A entendre les propos de Nicolas Sarkozy concernant l'Iran, j'ose craindre que tout comme pour Al Qaida, le candidat UMP ne maîtrise pas totalement le sujet et les accords passés entre l'Iran et la France ...
Car tandis que Roland Dumas s'est rendu cette semaine à Téhéran, retrouver d'anciennes connaissances avec lesquelles il avait du notamment traité d'Eurodif, Nicolas Sarkozy a évoqué la possibilité d'établir un partenariat gagnant-gagnant avec l'Iran.... après l'avoir menacé de sanctions en vue de régler le dossier nucléaire.
Un peu osé tout de même de faire ainsi du chantage envers Téhéran alors que l'Iran demeure membre du consortium propriétaire de l' usine d'enrichissement d'uranium du Tricastin exploitée par une filiale d'Areva et que Total est mise à mal sur le plan juridique pour ses relations un peu trop rapprochées avec l'Iran.
I – Sarkozy : la carotte et le bâton face à l'Iran
La perspective d'un Iran doté de l'arme atomique est inacceptable, a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy, allant jusqu'à demander à Téhéran de "choisir" sous peine de s'exposer à des "sanctions accrues".
"La perspective d'un Iran doté de missiles nucléaires n'est pas acceptable car cette perspective ouvrirait la voie à une course aux armements dans la région ; elle serait une menace constante pour l'existence d'Israël et du sud-est de l'Europe", a déclaré le candidat de l'UMP à la présidentielle lors d'une conférence de presse consacrée aux questions internationales. "C'est maintenant à l'Iran de choisir entre la coopération avec la communauté internationale et des sanctions accrues", a-t-il souligné. "Il ne faut pas hésiter à renforcer les sanctions car je crois à l'efficacité de ces sanctions". Si Nicolas Sarkozy voulait nous attirer des attentats comme ceux ayant frappé la France, il n'agirait pas autrement.
Le candidat UMP ... mais pas le ministre de l'Intérieur - Nicolas Sarkozy a proposé de suggérer par exemple à Téhéran d'échanger une capacité nucléaire civile contre un partenariat sur l'exploitation sur les champs gaziers. "Dire ceci, c'est aussi pour moi une façon de dire à l'Iran qu'une coopération est possible, que nous ne sommes pas condamnés à la confrontation", a-t-il ajouté.
Soit Nicolas Sarkozy ne lit pas la presse, qui plus est le blog finance, ou nous avions depuis fort longtemps évoqué la possibilité d'un tel accord, soit il ignore tout d'éventuels accords passés avec Total, GDF, et Areva mais également l'Iran dans le cadre du consortium Eurodif, soit c'est une ruse pour tester la réaction des Six et de l'Onu face à une telle annonce ... compte-tenu de ses réponses face aux questions concernant Al Qaida, je pencherai tout de même sur une méconnaissance du sujet de sa part, et l'expression d'un tempérament quelque peu frondeur. A moins qu'il ne veuille mettre à mal quelques « camarades du Parti » qui auraient pu faciliter de tels accords et qui, bien que sensés être du même camp, ne semblent pas être pour autant ses amis.
II - Sarkozy propose de créer une banque mondiale du combustible nucléaire
Nicolas Sarkozy a proposé la création, sous l'égide de l'Onu et de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, d'une "banque mondiale du combustible nucléaire civile qui garantirait aux pays émergents les bienfaits de l'énergie atomique sans risque de détournement militaire".
Mais le candidat UMP n'a rien inventé puisqu'en novembre dernier, réunissant son conseil des gouverneurs à Vienne, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a étudié une proposition de Warren Buffett , deuxième homme le plus riche de la planète. Cet investisseur de 75 ans, à la tête d'un empire financier, a promis d'offrir 50 millions de dollars à l'agence pour créer une banque mondiale du combustible nucléaire. Elle offrirait l'accès à l'énergie nucléaire aux pays en développement, sans risque de prolifération des armes atomiques. Les États ayant décidé de renoncer à maîtriser le cycle complet de l'atome, voire à se doter de la bombe, recevraient de l'uranium faiblement enrichi pour alimenter leurs centrales nucléaires et renverraient le combustible usagé pour retraitement, le tout garanti à des prix fixés d'avance.
Annoncée le 19 septembre à Vienne, cette offre s'accompagne de deux conditions : que l'AIEA supervise le projet et que les États donnent 100 millions de dollars de leur côté. Si ces voeux n'étaient pas suivis d'effets dans les deux ans, Buffett se considérerait dégagé de ses engagements. « Cette promesse de don est un investissement pour un monde plus sûr, soutient-il. J'espère qu'elle les incitera à faire décoller enfin le projet. »
L'idée d'une banque mondiale du combustible nucléaire n'est pas nouvelle. Depuis les origines de l'AIEA, en 1957, l'énergie nucléaire devait être rendue accessible au plus grand nombre possible d'États en quête de prospérité. L'AIEA offrait son assistance technique, fidèle à son slogan « Atomes pour la paix ».
Compte-tenu du contexte actuel, l'idée d'une banque mondiale du combustible a obtenu récemment le soutien intéressé des grandes puissances, à commencer par les États-Unis, la Russie et la France, qui y voient de fructueux débouchés pour leur industrie nucléaire. En 2004, le président américain George W. Bush a appelé de ses voeux un tel projet. La Russie a de son côté annoncé le 26 octobre la naissance en 2007 du premier centre international d'enrichissement de l'uranium à Angarsk (Sibérie orientale), en collaboration avec le Kazakhstan.
III – Roland Dumas se rend discrètement à Téhéran
Roland Dumas s'est rendu ce week-end à Téhéran, pour s'entretenir avec des dignitaires du régime sur le dossier du nucléaire iranien. Pour rappel , il est tout à la fois l'ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, mais également l’ex-président du Conseil Constitutionnel qui, le 22 janvier 1999, avait pris une décision favorable à Chirac sur la question de la Responsabilité Pénale du Chef de l’Etat, qui aurait pu être guidée par une certaine "neutralité présidentielle" dans les affaires judiciaires le concernant.
Présenté par la presse iranienne comme un « envoyé spécial français », l'ancien ministre des Affaires étrangères n'était pas mandaté par Paris, le Quai d'Orsay évoque un « déplacement privé ». Il ne serait pas non plus un émissaire du Parti socialiste.
« Mon voyage a été particulièrement utile, d'autant plus qu'il est intervenu dans une période brûlante », a t il précise quelques heures après son retour à Paris.
Parti vendredi, Roland Dumas répondait à une invitation d'Ali Akbar Velayati, le conseiller diplomatique d'Ali Khamenei, guide suprême de la république islamique. « Velayati est très proche de Khamenei. Nous nous sommes connus lorsque j'ai réglé avec lui le contentieux Eurodif et l'affaire des otages au Liban », rappelle Roland Dumas. Quel joli préambule pour signifier que l'objectif de l'entrevue était très certainement de discuter de cet épineux dossier.
« Il m'a reçu peu avant l'annonce de la libération du skipper français Stephane Lherbier. Il m'avait dit qu'Ali Khamenei allait ratifier la grâce », raconte-t-il, « pour l'anecdote ». Enfin, c'est tout de même un geste diplomatique important de la part de l'Iran et absolument pas neutre. Car la détention du français aurait pu très certainement avoir comme justification première la volonté de Téhéran d'obtenir ainsi une monnaie d'échange. Qui dit libération, pourrait donc laisser suggérer que l' "échange" a eu lieu ...
Depuis quelques jours, Ali Akbar Velayati s'active sur la scène internationale, déendant selon Roland Dumas, un « paquet de propositions ». Parmi elles, figure en bonne place l'idée de confier à un consortium international géré par les Européens le traitement de l'uranium sur le sol iranien. Il s'agirait de relancer, via Eurodif, la coopération franco-iranienne qui avait abouti à la construction du réacteur nucléaire à usage civil de Darakhoin, près d'Ahwaz.
L'Iran, qui conserve un siège vacant au conseil d'administration d'Eurodif, ne dispose plus de parts dans la société, selon Le Figaro.
Bloqué après la chute du chah, le différend financier entre la France et l'Iran avait été réglé en 1989 par Roland Dumas et Ali Akbar Velayati, les ministres des Affaires étrangères de l'époque. Le chef de la diplomatie française avait officialisé la fin de la brouille avec l'Iran de Khomeyni mais l'assassinat, deux ans plus tard à Paris, de l'ancien premier ministre Chapour Bakhtiar par des tueurs du régime iranien avait mis fin au rapprochement.
Roland Dumas s'est montré plus que conciliant sur le dossier nucléaire iranien, considérant même la détention par Téhéran de l'arme nucléaire comme un « élément d'équilibre dans la région ». « Avoir la bombe atomique n'est pas forcément un facteur aggravant », avait-il affirmé au début du mois, en marge de la polémique sur les propos tenus par Jacques Chirac dans un entretien avec le New York Times et Le Nouvel Observateur. « C'est un facteur de rétablissement de l'équilibre et qui dit équilibre dit maintien de la paix », avait-il assuré. « À l'inverse, si dans une région du monde, un pays puissant, surarmé, dispose de la bombe atomique, c'est lui qui fait sa loi », avait-il ajouté. Soit des propos diamétralement opposés aux positions de Ségolène Royal, adversaire déclarée du nucléaire iranien sous ses formes militaires mais aussi civiles.
Mes interlocuteurs iraniens suivent avec attention et parfois incompréhension l'attitude de la France. Ils m'ont interrogé sur les déclarations de Ségolène Royal », affirme Roland Dumas, qui n'a plus de responsabilités au Parti socialiste. « Il est possible qu'elle s'assouplisse si elle devient présidente. » Sous-entendu, on la briefera ...
IV – L'Iran la France et Eurodif
Eurodif,est un Consortium propriétaire d'une usine d'enrichissement de l'uranium implantée dans le site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte dans la Drôme, et exploitée par une filiale de Areva NC, Eurodif SA.
L'uranium enrichi produit par Eurodif est utilisé comme combustible par les centrales nucléaires françaises et de nombreuses centrales étrangères. L'uranium enrichi produit par Eurodif alimente environ 90 réacteurs à eau pressurisée, la filière nucléaire la plus largement répandue dans le monde, dont 58 réacteurs français. L'usine produit à elle seule 25% de la consommation mondiale d'uranium enrichi. Eurodif SA compte parmi ses clients EDF et plus de 30 compagnies d'électricité.
Eurodif est une coentreprise créée en 1973 entre 5 pays : la France, la Belgique, l'Italie, l'Espagne et la Suède.
En 1975, la part suédoise de 10% dans Eurodif était parvenue à l'Iran à la suite d'un accord franco-iranien. La société française nationalisée Cogéma et le gouvernement iranien ont alors fondé la Sofidif (Société franco–iranienne pour l’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse), possédant respectivement 60% et 40% des parts. En retour, la Sofidif a acquis une part de 25% dans Eurodif, ce qui donnait à l'Iran sa part de 10% dans Eurodif. Le Shah d'Iran a prêté un milliard de dollars US (et encore 180 millions de US$ en 1977) pour la construction de l'usine Eurodif, en vue d'obtenir l'autorisation d'acheter 10% de la production d'uranium enrichi du site. Suite à la révolution islamique de 1979, l'Iran suspend ses paiements et réclame le remboursement du prêt en faisant pression sur la France.
En avril 1979, le premier ministre Raymond Barre inaugure l'usine d'Eurodif. Dans le même temps, l'Ayatollah Khomeiny rompt le contrat de fourniture de centrales nucléaires passé avec la France. Mais il confirme l’actionnariat dans Eurodif de l’Iran qui possède toujours alors 10% des parts de cette usine. La France refuse de laisser l'Iran exercer son statut d'actionnaire d'Eurodif.
En 1981, après la mise en service de l'usine Eurodif, l'Iran réclame 10% de la production d'uranium enrichi auquel ils ont contractuellement droit, ce que la France refuse. De 1981 à 1991, le régime des mollahs est soupconné d'avoir perpétré plusieurs assassinats, prises d’otages et attentats meurtriers.
Le 17 novembre 1986, après plusieurs attentats meurtriers à Paris, et l'enlèvement de journalistes français (Jean-Paul Kauffmann, Michel Seurat, …) retenus en otage au Liban par des groupes liés à l'Iran, la France rembourse 330 millions de dollars, mais refuse de fournir toute livraison d'uranium enrichi. Le même jour se produit l'assassinat de Georges Besse, le fondateur d’Eurodif. En décembre 1987 a lieu un 2e versement officiel de 330 millions de dollars par la France à l'Iran.
Le 6 mai 1988, entre les deux tours de l'élection présidentielle, les otages français sont libérés. Le premier ministre Jacques Chirac assure dans un accord avec l'Iran des « garanties politiques sur l'octroi sans restrictions par le gouvernement français de licence d'exportation d'uranium enrichi » et le rétablissement du statut d'actionnaire de l'Iran dans Eurodif sous la condition du retour des derniers otages du Liban.
En septembre 1989, le président François Mitterrand confie à François Scheer la formalisation d'un accord définitif de règlement du contentieux franco-iranien. Finalement un accord est trouvé en 1991 : la France remboursa plus de 1,6 millard de dollars. L’Iran est rétabli dans son statut d’actionnaire d’Eurodif via un consortium franco-iranien nommé Sofidif, avec le droit de prélever 10 % de l’uranium enrichi à des fins civiles.
De source diplomatique française, on indique que « l'Iran est bien membre d'Eurodif. Mais en l'absence de centrale nucléaire civile opérant en Iran, il n'y a pas de livraison d'uranium enrichi. »
Sources : AFP, Le Figaro, Wikipedia
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13 Commentaires
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Washington n'exclut plus de "discuter" de l'Irak avec l'Iran et la Syrie
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a annoncé, mardi 27 février, que le gouvernement irakien allait réunir dans une quinzaine de jours une conférence internationale sur l'Irak à laquelle les Etats-Unis ont décidé de participer, bien que l'Iran et la Syrie soient invités. La conférence se tiendra le 10 mars à Bagdad, a confirmé mercredi le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki. Jusqu'à présent, Washington avait refusé de s'asseoir à une table de négociation avec les officiels iraniens tant que Téhéran ne suspendrait pas son programme d'enrichissement d'uranium.
Intervenant devant la commission des appropriations du Sénat pour défendre le supplément budgétaire de 3,2 milliards de dollars demandé pour l'Irak et l'Afghanistan par l'administration Bush, Mme Rice a expliqué les termes de cette "nouvelle initiative diplomatique". Une première réunion, au niveau des ambassadeurs, devrait se tenir avant la mi-mars à Bagdad. Elle serait suivie d'une rencontre au niveau ministériel en avril, peut-être à Istanbul. "Nous espérons que tous les gouvernements vont saisir cette occasion pour améliorer leurs relations avec l'Irak et travailler à la paix et à la stabilité", a dit Mme Rice.
Les pays invités sont les voisins de l'Irak (Syrie, Iran, Jordanie, Koweït, Turquie, Arabie saoudite) et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie). La deuxième conférence serait élargie aux membres du G8.
PORTE OUVERTE
L'annonce faite par Mme Rice a surpris les observateurs, d'autant qu'elle est intervenue à un moment où les Etats-Unis resserrent plutôt l'étau sur l'Iran dans le dossier nucléaire et que les injonctions à engager la conversation avec Téhéran et Damas ont été rejetées par l'administration Bush.
En décembre 2006, le groupe d'étude sur l'Irak, créé par le Congrès pour faire des recommandations au président américain, avait proposé la tenue d'une conférence régionale similaire. George Bush avait rejeté cette idée lors de sa rencontre de décembre avec le chef du gouvernement britannique, Tony Blair. "Si la Syrie et l'Iran ne sont pas préoccupés par la situation en Irak, ce n'est même pas la peine de participer", avait-il dit. Mme Rice l'avait aussi écartée, affirmant qu'il existait déjà un forum du même genre (le "compact group"). Ce groupe, qui rassemble essentiellement des donateurs, ne s'est pas réuni depuis la conférence de Charm el-Cheikh en 2004. Mme Rice a indiqué, mardi, qu'il se réunirait à l'ONU en mars.
La conférence de Bagdad ne vise qu'à discuter de l'Irak et des moyens de garantir sa stabilité politique. Mais c'est une porte ouverte alors que Washington, qui n'entretient plus de relations diplomatiques avec Téhéran depuis vingt-sept ans, a refusé d'engager le dialogue tant que l'Iran n'aurait pas suspendu l'enrichissement d'uranium. Le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, n'a pas exclu qu'une rencontre bilatérale entre officiels américains et iraniens puisse se produire. "Il s'agit d'une discussion, pas d'une négociation", a-t-il nuancé.
En novembre 2005, l'ambassadeur en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, avait révélé avoir été autorisé par M. Bush à entrer en contact avec les officiels iraniens au sujet de l'Irak. Les Iraniens avaient accepté d'engager des pourparlers mais, en avril 2006, le président Mahmoud Ahmadinejad avait décrété que ce dialogue n'était plus nécessaire.
Quand l'idée est revenue, Mme Rice s'y est opposée, indiquant qu'il n'était pas question que les Etats-Unis se lancent dans un marchandage avec l'Iran en échange de leur aide pour stabiliser l'Irak. Aujourd'hui, elle estime que sa stratégie est calée. "Nous nous sommes réengagés dans la sécurité et la stabilité du Golfe et nous avons rassemblé nos partenaires traditionnels", tels que les pays du Conseil de coopération du Golfe plus l'Egypte et la Jordanie, pour "soutenir les leaders démocratiques en difficulté tels que le premier ministre Siniora au Liban, le président Abbas dans les territoires palestiniens et le premier ministre Maliki en Irak".
Les démocrates ont apporté leur soutien à la position de la secrétaire d'Etat. "L'administration a raison de changer d'avis", a dit le sénateur Joe Biden. "Nous aurions dû faire cela il y a des années", a déploré le sénateur Harry Reid.
02 mars 2007 à 02:482
Et en quoi est ce l'Iran que n'aurait pas droit à une industrie ou armement nucléaire?
02 mars 2007 à 16:11Sarkozy, le nabot arrogant et démagogue, bon qu'à chier le monde sur le bord des routes de france, issu d'une formation politique qui a vendu la technologie nucléaire dans ces pays il y a deux décennies avec son faux frère Chirac...Vous ne voulez pas que l'Iran dispose de la bombe, commencez par démanteler les vôtres. Quant aux leçons d'arrogance de la france, plus personne n'en a rien à foutre
3
Sa position est completement "déplacée" à tout point de vue
Sur SOFIDIF
http://siren303587216.societes.org/
02 mars 2007 à 16:154
L'URANIUM PAR DIFFUSION GAZEUSE (SOFIDIF)
RCS Versailles B 303 587 216
Nom commercial : SOFIDIF
Renseignements juridiques
Siège social 2 Rue Paul Dautier
78140 VELIZY VILLACOUBLAY
SIRET 30358721600027
Forme juridique SA à conseil d'administration
Capital social 20.968.750,00 EURO
Code activité 652C - Distribution de crédit
Nationalité France
02 mars 2007 à 16:17Dirigeant(s)
PCA M. GOBERT Christian
DG M. GOBERT Christian
Administrateur COMPAGNIE GENERALE DES MATIERES NUCLEAIRES COGEMA SA représenté par M. MALLET Olivier
Administrateur M. PETIT Christian
Administrateur M. HOSSEINI Seyed
5
Gloups il manque l'intitulé de la sté
SOCIETE FRANCO IRANIENNE POUR L'ENRICHISSEMENT DE L'URANIUM PAR DIFFUSION GAZEUSE (SOFIDIF)
02 mars 2007 à 16:186
Ou l'on retrouve les mêmes
***Administrateur M. HOSSEINI Seyed ***
------------------------
Mohammad Ali Hosseini: l'Iran rejette la suspension de l'enrichissement TEHERAN.IRNA.09 OCTOBRE 2006.
Politique. Iran.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, ***Seyed Mohammad Ali Hosseini **** a rejeté dimanche toute perspective de suspension d'enrichissement d’uranium par l'Iran.
Il a tenu ces propos devant des journalistes iraniens et étrangers, durant le point de presse de cette semaine.
Le responsable a écarté l'idée à court terme de toute suspension pendant 90 jours, qui a été évoquée par les médias.
« Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a souligné que l'Iran n'acceptera pas une suspension » a noté le porte-parole.
En réponse à une question au sujet de la possibilité d'imposer des sanctions contre l'Iran il a déclaré que les responsables et les iraniens considèrent toujours la sanction comme un outil désuet.
Le porte-parole a déclaré que les sanctions laisseraient des impacts des deux côtés, ajoutant que les deux côtés y perdraient.
« Cependant, la sanction la plus grave pour un gouvernement est de priver la nation de son droit légitime d'accéder à l'énergie nucléaire à des buts pacifiques.
« Nous ne cherchons pas une solution qui aura comme conséquence les sanctions, mais nous sommes disposés à continuer nos activités, » a t’il ajouté.
Evoquant les quatre séries d’entretiens entre le négociateur nucléaire Ali Larijani et Javier Solana il a dit qu’ils avaient permis de faire progresser le dossier nucléaire iranien.
02 mars 2007 à 16:22« La bonne volonté démontrée par l'Iran pendant ces négociations nucléaires prouve que nous cherchons à résoudre la question pacifiquement » a ajouté le porte-parole.
7
Seyed Mohammad Hosseini, ambassadeur d'Iran en Arabie Saoudite, a souligné, dans sa déclaration au journal, la grande importance des prochains pourparlers, (entre Iran et Arabie) car "les deux pays islamiques peuvent jouer un rôle efficace dans le règlement des problèmes de la région et du monde islamique".
02 mars 2007 à 16:278
La marque du partenariat nucléaire franco-iranien
Diplomatie
Document de 62 pages, daté de 1964 à 2003, rédigé par l'ambassade de France à Téhéran et par la SOFIDIF.
Le 1.06.06. Un document pour remonter aux origines de la SOFIDIF, la société française participant à l'enrichissement de l'uranium iranien. Une plongée dans les archives des relations entre Paris et Téhéran, et un éclairage sur les origines françaises de l’atome iranien… 62 pages de correspondances diplomatiques et de documents de société.
Depuis que le dossier nucléaire de Téhéran occupe l’actualité internationale, des diplomates ou des journalistes s’interrogent sur les débuts du développement du patrimoine atomique iranien. Certains évoquent souvent le site d’enrichissement de Pierrelatte, gérée par le consortium Eurodif, comme responsable des transferts de technologie de la France vers l’Iran.
Certes les ingénieurs français ont bien enrichi une partie de l’uranium civil iranien au nom d’un accord passé au temps du Shah d’Iran et réactivé après 1987. L’opération est en réalité encadrée par une entreprise basée à Vélizy en région parisienne, la Société franco-iranienne d’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse, ou SOFIDIF. Une structure fondée par Jacques Giscard d’Estaing (le cousin germain de l’ancien président) et par Akbar Etemad, le père du programme nucléaire iranien…
D’abord ce document contient les rapports diplomatiques datant des années 60 qui relatent le développement des partenariats technologiques entre Paris et Téhéran et, à la même époque, l’ascension de l’Ayatollah Khomeini suivie par l’Ambassade de France à Téhéran. Ensuite, il renferme les statuts de la SOFIDIF.
03 mars 2007 à 18:529
Je souhaite vivement annoncer Le Prix de Littérature Politique Edgar Faure 2007».
Le jury est composé des personnalités suivantes :
- Madame Nathalie Kosciusko-Morizet (Secrétaire d'Etat )
- Monsieur Roland Dumas (Ancien Ministre)
- Monsieur David Assouline (Sénateur de Paris)
- Monsieur Eric Zemmour (Journaliste)
- Monsieur Thomas Veyrenc Sciences-Po, 2006, affaires européennes)
- Monsieur Alain Juillet (responsable de l’intelligence économique)
- Mademoiselle Florence Halimi (Journaliste)
- Monsieur Alain Auffray (Journaliste)
- Monsieur Rodolphe Oppenheimer (Petit-fils d’Edgar Faure)
Président Fondateur de l’Association Edgar Faure
Concours au Prix les éditions :
- Plon
- Albin Michel
- Calmann levy
- Gallimard
- La Bruyère
- Grasset
- Connaissance et savoir
- Le cherche Midi
Etc.
La cérémonie se déroulera le 22 novembre 2007 au sein de la Grande Arche de la Défense.
http://www.grandearche.com/FR/espace_culture/fiche_evenement.php?id=77
http://www.edgarfaure.fr/prix-edgar-faure.htm
16 septembre 2007 à 05:1210
Iran: "il faut se préparer au pire", selon Bernard Kouchner
PARIS - La crise du nucléaire iranien impose de "se préparer au pire" qui "est la guerre", a déclaré dimanche lors d'une interview radio-télévisée le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, tout en affirmant que la négociation devait primer.
"Il faut se préparer au pire", a dit M. Kouchner au grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. Interrogé pour savoir ce que cela signifiait, il a répondu: "c'est la guerre".
"On se prépare en essayant d'abord de mettre au point des plans qui sont l'apanage des états-majors, et ça ce n'est pas pour demain", a-t-il poursuivi.
"Mais on se prépare en disant +nous n'accepterons pas que cette bombe (atomique iranienne) soit construite, suspendez l'enrichissement de l'uranium et on vous montre que nous sommes sérieux" en proposant "que des sanctions plus efficaces soient éventuellement mises au point".
"Nous devons négocier jusqu'au bout", a dit le ministre. Mais la possession de l'arme atomique par Téhéran serait un "vrai danger pour l'ensemble du monde", a dit M. Kouchner.
Il a indiqué "qu'aucun signe ne nous permet de penser en dehors des préparations militaires" qu'un bombardement de l'Iran soit proche. "Je ne crois pas que nous en soyons là" mais il "normal qu'on fasse des plans" a-t-il dit.
"L'armée française n'est pas pour le moment associé à quoi que ce soit ni à aucune manoeuvre que ce soit" a précisé M. Kouchner.
Le chef de la diplomatie française a également souhaité que l'Union européenne (UE) prépare des sanctions contre Téhéran, en dehors du cadre de l'ONU.
"Nous avons décidé, pendant que la négociation se poursuit -et elle doit s'amplifier- de nous préparer à des sanctions éventuelles en dehors des sanctions de l'ONU, qui seraient des sanctions européennes", a-t-il déclaré.
"Nos amis allemands l'ont proposé", a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agirait de "sanctions économiques à propos des circuits financiers" visant notamment "les grandes fortunes, les banques" en Iran, pas la population ordinaire.
M. Kouchner a indiqué à ce propos que le gouvernement français avait demandé à de grandes entreprises françaises ne ne pas investir en Iran, citant en particulier Total et Gaz de France.
"Nous avons déjà demandé à un certain nombre de nos grandes entreprises de ne pas répondre aux appels d'offre" iraniens, a-t-il déclaré. "Je crois que cela a été entendu et nous ne sommes pas les seuls à avoir fait cela", a-t-il ajouté.
Le dossier des sanctions contre l'Iran, avec la perspective d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité instituant de nouvelles mesures contre Téhéran, sera au centre de visites de M. Kouchner à Moscou lundi et mardi puis à Washington en fin de semaine.
(©AFP / 16 septembre 2007 19h59)
http://www.romandie.com/infos/news/070916175909.g4jse4xt.asp
Paris pour des sanctions européennes contre l'Iran: Kouchner
PARIS - Paris souhaite que l'Union européenne (UE) prépare des sanctions contre l'Iran, en dehors du cadre de l'ONU, pour amener l'Iran à suspendre ses activités nucléaires sensibles, a déclaré dimanche le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner dans un entretien radio-télévisé.
"Nous avons décidé, pendant que la négociation se poursuit -et elle doit s'amplifier- de nous préparer à des sanctions éventuelles en dehors des sanctions de l'ONU, qui seraient des sanctions européennes", a déclaré l ministre au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.
"Nos amis allemands l'ont proposé", a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agirait de "sanctions économiques à propos des circuits financiers".
(©AFP / 16 septembre 2007 19h21)
http://www.romandie.com/infos/news/070916172144.7cglcn76.asp
16 septembre 2007 à 20:2611
Plus les USA qui parlent désormais ouvertement de lancer des offensives sur l'Iran, cela ne presage rien de bon
Le retrait progressif D'irak pourrait être pour "rapatriller" budget et troupes en Iran ...
16 septembre 2007 à 21:4212
L'Association Edgar Faure après le triomphe du Prix 2007 prépare le Prix de Littérature Politique Edgar Faure 2008 apres le succès de celui de cette année, Le toit Citoyen , La grande Arche, Henri Maire, un jury qui sera dévoilé petit à petit beaucoup de surprises
30 novembre 2007 à 01:45Rodolphe Oppenheimer forme son équipe.
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Mes très chers Amis,
L'année 2008 va voir naître les dîners débats de l'Association Edgar Faure, nous aurons des intervenants des plus intéressants
Alain Juillet interviendra au second trimestre sur "L'Intelligence Economique".
La convivialité des adhérents de l'Association apportera à ces diners la combinaison d'un moment de culture mais aussi d'amitié, de rencontres professionnels et de détente.
Comme vous le savez le Prix de Littérature Politique Edgar Faure 2008 sera composé de :
Monsieur Roland Dumas (Ancien Ministre)
Monsieur Laurent Wauquiez (Secrétaire d'Etat - Député - Porte parole du Gouvernement)
Monsieur Manuel Valls (Député de l'Essonne)
Madame Isabelle Debré (Sénatrice des hauts de Seine)
Monsieur Paul Wermus (Journaliste)
Madame Elisabeth Guigou (Député de Seine St Denis- Ancien Ministre)
Monsieur Rodolphe Oppenheimer (Président de l'Association Edgar Faure)
Permettez moi de ne pas vous dévoiler tous les noms, il n'y aurait plus de surprise
Cordialement
Laurent Algisi
contact@edgarfaure.fr
www.edgarfaure.fr
06 janvier 2008 à 01:59Ajoutez un commentaire
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