Nous avions d'ores et déjà sonné l'alarme ce week-end : après la guerre du gaz, c'est désormais la guerre du pétrole qui opposent Russie et Biélorussie.
Les revenus du transit des hydrocarbures restent l'enjeu majeur du conflit actuel, Minsk mettant en balance l'avantage procuré par le transit du pétrole russe sur son territoire pour tenter de dissuader Moscou de lui appliquer des tarifs gaziers à des prix qu'elle juge excessifs.
Néanmoins toute l'Europe de l'Est subit les conséquences de ce combat de force : les livraisons de pétrole russe vers la Pologne et l'Allemagne ont été interrompues dans la nuit de dimanche à lundi à la frontière polono-bélarusse. Le fait que la Biélorussie puisse désormais se tourner vers le pétrole de l'Iran n'est peut-être pas totalement étranger à l'affaire.
– Le transit du pétrole est interrompu
Les livraisons de brut ont été perturbées dans la nuit de dimanche à lundi, puis totalement interrompues lundi matin sur le principal oléoduc Droujba (Amitié) approvisionnant la Pologne et l'Allemagne, selon les autorités polonaises et allemandes.
Un porte-parole du ministère allemand de l'Economie a confirmé lundi matin que l'oléoduc Droujba, qui approvisionne la Pologne et l'Allemagne en pétrole russe, était "fermé.", tout en précisant ne pas disposer encore d'informations sur les raisons de cette fermeture. Il a indiqué par ailleurs qu'il était déjà arrivé "une fois dans le passé que le pipeline reste fermé une journée pour des raisons de maintenance techniques", sans donner plus de détails.
L'oléoduc Droujba de 4.000km de long fournit 50 millions de tonnes de pétrole par an, et a la capacité de transporter plus de 1,2 million de barils par jour vers l'est et le centre de l'Europe, dont 18 millions de tonnes destinées à la Pologne, et 22 millions de tonnes pour les raffineries allemandes de Schwedt et de Mider Spergau. "Nous partons du principe que ces raffineries ont d'une part des réserves, et d'autre part la possibilité d'importer des produits pétroliers", a dit le porte-parole allemand.
Une porte-parole de Total Allemagne a aussi confirmé que les livraisons avaient été arrêtées durant la nuit. "Mais l'approvisionnement des clients est assuré pour l'instant comme d'habitude et les raffineries fonctionnent", a-t-elle assuré. Les raffineries concernées du groupe sont situées à Leuna (Saxe-Anhalt, est) et à Schwedt à la frontière polonaise. La première fonctionne uniquement avec du pétrole russe. La porte-parole n'a pas pu dire combien de temps dureraient les réserves actuelles du groupe. "Si besoin, nous envisagerons l'organisation d'un approvisionnement alternatif", a-t-elle indiqué. "Pour l'instant nous regardons comment la situation évolue."
La coupure des livraisons à la Pologne et à l'Allemagne intervient en plein conflit entre Moscou et Minsk sur le transit de pétrole russe par le territoire bélarusse.
Pour rappel, la Biélorussie a annoncé mercredi l'instauration d'une taxe de 45 dollars sur chaque tonne de pétrole russe transitant par ses oléoducs à compter du 1er janvier, provoquant de nouvelles tensions avec Moscou alors qu'un accord sur les tarifs gaziers avait pu être trouve in extremis le 31 décembre dernier, son contenu demeurant néanmoins difficilement accepté par Minsk.
- Russie : victime ou bourreau ?
Le consortium pétrochimique d'Etat Belneftekhim a bloqué lundi les livraisons de pétrole de la Russie vers l'Allemagne, la Pologne et l'Ukraine, selon les agences de presse russes. Transneft, la compagnie russe propriétaire des oléoducs passant par le territoire biélorusse, a accusé le Bélarus de siphonner le pétrole destiné à l'Europe depuis le week-end.
"Le 6 janvier, le camp biélorusse, sans avertir quiconque, a unilatéralement commencé à siphonner du pétrole via l'oléoduc de Droujba destiné uniquement au transport du pétrole vers des consommateurs d'Europe de l'Ouest", a affirmé le responsable de la compagnie, Simon Vainshtok. Il a ajouté que le Bélarus avait détourné 79.000 tonnes de pétrole jusqu'à présent, appelant Minsk à s'assurer du transit ininterrompu de pétrole, précisant que la Russie mettait tous les moyens en oeuvre pour renforcer les exportations via d'autres oléoducs.
Le consortium Belneftekhim aurait ordonné le blocage des livraisons via l'oléoduc de Droujba (ou "amitié"), selon les agences de presse Interfax et ITAR-Tass, qui citent des responsables non-identifiés de la compagnie. Contactée par l'Associated Press, la direction de Belneftekhim s'est refusée à tout commentaire.
Néanmoins, tout est loin d'être lipide sur le dossier puisque le gouvernement polonais a accusé lundi la Russie d'être responsable de l'interruption des livraisons de pétrole russe à la Pologne et à l'Allemagne transitant par le Bélarus.
"Des problèmes apparaissent aussi en Ukraine. S'il en est ainsi, l'affaire concerne aussi la frontière russo-bélarusse, et cela veut dire que la partie russe y participe", a déclaré le vice-ministre polonais de l'économie Piotr Naimski. Selon lui, cela signifierait que la Russie retiendrait momentanément un tiers de ses exportations de pétrole en vue d'arriver à ses fins sur le transit pétrolier et les tarifs gaziers.
"Ni le Bélarus, ni la Russie, ne nous ont informés des perturbations dans les livraisons", a déclaré Naimski. "D'après nos informations, c'est le conflit entre la Russie et le Bélarus sur les prix et les taxes de transit sur le pétrole qui est la raison des perturbations", a-t-il ajouté. Il est clair pour tous les observateurs que l'actuel conflit entre les deux états est à l'origine des troubles actuels.
La Pologne est presque entièrement dépendante du pétrole russe. 96% du brut traité par ses raffineries proviennent de la Russie qui passe par le Bélarus. Elle s'alarme également très fortement de la main-mise russe sur le transit des hydrocarbures via notamment la mise en oeuvre du gazoduc sous la Baltique. Cette question constitue très certainement la cause réelle du blocage des négociations entre les 25 et la Russie dans le domaine énergétique.
– La Biélorussie confirme désormais l'interruption des livraisons
La Biélorussie a confirmé lundi avoir interrompu les livraisons de pétrole russe à travers l'oléoduc Droujba, après avoir déclaré qu'il n'y avait eu que des réductions dans les approvisionnements de la Pologne et de l'Allemagne. "Le passage du pétrole par l'oléoduc Droujba est interrompu. Le transit de pétrole russe via le Bélarus vers la Pologne et l'Allemagne, ainsi que l'Ukraine, n'a actuellement pas lieu", a annoncé la première chaîne de télévision bélarusse citant la direction de la compagnie Gomel Transneft Droujba, qui gère l'oléoduc. "Les oléoducs ne fonctionnent pas depuis le 8 janvier au matin", a-t-il aussi été précisé. La Pologne et l'Allemagne avaient annoncé plus tôt lundi que les livraisons de pétrole russe par l'oléoduc Droujba (Amitié), qui passe par la Russie et le Bélarus, avaient été interrompues. Jusqu'à présent, le Bélarus n'avait pas confirmé la fermeture de l'oléoduc, admettant seulement qu'il y avait une "réduction" dans les livraisons de pétrole.
Minsk a annoncé lundi en fin d'après-midi avoir envoyé d'urgence en Russie une délégation dirigée par le premier vice-ministre bélarusse de l'Economie Vladimir Naïdounov.
– Les revenus du transit du pétrole : le véritable enjeu du conflit actuel
Minsk cherche en fait à obtenir un compromis avec Moscou sur le pétrole russe, qui transite en partie via des oléoducs bélarusses vers l'Europe mais est aussi acheté à bas prix par la Biélorussie, transformé dans ses raffineries puis revendu plus cher à l'Ouest.
Le premier ministre biélorusse, Sergueï Sidorski avait récemment estimé qu'un accord biélorusso-russe sur la taxe à l'exportation sur les produits pétroliers pourrait intervenir d'ici la fin janvier. Il avait ainsi annoncé que la Biélorussie proposerait à la Russie un "accord sur le partage de la taxe à l'exportation sur le pétrole russe livré à la Biélorussie et sur les produits pétroliers biélorusses fabriqués à partir du brut russe". Le premier ministre biélorusse avait indiqué qu'à l'heure actuelle rien n'avait été décidé concernant le mode de partage. Des propositions pour un accord devaient être soumises en janvier.
Auparavant la partie russe avait suggéré à la Biélorussie de partager la taxe sur les produits pétroliers dans la proportion de 85 et 15%. 85% devaient aller à la Russie et 15% à la Biélorussie. La Biélorussie, elle, avait proposé de signer un accord prévoyant un partage 50/50. Le vice-premier ministre biélorusse, Vladimir Semachko, a déclaré que Minsk accepterait une proportion 60/40. En 2006, les produits pétroliers livrés en Biélorussie n'étaient pas taxés. La Biélorussie payait le brut russe à raison de 264 dollars la tonne.
Le 8 décembre, le premier ministre russe, Mikhaïl Fradkov, avait signé un arrêté introduisant à partir du 1er janvier une taxe à l'exportation unique sur le pétrole livré à la Biélorussie. Auparavant cette taxe douanière ne s'appliquait qu'au pétrole sortant du territoire russe à destination des pays non signataires des accords sur l'Union douanière. Le montant de la taxe a été fixé à 180,7 dollars la tonne. Environ 100 millions de tonnes de brut russe transitent annuellement via le territoire bélarusse vers la Pologne, l'Allemagne, la République tchèque, la Slovaquie et la Lituanie
– Pas de conséquences notables en UE et en France
L'interruption des livraisons de pétrole russe à l'Allemagne et à la Pologne ne "crée aucun risque d'approvisionnement à court terme pour l'Union européenne", a indiqué de son côté la Commission européenne.
Le commissaire a néanmoins ajouté qu'il envisageait de réunir le groupe d'experts européens sur l'approvisionnement en pétrole, "pour évaluer l'impact de la situation et au cas où cette interruption obligerait les pays membres à tirer sur leurs réserves stratégiques".
Le porte-parole de la Commission pour les questions énergétiques, Ferran Tarradellas, a souligné que l'Allemagne disposait actuellement de réserves équivalentes à 130 jours d'approvisionnement, et la Pologne plus de 70. M. Tarradellas a souligné que la Commission ne connaissait pas encore la cause exacte de cette interruption, et n'a pas exclu une cause "technique".
Le commissaire européen chargé de l'Energie, Andris Piebalgs, a par ailleurs exigé une "explication urgente et détaillée" des autorités biélorusses et russes. La fermeture de l'oléoduc Droujba, qui approvisionne la Pologne et l'Allemagne en pétrole russe, "n'a pas de conséquence" sur l'approvisionnement de la France qui n'est pas desservie par cet oléoduc, a indiqué quant à lui lundi le ministère français de l'Industrie.
– Inquiétude en Allemagne
Le ministère allemand de l'Economie s'est montré quelque peu inquiet après la fermeture de l'oléoduc Droujba (amitié...), qui fournit 50 millions de tonnes de pétrole par an, dont quelque 20 millions pour les raffineries allemandes de Schwedt et de Mider Spergau.
La fédération allemande de l'industrie pétrolière (MWV) a assuré de son côté que l'approvisionnement des consommateurs allemands n'était pas menacé et que l'activité des raffineries allemandes n'était pour le moment pas handicapée. Elle a néanmoins indiqué que des solutions alternatives étaient envisagées, notamment par la mer, par le port de Rostock. L'approvisionnement des consommateurs finals n'est de toute façon pas menacé, selon la MWV, dans la mesure où des réserves mobilisables dans toute l'Allemagne doivent permettre d'assurer les livraisons pendant plusieurs mois.
L'approvisionnement des clients est assuré pour l'instant comme d'habitude et les raffineries fonctionnent", a indiqué une porte-parole de Total Allemagne, dont deux raffineries sont concernées. "Pour ce genre de cas il y a des réserves", a commenté pour sa part un porte-parole en Allemagne de BP. Il a confirmé l'examen de routes alternatives par la mer baltique.
– Livraisons pertubées en Pologne
Les livraisons de pétrole russe vers la Pologne et l'Allemagne ont été interrompues dans la nuit de dimanche à lundi à la frontière polono-bélarusse, a annoncé lundi la société polonaise des oléoducs PERN. "Les livraisons ont été perturbées dans la nuit de dimanche à lundi, puis totalement interrompues lundi matin sur le principal oléoduc Droujba (Amitié) approvisionnant la Pologne et l'Allemagne", a déclaré à l'AFP le porte-parole de PERM Tomasz Zakrzewski. "Oléoduc Droujba fournit 50 millions de tonnes de pétrole par an, dont 18 MT sont destinés à la Pologne.
Le vice-ministre de l'Economie, Piotr Naimski, a déclaré que la Pologne disposait de réserves permettant de faire face à la situation et de maintenir la production "de produits pétroliers". "La sécurité énergétique de la Pologne n'est pas directement menacée étant donné que le pays dispose de stocks suffisants pour 80 jours"; a déclaré le vice-ministre à la chaîne de télévision TVN24.
Le porte-parole de l'entreprise PERN chargée de la gestion du secteur polonais du pipeline Droujba, Tomasz Zakrzewski, a annoncé que la nuit dernière un courriuer avait été adressée à l'opérateur biélorusse de l'oléoduc pour obtenir des explications, mais que la partie polonaise n'avait toujours pas reçu de réponse. "Nous ignorons la raison pour laquelle les livraisons (de pétrole) ont cessé et quand elles reprendront", a déclaré Tomasz Zakrzewski.
A la suite de l'interruption des livraisons, le ministère de l'Economie polonais a fait savoir que "les raffineries polonaises (groupes Orlen et Lotos) possèdent des réserves suffisantes" pour fonctionner. En cas de besoin, les raffineries pourraient être livrées grâce au terminal de Gdansk, qui livre déjà environ 10 millions de tonnes à d'autres clients, selon le ministère.
– Hongrie : baisse de pression
La Hongrie a enregistré une baisse de pression en provenance de l'oléoduc Droujba et se préparait à une interruption des livraisons dans la nuit de lundi à mardi. Elle n'avait reçu lundi soir que la moitié des 22.000 tonnes de pétrole russe normalement livrées quotidiennement au pays, a indiqué le ministre de l'Economie, Janos Koka, lors d'une conférence de presse à Budapest. Il a précisé qu'en cas de coupure des approvisionnements, une "réserve technique" offrirait un sursis de 24 heures, après quoi il donnerait l'autorisation de puiser dans les réserves stratégiques.
- Interruption en Slovaquie
Les livraisons de pétrole russe destinées à la Slovaquie ont été interrompues à la frontière ukraino-slovaque lundi dans la soirée, suite au conflit entre Moscou et Minsk, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Economie slovaque, Brano Zvara.
Les livraisons vers la Slovaquie se font via le réseau sud du pipeline Droujba et les responsables locaux s'attendaient à de possibles interruptions en raison du conflit actuel
La République tchèque, tout comme la Hongrie, n'exclut pas de voir son transit en pétrole affecté à terme puisqu'il provient du même pipeline, comme l'a laissé entendre le ministre tchèque de l'Industrie Martin Riman sur les ondes de la télévision privée Nova.
Selon la compagnie Transpetrol qui opère la partie slovaque du pipeline Droujba, le flux vers la Slovaquie s'est interrompu un peu avant 20H00. La Slovaquie, qui dépend uniquement du pétrole russe, compte des réserves de pétrole pour 73 jours mais n'envisage pas pour le moment de les utiliser, a encore souligné M. Zvara.
La porte-parole de la raffinerie slovaque Slovnaft, qui appartient au groupe hongrois MOL, Kristina Felova, a précisé de son côté à l'AFP que "la raffinerie continue sa production de carburants" et que "l'interruption des livraisons via le Bélarus ne devrait pas influencer l'approvisionnement du marché slovaque".
Le ministère slovaque de l'Economie a obtenu des informations officieuses faisant état de l'ouverture mardi de discussions entre Moscou et Minsk sur la taxe de transit du pétrole russe par le territoire bélarusse, a précisé M. Zvara.
A lire également :
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23 Commentaires
1
Félicitations, très bonne synthèse !!
09 janvier 2007 à 00:052
merci beaucoup !!!
ca fait vraiment plaisir !
09 janvier 2007 à 00:103
Prélèvement illégal de pétrole russe planifié d'avance par Minsk (patron de Transneft)
08/01/2007 19:02 MOSCOU, 8 janvier - RIA Novosti. La partie biélorusse a planifié d'avance de prélever illégalement du pétrole russe destiné à l'Europe de l'Ouest, a estimé le patron de Transneft, Semen Vaïnchtok, intervenant lundi en direct au programme "Segodnia" ("Aujourd'hui") de la chaîne de télévision russe NTV.
"La partie biélorusse a annulé les contrats déjà signés de livraison de pétrole à ses propres raffineries pour le mois de janvier. Pourquoi? Mais tout simplement parce que les autorités biélorusses avaient supposé des prélèvements non sanctionnés. C'est ainsi que l'on appelle en langage diplomatique ce que la partie biélorusse est en train de faire aujourd'hui", a notamment déclaré M. Vaïnchtok.
"Nous avons adopté toutes les mesures possibles pour augmenter nos capacités sur d'autres itinéraires de transit", a assuré le patron du monopole des oléoducs russes.
M. Vaïnchtok a qualifié d'illégale la décision du gouvernement de la Biélorussie d'introduire une taxe douanière au transit de pétrole.
09 janvier 2007 à 01:394
Le problème du transit de pétrole russe via la Biélorussie préoccupe moins l'Occident que celui du gaz
21:24 | 08/ 01/ 2007
MOSCOU, 8 janvier - RIA Novosti. L'intérêt des médias en Occident pour le problème du transit de pétrole russe via la Biélorussie vers l'Europe de l'Ouest est en attendant manifestement inférieur à celui que les journalistes ont récemment manifesté pour la "dispute gazière" entre Moscou et Minsk.
Somme toute, les Occidentaux évaluent la décision des autorités biélorusses d'introduire une taxe au transit de pétrole russe comme une tentative de "prendre leur revanche" sur Moscou pour l'augmentation du prix du gaz russe livré à la Biélorussie.
Qui plus est, le thème de la menace planant sur la sécurité des approvisionnements en pétrole des consommateurs en Occident n'est sans doute plus dominant cette fois-ci dans les publications. Les analystes occidentaux l'attribuent, entre autres, à des volumes plutôt modestes des fournitures russes, à la présence d'autres fournisseurs sur le marché (Arabie Saoudite), à l'utilisation en premier lieu de gaz pour le chauffage, à l'hiver clément de cette année, à des réserves considérables de pétrole stocké et, enfin, à l'expérience des Russes en matière de règlement des situations critiques avec la Biélorussie.
"Les autorités et les compagnies russes ne se montrent pas, elles non plus, par trop préoccupées par cette décision de Minsk. Les experts constatent que Moscou s'emploie depuis déjà un certain temps à réorienter ses pétroliers vers des canaux qui ne passent pas par des territoires de transit, et pour ce qui est de l'oléoduc Droujba, il est sans doute en train de vivre ses dernières années", fait remarquer la BBC.
La décision des autorités biélorusses d'introduire une taxe au transit de pétrole russe, tout comme dans le cas avec le gaz, est associée en Occident au Président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko.
Par ailleurs, la "dispute pétrolière" entre Moscou et Minsk est le plus souvent considérée dans les médias comme un problème bilatéral.
Les médias occidentaux citent les déclarations du ministère russe du Développement économique et du Commerce selon lequel l'introduction d'une telle taxe se trouve en contradiction flagrante avec les normes du droit international. Quoi qu'il en soit, les commentateurs étrangers s'abstiennent pour le moment de leurs propres évaluations à ce sujet.
Or, nombreux sont ces experts en Occident qui se posent des questions sur l'avenir de l'Union Russie-Biélorussie dans le contexte des disputes énergétiques en cours.
"L'introduction d'une taxe au transit de pétrole russe signifie bel et bien le retrait de la Biélorussie de l'union douanière avec la Fédération de Russie", estime la BBC. Néanmoins, ladite union douanière est restée jusqu'ici pratiquement l'unique acquis dans l'édification de l'Union Russie-Biélorussie, dont l'avenir même est désormais remis en cause. "Somme toute, cela n'est guère étonnant car dans le cadre de cette Union, Alexandre Loukachenko s'est toujours livré à un business bien rentable, en recevant des hydrocarbures russes à bon marché en échange de sa rhétorique antioccidentale et anti-otanienne. "Alexandre Loukachenko s'est fourvoyé lui-même dans l'impasse. Depuis sa venue au pouvoir en 1994, il ne cesse de proclamer la fusion des ex-républiques de l'Union Soviétique. Au début, le Kremlin a accueilli avec enthousiasme cette idée. Aussi, Alexandre Loukachenko a-t-il reçu jusqu'à tout dernièrement du pétrole et du gaz russe bon marché. Pour subventionner Alexandre Loukachenko, la Fédération de Russie dépense tous les ans plus de quatre milliards de dollars. Mais voilà que par ses exigences par trop exagérées, "Alexandre Loukachenko a bloqué le processus d'intégration", constatent des journalistes en Occident.
09 janvier 2007 à 01:415
Pétrole russe: l'UE juge inacceptable de ne pas avoir été informée
AFP 09.01.07 | 12h37
a Commission européenne a jugé "inacceptable" mardi que les autorités russes et bélarusses ne l'aient pas informée de la fermeture de l'oléoduc Droujba qui affecte l'approvisionnement en pétrole de plusieurs pays européens, et appelé à reprendre immédiatement ces livraisons. "Il est inacceptable que les fournisseurs énergétiques et les pays de transit n'informent pas leurs homologues d'une interruption des livraisons", a déclaré Ferran Terradellas, porte-parole de l'UE pour les questions énergétiques. "Nous demandons à ce que les fournitures reprennent immédiatement et à ce que de tels incidents ne se reproduisent pas à l'avenir". L'UE a décidé de convoquer jeudi à Bruxelles, "de façon urgente", les experts pétroliers des 27, pour analyser la situation, a-t-il ajouté. Quelque 12,5% de la consommation européenne de pétrole transite par l'oléoduc Droujba, soit la moitié des importations venant de Russie, a-t-il ajouté.
09 janvier 2007 à 12:53on y revient ce soir
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La Biélorussie utilise le secteur militaire pour faire pression sur Moscou
MOSCOU, 9 janvier - RIA Novosti. Tout porte à croire que les relations russo-biélorusses, détériorées par le différend pétrogazier que l'on sait, pourraient aussi se dégrader dans le secteur militaire. Maintenant Minsk exige d'être payé pour la location des sites occupés en territoire biélorusse par des ouvrages militaires russes.
Il s'agit en premier lieu du radar Volga près de Baranovitchi (région de Brest) et du poste de communication avec les sous-marins situé à Vileïka (district de Minsk).
Volga est un radar de détection lointaine des attaques aux missiles tirés depuis le territoire de l'Europe occidentale: Allemagne, France, Grande-Bretagne. Volga "voit" les objets spatiaux et les missiles balistiques à plusieurs milliers de kilomètres avec un angle de vision de 120 degrés.
La station de Baranovitchi revêt une importance toute particulière depuis le démantèlement dans les années 90 du radar de Skrunda (Lettonie). L'ex-ministre biélorusse de la Défense, Pavel Kozlovski, estime que "sans le radar de Baranovotchi la Russie serait totalement aveugle sur l'axe occidental du moment que les autres moyens de détection ne peuvent scanner l'espace que sur une distance d'environ 60 kilomètres, ce qui n'assure pas un temps de vol suffisant pour se préparer à repousser une attaque".
De l'avis des spécialistes, même après la mise en service totale, dans un an, de la station radar implantée dans les environs de Saint-Pétersbourg (elle est actuellement en prise d'alerte expérimentale), le radar de Baranovitchi conservera toute sa signification pour la Russie car il est plus puissant et se trouve plusieurs centaines de kilomètres plus à l'ouest.
Pour l'instant la Russie utilise ce radar gratuitement. En échange, les unités de la DCA biélorusse sont autorisées - gratuitement également - à mener des exercices et des tirs avec des missiles S-300 sur les polygones russes.
Le poste de communication avec les sous-marins situé à Vileïka est indispensable pour les submersibles russes en missions lointaines. De ces sites, la Russie en possède plusieurs, ils couvrent la totalité de l'Océan. Si la Biélorussie n'acceptait pas que ce site fonctionne sur son territoire, la Russie deviendrait aveugle sur un secteur maritime considérable.
Pour l'instant, les politiques n'ont pas encore établi la valeur des ouvrages militaires russes de Baranovitchi et de Vileïka. Le marchandage n'est pas encore en cours. Cependant, Pavel Kozlovski estime qu'il serait plus avantageux à "la Russie de livrer gratuitement à la Biélorussie pendant au moins 50 ans tout le gaz qu'elle consomme plutôt que de construite de tels ouvrages militaires quelque part dans les environs de Smolensk".
09 janvier 2007 à 12:597
La Biélorussie "partenaire" des USA ??
Car je n'ai pas eu le temps de traiter , mais "guerre froide" declenchée ce week end encore avec Russie et USA via sanctions sur vente d'armes à Syrie et Iran.
Je regarde ...
Je crains fort que Russie et USA se livrent une guerre via pays interposés, attention à la Syrie/Russie notamment, contre Israel/USA. ou autres ...
09 janvier 2007 à 13:198
Pour ceux et celles qui parlent allemand .
Arnold Schölzel: US-Bomben auf Minsk?
21.06.2006, 09:00
Bush: Belarus stellt »eine ungewöhnliche und außerordentliche Bedrohung für die nationale Sicherheit der USA dar«
Im Stil eines jener Weltenlenker, die von Zeit zu Zeit militärisch vor Moskau scheitern, erklärte US-Präsident George W. Bush in einer am Montag (Ortszeit) in Washington veröffentlichten Verfügung (Executive Order) zu Belarus: »Es gibt in einem freien Europa schlichtweg keinen Platz für ein Regime wie dieses.« Nach Formulierungen ähnlicher Art in Washington fielen an anderen Orten der Welt über kurz oder lang in den letzten Jahrzehnten, verstärkt in den letzten Jahren, US- und NATO-Bomben.
Am 18. Mai hatte die Europäische Union ihre Sanktionen gegen die Regierung des belarussischen Präsidenten Alexander Lukaschenko verschärft. Seine Bankkonten und die 35 weiterer Personen sollten eingefroren werden. Lukaschenko quittierte das mit der Bemerkung, wer ein Auslandskonto von ihm finde, könne es behalten. Außerdem verhängte die EU ein Verbot für Geldtransfers mit Belarus. Bereits am 10.April hatten die EU-Außenminister für 31 Personen aus Belarus ein Einreiseverbot ausgesprochen. Dem schloß sich die Schweiz an. Anlaß war das bei den Westgrößen unpopuläre Resultat der Wahlen am 19. März in dem osteuropäischen Land, bei denen Lukaschenko mit 82,6 Prozent der Stimmen zum Präsidenten wiedergewählt wurde.
Ebenso unbekümmert wie die EU um Völkerrecht oder zivilisierte Normen in den internationalen Beziehungen folgte Bush am Vorabend des EU-USA-Gipfels den Brüsseler Vorlagen und ließ die Konten von Lukaschenko und neun anderen Personen aus Belarus einfrieren. Selbstverständlich setzte der US-Präsident, seiner Führungsrolle in der freien Welt gemäß, rhetorisch den Europäern eins drauf. Der Texaner, der 2000 Wahlsieger per Entscheid eines mit ihm verwandten US-Gouverneurs und eines befreundeten Richters geworden war, dekretiert in seiner Verfügung, daß einige Mitglieder der Regierung von Belarus und andere Personen »Belarus’ demokratische Prozesse oder Institutionen untergraben«. Der US-amerikanische Initiator illegaler Kriege mit Hunderttausenden Toten, der Erfinder von »torture light – leichter Folter«, die aus seiner Sicht mit der Genfer Konvention übereinstimmt, und von »extraordinary rendition – außerordentlicher Überstellung«, also weltweit stattfindender Entführung durch US-Behörden, wirft Lukaschenko und anderen »fundamental undemokratische Wahlen«, Verletzung von Menschenrechten durch politische Unterdrückung, einschließlich Inhaftierungen und Verschwindenlassen von Menschen, Korruption etc. vor. Das alles führe zu einer »ungewöhnlichen und außerordentlichen Bedrohung für die nationale Sicherheit und die Außenpolitik der Vereinigten Staaten«. Belarus ist derart gefährlich, daß der US-Präsident einen »national emergency – nationalen Notfall« erklärte und in einer Mitteilung an den Kongreß das Existenzrecht der belarussischen Regierung und damit die Souveränität des Staates bestritt: Es gebe »schlichtweg« keinen Platz für »dieses Regime«.
Belarus reagierte vor zwei Wochen auf die Reiseverbote der EU und der USA mit entsprechenden Gegenmaßnahmen. Europäische und US-Politiker dürften nun nicht mehr einreisen, erklärte ein Außenministeriumssprecher in Minsk am 8. Juni, nannte aber keine Namen: »Die Liste enthält die übelsten politischen Figuren, die gezeigt haben, daß sie ganz vorne dabei sind, unserem Land nicht Gutes zu wünschen.«
[Junge Welt, 21.06.2006]
09 janvier 2007 à 13:229
petite phrase loin d'être anodine
A surveiller de très près et à creuser
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Dans ce contexte, M. Poutine a estimé qu'il allait falloir discuter d'une "possible réduction de la production de pétrole (russe) compte-tenu des problèmes qui sont apparus concernant le transit à travers le Bélarus".
....
crise pour reduire la production ... ou pour eviter d'afficher une baisse des réserves ?
09 janvier 2007 à 23:5510
Sur pétrole russe et investissement
cf.
09 janvier 2007 à 23:58http://perso.orange.fr/unmondedebrut/PETROL_PAYS/RUSSIE/Petrole_RUSSIE_APERCUGRL.htm
11
"crise pour réduire la production ... ou pour éviter d'afficher une baisse des réserves ?"
oui,faute d'avoir investi suffisamment tôt et massivement dans les infrastructures et le réseau de transport.
Ria novosti
Si les sociétés russes tardent à investir activement dans le développement de nouvelles régions pétrogazières et dans la réalisation de projets à l'étranger, l'influence que le pays exerce sur le développement du marché pétrogazier mondial peut diminuer de façon radicale, affirme Vaguit Alekperov, président de la compagnie pétrolière russe Lukoil, dans les Izvestia.
Mais une plus large géographie de la production n'est pas à même de garantir à la Russie ses positions d'acteur du premier échelon. Pour résoudre ce problème, elle a besoin de contrôler toute la filière de création de la valeur ajoutée : de l'extraction des matières premières à la fabrication et à la commercialisation de produits pétroliers de qualité.
Il s'agit en premier lieu des entreprises déjà intégrées dans le processus de transformation du pétrole russe. Plus tard, en écartant les horizons géographiques de l'extraction d'hydrocarbures, la nécessité pourrait apparaître de créer de nouveaux circuits de production. En d'autres termes, les sociétés russes doivent non seulement développer leurs entreprises de transformation et de commerce à l'intérieur du pays mais aussi en acheter à l'étranger. Ce n'est que dans ce cas que nous pourrons vendre de façon garantie nos produits aux consommateurs étrangers.
Il ne faut pas se faire d'illusions. Aujourd'hui la Russie n'intéresse le monde qu'en qualité de fournisseur de pétrole et de gaz. Pour changer la situation, il faut encourager l'intégration du capital russe dans l'économie des pays consommateurs de matières énergétiques. Il s'agit en premier lieu des pays d'Europe, des Etats-Unis, de l'Inde et de la Chine.
Lukoil est engagé dans cette voie depuis longtemps. Notre compagnie a d'ores et déjà un tiers de ses raffineries et deux tiers de ses réseaux commerciaux à l'étranger. En Bulgarie, en Roumanie et en Ukraine, elle est connue comme un important producteur. Aux Etats-Unis, en Finlande, en Pologne et dans d'autres pays, elle a la réputation d'un important fournisseur de produits pétroliers.
Par notre propre expérience nous savons à quel point il est difficile de déboucher sur le consommateur final à l'étranger. Dans ce cas, l'économie est liée étroitement à la politique. Si les investissements de sociétés étrangères dans l'économie russe sont communément appelés "effet de la mondialisation", par contre les investissements d'entreprises russes dans l'économie de pays étrangers sont qualifiés "d'expansion". Ce n'est rien d'autre que la politique des doubles standards, selon Vaguit Alekperov.
10 janvier 2007 à 01:4512
Finalement, dans tous les pays, on va être desormais confronté aux pbs de maqnue d'investissement
10 janvier 2007 à 10:3013
Un extrait - avec une bonne blague - de la chronique Agora http://www.la-chronique-agora.com :
dans un train digne d'Alice au pays des Soviets, et dans lequel ont pris place tous les dirigeants russes ayant participé à la guerre froide. Le convoi traverse la Sibérie, le matériel ferroviaire est dans un triste état et le train est contraint de s'immobiliser.
Tous les maîtres de la grande Russie sont très contrariés : chacun, par ordre d'ancienneté, y va de son commentaire. Staline s'exprime le premier: "que le conducteur avoue son crime, et qu'on le fusille". Khrouchtchev prend à son tour la parole : "non, réhabilitons-le, mais nommons-le plutôt chef de gare". C'est ensuite au tour de Brejnev de parler : "non, fermons plutôt les rideaux et passons-nous une cassette avec un joli bruit de train". Gorbatchev leur succède avec une autre solution : "sortons et tentons de pousser notre wagon dans l'autre sens". Eltsine tente de mettre tout le monde d'accord : "allez, patron, tournée générale de vodka". Enfin Poutine s'exprime : "j'appelle mon hélico".
La morale de cette histoire, c'est que quelle que soit l'initiative suggérée, aucune d'entre elle ne peut contribuer à faire avancer le train de l'histoire russe. Une impression de déjà-vu, peut-être ?...
10 janvier 2007 à 12:5014
Oui ...
pour rappel ,egalement la Russie est "gênée" par le fait que l'Azerbaidjan a cesse ses exportations de pétrole vers la Russie , donc du volume en moins à exporter pour Moscou ..
10 janvier 2007 à 14:3915
Moscou et Minsk ont trouvé un compromis dans leur crise pétrolière (Minsk)
MINSK, 10 jan 2007 (AFP)
Les présidents russe Vladimir Poutine et bélarusse Alexandre Loukachenko sont parvenus mercredi à "un compromis" lors d'un entretien téléphonique sur la crise concernant le transit de pétrole russe vers l'Europe, a annoncé le service de presse de la présidence bélarusse.
"A la suite de cet entretien, un compromis a été trouvé, permettant de sortir de l'impasse concernant notamment le transit du pétrole russe par le territoire du Bélarus à destination des pays d'Europe", a déclaré le service de presse du président.
La Russie n'a de son côté fait aucune annonce et la perspective d'un accord n'était pas du tout évoquée dans les journaux télévisés des chaînes publiques, proches du pouvoir.
10 janvier 2007 à 14:5416
Le gouvernement bélarusse s'est prononcé mercredi lors d'un vote pour l'annulation d'une taxe sur le transit de pétrole russe, a annoncé le Premier ministre Sergueï Sidorski.
"Le gouvernement prenant en considération les accords bilatéraux avec le gouvernement russe, a pris la décision (...) d'annuler la taxe" pour "le transit de pétrole" par oléoduc, a précisé M. Sidorski, à l'issue d'une réunion du gouvernement.
10 janvier 2007 à 17:0017
Et la Russie critique l'Europe :( ...
La Russie a rejeté mercredi les critiques des Européens dans la crise pétrolière qui l'oppose au Bélarus et qui a conduit à un arrêt de livraisons de brut russe vers l'Europe, affirmant avoir informé "en permanence" ses partenaires de l'UE.
"Nous avons établi un contact permanent avec nos partenaires européens à différents niveaux, y compris aux niveaux des ministères du Développement économique et de l'Industrie", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grouchko cité par l'agence Interfax.
Les Européens sont "complètement au courant de l'affaire et ont connaissance des détails de la situation qui s'est développée concernant le transit de pétrole russe via le territoire bélarusse", a ajouté le haut diplomate russe.
Mardi, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et la chancelière allemande Angela Merkel avaient qualifié d'"inacceptable" l'interruption ces derniers jours des livraisons de pétrole russe à cinq pays membres via le Bélarus, en raison d'une dispute entre Moscou et Minsk.
Mme Merkel avait également déploré que les Russes ne tiennent pas suffisamment les Européens au courant de l'évolution de la situation.
10 janvier 2007 à 17:0918
Article très intéressant , ou la Biélorussie risque de copier la méthode de "Sakhaline" avec l'arme de l'ecologie notamment
http://fr.rian.ru/russia/20070110/58790529.html
La bataille n'est pas finie, loin de là ...
10 janvier 2007 à 17:1019
Tout a fait, je viens de lire également que Minsk (le président Lukashenko)a l'intention d'établir une nouvelle union avec l'Ukraine et l'azerbaidjan.
Réunion et discussion en février lors de la viste du président Yushenko en biélorussie.
10 janvier 2007 à 17:1820
En recherchant Mitvol et Biélorussie, je viens de retrouver ceci
... sur blog finance :
III – Fuite d'un oléoduc en Russie
Une fuite de pétrole s'est produite samedi sur un oléoduc dans la région de Briansk (ouest de la Russie), près de la frontière bélarusse, polluant des forêts selon Moscou tandis que l'administration locale minimisait l'incident.
Le ministère fédéral des Ressources naturelles, qui parlait dans un premier temps de risque de "catastrophe écologique" citant des "informations des organisations écologiques" locales, évoquait dans un deuxième communiqué "un accident de gravité moyenne qui a provoqué la pollution d'une partie importante des forêts publiques" dans le secteur.
Un haut responsable du ministère, Oleg Mitvol, n'a pas exclu qu'une zone de "10.000 mètres carrés" ait été polluée. "Il y a eu une tentative de cacher l'information sur cette fuite de la part des organisations officielles (locales) concernées, ce qui renforce nos inquiétudes quant au risque pour l'environnement", a déclaré M. Mitvol, vice-directeur du service de Contrôle de l'environnement au ministère, qui devait se rendre sur place.
"Il ne s'agit pas d'une catastrophe écologique", a affirmé pour sa part l'antenne régionale du ministère des Situations d'urgence. Au total, une surface de 340 mètres carré aurait été polluée après la fuite de 48 mètres cubes de pétrole provenant d'une fissure dans un raccord du tuyau.
Plus de deux tonnes de pétrole émulsionné se seraient déversées dimanche soir dans un étang à la suite de la rupture d'un oléoduc, a annoncé lundi le service local des situations d'urgence. Selon lui, cet oléoduc serait alimenté par du pétrole provenant directement des puits, c'est pourquoi il est mélangé à de l'eau. La rouille serait à l'origine de l'accident, mais les spécialistes doivent encore le vérifier.
La fuite s'est produite à 2 km de la localité de Krasnaïa Sloboda, dans la région Sourajski, sur un tronçon de l'oléoduc "Droujba" en service depuis 1964 entre Ounetcha (Russie) et Polotsk (Bélarus), selon la porte-parole. "Une couche polluée de 5 à 10 centimètres d'épaisseur a été prélevée pour un nettoyage ultérieur", a-t-elle encore précisé. Une commission constituée de représentants des ministères et agences concernés devait arriver sur place lundi.
10 janvier 2007 à 17:1921
cf.
Pétrole : Liban et fuite sur un oléoduc en Russie renforcent le cours
10 janvier 2007 à 17:2222
sur Ukraine , une très possible explication
Russie-Biélorussie: Kiev craint de perdre 120 M USD par an
10 janvier 2007 à 17:2315:38 | 10/ 01/ 2007
KIEV, 10 janvier - RIA Novosti. La rupture des livraisons de pétrole russe via la Biélorussie promet 120 millions de dollars de pertes annuelles à l'Ukraine, a déclaré mercredi à Kiev le ministre ukrainien de l'Energie, Iouri Boïko.
"Les 180 km de l'oléoduc Droujba qui traversent la Biélorussie, puis passent par l'Ukraine sont aujourd'hui bloqués. Ainsi, l'oléoduc Odessa-Brody ne fonctionne pas", a-t-il dit lors d'une réunion du cabinet, ajoutant que "les pertes financières pour l'Ukraine pourraient s'élever à 120 millions de dollars par an".
M. Boïko a espéré que le conflit russo-biélorusse serait réglé "dans les plus brefs délais et à des conditions mutuellement avantageuses".
La Biélorussie a suspendu le 7 janvier le transit de brut russe vers l'Europe en exigeant de la Russie le versement d'une taxe douanière sur le pétrole transporté par ses oléoducs dont le montant est fixé à hauteur de 45 dollars la tonne depuis le 1er janvier.
La Russie considère la décision biélorusse comme allant à l'encontre du droit international. Le ministre russe du Développement économique et du Commerce, Guerman Gref, avait déclaré mardi que Moscou ne négocierait pas avec la Biélorussie tant qu'elle n'aurait pas supprimé la taxe douanière et rétabli le transit du pétrole russe vers l'Europe.
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Pour rappel :
Azerbaidjan et Russie : pétrole contre gaz
10 janvier 2007 à 17:25Ajoutez un commentaire
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