Appelez-moi "TVA Pouvoir d'achat"

Jc Jérôme Chartier, le désormais très médiatique président de la commission UMP sur l'ex TVA Sociale se serait-il aperçu de l'existence d'une étude de l'EDHEC sur ce sujet ?

Toujours est-il qu'on ne parle plus de TVA Sociale, ni de TVA Emploi, mais de TVA Pouvoir d'Achat. Tiens, un impôt qui favorise la consommation !

Le député du Val d'Oise propose dans son rapport de "transférer 10 points de cotisations sociales, hors allégements, soit près de 60 milliards d'euros" vers d'autres sources de prélévement, afin de "réduire les charges qui pèsent sur le travail."

Alors, quelles sont ces nouvelles sources de prélévements ? Jérôme Chartier propose tout d'abord "de transférer la part résiduelle de la cotisation salariale d'assurance-maladie (0,75 %) et la cotisation d'assurance-chômage (2,4 %), soit 14 milliards d'euros, sur la TVA, en augmentant de 1,4 point les trois taux de cet impôt tout en procédant à une redistribution de leur assiette."

Autres pistes, une augmentation du taux de la CSG (+ 15 milliards d'euros), et une extension de la C3S (Contribution Sociale de Solidarité des Sociétés) à l'ensemble des entreprises, et non plus à celles réalisant un chiffre d'affaires de plus de 760 000 euros.

Enfin, Jérôme Chartier souhaiterait que soit établi "une distinction entre la protection sociale du salarié et celle du résident" la protection sociale des salariés étant financée par les cotisations salariales, celle des résidents (retraités, RMistes, etc.) par le budget de l'état. Ce qui, soit dit en passant, est une remise en cause fondamentale du système de la sécurité sociale française, basée sur le principe de la solidarité !

Le rapport de Jérôme Chartier est bien dans la ligne économique "sarkozienne". Néanmoins, il faudra beaucoup de méthode (ce qui ne nuit pas selon Nicolas Sarkozy) pour expliquer aux Français qu'une augmentation de la TVA va favoriser le pouvoir d'achat, et aux entreprises qu'une augmentation de la CSG et de la C3S va conduire à une réduction des charges pesant sur le travail.

Quant "aux résidents", ils peuvent légitiment s'inquiéter du projet de dépendre du budget d'un état qui est en situation de faillite selon le premier ministre du gouvernement.

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En illustration :  J.C. : anticiper, analyser, agir

 

12 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    Il parle comment Chartier ??? :)

  2. 2

    Elisabeth

    résidents, résidents, tu n'as pas osé J.P ... mais cela sonne bizarre, non ?
    il faudra bientot être né sur le sol français et ou justifier de x années de cotisations sociales en France pour toucher le RMI ou des allocations familiales ?

    Même Le pen n'y avait pas pensé ...

    et comment feraient les jeunes RMistes dans ce cas ? une caution des parents pour pouvoir toucher le RMI ?

  3. 3

    Jean-Philippe GREGOIRE

    @ Elis : mais c'est le terme officiel ! Ca comprend je crois toutes les personnes bénéficiant de prestations sociales et qui ne sont pas salariées.

  4. 4

    Elisabeth

    je sais que c'est le terme officiel ... mais si on pousse le "raisonnement" ...

  5. 5

    gregory

    ca fait peur

  6. 6

    Algerino

    C'est marrant ce terme "residents", ca veut dire ceux qui se tournent les pouces lol. Ce qui est moins marrant c'est que comme il y a certes des cas d'abus sur les prestations sociales (certains qui n'ont n'en pas besoin en beneficieraient) on a tendance à faire une extrapolation à toute la population qui a besoin de cette aide de la société pour subsister: les retraités, les handicapés, les minorités qui se sont retrouvés en France mais qui peinent à trouver du travail, les chômeurs longue durée...
    Je suis pas contre la rémuneration du travail et c'est vrai qu'il faut revaloriser le travail en France, mais faut pas tomber dans l'exces et comprendre que ce qui fait tenir notre paix sociale, et qui separe un pays comme la France d'un pays du tiers-monde, c'est une organisation visant à laisser une chance à tout le monde.

  7. 7

    Jean-Philippe GREGOIRE

    @ Algerino : je crois que le but de cette mesure est de correler les prestations sociales avec le statut de la personne.

    Autrement dit, une sécu pour les salariés, une autre pour ceux qui ne le sont pas. Je vous laisse deviner QUI aura la meilleure sécu !

    Je suis bien d'accord avec votre dernière phrase, mais la solidarité dans un seul sens, c'est devenu intenable. 18% d'actifs ne peuvent faire vivre toute la France : chacun doit faire quelques sacrifices. Sinon, il n'y aura bientôt plus personne pour travailler.

  8. 8

    Elisabeth

    Sachant que les dits actifs, compte-tenu de leurs ages, doivent en parallèle payer les études de leurs rejetons et les maisons de retraite de leurs parents ...

  9. 9

    Jean-Philippe GREGOIRE

    @ Elis' : expérience vécue ? A moitié vrai il me semble !

  10. 10

    Elisabeth

    je croise les doigts pour l'autre moitié ..

    sachant le prix d'une maison de retraite ..

    même avec un pécule de coté, si tu divises le dit pécule par un "loyer mensuel" de l'ordre de 1500 euros, tu pries tous les jours pour que tes parents soient assez valides pour pouvoir rester au maximum ,logés dans une location "normale" , c'est à dire non médicalisée
    Je recommande à cet égard "Les villages d'Or" :)

  11. 11

    Algerino

    Bientot "le blog maison de retraite"? ;)
    Oui je pense aussi que la "solidarité" a des limites, mais je pense surtout que les redistributions sociales deraient être mieux réparties pour arrêter d'exasperer tout le monde (eviter les situtions abérrantes), ce qui ne veut pas dire qu'il faut laisser tomber la solidarité française. Ceci dit c'est vrai que le France est devenu pour beaucoup un pays ou il vaut mieux ne pas travailler, ce qui peu avoir des conséquences

  12. 12

    Tvasociale

    La TVA sociale une appellation déplacée. Il vaux mieux l'appelé TVA inflationniste ou capitaliste, ça lui convient mieux à mes yeux.

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