en charge de la gestion de la dette et de la trésorerie de l'Etat, a annoncé jeudi que le programme d'émissions de dette à moyen (BTAN) et long (OAT) termes de l'Etat français, avait été ramené à 97,5 milliards d'euros pour 2007 contre 102,5 milliards prévus initialement.

    Cette décision intervient au lendemain de la publication du projet de budget 2008 et de l'annonce d'une forte progression à 119,5 milliards d'euros du programme d'émissions de dette à moyen et long termes en 2008. Une progression liée notamment à l'importance des amortissements arrivant à échéance l'année prochaine.

    Cette baisse du programme de financement 2007 (il avait déjà été réduit à 102,5 milliards en début d'année) a été décidée "pour tenir compte notamment des recettes fiscales supplémentaires et de la révision à la baisse du prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne", et "confirme l'engagement du gouvernement d'affecter toutes les recettes fiscales supplémentaires à la réduction de la dette", indique un communiqué de l'AFT.

    Au 31 août, la France avait émis 77,1 milliards d'euros d'OAT et de BTAN. Dans une interview au Financial Times, le directeur général de l'AFT, Benoît Coeuré, a précisé que l'agence allait procéder à un rachat de dette à moyen et long termes d'au moins 3 milliards, par adjudication à l'envers, avant novembre. L'AFT a déjà procédé à des rachats de dette de gré à gré pour un montant de 5 milliards d'euros. Ce montant pourrait doubler d'ici à la fin de l'année, indique Benoît Coeuré.

    Pour 2008, les besoins de financement de l'Etat s'élèvent à 144,9 milliards, pour un déficit budgétaire de 41,7 milliards d'euros, selon le projet de loi de finances 2008. Une part significative de cette hausse se fera via une augmentation de l'encours des titres de court terme (BTF). "La variation de l'émission de BTF est plus facilement absorbée par le marché", a indiqué Benoît Coeuré.

    http://www.latribune.fr/info/France-Tresor-ramene-son-programme-2007-d-emissions-de-dette-a-97-5-milliards-d-euros-~-ID122FF012BF1B092FC125736300587813

  2. 2

    yann

    Il faudrait peut-être rappeler à qui nous devons une bonne partie de la dette actuelle. Monsieur Balladure et la politique du France fort et des taux d'intérêts super élevé au début des années 90 on tout simplement doublé la dette en trois ans. C'est la droite libérale et ses politique de réduction de la dépense public qui accouche sans arrêt d'augmentation de la dette, il y a une malhonnêteté évidente à ne pas voir que les politiques de contrition prôné par les libéraux on définitivement cassé la croissance et endetté le pays.

    Je rappel également que la dette ne porte pas sur toute les génération avenir mais seulement su la partie de la population qui ne possède pas de titre de dette. Les riches eux vont profiter de la dette pour tirer un revenu sur le dos du reste de la population. C'est bien les libéraux on baisse l'impot des plus riches en endettant l'état avec des titres qui vont rapporter des revenues à ces même riches, c'est duvol pure et simple. Pour terminer si l'on excluait le service de la dette le bilan comptable de l'état serait équilibré, c'est donc bien cette dette qui pèse et non les dépenses de l'état qui sont trop grosses. Avec l'euro et les politique absurde des 20 dernières années nos élites on réussi à mettre le pays dans la même situation que les pays surendetté de l'Amérique du sud. Sortont de l'euro et annulons la dette purement et simplement.

  3. 3

    el gringo

    Alan Greenspan voit les taux d'intérêt dépasser 10%

    La Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne (BCE) devront porter leurs taux d'intérêt à plus de 10% dans les prochaines années pour contrer les tensions inflationnistes, prédit Alan Greenspan.

    Les Etats-Unis n'ont plus connu de taux d'intérêt à deux chiffres depuis les années 1980. Cette situation serait toutefois temporaire, assure Greenspan dans une interview à USA Today réalisée vendredi.

    "C'est quelque chose qui se produira probablement pendant une période assez brève", dit-il au sujet de la situation américaine.

    Parallèlement, dans un autre entretien accordé au quotidien néerlandais NRC Handelsblad, l'ancien patron de la Fed dit prévoir une inflation de l'ordre de 5% en Europe et aux Etats-Unis.

    "Le niveau d'inflation relativement faible observé ces deux dernières d�cennies va prendre fin, cela aura été l'exception qui confirme la règle", a dit Greenspan au journal néerlandais. "Le niveau normal d'inflation est plus proche de 5% que des 2% actuels", estime-t-il.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=4614019

  4. 4

    el gringo

    Zone euro: l'inflation repasse au-delà de 2% pour la 1ère fois depuis un an

    Les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté de 2,1% en septembre en glissement annuel, soit la plus forte inflation depuis un an, selon une première estimation publiée vendredi par l'Office statistique européen Eurostat.

    C'est la première fois depuis août 2006 que la hausse des prix à la consommation dépasse l'objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui vise une inflation en dessous mais proche de 2% sur le moyen terme.

    Le mois dernier, le niveau d'inflation dans la zone euro s'était établi à 1,7% sur un an, son plus bas niveau depuis septembre 2006.

    Mais les économistes anticipaient une nouvelle poussée de l'inflation à partir de septembre, notamment à cause de l'impact de prix de l'énergie plus bas sur la même période de l'an dernier, et d'un impact des prix des denrées alimentaires.

    Les analystes interrogés par l'agence d'information financière Thomson Financial News tablaient sur une inflation de 2,1% en septembre.

    Cette remontée de l'inflation place la Banque centrale européenne (BCE) face à un dilemme. Elle donne des arguments à ceux qui en son sein plaident en faveur d'une nouvelle hausse des taux directeurs.

    Mais, d'un autre côté, un resserrement prématuré du coût du crédit serait risqué pour la croissance économique, alors que les perspectives sont déjà devenues plus incertaines avec les turbulences de l'été sur les marchés financiers.

    En septembre, la BCE avait renoncé à relever ses taux d'intérêt en raison de la crise du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis ("subprime"), conjuguée à l'euro fort et au pétrole cher.

    Depuis décembre 2005, le principal taux directeur de la zone euro a grimpé de 2 à 4%.

    http://afp.google.com/article/ALeqM5iPMX7u6FYIvVY9pqS37PqOpc2PeQ

  5. 5

    Reac

    @Yann

    Il est extremement interessant d'observer que depuis 1981, la France n'a pas connu d'excedent budgetaire. Il est extremement interessant d'observer que 1981 est aussi l'annee d'un seisme politique majeur dans la France de la Veme Republique. Lequel seisme fera des ravages economiques et sociaux sur deux ans avant qu'on revienne a une vision plus realiste du Monde Moderne.Vous me parlez de libaux qui detruisent la croissance. Entre 1981 et 1986, le taux de croissance n'a cesse de diminuer (de 13.4% a 2.7%), de meme qu'entre 1989 et 1993. Ou etait la gauche a ce moment la? Souhaitez-vous une analyse du chomage en parallele (de 6% en 1980 a 10.5% en 1986)? La rigueur n'est pas une insulte au bon sens. Elle est la garantie que la resolution d'une difficulte conjoncturelle ou structurelle est assumee en temps et en heure par ceux qui affrontent cette difficulte, non pas par les generations suivantes.

    Il est interessant enfin d'observer que le creusement des deficits publics du debut des annees 1990 est aussi du a une recession engendree par l'eclatement d'une bulle immobiliere... Et que la politique du Franc Fort (moyen de lutte contre l'inflation et de desamorcage d'une bulle) etait aussi dictee par des criteres de convergence, apres Maastricht. Lesquels criteres, toujours valables aujourd'hui, legitiment parfaitement la position ferme de la BCE.

    Votre interpretation va a l'encontre de la mienne... Un etat fonctionnarise est structurellement incapable de solder sa dette car les postes de traitements et salaires plombent son budget. Un etat qui legifere sur des minimas sociaux retire aux entreprises la possibilite d'ajuster leur politique de recrutement en fonction des besoins : elles le font desormais sous la contrainte, limitant en consequences leurs investissements. Les desequelibres induits par des politiques keynesiennes laxistes et trop genereuses se repercutent a contre-temps. Une politique keynesienne est une approche dangereuse de la regulation economique. Une crise economique peut engendrer une reforme naturelle ("darwinienne") de l'economie nationale. Un etat "socialiste" au sens de l'URSS(ou de la France in fine) coule durablement un pays. La social democratie est une idee bien plus responsable de la gestion politique d'un pays.

    Une seule fois j'ai ri en entendant un discours gauchiste. Une jeune femme, soutien de Jacques Cheminade a la presidentielle 2007, me vendait la "lutte contre la synocratie financiere" avec des arguments du genre "Rotschild BNP tout ca c'est des facistes, c'est eux qui ont finance Hitler" (vous lisez bien "Rotschild", soutien notoirement aryen du regime Nazi) ou "C'est les banques qui detiennent la dette de la France, si on les supprime on est plus endette" (au dela du populisme, on y voit une sorte d'appel au meurtre de tous les creanciers).

    Recadrons le debat :
    1/ Vision monetraire de la dette : le recours a la dette pour un etat est une maniere de permettre au marche d'evaluer sa monnaie (emission gagee sur cessions de titre de dettes) par rapport a d'autres. Trop de dettes => faillite de l'etat => effondrement de la monnaie
    2/ Vision economique de la dette : la dette ne vaut que par le profit LT retire de la jouissance immediate de la somme pretee, lequel profit est superieur a celui qu'on aurait retire d'une jouissance differee de l'equivalent de la somme pretee. Si profit immediat = CT, alors la charge de la dette repose sur des gens qui n'en ont pas profite : innacceptable.

    Il y a une difference entre preteurs et beneficiaires de la dette. Les riches pretent ce qu'ils possedent pour que d'autres en beneficient. Qu'ils soient remuneres pour ca est normal.

  6. 6

    Francis

    Faillite mondiale et crises polymorphes (climat, guerre, pandémies), la France en concurrence avec G.W.Bush ?

    "... L’arrivée de G.W. Bush au pouvoir et de ses co-équipiers idéologues ou affairistes a entraîné une explosion phénoménale de la production de ce type de « valeurs », les dettes [4], avec la bénédiction très active du président de la Réserve fédérale du moment, Alan Greenspan [5] : dette publique, dettes immobilières, dettes automobiles, dettes de cartes de crédit [6],... partout la dette s’est imposée comme le bien le plus « produit » par l’économie dite dominante.

    ... Et comme la contagion à l’économie réelle est déjà en cours non seulement aux Etats-Unis mais également sur l’ensemble de la planète, c’est désormais l’effondrement des marchés immobiliers britannique, français et espagnol qui est au programme de cette fin d’année 2007, tandis que l’Asie, la Chine et le Japon vont devoir faire face simultanément à la chute de leurs exportations vers le marché américain et à la baisse rapide de la valeur de tous les actifs en Dollars US (devise US comme bons du trésor, actions d’entreprises US, etc...). D’ailleurs, le graphique ci-dessus indique très clairement les pays qui vont subir les chocs les plus brutaux suite à l’explosion de la bulle d’endettement US, à savoir Japon, Chine, Royaume-Uni et pays pétroliers exportateurs en Dollars US.

    ... La course de vitesse entre la réalité et la théorie est désormais ouverte. Une crise systémique, c’est finalement ce type de course dont le vainqueur est toujours in fine la réalité. Les décideurs, s’ils sont conscients, peuvent quant à eux au moins éviter la collision brutale et frontale avec les faits, épargnant ainsi de grands dommages à leurs populations. Les mois qui viennent, sur toute la planète, vont trier le grain de l’ivraie en la matière. "

    http://www.europe2020.org/spip.php?article493&lang=fr

  7. 7

    el gringo

    Plusieurs points sont inexacts : en 1980 la croissance en France n'était que de 1.4% et non de 13.4% (sauf à inclure l'inflation qui dépassait les 10% alors).
    http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_cons/ipc80.pdf

    La dette de l'état en 1980 représentait déjà 21% du PIB, elle sera à 42% en mars 1993.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique

    Le budget de l'état est déficitaire depuis 1975 :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ficit_public

    Il y avait déjà 1.7 millions de chomeurs en avril 1981 soit plus de 7% à comparer à 2.8% en 1974.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4mage_en_France

    De la limite de la définition du chomage et de sa mesure : au quatrième trimestre 2004 selon l'OCDE, le taux de chômage normalisé pour les hommes de 25 à 54 ans était de 4.6% aux États-Unis et de 7.4% en France. À la même période et pour le même groupe, le taux d'emploi était de 86.3% aux États-Unis et de 86.7% en France.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chomage#Limites_de_la_d.C3.A9finition_du_ch.C3.B4mage


    Rappel sur l'évolution économique depuis 1975

    Les années 1975-1982 sont les premières années de crise (période de stagflation) : forte inflation + progression chômage + ralentissement croissance. Les 2 chocs pétroliers de 1973-1974 puis de 1979-1980 (prix baril de 2 dollars --> 34 dollars) déclenchent une crise; forte inflation + déséquilibre des balances courantes. Les poliques de stabilisation en 1974-1975 et en 1979-1980 vont freiner la demande. Période de récession : chute du PIB (5% en 1970 --> 1.4% en 1980), taux de chômage ( 2,8% en 1974 --> 8% en 1982), inflation supérieure à 10% par an.

    De 1983 à 1989, la reprise est lente et déséquilibrée. Reprise très inégale selon les pays, mais inférieure au niveau des années 60 :
    E.U, Japon et Royaume Uni = reprise bénéfique
    Europe : croissance plus faible (inférieure à 2,5% jusqu'en 1987)

    C'est une période de désinflation généralisée. Les causes : baisse du prix de pétrole (le baril passe de 30$ à 15$) et des matières premières ==> baisse des prix + stimule production nationales + améliore les balances commerciales. Les salaires sont désindexés de l'inflation et progressent moins vite que l'inflation --> recul de l'inflation + montée des taux de profit + amélioration autofinancement des entrerprises. Restriction de la politique monétaire; taux intérêt élevés ==> freine la demande ==> freine l'inflation mais aussi la croissance.

    1990-1993 : nouvelle récession
    1990 début d'une nouvelle période de récession : crise du Golfe envahi par l'Iraq août 90 ==> nouveau choc pétrolier + anticipations (crainte de l'avenir) défavorables à la croissance économique.
    Le chômage progresse partout ( > 10% en France, Royaume Uni) sauf au Japon.
    La désinflation se poursuit (hausse des prix environ 3%).

    1994 : le début d'une nouvelle phase d'expansion :
    E.U. et Royaume Uni : relance par la consommation et l'investissement
    Europe : reprise d'abord par les exportations puis relayée par la demande interne (consommation, investissement).

  8. 8

    yann

    @Reac
    (vous portez bien votre pseudo)

    Époustouflant d'idées reçues:

    "Les déséquilibres induits par des politiques keynesiennes laxistes et trop genereuses se répercutent a contre-temps. Une politique keynesienne est une approche dangereuse de la regulation economique."
    Les politiques Keynésienne que vous critiquez ne sont plus appliquées depuis 1983, et encore peut-on contester les politique de cette époque comme étant plus marxiste que kénésienne. Et pour vous les dettes actuelles sont le fruit de tel politiques? Mais de qui vous moquez vous?

    Je comprend tout à fait la mauvaise foi des économistes libéraux, dirent que l'on défend la rente au détriment du travail et de l'investissement ce n'est guère vendeur. L'idée grotesque que les fonctionnaire sont un cout pure pour la société et vraiment trés grosse. Qu'adviendrait il de la consommation et de la santé des entreprises françaises si l'état suprimait d'un coup tout les fonctionnaire? Combien de PME ferait faillites? Vous êtes vous seulement une fois demandé ce que devenait la consommation des fonctionnaires. La réalité c'est qu'il est difficile de juger de l'utilité d'un emplois par son statut. Il y a des postes de fonctionnaire certainement inutiles, mais il existe égalmement énormément de poste du secteur privé inutiles, dont le maintient provient de relation sociale, de copinage ou de prestige.

    Pour ma part la plupart du secteur bancaire, financier, publicitaire sont bien moins essentielles que les prof qui travail dans le secteur public.

    La vérité c'est que la France comme bon nombre de pays occidentaux ont u secteur tercière beaucoup trop gros en regard de le capacité de productions industrielles. Nous importons trop de travail de l'étranger et nous substituons trop d'emplois technique pour des emplois tercières dont l'utilité collective est trés discutable. Il est idiot d'opposer le secteur public au secteur privé le vrai problème c'est notre manque d'industrie dont le déclin est le fruit du libre-échange et des politique de monnaie fortes.

    Les attaques régulière contre la fonction public font fit des expérience catastrophiques à l'étrangers. Les USA dépensent deux fois plus en proportion du PIB que nous dans la santé pour des résultats minable. On peut en dire autant de leur système éducatif trés coûteux mais n'empêchant pas une baisse du niveau scolaire. Quand à la Grande-Bretagne que les imbéciles cites sans arrêts en exemple elle cumule un déficit commerciale beaucoup plus important que nous. Le pseudo-redressement de 94-96 est le fruit de la sortie du SME de la livre Sterling (preuve que les dévaluations sont plutot efficace). Ensuite le seul moteur de la GB fut comme aux USA l'endettement des ménages.

    Et oui car pour maintenir une demande continuellement en expansion alors que les salaires stagnent pour cause de libre-échange il faut bien de la dette.

    CE QUI COMPTE CE N'EST PAS LA DETTE PUBLIC C'EST L'ENSEMBLE DE LA DETTE D'UN PAYS. Et regardait ce que celà donne, les champiosn sont les USA la grande-bretagne et l'espagne, avec chacun plus de 300% du PIB de dette loin devant nous.

  9. 9

    Reac

    Je suis tout simplement ravi de lire que nos medecins sont fonctionnaires. Parlez-leur donc de leur statut de profession liberale. Ce simple exemple montre qu'un projet national n'est pas necessairement gere par des fonctionnaires.

    Ravi de lire qu'un prof du secteur public vaut mieux qu'un banquier. J'avais personnellement toujours pense qu'il n'y avait pas de sots metiers; mais que faites-vous des professeurs du secteur prive? Les respectez-vous autant, alors qu'ils participent a une oeuvre visant potentiellement la rentabilite financiere?

    Ai-je dit que les fonctionnaires etaient un cout brut pour la societe? Non. Ai-je negliger la consommation des fonctionnaires? Non. Ai-je parle d'etat fonctionnarise? Oui. Comment appeleriez-vous un etat dont la fonction publique est plethorique? Alors meme que certaines taches devolues a des fonctionnaires pourraient tout aussi bien etre confie au prive, sans prejudice aucun pour l'Etat (comme vous le soulignez vous-meme, d'ailleurs)?

    A mon sens, les "inutiles du public" causent plus de tort a la Societe que "les inutiles du prive". Pourquoi? Parce que le profit qu'ils retirent de leur situation est une perte pour l'Etat. Alors que le profit retire par les "inutiles du prive" impactent in fine l'entreprise et les actionnaires, qui finalement peuvent faire sauter le poste de l'"inutile".

    Vous me parlez de declin industriel, et travaillant dans l'industrie, je ne vous donnerai pas tort. Mais il se trouve que je travaille dans l'industrie A L'ETRANGER, et que mon entreprise est implantee la ou les conditions de travail d'un autre siecle sont une benediction pour une population en retard de developpement prononce. Avez-vous eu la chance de travailler a la chaine? Je suis passe par la. Je sais que l'industrie en France n'a plus d'avenir, parce que le confort rencontre par les travailleurs est tellement superieur dans le tertiaire que celui-ci est plus courru.

    Un RMIste francais vit souvent beaucoup mieux qu'un ouvrier chinois. Y a-t-il une legitimite a ce genre d'etat de fait? Non. On ne peut pas parler de Droits de l'Homme et se contenter de ne rien faire pour assurer une equite minimale; il faut aussi encourager le rattrapage des plus demunis. L'ecran plat est un produit importe de consommation courante en europe, la tele est un produit de luxe dans le tiers monde, qui pourtant fabrique nos ecrans plats.

    Posez-vous maintenant la question de l'origine de la rente.
    Est-ce simplement une usurpation, ou y a-t-il travail, puis investissement des fruits du travail generant une rente?

    Le fond de l'idee liberale que vous pourfendez avec autant d'ardeur est de rendre chacun responsable de ses actes. Donc de "liberer les energies".

    En tout etat de cause, je me suis considerablement eloigne de la dette, laquelle pour moi, nous concerne tous quand elle est celle de l'Etat.
    Que mon voisin soit surendette ne concerne que mon voisin et ses creanciers. Que le pays dont je suis ressortissant soit surendette a des consequences immediates sur moi.

    Donc, la dette publique m'importe plus que celle de l'ensemble des acteurs de la vie economique.

  10. 10

    yann

    @reac

    MOIMOIMOIMOIMOIMOIMOIMOIMOI

    Voici résumé le mal de l'occident, le moi et l'ego démesuré de ces pseudo-citoyens. Pourquoi croyez vous que l'industrie est parti de France et de tout l'occident?
    Parce que quelques hurluberlues à la tête de nos pays voulaient gagner plus en travaillant moins pour paraphraser le clown que les français ont élues.

    Le libre-échange ne pouvait que conduire à la désindustrialisation les gens qui ont était licencier en France n'ont pas eut le choix, ON NE CHOISI PAS SON DESTIN QUAND ON EST PAUVRE.

    L'idéologie libérale par du principe erroné que la sommes des intérêts individuels est égale à l'intérêt collectif, c'est totalement faux. Il est facile de citer des cas ou certaine personnes ont des intérêts contraire à l'intérêt général.

    Vous dites que les inutiles coute plus cher dans le privé que dans le public, c'est idiots puisaqu'en réalité vous payez des services du secteur privé , si ce dernier produit un cout plus élevé pour cause desalarié en surnombre cela revient au même que payer un impôt supplémentaire. Mais vous allez me dire oui mais il y a la concurrence, concurrence dont on attend comme par magie une baisse des prix. Sauf que la concurrence n'est vrai d'un point de vue théorique que s'il y a atomicité des acteurs ce qui est faux pour de plus en plus d'activité.

    EN réalité comme beaucoup vous vous foutez de l'intérêt général, la seul chose qui vous importe c'est votre petit confort. Vous préférez acheter toujours moins cher même si cela signifie en définitive à priver le pays de ressource de revenu. Et la majorité des occidentaux sont comme cela, diminuer les impôts et consommer chinois tel est la vrai raison d'un néolibéralisme qui devrait en réalité se nommer néoféodalisme pour mieux exprimer ce qu'il est dans ses tréfonds. Dans un système capitaliste les seul à avoir de la liberté auquel vous tenez tellement sont les gens qui ont des revenues trés élevé, la liberté y est inversement proportionnel à la misère. La liberté est un mythe un discours qui permet de cacher l'aliénation dont est victime une part croissante de notre population. Mais continuez de faire de la moral en achetant des produit fait par des esclaves puisque vous pensez que les chinois travaillent ainsi par "choix" et font usage de leur libre arbitre.

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée