Décidement toutes les ex-Républiques de feu l'Union soviétique vont-elles "passer à la casserole" et être ainsi soumises au chantage gazier ? Tel est le semble bien être le cas et surtout l'arme utilisée par Poutine pour remettre dans son giron les éventuelles brebis égarées loin du Grand Frère Russe.
Alors que des négociations houleuses sont en cours en Géorgie, que la question est on ne peut d'actualité en Ukraine et Turkménistan, c'est au tour de la Biélorussie d'être confrontée au problème de sa dépendance vis à vis des approvisionnements en gaz russe.
Mais les négociations sur le tarif gazier pourraient se réveler être au final une tentative de pression exercée par la Russie sur la Biélorussie en vue de constituer une société commune pour pouvoir étendre son contrôle sur le transit du gaz vers l'Europe.
I – L'approvisionnement en gaz de la Biélorussie compromis
Le géant gazier russe Gazprom a accusé lundi Minsk, qui refuse d'accepter une hausse du prix du gaz réclamée par Moscou, d'avoir une position "irresponsable" et de compromettre l'approvisionnement en énergie de la Biélorussie, a déclaré son porte-parole, Sergueï Kouprianov.
Après de longs mois de négociations pour passer aux principes de marché, la partie bélarusse a déclaré lundi qu'elle voulait que lui soit appliqué le même tarif que celui pratiqué pour la région russe de Smolensk.
"Cette position bélarusse est irresponsable et met en cause l'approvisionnement en énergie du pays", a mis en garde Sergueï Kouprianov, arguant que le prix du gaz pour le marché russe était largement inférieur à celui pratiqué pour l'exportation vers l'Ukraine ou les pays européens. Selon Gazprom, le prix du gaz vendu à la région de Smolensk, frontalière de la Biélorussie, s'établit autour de 40 dollars, soit moins que celui que Minsk paie actuellement, à savoir 46,68 dollars les 1.000 m3. Pour rappel, Gazprom souhaite augmenter le prix du gaz à Minsk à environ 200 dollars.
La Biélorussie sert de pays de transit pour 45 milliards de m3 de gaz par an vers l'Europe occidentale, l'Ukraine, l'enclave russe de Kaliningrad et les pays baltes. Minsk achète en plus 21 milliards de m3 à la Russie pour sa propre consommation.
Les relations entre la Russie et la Biélorussie, dernière ex-république soviétique d'Europe à ne s'être ralliée ni à l'Otan ni à l'UE, sont tendues depuis des mois. Moscou, via Gazprom, envisage depuis un an d'aligner le tarif de son gaz sur les prix du marché, ce qui correspond à multiplier par 4 le prix fixé pour la Biélorussie.
En septembre dernier, Alexandre Loukachenko avait menacé de rompre les relations avec Moscou si la hausse était confirmée. Entièrement dépendante du gaz russe, la Biélorussie détient toutefois une arme : elle peut bloquer l'approvisionnement de l'Europe.
Une nouvelle "guerre du gaz" comme celle qui a eu lieu en tout début d'année avec l'Ukraine n'est donc pas exclue à partir du 1er janvier si un accord n'est pas trouvé.
II – Poutine veut créer une société mixte de transport du gaz
Mais ceci pourrait bien être le réel enjeu de la bataille et la volonté profonde de Poutine : Gazprom cherche depuis longtemps à acquérir des parts de Beltransgaz, la compagnie publique biélorusse par où transitent 20 % du gaz russe exporté vers l'ouest (les 80 % restant passent par l'Ukraine).
Lors de sa précédente rencontre avec son homologue biélorusse à Minsk, le 28 novembre, Vladimir Poutine s’était déclaré certain que d’ici au 1er janvier 2007 une entreprise mixte de transport de gaz serait constituée par le monopole gazier biélorusse Beltransgaz et le russe Gazprom. Les parties se partageront équitablement les actions de Beltransgaz 50/50. Aucun des fondateurs ne disposera du bloc de contrôle. L’entreprise sera enregistrée en Biélorussie.
En avril 2002, les dirigeants russes avaient déjà conclu un accord global avec les autorités biélorusses au sujet de la création d’une entreprise conjointe de transport de gaz en échange de quoi la Russie livrerait pendant cinq ans à la Biélorussie du gaz facturé au prix en vigueur sur le marché intérieur russe. Jusqu’ici Minsk reçoit le gaz le meilleur marché de l’espace postsoviétique, mais il n’a toujours pas accepté de créer l’entreprise en question avec Gazprom. Les négociations sur le tarif gazier sont donc à voir comme une pression exercée par la Russie sur la Biélorussie en vue de contrôler le transit du gaz vers l'Europe via la constitution d'une société commune.
Beltransgaz achemine en Europe centrale de 7 à 8% des exportations russes de gaz. Cependant, la valeur essentielle de Beltransgaz consiste en ce qu’il assume les fonctions d’opérateur du transit du gaz russe via le territoire biélorusse et contrôle le gazoduc russe Yamal-Europe (36 milliards m3).Ce contrôle exercé sur deux gazoducs est un atout politique non négligeable. On peut douter qu’Alexandre Loukachenko accepte de s’en défaire.
Si jusqu’au 31 décembre Beltransgaz recevra du gaz au prix de 46,68 dollars les mille m3, il faut cependant noter qu'il est facturé aux consommateurs biélorusses pas moins de 100 dollars. Ainsi, la différence annuelle atteint de 600 à 800 millions de dollars. La création avec Gazprom d’une entreprise conjointe de transport de gaz risquerait de tarir cette substantielle source de revenus "inavoués".
III – Contentieux sur le pétrole
Le gouvernement russe a décidé d'introduire une taxe unique à l'exportation de pétrole vers la Biélorussie à partir du 1er janvier 2007. Une ordonnance en la matière a été signée le 8 décembre par le premier ministre Mikhaïl Fradkov.
Le pétrole brut et les produits pétroliers bruts obtenus à partir de marques bitumineuses seront soumis à une taxe à l'exportation fixée par une décision du gouvernement de la Fédération de Russie en date du 16 novembre 2006 à 180,7 dollars la tonne. Jusqu'à présent, ce droit de douane ne s'appliquait qu'au pétrole sortant du territoire de la Russie à destination des pays non-signataires des accords sur l'Union douanière.
Moscou justifie cette décision en arguant que la Russie se fait voler lorsque la Biélorussie réexporte le pétrole russe, un transit qui lui a rapporté 3,7 milliards de dollars sur les six premiers mois de l'année.
Le ministère biélorusse des Affaires étrangères a dénoncé cette mesure comme étant une violation des accords d'Union douanière signés entre les deux pays.
Les juristes du gouvernement russe n'ont pas pris en compte les normes du droit international en décidant des droits de douanes sur le pétrole brut pour la Biélorussie, a estimé en réponse le secrétaire d'Etat adjoint de l'Union Russie-Biélorussie, Vassili Khrol.
"Nous avons un accord de 1992 sur la zone de libre échange, des décisions du Conseil d'Etat suprême et un accord sur la création de l'Union qui ont servi de base à la signature de documents excluant tout droit de douane pour la consommation intérieure entre les deux Etats de l'Union", a-t-il déclaré.
"Je suis convaincu que cette décision sera annulée ou revue de manière à ce que les taxes ne soient pas appliquées", a-t-il ajouté.
Sources : AFP, Tageblatt, Le Figaro, Ria Novosti
A lire également :
. La Roumanie s'alarme du monopole russe sur le gaz
. La Pologne menace de bloquer l'accord UE-Russie
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33 Commentaires
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MOSCOU, 25 décembre - RIA Novosti. Le refus de la Biélorussie d'acheter le gaz russe au prix du marché remet en cause l'approvisionnement énergétique de ce pays, a déclaré à RIA Novosti lundi le porte-parole de Gazprom Sergueï Kouprianov.
"Aujourd'hui, la partie biélorusse a annoncé qu'elle voulait acheter du gaz russe à un prix qui ne serait pas supérieur au prix en vigueur pour la région de Smolensk (région russe à la frontière biélorusse, ndlr)", a-t-il annoncé, rappelant que le contrat en vigueur de livraison de gaz en Biélorussie expirait dans six jours.
Dans le cadre du schéma proposé par Gazprom, la Biélorussie pourrait payer le gaz russe partiellement en numéraire, à raison de 80 USD les 1.000 m3, le reste devant être couvert par 50% des actions de Beltransgaz (entreprise publique de transport de gaz biélorusse), a expliqué le porte-parole du holding gazier russe.
M. Kouprianov n'a pas précisé les délais dans lesquels ce schéma pourrait être réalisé.
La Biélorussie, a rappelé le porte-parole, est resté le dernier Etat à acheter du gaz russe à un prix bas en 2006. Le coût du combustible pour les autres pays issus de l'ex-URSS a été porté au niveau du marché, dans le cadre de la réalisation de la stratégie de Gazprom visant à garantir un rendement égal dans les livraisons sur tous les marchés étrangers (dans certains cas, le prix du gaz pour certains pays a doublé, voire triplé).
"La Biélorussie est l'unique république de l'ex-URSS à vouloir conserver des prix de faveur pour le gaz russe. Pourtant, le prix auquel Gazprom vend son gaz à la Biélorussie (46,68 USD les 1.000 m3) est non seulement un prix subventionné, ce qui est inacceptable pour une coopération égale entre nos deux pays, mais aussi déficitaire pour Gazprom car il ne couvre pas ses frais de production et de transport de gaz", a-t-il noté.
La veille, Gazprom avait signé avec la Géorgie les contrats de livraison de gaz vers ce pays à un prix économiquement justifié de 235 USD les 1.000 m3.
"Cela veut dire que Minsk s'est vu accorder les conditions les plus confortables pour effectuer une transition vers les prix de marché pour le gaz russe, fondées sur une formule universellement admise du prix qui dépend, au premier chef, de la conjoncture du marché. Qui plus est, au cours des négociations sur les livraisons de gaz en 2007 Gazprom était prêt à examiner des variantes sans précédent de garantie de paiements. La Biélorussie avait, par exemple, la possibilité de régler ses achats par des actions de Beltransgaz", a encore indiqué le porte-parole de Gazprom.
25 décembre 2006 à 20:572
Si les russes veulent 50% de Beltransgaz, ils vont devoir dépenser entre 2 et 3 mds de $ sachant qu'ABN Amro estime la valeur de Beltransgaz a plus de 5 mds de dollar.
Que va faire Loukachenko ? Sachant que le kremlin avait laissé trois choix au président biélorusse :
-le quadruplement des prix du gaz
-le don des gazoducs
-l'intégration totale du pays à l'intérieur de la Russie.
On a appris ce dimanche que le ministre de l'énergie biélorusse Nikolai Ozerets a annoncé que Gazprom et Beltransgaz créeront un joint-venture en participation début 2007.
Une partie de l'interview concernant le gaz russe accordé par le président biélorusse a des journalistes moscovites début novembre.
Sur le prix du gaz russe ?
"Les négociations sont en cours. Les Russes veulent que nous édifiions un système commun d'acheminement du gaz, en clair que nous leur cédions Beltransgaz, notre compagnie nationale. Alors, les prix du gaz en Biélorussie seront les mêmes qu'en Russie. Pourquoi pas ? Nous avons demandé un audit international de Beltransgaz, une banque néerlandaise est chargée de l'effectuer. Mais une augmentation unilatérale du prix du gaz signerait la fin de nos relations avec la Russie. Vous imaginez que l'on nous demande de payer le mètre cube 200 dollars, voire 250, alors que les entreprises russes le paient à 30 dollars ? Peut-on parler alors d'égalité ?
25 décembre 2006 à 21:303
je mets en ligne une analyse russe très critique vis à vis de la Biélorussie et qui laisse sous entendre que l'accord sera difficile à mettre en oeuvre, à cause du contexte en Biolérussie.
25 décembre 2006 à 22:174
"On a appris ce dimanche que le ministre de l'énergie biélorusse Nikolai Ozerets a annoncé que Gazprom et Beltransgaz créeront un joint-venture en participation début 2007."
je n'arrive pas à trouver la source ...
25 décembre 2006 à 22:245
En anglais :D
http://www.mosnews.com/money/2006/12/25/gazprombelarus.shtml
25 décembre 2006 à 22:396
Ah ok, toujours un enorme decalage entre presse en anglais et presse en français .. :-(
C'est pour cela que je suis là ;-)
25 décembre 2006 à 22:477
Sur Ria Novosti ... et disponible qu'en anglais :
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Gazprom wants Belarus pipeline co. assets as part of gas bill
25/12/2006 21:44 MOSCOW, December 25 (RIA Novosti) - Gazprom [RTS: GAZP] has proposed that Belarus pay part of its natural gas price tag with shares in the company controlling Europe-bound pipelines, the Russian natural gas monopoly said Monday.
"Gazprom is ready to accept part of Belarus's payment for natural gas deliveries in cash - for example, $80 per 1,000 cubic meters in 2007, while the remainder could be covered with shares in Beltransgaz so that Gazprom would eventually control 50%," Gazprom's spokesman Sergei Kupriyanov said.
He also said Belarus's refusal to pay a fair market price for Russian natural gas jeopardizes energy supplies to the country.
Gazprom has been pushing for a gas price of $200 per 1,000 cubic meters for Belarus in 2007 against the current price of $46.68.
"Today, the Belarusian side has said again it will not pay a higher price for Russian gas than the Smolensk Region pay for it," Kupriyanov said in reference to a Russian region bordering Belarus.
He said Belarus's gas contract will expire in six days, adding it is the last state that has been buying Russian gas at low prices in 2006.
Gazprom signed three contracts Friday for the supply of 1.1 billion cubic meters of gas to Georgia in 2007 at $235 per 1,000 cubic meters.
Kupriyanov said earlier the new price reflects the company's strategy to apply market mechanisms to pricing gas in its trade with the Commonwealth of Independent States (CIS), a loose confederation of former Soviet republics.
Member states currently pay no more than $110 per 1,000 cubic meters of gas, and Gazprom would like to bring its CIS prices in line with the average price for Western European exports of $250 per 1,000 cubic meters.
Earlier this year, Gazprom signed an agreement on new export prices for Ukraine - the main transit route for Russian gas to Europe - after a pricing dispute between the two post-Soviet nations led to massive cuts of deliveries to Kiev and consequent disruptions of Europe-bound exports.
25 décembre 2006 à 22:508
mieux que cela , 2 articles quasiment à la même minute en français et en anglais sur Ria Novosti:
en français l'article ne mentionne pas accord de la Biélorussie sur le pipe
par contre c'est le sujet de l'article en Anglais
25 décembre 2006 à 22:539
Des indications néanmoins mais faut creuser
Dans le cadre du schéma proposé par Gazprom, la Biélorussie pourrait payer le gaz russe partiellement en numéraire, à raison de 80 USD les 1.000 m3, le reste devant être couvert par 50% des actions de Beltransgaz (entreprise publique de transport de gaz biélorusse), a expliqué le porte-parole du holding gazier russe.
La biélorussie va peut-être céder une partie de Beltransgaz en échange d'un prix moindre.
25 décembre 2006 à 23:06Mais faut rester prudent, les récents évènements plus au sud ont démontré que tous va très vite.
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Oui , négo en cours entre Georgie et Turquie lundi soir
26 décembre 2006 à 00:2011
Analyse d'un important économiste russe :
Sur le plan de la politique intérieure, Beltransgaz est un sérieux atout. Au cours des années qui ont suivi la proclamation de l’indépendance, la classe politique biélorusse s’est habituée à considérer le tronçon biélorusse du transit du gaz comme le principal acquis de la Biélorussie souveraine.
En Biélorussie Beltransgaz est un instrument dont Alexandre Loukachenko se sert pour obtenir de Moscou des décisions favorables aux milieux dirigeants de la république, ce qui étaye fortement la légitimité du président biélorusse. On imagine mal comment Alexandre Loukachenko sacrifierait son image de négociateur "averti" avec les dirigeants russes.
Pas une seule corporation russo-biélorusse d’envergure n’a vu le jour au cours de vingt années d’intégration économique de la Russie et de la Biélorussie. Au cours de cette période le business russe a créé des dizaines de corporations mixtes avec des partenaires de nombreux pays du monde. La forme même de l’entreprise conjointe avec l’Etat biélorusse fait naître certains doutes quant à sa viabilité.
Il faut rappeler que le climat régnant dans le monde des affaires en Biélorussie n’est pas simple. Dans le pays on recourt largement à l’"action dorée" de l’Etat rendant possible une nationalisation illimitée. Le système fiscal est aberrant, le montant de l’impôt est supérieur aux revenus. Les entreprises fonctionnent sous le joug permanent de dizaines d’organismes de contrôle. Le business est contraint de s’en remettre au seul bon vouloir du président biélorusse, ce qui n’est pas fait pour drainer de gros investissements dans l’économie du pays.
Finalement, la création d’une entreprise conjointe de transport de gaz entre Gazprom et Beltransgaz pourrait nécessiter des mois, voire des années de négociations ardues sur chaque virgule. La désignation des dirigeants ne signifie pas encore que l’entreprise sera autorisée à travailler réellement et pourra contrôler le transit du gaz russe acheminé en Europe centrale. Disposant de l’"action dorée" et forte de toutes sortes de décisions de justice, la partie biélorusse sera en permanence à même de bloquer toute décision prise par le conseil d’administration. Détenir 50% des actions ne signifie pas contrôler l’entreprise.
En dernière analyse, même si les dirigeants biélorusses cèdent la moitié des actions de Beltransgaz, ils ne risquent absolument rien. En 2007, Minsk bénéficiera d’une baisse du prix du gaz naturel et conservera le contrôle du transit du gaz russe. Les dirigeants de Gazprom pourraient être entraînés dans un processus ininterrompu de "réanimation" de l’entreprise conjointe de transport de gaz.
Moins de trois semaines restent avant le 31 décembre 2006. Minsk pourrait très bien accepter de créer avec Gazprom une entreprise conjointe de façade et "vendre" à la Russie un "paquet" de valeurs en échange de plusieurs milliards de dollars.
Cependant, une crise n’est pas à exclure.
Force est de relever que le président biélorusse est capable des démarches politiques les plus inattendues. Depuis quelques jours les dirigeants biélorusses amassent des ressources financières et ne semblent pas pressés de signer les documents fondateurs avec Gazprom. Le contrat concernant les livraisons de gaz russe à la république en 2007 et celui portant sur le transit n’existent pas encore. Alexandre Loukachenko pense peut-être que si un scandale gazier russo-biélorusse éclatait le 1er janvier 2007 il serait soutenu par l’Union européenne et les Etats-Unis. En janvier 2006, dans des conditions similaires Kiev avait bénéficié d’un appui médiatique massif de la part de l’Occident...
Minsk n’exclut pas qu’au printemps 2007 la Biélorussie soit contrainte de payer le gaz russe selon le prix européen moyen compte tenu du transport jusqu’à la frontière russo-biélorusse. Dans ce cas l’économie biélorusse serait durement frappée, mais elle supporterait néanmoins le choc financier. En tout cas, ce sera un nouveau chapitre dans les relations russo-biélorusses.
cf.
http://www.armees.com/Alexandre-Loukachenko-se-resignera-t-il-a-privatiser-les,12585.html
mais original sur Ria Novosti
26 décembre 2006 à 00:2212
la synthèse est presque prete, j'attends des nouvelles de Turquie,
en attendant cf. article, j'aime beaucoup les termes du titre ;-)
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Preuve d'amitié: l'Azerbaïdjan décide de livrer du gaz à la Géorgie (président géorgien)
21:57 | 25/ 12/ 2006
TBILISSI, 25 décembre - RIA Novosti. L'Azerbaïdjan a de nouveau prouvé être un ami de la Géorgie, a déclaré lundi le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, commentant notamment la décision de Bakou de livrer du gaz azerbaïdjanais en Géorgie.
"En dépit de toutes les difficultés, l'Azerbaïdjan fera tout pour que chaque famille géorgienne ait chaud cet hiver", a notamment dit M. Saakachvili, en s'adressant aux étudiants à l'Université de Tbilissi.
Selon le président géorgien, on a essayé d'appliquer une véritable "exécution énergétique" à la Géorgie, en lui proposant un prix bel et bien exorbitant pour le gaz.
"Il y a des personnes mal intentionnées à l'égard de la Géorgie, mais elle a aussi de vrais amis. En sauvegardant des relations telles qui existent entre la Géorgie et l'Azerbaïdjan, nous rendons fort le Caucase", est persuadé le président géorgien
26 décembre 2006 à 02:1313
Dépêche AFP qui semble clair mais tout évolue tellement vite...
MOSCOU (AFP) - Les négociations entre Gazprom et le Bélarus sur le prix du gaz dans l'impasse
Les négociations entre le géant gazier russe Gazprom et Minsk sur le prix du gaz livré au Bélarus "n'ont abouti à rien", a affirmé mardi le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov, sur la chaîne de télévision russe Vesti 24.
"A l'heure actuelle, les négociations sont déjà finies. Malheureusement, les négociations n'ont abouti, de fait, à rien", a déclaré M. Kouprianov.
"Il n'y a aucune raison de parler d'interruptions (possibles) des livraisons de gaz en Europe", a assuré le porte-parole.
Une heure plus tôt, Gazprom avait annoncé être prêt à proposer du gaz au Bélarus à 110 dollars les 1.000 m3 à partir de 2007, soit beaucoup moins que les 200 dollars jusque là réclamés par Moscou.
"Si, jusqu'à présent, nous voulions augmenter le prix du gaz à 200 dollars, nous sommes aujourd'hui prêts à étudier la question de l'augmenter à 110 dollars seulement", avait déclaré à l'AFP M. Kouprianov.
Lundi, Gazprom avait accusé Minsk, qui refuse d'accepter une hausse du prix du gaz réclamée par Moscou, d'avoir une position "irresponsable" qui met en danger l'approvisionnement en énergie du Bélarus.
Selon Gazprom, le Bélarus souhaite acheter du gaz russe à environ 40 dollars les 1.000 m3 pour la population et à 54 dollars pour les industriels.
De leur côté, les Russes voulaient augmenter le prix du gaz à Minsk, qui paie actuellement 46,68 dollars les 1.000 m3, à environ 200 dollars.
Gazprom et le Bélarus ont jusqu'au 31 janvier pour trouver un terrain d'entente sur le prix du gaz et sur la conclusion d'un accord.
26 décembre 2006 à 13:3014
Attention donc "Beltransgaz achemine en Europe centrale de 7 à 8% des exportations russes de gaz." ...
la Russie veut faire rentrer l'UE dans la danse ..
26 décembre 2006 à 13:3315
Gazprom a indiqué ce matin que l'expérience ukrainienne a été prise en considération. Il a souligné que des réservations supplémentaires de gaz ont été accumulées dans la zone de stockage en allemagne et dans les pays baltes pour se prémunir contre les possibles coupures de gaz.
Les réserves seront-elles suffisantes si la crise venait a perdurer ?
26 décembre 2006 à 13:4516
En tout cas , personne ne peut en être sur et la pression s'exerce ainsi sur l'UE de manière détournée , pire c'est donc l'UE qui devrait forcer la Biélorussie à accepter le deal avec Gazprom sur société commune.
Diabolique , Mr Poutine , mais rusé , il est vrai ...
26 décembre 2006 à 13:4717
MOSCOU, 26 décembre - RIA Novosti. Gazprom a accepté le coût des actifs de Beltransgaz fixé à 5 milliards de dollars et accédé à tous les désirs de la Biélorussie relativement aux livraisons de gaz, a annoncé le chef du géant gazier Alexeï Miller, lors d'un entretien mardi avec le vice-premier ministre biélorusse, Vladimir Semachko.
"Compte tenu de nos relations de partenariat dans le secteur gazier, nous avons jugé possible d'accorder le régime le plus préférentiel à la Biélorussie. Nous sommes d'accord pour fixer la valeur de Beltransgaz à 5 milliards de dollars", a-t-il déclaré.
Cependant, à ses dires, "d'après l'évaluation effectuée partant des conditions de base actuellement en vigueur, son coût maximum est de 3,3 milliards de dollars".
26 décembre 2006 à 15:4918
je pense que Loukachenko va attendre que la russie lui coupe les robinets pour pouvoir sortir gagnant au niveau national (garant de l'indépendance nationale vis a vis de son voisin),puis en acceptant ensuite l'offre proposé aujourd'hui par gazprom a savoir $75 par 1,000 mètres cubes et pour le reste une participation de 50% dans Beltransgaz.
26 décembre 2006 à 16:1119
je viens egalement de regarder ... accord ces derniers jours avec l'Iran sur le pétrole ...
26 décembre 2006 à 16:23ceci explique cela
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Gazprom aurait-il peur de la concurrence de l'IRAN ... ?
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Tehran, Minsk agree to develop Iranian oilfield
TEHRAN, Dec. 24 (Mehr News Agency) — Oil Minister Kazem Vaziri-Hamaneh on Sunday announced Iran-Belarus agreement on the development of an Iranian oilfield. "During our recent visit to Belarus, we came to an agreement to develop Jofeir Oilfield, southern Iran," the senior official said.
Hamaneh noted that a Belarusian oil delegation will visit Iran late February to prepare the Master Development Plan (MDP) on the field.
The managing director of Belarusian state oil company Belarusneft will head the delegation, he added.
26 décembre 2006 à 16:25According to the official, Tehran and Minsk have previously reached the agreement on the development of the field during a recent trip by the Belarusian first deputy prime minister to Iran.
He elaborated, "In previous talks, a memorandum of understanding (MOU) was signed for the development of two Iranian oilfields. Oil officials of Belarus conducted studies on the fields, and a final agreement was reached on Jofeir Oilfield."
He added that Belarus is currently studying methods to finance the project. "Talks on this issue are expected to come to a result within the next couple of months," he stated.
Hamaneh arrived in Minsk last Thursday on a two-day visit and meanwhile discussed with the Belarusian officials including the prime minister about the avenues for the exploration of mutual energy cooperation.
On December 22, Interfax news agency quoted Belarusneft's deputy general director for geology as saying, "Iran has proposed we analyze an oilfield," adding, "We have partially studied them and selected the one seeming to be the most promising from our point of view."
Located in Iran-Iraq border, Jofeir Oilfield will produce 30,000 barrels per day (bpd) of crude oil based on initial estimations.
According to the Iranian Students News Agency (ISNA), the National Iranian Oil Company (NIOC) already held negotiations with India Oil and Natural Gas Corporation Limited (ONGC) over the development of the field.
In return for buying 2.5 million tons of liquefied natural gas (LNG) from Iran, India agreed to implement the expected production of 30,000 bpd crude from the field.
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MINSK - Le Bélarus ne permettra pas le transit du gaz naturel russe par son territoire vers l'Union européenne en l'absence d'un accord avec Moscou sur les prix du gaz livré aux Bélarusses, a déclaré jeudi le Premier ministre bélarusse Serguei Sidorski.
28 décembre 2006 à 22:0422
de nouveau fidèle au post,
en tout état de cause , si on regarde une carte, après la Biélorussie, il ya la Pologne .. qui elle aussi est en conflit avec la Russie sur les tarifs du gaz et egalement sur la mise en oeuvre du Gazoduc à travers la Baltique.
la fin des pbs n'est pas pour demain ..
29 décembre 2006 à 20:1823
Conséquence également de la taxe imposé par moscou a partir du 1er janvier :
"Belneftekhim a suspendu les contrats des compagnies pétrolières russes pour la fourniture de pétrole brut en Biélorussie en raison de la non rentabilité de ces achats," l'agence de presse bélarus BelTA citant Alexander Borovsky de Belneftekhim
Le pétrole brut russe fournit en 2006 aux raffineries biélorusses sont estimés à peu près a 20 millions de tonnes.
30 décembre 2006 à 14:1524
la pression s'accentue, car même s'il y a eu accord sur le pétrole avec l'Iran ... les livraisons ne sont peut etre pas pour demaine.
Cela me rappelle vraiment l'année dernière avec l'Ukraine ... ou à 12 h le 1 er janvier j'étais encore en train de traduire un article en anglais de Ria Novosti ...
30 décembre 2006 à 14:2225
"Cela me rappelle vraiment l'année dernière avec l'Ukraine".Reste quand même que la biélorussie n'est pas aussi important que son voisin côté transit, et que seul la pologne et un dégré moindre l'allemagne seront directement touchés par des coupures.
Seulement 5 % du gaz russe transporté de la Russie vers les pays membres de l'Union européenne transitent par la Biélorussie, les autres 20 % sont acheminés via l'Ukraine
30 décembre 2006 à 14:5926
ceci explique d'ailleurs cela , car la Pologne est loin de s'entendre avec la Russie et s'alarme de la mise en oeuvre du gazoduc sous la Baltique.
Quant à l'Allemagne, Schroeder est un grand ami de Poutine.
La Russie chercherait-elle même à faire 2 pierres / 2 coups avec Bielorussie et Pologne , qui sait ?
30 décembre 2006 à 15:1027
sur la Pologne,
cf.
La Pologne menace de bloquer l'accord UE-Russie
30 décembre 2006 à 15:1228
Gazprom a annoncé samedi se préparer à un "scénario critique" dans la crise avec Minsk et a envoyé des experts le long du gazoduc au Bélarus, à deux jours de la fin de l'ultimatum lancé par Moscou qui serait, faute d'accord, synonyme de coupure du gaz. "La manière dont se déroulent les négociations nous poussent à nous préparer à un scénario critique", a déclaré le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov. Signe que la menace agitée par les Bélarusses de détourner du gaz destiné aux Européens est prise au sérieux à Moscou, Gazprom a indiqué avoir envoyé des "observateurs (...) pour contrôler" la situation. "Nous avons également des experts indépendants internationaux pour le contrôle des volumes de gaz transitant par le territoire bélarusse", a souligné M. Kouprianov sans préciser s'il s'agissait d'experts européens
30 décembre 2006 à 17:4129
hum...
MINSK - Le gouvernement bélarusse a trouvé un accord avec Gazprom sur le prix du gaz livré au Bélarus, a déclaré samedi soir à l'AFP son porte-parole, Alexandre Timochenko, mais Gazprom parle de déclarations "prématurées".
30 décembre 2006 à 20:0130
méfiance ...
les annonces font très certainement partie du jeu.
Par contre il est clair que cela ne devrait gener qu'Allemagne, Pologne et Lituanie
En ce qui concerne l'Allemagne; cette dernière a d'ores et déjà informé qu'elle avait des stocks . En tout état de cause Schroeder a du informer le gouvernement d'en faire au cas ou depuis longtemps.
De plus, à partir du 1er janvier Gazprom devient le sponsor officile d'un important club de foot allemand ... la coupure d'appro tomberait mal
par contre la coupure de la Pologne interesse bigrement Poutine.
Reste la Lituanie .
30 décembre 2006 à 21:0131
Gazprom dément avoir conclu un accord sur le prix avec Minsk
31 décembre 2006 à 00:34MOSCOU (REUTERS) - Le géant gazier russe Gazprom a démenti samedi avoir conclu avec Minsk un accord portant sur la livraison de gaz à la Biélorussie au prix de 100 dollars par 1.000 m3 en 2007.
""Nous démentons nous être mis d'accord sur ce prix ainsi que bien d'autres choses dites à la conférence de presse à Minsk. Malheureusement, je ne peux pas dire que nous nous approchions d'un accord"", a dit à Reuters Sergueï Koupriyanov, porte-parole de Gazprom.
Publié le: 30/12/2006 à 20:18:24 GMT
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Réponse Biélorusse...
Le Bélarus a imposé depuis le 1er janvier une nouvelle taxe sur le transit de pétrole russe par cette ex-république soviétique, a déclaré mercredi à l'AFP Alexandre Timochenko, porte-parole du Premier ministre bélarusse.
"Le gouvernement du Bélarus a pris la décision d'imposer depuis le 1er janvier 2007 une taxe sur le transport de pétrole russe par les oléoducs passant par le territoire du Bélarus. Elle s'élève à 45 dollars la tonne", a déclaré M.Timochenko, porte-parole du Premier ministre bélarusse Sergueï Sidorski.
03 janvier 2007 à 19:3133
Ca bouge beaucoup de part et d'autre , je fais la synthèse tout à l'heure
03 janvier 2007 à 20:16Ajoutez un commentaire
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