Alors que le prix du baril a encore battu un nouveau record historique, puisque s'établissant désormais au delà de 75 dollars, les ministres des Finances des pays les plus riches de la planète ont entamé vendredi à Washington une réunion consacrée notamment aux inquiétudes liées à la flambée des cours.
Pour rappel, en milieu de semaine, le ministre français de l'économie T.Breton, avait déclaré qu'il allait proposer à la présente réunion du G7 de "renforcer les capacités de stockage et de raffinage" pour faire face à la hausse du prix du pétrole.
1 – La flambée du pétrole au coeur de la réunion du G7
Les ministres des Finances des pays membres du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) se sont retrouvés vendredi à Washington pour une réunion consacrée en majeure partie aux inquiétudes liées à la flambée actuelle du baril.
Le ministre français de l'Economie et des Finances Thierry Breton a estimé vendredi matin que "la moitié de la réunion" serait probablement consacrée aux problèmes énergétiques. Mercredi dernier, il avait déclaré dans la presse qu'il allait proposer à la prochaine réunion des ministres des Finances du G7 de "renforcer les capacités de stockage et de raffinage" pour faire face à la hausse du prix du pétrole. Le ministre s'est en effet fait mandater par le G7, avec son homologue britannique Gordon Brown, pour plaider auprès des pays producteurs la création de stocks de pétrole permettant de "limiter les effets spéculatifs". Selon lui, la nécessité d'avoir des stocks ne fait aucun doute en vue de gommer les risques terroristes escomptés ou les effets climatiques qui pèsent sur les cours.
M. Breton dit "plaider pour la création d'une marge de sécurité plus importante entre l'offre et la demande, de manière à atténuer l'effet spéculatif des chocs extérieurs". En dehors du renforcement des capacités de stockage et de raffinage, il propose d'aider la production à réagir rapidement aux phénomènes spéculatifs, cela étant néanmoins synonyme pour lui d'investissements importants. M. Breton se dit en effet convaincu de la nécessité, pour les entreprises pétrolières, d'investir une part importante de leurs résultats dans les capacités de production, de raffinage et de recherche et développement dans les énergies alternatives.
Dans le projet de communique final, les membres des gouvernements des pays constitutifs du G7 soulignent les "risques" pour la croissance économique mondiale posée par la hausse des prix du pétrole qui volent de record en record. "La forte croissance économique mondiale continue dans sa quatrième année et les perspectives restent favorables", soulignent les représentants des Etats-Unis, du Canada, du Japon, de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Italie, selon le texte, qui doit être officialisé plus tard dans la soirée. "Toutefois, des risques demeurent liés à l'évolution sur les marchés pétroliers, aux déséquilibres mondiaux et au protectionnisme croissant", ajoutent les ministres.
Fait quasi exceptionnel, un dîner réunira ensuite la Chine et trois pays producteurs de pétrole, la Russie, l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis, signe de l'importance accordée par le G7 à ce dossier.
Les cours du brut ont franchi en fin de journée à New York la barre des 75 dollars pour la première foi. La réunion du forum des pays riches se tient comme à l'accoutumée avant les assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale prévues samedi et dimanche à Washington.
2 – Le pétrole clôture au delà d'un niveau record à 75 dollars
Le pétrole a clôturé pour la première fois au-dessus de 75 dollars vendredi à New York, compte-tenu de la tension croissante entre Iran, USA et Russie sur le dossier du nucléaire iranien et les risques de pénurie d'essence aux Etats-Unis qui poussent également à la spéculation. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juin a terminé en hausse de 1,48 dollars à 75,17 dollars. Il est monté en séance jusqu'à 75,35 dollars, un record historique depuis le début de sa cotation à New York en 1983. A Londres, le Brent de la mer du Nord pour livraison en juin est monté jusqu'à 74,78 dollars, constituant ainsi également un record historique.
3 – Les raisons de la flambée
La possibilité d'une confrontation militaire entre l'Iran et les Etats-Unis est une des principales sources d'inquiétudes des marchés. Même si Téhéran assure enrichir l'uranium à des fins civiles, les pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, affirment que le pays a des intentions militaires. Washington a même indiqué ces derniers jours qu'il n'écartait pas d'attaquer militairement l'Iran. Téhéran pourrait riposter à toute sanction prise à son encontre en interrompant ses exportations -2,7 millions de barils par jour - ou en bloquant le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic pétrolier.
Mais le marché reste également préoccupé par les interruptions de production au Nigeria, provoquées par les violences de rebelles, et fait nouveau, par le spectre d'une nouvelle saison des ouragans très active dans le Golfe du Mexique alors que Shell vient d'annoncer la reprise de la production dans cette zone, d'une plate-forme pétrolière d'importance majeure endommagée par Katrina.
De plus, les courtiers sont entièrement persuadés que la demande chinoise de pétrole ne disparaîtra pas. La vigueur des besoins d'approvisionnements en or noir de la Chine est en effet un des principaux facteurs de flambée des prix ces dernières années. Le marché pétrolier est loin d'envisager la fin de la forte croissance économique mondiale, il est par ailleurs sceptique quant au fait que l'offre de pétrole puisse suivre la croissance de la demande.
Le marché s'inquiète également des risques d'une pénurie d'essence aux Etats-Unis, où les stocks de carburant sont inférieurs de 4,6% à leur niveau de l'an dernier. L'entrée en vigueur de nouvelles normes sur la composition de l'essence, qui prévoient l'utilisation de l'éthanol comme additif, et non plus du MTBE, jugé trop polluant risque de diminuer les volumes disponibles, alors que les grands déplacements estivaux devraient logiquement augmenter compte-tenu de la saison estivale.
4 – Iran : le climat est on ne peut plus explosif
Les Etats-Unis ont appelé vendredi la communauté internationale, notamment la Russie, à appliquer un embargo sur les ventes d'armes à l'Iran, dans l'éventualité ou Téhéran ne renoncerait pas à son programme d'armement nucléaire. "Nous pensons qu'il est temps que les pays fassent pression sur l'Iran", a dit le sous-secrétaire d'Etat américain Nicholas Burns en s'adressant aux journalistes.
Selon les USA, il est important que les pays interdisent l'utilisation, l'exportation d'une technologie que l'Iran peut utiliser pour développer son programme nucléaire. De ce fait, le gouvernement Bush estime comme très important que des pays comme la Russie, par exemple, gèlent leurs ventes d'armes prévues en Iran.
Cependant, la Russie et la Chine restent toujours pour leur part réticents à accepter des sanctions de l'Onu à l'encontre de l'Iran bien que ce pays continue à défier la communauté internationale. La Russie s'est même catégoriquement opposée à une opération militaire pour régler la crise du programme nucléaire iranien, a déclaré vendredi à Moscou le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Kisliak. Moscou estime qu'un conflit armé est inacceptable et qu'il est impossible de régler le régime de non-prolifération de l'Iran par des moyens militaires, a déclaré Sergueï Kisliak lors d'une conférence sur la sécurité énergétique.
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6 Commentaires
1
Le sommet du G8 à Saint-Pétersbourg pourrait aider à stabiliser les cours du pétrole
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21/04/2006 22:03 WASHINGTON, 21 avril - RIA Novosti. Le ministre russe des Finances Alexeï Koudrine estime que le sommet du G8 de Saint-Pétersbourg permettra d'aider à stabiliser, à terme, les cours du pétrole.
"Nous voulons que la présidence ruse au G8 cette année s'achève par un résultat précis et je suis sûr que des résultats seront obtenus sur tous les axes et qu'il y aura dans le monde davantage de compréhension sur les questions énergétiques", a déclaré Koudrine lors d'une conférence de presse à Washington.
Le ministre russe a exprimé l'espoir que le sommet du G8 permettrait d'atteindre un résultat sous forme de nouveaux standards en matière d'énergie, ce qui garantira une meilleure compréhension mutuelle.
"Ces décisions influeront à terme sur la stabilisation des prix du pétrole", a noté Alexeï Koudrine.
Pourtant, il ne faut perdre de vue des aspects politiques qui pourraient apporter des correctifs à ces plans, a averti le ministre russe.
22 avril 2006 à 01:582
Au moins , cela a le merite d'etre clair et honnete !!!
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N'importe quelle évolution de la situation en Iran arrange la Russie (expert)
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21/04/2006 21:05 MOSCOU, 21 avril - RIA Novosti. N'importe quelle évolution de la situation en Iran arrangera la Russie, même la solution musclée, car cela fera monter les prix des hydrocarbures russes, a déclaré vendredi à Moscou Vladimir Orlov, directeur du Centre d'études politiques.
Cette position permet à la Russie, mieux qu'aux autres, de garder son sang-froid, a-t-il déclaré lors de la conférence internationale consacrée au prochain sommet du G8 et aux problèmes de la sécurité.
Une situation contradictoire se crée autour de l'Iran, a fait remarquer l'expert. "Il est impossible de priver tel ou tel pays de ses droits légitimes. L'Iran a le droit de développer le nucléaire civil, ses technologies et ses recherches. Mais, d'un autre côté, il nous a beaucoup trompés, parfois pour des détails, et d'autres fois sérieusement, mais nous savons qu'il a depuis longtemps son propre programme nucléaire", a ajouté Vladimir Orlov.
Pour le moment, a-t-il fait remarquer, "personne au niveau de l'AIEA n'a répondu par l'affirmative à la question de savoir si l'Iran est prêt ou non à se doter de l'arme nucléaire". De l'avis de Vladimir Orlov, cela ne signifie pas que la communauté internationale doit interdire à l'Iran de développer le nucléaire civil.
"Quelle que soit la tournure des événements, le droit de l'Iran au programme nucléaire civil doit être confirmé. Mais la transparence est absolument nécessaire", a souligné le directeur du Centre.
Selon l'expert, il faut prendre des mesures de contrôle supplémentaires concernant le programme nucléaire antérieur, car il y a des questions embrouillées. "Puisque l'Iran n'a pas été franc, la transparence de sa part est encore plus nécessaire que de la part des autres Etats", a indiqué Vladimir Orlov.
L'Iran doit suspendre tous ses travaux d'enrichissement de l'uranium, mais, en même temps, il doit recevoir des garanties de sécurité de la part de la communauté internationale, estime Vladimir Orlov.
22 avril 2006 à 02:003
La hausse des prix des hydrocarbures qui comptent pour 82% des exportations de l’Algérie, devrait permettre au gouvernement algérien de financer les réformes économiques du pays.
Source : algerie-dz.com
23 avril 2006 à 02:34D’après El Watan
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Je voudrais savoir la situation du deficit commercial marocain avec cette flambee du petrole
01 mai 2006 à 19:095
Effectivement , elle est tres importante ,, je retrouve l'info et vous la donne , je dois l'avoir dans mes tablettes ... mais ne l'est pas publie de peur de provoquer des réactions un peux excessives de part et d'autres ...
01 mai 2006 à 20:066
je voudrait savoir sur l'importance du pétrole dans l'économie marcaine
24 juin 2006 à 04:06Ajoutez un commentaire
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