Je suis sûre, celle-là, on ne vous l'avait jamais faite ! Même Coluche n'aurait pas osé (encore que ...)
Eh bien, Mesdames et Messieurs qui vous inquiétez de l'accroissement du déficit de l'Etat, n'ayez crainte, tout s'explique !
Selon notre brillant secrétaire d'Etat chargé du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth (tiens, on n'a plus de ministre de l'Economie ?) ce "phénomène" serait dû à la période électorale "intense" que nous venons de connaître, période qu'il estime peu propice à la croissance.
Si, si, je vous le jure, ce sont là ses propres termes, enfin ... très certainement ceux que le "Château" lui a demandé de prononcer, bien évidemment ...
Malgré une croissance plus faible que prévu au deuxième trimestre, Eric Woerth, toujours confiant, a déclaré qu'il n'avait "pas d'inquiétude" sur le déficit en 2007. Qui a parlé de "pathétisme" en analysant le "comportement" actuel de Nicolas Sarkozy ? Car il semble quasi évident qu'un tel "jugement" a été inspiré par les "plus hautes instances du Royaume de l'Etat" ...
Le gouvernement table sur un déficit public ramené à 2,4% du PIB à la fin de l'année. Enfin, vous l'aurez compris, quand on dit gouvernement, en fait il s'agit plutôt du président, vous savez celui dont la femme a pris ses appartements à Versailles.
"Rien ne change là dessus parce que 2,4%, c'était construit notamment sur des hypothèses de dépenses qui sont aujourd'hui (...) parfaitement tenues (...) Il n'y a pas d'inquiétude à avoir sur la tenue de nos comptes publics en 2007", a-t-il déclaré sur BFM. Les hypothèses de dépenses publiques sont "parfaitement en ligne avec ce qui était prévu (...) Il n'y a pas de risque particulier", a-t-il souligné.
Selon la première estimation de l'Insee, publiée mardi matin, la croissance s'est – pourtant - établie à 0,3% au deuxième trimestre après 0,5% au premier trimestre. L'Insee anticipait auparavant une progression de 0,6% au deuxième trimestre. Il doit publier sa prévision de croissance annuelle actualisée en octobre. D'ici là les statisticiens se seront peut-être mis au travail pour nous arranger tout cela ...
Mais comme d'habutude, je vous laisse le meilleur pour la fin : selon Eric Woerth, ce mauvais chiffre s'expliquerait en partie (ah oui, et l'autre partie ?) par le contexte "un peu particulier" du deuxième trimestre marqué par quatre dimanches d'élection et une campagne électorale "très forte" ce qui n'est "jamais très propice à la croissance"... fallait y penser, hein ? Je ne conseille tout de même pas aux étudiant(e)s d'utiliser un tel argument à la session de rattrapage des examens de septembre, avec un professeur sérieux, vous prenez tous les risques d'être recalé(e) ...
Eric Woerth, lui n'hésite pas, il continue et frappe fort ! ... estimant que "l'effet Sarkozy", élu le 6 mai dernier, se ferait sentir à partir du second semestre. Rien que cà !!!
"Quand on regarde les indicateurs de confiance, ils sont bons. Et les mesures que nous avons prises, ce 'paquet fiscal' qui concerne essentiellement le pouvoir d'achat (...), sont des mesures qui vont produire pleinement leurs effets à partir du second semestre", a-t-il dit. "Une croissance un peu atone comme celle (...) au second trimestre justifiait d'autant plus" ces mesures, a insisté le secrétaire d'Etat. Croissance un peu atone ... aurait-on besoin alors d'un peu de poudre aux joues pour rehausser les couleurs ... voire d'un peu de poudre aux yeux. Remarquez, en débordant, cela peu rendre un tantinet aveugle, ce qui ne constitue pas toujours un défaut, en fonction du côté où l'on se place ...
Pour rappel, le budget 2007 est construit sur une hypothèse de croissance annuelle de 2 à 2,5%. Pour 2008, le gouvernement table sur une croissance du PIB de 2,5%. La prévision de croissance retenue dans le budget 2008 sera annoncée fin septembre dans le projet de loi de finances.
"En 2008, le budget, on est en train d'y travailler. Il sera fondé sur des hypothèses de croissance réalistes et volontaristes aussi (...) Il n'y a pas de raison de changer de cap aujourd'hui", a ajouté Eric Woerth.
Dans un entretien publié la semaine dernière par Le Parisien, le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez, estimait que 2008 serait "l'année de vérité" pour les comptes publics.
"Le pari de la croissance comporte des aléas (...) L'objectif est de faire passer la croissance annuelle de 2 à 2,5% voire 3%" afin de financer la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (TEPA), également baptisée "paquet fiscal", expliquait le député UMP
Source : Reuters
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10 Commentaires
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2008 ...année de vérité pour les comptes publics ! la phrase est lachée. Tiens à ce propos..auriez vous vu passer la dette publique? Plus personne n'en parle, ...ne me dites pas que nous avons égaré 1175 milliards quand même ? Pfff...ça va encore faire désordre. J'avais pourtant cru comprendre que la réduction de cette dette avait été élevé au rang de priorité nationale par un ministre UMP il n'y a pas si longtemps que cela ?
15 août 2007 à 09:482
Se payer la tête du gouvernement, c'est sain jusqu'à un certain point, et surtout facile.
15 août 2007 à 11:27Mais que proposez-vous pour réduire cette dette ?
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Cher Dadounet, c'est le juste retour de bâton. Ce n'est pas moi qui ai sollicité la confiance du peuple, qui ai braillé partout que la solution était là. J'attends donc le miracle salvateur et ce n'est pas à moi de proposer ....On pourrai certes me rétorquer que je ne suis qu'un simple citoyen qui n'entends rien à l'affaire. Certains esprits éclairés au sein même de l'UMP commencent pourtant eux aussi à trouver le remède appliqué peu efficace. Quid ?
15 août 2007 à 12:08Et dans le cas ou l'amnésie politiquement correcte gagnerait...je cite " La France réduira sa dette, sans rationnement budgétaire" Nicolas Sarkosy Le Havre 29 mai 2007. Force est de constater que l'inclinaison actuelle penche plutôt dans l'autre sens.
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"Se payer la tête du gouvernement, c'est sain jusqu'à un certain point, et surtout facile.
Mais que proposez-vous pour réduire cette dette ?"
-Ne pas faire de cadeaux fiscaux à ceux qui n'en ont pas besoin
15 août 2007 à 12:16-Maîtriser certaines dépenses pléthoriques (la Défense ?)
-Etre gouverné par des gens compétents qui ne se payent pas notre tête avec des déclarations pathétiques et faciles.
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Oui, Prions le Ciel que le bon sens, le courage envahissent nos dirigeants politiques !
15 août 2007 à 12:47Icthus.
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on s'en fout de la dette, grace à jct, il nous fera bien exploser l'euro.
15 août 2007 à 19:37De toute façon, c'est qu'une monnaie de merde.
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> -Ne pas faire de cadeaux fiscaux à ceux qui n'en ont pas besoin
Même s'ils n'en n'ont pas besoin pour eux-mêmes, c'est toujours plus utile dans les mains d'un privé qui investit en France que dans les mains d'une bureaucratie étatique.
> -Maîtriser certaines dépenses pléthoriques (la Défense ?)
Je citerais plutôt l'"éducation nationale" (2 mots, 2 mensonges ; abrutissement anti-national serait plus juste) et le prétendu social qui n'est qu'incitation au parasitisme tout en démotivant les gens pour résoudre les problèmes de fond.
> -Etre gouverné par des gens compétents qui ne se payent pas notre tête avec des déclarations pathétiques et faciles.
Je ne vois pas comment réaliser cela en démocratie ; personnellement, je serais plutôt royaliste.
> on s'en fout de la dette, grace à Jean-Claude Trichet, il nous fera bien exploser l'euro.
De toute façon, c'est qu'une monnaie de merde.
D'accord avec la deuxième proposition, mais la dette est en dollars ou en € avec des gens ayant la même monnaie que nous, donc on n'y coupera pas.
Une seule solution : dépenser moins, tout en baissant les impôts afin que les gens puissent acheter. Pas gagné !
> " La France réduira sa dette, sans rationnement budgétaire" Nicolas Sarkosy Le Havre 29 mai 2007. Force est de constater que l'inclinaison actuelle penche plutôt dans l'autre sens.
Ça doit être ce genre de bêtise qui empêche les investisseurs de le faire en période électorale...
15 août 2007 à 21:048
encore une anerie de plus , on prend vraiment les Français pour des C..S.
Entres les hausses prévu des produits laitiers , des céréales et des prélèvements ( si si SECU , taxe d'habitation et foncier ....) c'est pas des bonnes paroles qu'il va faloir distribuer : c'est de l'opium ..et au kilo encore....
15 août 2007 à 22:119
Oui, merci Mitsouko, la presse se fait TROP discrète sur la flambée des produits laitiers et des céréales,
15 août 2007 à 23:06j'en rajoute une couche dans 5 minutes , car les Allemands bougent !
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Nicolas Sarkozy affirme que "la France est de retour" aux Etats-Unis
WOLFEBORO (Etats-Unis) - Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi à Wolfeboro (nord-est) que "la France [était] de retour" aux Etats-Unis, saluant la relation "formidable" entre les deux pays.
"La France est de retour, il n'y a pas de problème entre la France et les Etats-Unis, entre le peuple français et le peuple américain", a-t-il déclaré à quelques journalistes après avoir interrompu son jogging, à la veille de son départ des Etats-Unis où il passe des vacances.
"Finalement, ça c'est formidable", a poursuivi M. Sarkozy. "Cela ne veut pas dire qu'on n'a pas de désaccords. Des désaccords, on en aura".
La relation franco-américaine est d'autant plus importante, a-t-il encore déclaré, "que les Etats-Unis vont entrer bientôt dans un cycle d'élections" et se choisiront "une nouvelle équipe pour gouverner".
"L'amitié entre la France et les Etats-Unis", a-t-il insisté, "ce n'est pas simplement l'amitié entre deux présidents. C'est l'amitié entre deux peuples".
M. Sarkozy, arrivé en Nouvelle-Angleterre il y a quinze jours, s'était rendu le 11 août à l'invitation du président américain George W. Bush dans sa résidence familiale de Kennebunkport (nord-est).
Il a jugé jeudi le bilan de ses vacances "fantastique".
"On a fait du sport, on s'est promené, on s'est reposé en famille, c'était merveilleux", a dit un président bronzé et souriant, ajoutant en réponse à une question qu'il "aurait aimé avoir la chance de pouvoir venir ici" quand il était "jeune".
"Les Américains de base ont été extrêmement chaleureux avec ma famille comme avec moi, on en a de multiples témoignages", a expliqué M. Sarkozy. "Chaque fois qu'on va au restaurant, chaque fois qu'on sort, les gens sont très gentils. Hier (mercredi), j'étais à Boston, il y avait vraiment beaucoup de gentillesse, y compris dans les rues".
M. Sarkozy a encore indiqué qu'il avait "pu travailler, suivre de près tous les soucis qu'il y a à suivre".
(©AFP / 16 août 2007 17h32)
16 août 2007 à 18:03Ajoutez un commentaire
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