A l’heure d’une nouvelle flambée du pétrole, le charbon pourrait devenir une ressource très appréciée, tant à l’état brut qu’avec de nouveaux procédés de liquéfaction, lesquels pourraient même permettre à terme de faire rouler nos "chères" automobiles !
Une première tranche de liquéfaction de charbon, permettant de produire 20 000 barils par jour de carburant automobile, devrait démarrer en juillet 2008 en Chine à Shenhua (Mongolie intérieure) sous l’égide de China Shenhua Energy, premier producteur de charbon de Chine. D’autres projets plus ambitieux sont également annoncés en territoire chinois à l’horizon 2020.
L'agence américaine d'évaluation financière Standard & Poor's a relevé mercredi la note du Brésil. Le pays gouverné par le Président Lula est désormais classé parmi les pays sûrs pour les investisseurs internationaux, grâce à la plus grande "maturité" de ses institutions et de ses politiques.
Les turbulences financières qui affectent les marchés boursiers mondiaux auront "peu d'influence" sur le Brésil qui pourrait même en tirer profit, avait “prédit” quant à lui le ministre brésilien des Finances Guido Mantega en août 2007.
Alors que des manifestations anti-françaises ont éclaté samedi contre Carrefour pour protester contre l'attitude de la France à propos du Tibet et des Jeux Olympiques, José Luis Duran, président du directoire de l'enseigne déclare que la situation en Chine est prise "très au sérieux" par le groupe qu'il représente.
LVMH, le groupe de luxe de Bernard Arnault - un proche de Nicolas Sarkozy - semble lui aussi pris dans les turbulences.
Le premier constructeur automobile japonais - Toyota - a annoncé vendredi qu'il allait construire une deuxième usine en Inde. Elle sera voisine de celle déjà installée depuis 1997 à Bangalore, exploitée avec son partenaire local Kirloskar et dédiée notamment à la production du modèle "Corolla" et du minivan "Innova".
Coût de l'opération : un investissement total de 35 milliards de yens (226 millions d'euros), pour une ouverture prévue en 2010.
Alors que les ventes d'automobiles au Japon fléchissent, Toyota mise de plus en plus sur le potentiel de marché des pays émergents.
Certes, la grève de l’usine Renault/Dacia en Roumanie a pris fin. Mais ce mouvement hautement symbolique préfigure peut-être la fin d’une époque où les délocalisations semblaient être LA réponse à une maîtrise des coûts.
Désormais les choses changent … et les populations bougent, à tort ou à raison d’ailleurs.
Car dans un pays où 4x4 rutilants (je n’ai jamais vu autant d’Audi Q7 au m2 qu’à Bucarest) croisent quotidiennement vieilles R12/Dacia et charrettes en bois, le contraste est aussi saisissant que permanent.
Si les salaires des ouvriers roumains de Dacia sont maintes fois inférieurs à ceux de leurs collègues de l’Ouest de l’Europe, ils sont tout de même nettement supérieurs à ceux de leurs voisins, employés à l’usine d’à côté. Alors comment faire ? La solution n’est pas simple …
Renault a ouvert mercredi à Sao Paulo au Brésil son premier centre de design automobile en Amérique latine. Parmi les salariés : des locaux mais également des spécialistes argentins, colombiens et français.
Le centre vient renforcer le réseau de centre de design automobile qui comprend déjà les villes de Paris (Technocentre de Guyancourt), Barcelone, Séoul (Corée), Bombay (Inde) et Bucarest (Roumanie).
Le distributeur de produits de bricolage Castorama (Kingfisher) et le chimiste ICI (Akzo Nobel) ont été condamnés à une amende de près de 46 millions de zlotys (13 millions d'euros), pour entente illicite sur les prix en Pologne, a annoncé mardi l'Office à la concurrence (UOKiK).
Depuis 1997, Castorama a ouvert une trentaine de magasins en Pologne, enregistrant au premier trimestre 2006 une hausse annuelle de son chiffre d’affaires de 27,9%.
Nouvelle "défaite" et non des moindres pour le dollar.
Alors que les pays producteurs de pétrole menacent de plus en plus fortement de bouder le billet vert pour le règlement de leurs exportations, c’est au tour de la Chine de céder aux charmes de la monnaie européenne.
Selon une étude publiée lundi, les exportateurs de textile chinois sont de plus en plus nombreux à fixer leur prix dans des devises autres que le dollar pour limiter l'impact de l'affaiblissement du billet vert.
Orange, en tant que filiale de téléphonie mobile de France Télécom, est à la recherche d'acquisitions pour se développer en Afrique, dans la région du Golfe et en Asie.
L'opérateur serait notamment intéressé par l'Algérie et le Vietnam.
Nous ne redirons jamais assez que l'opérateur historique France telecom tente – semble-t-il avec quelques résistances – d'imposer la marque Orange pour l'ensemble de ses produits et services fixes, mobiles et internet. Le message aurait quelques difficultés à passer du côté de la presse, laquelle persiste à "réduire" le champ d'activités d'Orange à la partie mobile. Pourtant l'opérateur historique est un des tous premiers annonceurs de France. Le budget de rebranding étant même un des plus important budgets publicitaires depuis l'invention de la publicité.
Les pays émergents asiatiques verront leur croissance ralentir en 2008 et devront s'attaquer aux risques inflationnistes sous peine d'entrer dans une spirale de plus en plus difficile à maîtriser.
C'est le constat peu réjouissant que vient d'établir la Banque asiatique de développement (ADB).
Car, certes, si la région résiste bien à la crise des subprime, l'inflation semble s'être mis à galoper de manière bien inquiétante.
Elle pourrait ainsi atteindre son plus haut niveau depuis dix ans, constituant un risque majeur.
Souvenez-vous : il y a quelques jours à peine, nous annoncions la tenue d'une grève d'avertissement dans l'usine Dacia de Roumanie à Pitesti, laquelle produit les modèles de la gamme Logan.
L'avertissement n'ayant pas été visiblement suivi des aspects “positifs” escomptés par syndicats et salariés, ces derniers ont entamé lundi matin une grève illimitée pour réclamer une augmentation des salaires et des primes.
Désolée pour ceux qui comptaient sur les pays émergents tels que l'Inde et la Chine pour relancer l'économie en Europe et aux Etats-Unis : la croissance de la production industrielle en Inde a une nouvelle fois ralenti en janvier. Raisons principales d'une telle situation : des taux d'intérêt élevés qui compriment la consommation.
Des statistiques publiées mardi montrent en effet qu'une fois de plus, la troisième économie d'Asie décélère. Va -t-elle emporter d'autres pays dans son sillage ? That's the question ...
Renault et Nissan ont annoncé vendredi avoir signé un protocole d'accord avec le gouvernement de l'état indien du Tamil Nadu qui "confirme le développement" d'une usine automobile près de Chennai (ex-Madras), au sud-est de l'Inde.
Le projet comprend un complexe industriel de 270 hectares et une usine mécanique qui devrait entrer en service début 2010. Ce nouveau site de production fabriquera pour les deux constructeurs une gamme de véhicules pour le marché local et pour l'exportation.
Réalisme, ambition ou utopie ?
“La Russie va devenir le plus important marché automobile d'Europe dans les deux prochaines années” !
C'est ce qu'affirme Carlos Ghosn, le patron de Renault et Nissan dans une interview à un journal dominical suisse.
Les paris sont ouverts !
Alors que des récentes rumeurs faisaient état d'une eventuelle menace de l'armée indienne d'annuler sa commande de 197 hélicoptère à Eurocopter, filiale d'Eads, le porte-parole du ministère indien de la Défense, Sitanshu Kar a indiqué jeudi qu'à la suite de "plaintes" et d'allégations de "corruption" dans la presse sur cet appel d'offres remporté en février par Eurocopter, "le gouvernement avait décidé de l'annuler".
Comme ils l'avaient annoncé début octobre, les représentants de la zone euro se sont rendus mardi à Pékin pour aborder les questions monétaires avec les dirigeants chinois. Après Nicolas Sarkozy lundi ("Dans son propre intérêt, la Chine devrait accélérer l'appréciation du yuan vis-à-vis de l'euro"), le président de la BCE, celui de l'Eurogroupe et le commissaire européeen aux affaires économiques plaideront, à l'occasion du 10ème sommet annuel UE-Chine, en faveur d'un taux de change plus favorable au rééquilibrage des échanges commerciaux entre les deux zones économiques.
Le jeu en vaut apparemment la chandelle : le déficit commercial bilatéral se creuse au rythme inquiétant de 15 millions d'euros par heure, et après 128 milliards d'euros en 2006, devrait atteindre plus de 170 milliards d'euros en 2007. En ajoutant sa voix à celle des Etats-Unis, l'Europe espère augmenter la pression sur des dirigeants chinois à qui l'on reproche de maintenir le yuan à un niveau artificiellement bas dans le but de doper les exportations.
Le numéro deux mondial du commerce de détail a procédé à la création de deux sociétés, l'une de commerce de gros, Carrefour Wholesale Cash and Carry India Ltd, et l'autre destinée à la création d'une joint venture avec une société indienne, et dénommée Carrefour India Master Franchise Co Ltd. Cette dernière est donc destinée à trouver des partenaires nationaux afin de pouvoir s'implanter sur le territoire indien tout en créant des surfaces en franchise sous la marque Carrefour, fournies par la filiale de gros Carrefour Wholesale Cash and Carry India Ltd. Selon The Economic Times, trois partenaires potentiels indiens ont été trouvés, mais le choix final et la désignation ne devraient vraisemblablement pas intervenir avant le premier trimestre de l'année prochaine. Déjà installée en Inde au-travers d'un bureau d'achat depuis près de 20 ans, Carrefour entend bien profiter de la croissance du marché indien, mais surtout se montrer présent afin de tirer au mieux parti du potentiel de développement.
Après des mois de négociations infructueuses avec des partenaires locaux comme Reliance, Carrefour pourrait finalement se lancer seul en Inde dans une activité de vente en gros. C'est en tout cas ce que rapporte lundi un journal indien.
L'affaire est d'importance puisque qu'une classe moyenne estimée à des dizaines de millions de consommateurs dépenserait 300 milliards de dollars par an en Inde. Ce chiffre devrait doubler d'ici à 2015.
Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, serait en négociations – certes très discrètes - avec son homologue indien Eicher Motors dans le but de s'implanter sur le marché des véhicules utilitaires en Inde, rapporte le quotidien indien Business Standard, sans citer de source néanmoins.
Renault est déjà présent à l’international sur le marché des petits et véhicules utilitaires de petite et moyenne taille mais aimerait se renforcer surtout dans ce pays à fort potentiel.
L'homme d'affaires indien et patron de l'empire "Reliance", Mukesh Ambani, est devenu en début de semaine l'homme le plus riche de la planète, dépassant Bill Gates avec une fortune estimée désormais à 63,2 milliards de dollars. L’envolée à la bourse de Bombay des actions des trois grands groupes "Reliance Industries", "Reliance Petroleum" et ""Reliance Industrial Infrastructure Ltd"" lui a permis d’accéder à ce titre oh combien convoité. Mais rendons à César, ce qui appartient à César, c’est son père Dhirubhai Ambani qui a bâti ce véritable empire industriel.
Cependant, tout n’est pas rose pour Mukesh Ambanil, les petits commerçants indiens s’opposant désormais fortement aux géants de la grande distribution, étrangers tels que Wal-mart ou l’Allemand Métro, mais aussi locaux, comme la chaîne indienne Reliance Retails.
En 2004, la Chine était le premier importateur mondial d'acier. Trois ans plus tard, elle en est devenue le premier exportateur, avec 34 % de la production de la planète.
Une telle métamorphose a-t-elle emprunté les chemins de la concurrence déloyale ? Les aciéristes européens le pensent, qui travaillent depuis plusieurs mois à l'élaboration de plaintes officielles auprès de la Commission de Bruxelles, après le bond des exportations d'acier de la Chine vers l'Europe des Vingt-sept. Selon la Fédération européenne des industries de l'acier et du fer (Eurofer), ces exportations devraient doubler en 2007, à 10 millions de tonnes contre 5 millions en 2006 et un million seulement en 2005.
La Chine, mais aussi la Corée du Sud et Taïwan sont accusés de vendre leurs produits en acier en-dessous de leur prix de revient. "Des volumes massifs ont été vendus à perte sur le marché de l'Union européenne avec des marges de dumping de 40 %", affirme Eurofer, ajoutant que des milliers d'emploi seraient en péril. Les aciéristes européens ont donc demandé ce lundi à la Commission européenne d'imposer des taxes anti-dumping sur l'acier importé de Chine, de la Corée du Sud et de Taïwan.
Chacun connaît les fonds de pension, les fonds d'investissement (private equity) ou les fonds spéculatifs (hedge funds). En revanche, on en sait un peu moins sur les fonds dits souverains, en anglais "sovereign wealth funds" (SWF). Pourtant, ces véhicules d'investissement chargés de faire fructifier les gigantesques réserves de devises de certains pays (Chine, Russie, Norvège, émirats arabes, etc.) commencent à faire parler d'eux... et à faire peur. Les estimations restent approximatives et très hétérogènes : selon la banque Morgan Stanley ils pèseraient 2500 milliards de dollars, 3000 milliards selon Steffen Kern, de la Deutsche Bank, tandis qu'un rapport d'information du Sénat présenté jeudi par Jean Arthuis les évalue à 4000 milliards de dollars pour les seuls pays du Golfe, qui sont parmi les plus dynamiques dans ce domaine.
Surtout, les fonds souverains sont appelés à grossir encore de façon impressionnante : selon Steffen Kern, leur montant pourrait s'élever à 10 000 milliards de dollars en 2016, "sans compter les entreprises d'Etat qui peuvent être incluses dans cet ensemble". Morgan Stanley estime de son côté qu'avec un poids cumulé de 12 000 milliards de dollars en 2015, les fonds souverains seraient en mesure d'acheter toutes les entreprises cotées à Paris, Londres, Francfort, Madrid, Milan, Bruxelles et Lisbonne !
Quoi qu'en pensent les malheureux "mingongs", les investisseurs attirés par l'Asie pourront se frotter les mains en découvrant les chiffres que vient de publier le Bureau national des statistiques (BNS). Avec un PIB en hausse de 11,5% à la fin du 3ème trimestre, contre 11,9% au second, la croissance chinoise se poursuit à un rythme effréné. Elle devrait croître en 2007 à un rythme jamais vu depuis 1993 et la Chine se rapprocher de l'Allemagne, troisième puissance économique mondiale. Pour la première fois, la contribution de la Chine à la croissance mondiale devrait même excéder cette année celle des Etats-Unis.
De tels résultats ne peuvent que satisfaire les dirigeants chinois, dont l'un des buts affichés est la poursuite de la croissance. Le président Hu Jintao a encore rappelé la semaine dernière, lors du 17ème congrès du parti communiste chinois, que l'objectif était " de quadrupler en 2020 le produit intérieur brut par habitant par rapport à 2000".
"L'industrialisation, l'urbanisation et la puissance globale du secteur manufacturier sont les trois moteurs qui continuent de pousser cette croissance très élevée", souligne Chen Xingdong, chef économiste chez BNP Paribas Peregrine à Pékin. Mais ces moteurs en état de quasi-surchauffe ne vont pas sans poser d'épineux problèmes.
L'environnement est une préoccupation de riches, c'est bien connu. Et la Chine n'est qu'un pays "émergent", pour reprendre une terminologie à la mode. Faut-il pour autant trouver naturel que l'Europe et la Banque mondiale viennent financièrement en aide à l'empire du Milieu pour l'aider à dépolluer ses fleuves ? On vient en effet d'apprendre que l'Union européenne et la Banque mondiale lancent une campagne de nettoyage du Fleuve Jaune (Huang He) au Nord et du Fleuve Bleu (Yang Tse) au Sud. Ce programme quinquennal, dont le coût est estimé à 175 millions d'euros, comprend des politiques environnementales visant à réduire la pollution industrielle et humaine le long du Fleuve Jaune, notamment à hauteur des provinces du Henan, de Shanxi et de Shaanxi.
Les fonds consacrés à ce programme (dont la moitié seront prêtés par la Banque mondiale) serviront également à payer des employés dans les provinces du Yunnan, de Ghuizou et de Hubai pour planter des arbres le long du Yang Tse. Après des années de croissance économique débridée, les cours d'eau chinois, en particulier les grands fleuves, ont atteint un niveau de pollution critique, pour ne pas dire catastrophique.

La cour suprême du Pakistan a autorisé l'actuel
président du pays à se présenter à l'élection présidentielle du 6 octobre tout en étant chef des armées, ce qui a donné lieu à de violentes échauffourées
entre la police et les avocats qui contestent la décision. La
Constitution affirme que tout citoyen qui occupe des fonctions officielles doit
attendre deux ans avant de pouvoir se présenter à une élection, alors que les partisans de Musharraf indiquent que cette loi ne s'applique pas à l'actuel
président. Dans cet environnement politique instable, la
décision de la cour suprême vise à éviter une crise
constitutionnelle qui pourrait entraîner l'imposition de la loi
martiale. Les députés de l'opposition menacent néanmoins de démissionner, ce
qui risque de bloquer l'élection car le Parlement élit le président.
Au Pakistan, les partisans de la démocratie sont les milieux progressistes, journaliste et avocats notamment, qui ne veulent plus voir le pays dirigé par des militaires. D'un autre côté, le Président Musharraf ne bénéficie pas d'une base politique solide et sa principale force est de diriger l'armée, poste qu'il propose néanmoins de quitter s'il est élu président. Mais au delà des ambitions personnelles du Président, se pose la question des alternatives politiques si Musharraf devait quitter le pouvoir.
A l'heure où la Chine est montrée du doigt, suite à ses manquements envers les normes de fabrication américaines, lesquels affectent directement la production de jouets, notamment de Mattel, le photographe Samuel Bollendorf nous offre une vision très peu idyllique du nouveau miracle chinois.
Son reportage, présenté au Festival International du Photojournalisme à Perpignan s'intitule “A marche forcée” ... à juste titre.

Le dernier chiffre de production industrielle en Inde témoigne d'un atterrissage en douceur de l'économie. En juillet, la production industrielle a crû de 7.1% par rapport au même mois de l'année précédente, alors que le secteur a régulièrement enregistré des taux de croissance supérieurs à 10% au cours des dernières années. L'industrie représente un quart de l'activité en Inde, et son ralentissement, dû à l'effet conjugué de la hausse des taux d'intérêts et de l'appréciation du change, pourrait ralentir la croissance du PIB à un niveau proche de 8.5%, contre plus de 9% lors des deux dernières années.
L'industrie représente un enjeu important dans la mesure où le pays a connu un processus de développement particulier centré sur le secteur des services, lequel présente l'inconvénient de créer relativement peu d'emplois. Or, les facteurs démographiques impliquent que la population en âge de travailler va croître fortement au cours des prochaines décennies. Par ailleurs, le développement économique verra la part de l'emploi agricole diminuer, alors que celui-ci représente encore plus de 50% de l'emploi total. Seule l'industrie est en mesure d'absorber une main d'oeuvre dont les qualifications se distinguent nettement de celles des ingénieurs informaticiens et banquiers d'affaires diplômés des prestigieux instituts de technologie et de management. Ces derniers, employés dans les secteurs de l'informatique et de la finance, représentent une exception dans un pays de plus d'un milliard d'habitants où la pauvreté continue d'affecter la majorité.
L'atterrissage en douceur de l'économie relève d'une stratégie de la Reserve Bank of India et du gouvernement dont l'objectif est d'une part de maintenir l'inflation en dessous de 5% et d'autre part de limiter l'accroissement des inégalités qui sont coûteuses sur le plan électoral. En effet, la croissance de ces dernières années a eu lieu dans les régions relativement plus riches et a surtout bénéficié aux catégories de population les plus éduquées. Les performances récentes témoignent néanmoins d'un dynamisme extraordinaire qui a permis l'accroissement de la classe moyenne, dont la taille est estimée à près de 300 millions d'habitants. Les perspectives, qui tablent sur une croissance supérieure à 8% dans le moyen terme, permettront d'approfondir ce mouvement dont l'ampleur n'a pas échappé aux géants de la distribution Tesco et Wal-Mart.


Depuis son indépendance en 1991, le Kazakhstan a connu
deux phases de croissance totalement antinomiques. Après une
récession sévère de 1991 à 1999, l'ancienne république soviétique croît à plus de 10% par an
depuis 2000, un privilège réservé à un groupe très restreint de pays. Depuis lors, le Kazakhstan a plus que doublé sa production de pétrole et gaz. En 2006, il a produit 1.4 millions de barils/ jour, légèrement plus que l'Angola, et prévoit de produire autant que le Koweit dans moins d'une décennie. En outre, son potentiel est énorme dans les métaux ferreux, l’or, l’uranium et les
céréales.
Cette expansion économique s’est accompagnée d’un approfondissement
financier sans précédent dans l’histoire du développement économique. Selon les données du FMI, le volume du crédit
au secteur privé est passé de 10% du PIB en 2000 à plus de 60% en 2007. Malgré
le potentiel du pays, l'endettement si rapide de ses agents soulève des craintes. En
cas de crise économique, nombreux sont les ménages et les entrepreneurs qui ne pourraient rembourser leurs dettes, d'autant plus que les conditions d'occtroi de crédit se sont relâchées avec l'abondance de liquidités.
Les banques kazakhes sont d’autant plus fragiles que la financiarisation de l’économie s’est faite par endettement externe. Au premier trimestre 2007, la dette externe des banques est estimée par Moody’s à 40 milliards de dollars, soit la moitié de la dette externe du pays. Les banques kazakhes sont parmi les plus grands émetteurs de dette émergente et sont vulnérables aux tourmentes actuelles sur les marchés financiers. Si cette période d’instabilité venait à se prolonger, elles pourraient faire face à de sérieuses difficultés de refinancement, même si la banque centrale a déjà assuré qu'elle assumerait son rôle de prêteur en dernier ressort en puisant dans ses réserves de change.
Les pays émergents ont été relativement épargnés par les
turbulences qui affectent actuellement les marchés monétaires des deux côtés de
l’Atlantique. A tel point que l’agence de notation Moody’s a
« upgradé » le Brésil en pleine tempête. Il faut rappeler que le 7
août 2002, le FMI prêtait 30 milliards de dollars au Brésil, le plus important
plan de sauvetage de l’institution internationale. Que s’est-il passé
depuis ? Une période d’expansion sans précédent depuis le début des années
70. Les pays émergents y ont très fortement contribué, notamment les fameux
BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).
Une demie décennie de croissance élevée a permis aux pays émergents de réduire leur dette externe, accumuler des excédents externes et rééquilibrer les comptes publics. Les réserves de change agrégées des pays émergents dépassent actuellement les 4 trillions de dollars.
Au cours de cette demie décennie, le régime de taux d’intérêt faible en Europe, aux Etats-Unis et au Japon a accru la mobilité des capitaux. L’intérêt croissant des investisseurs internationaux pour les pays émergents a néanmoins un prix à payer. L’appréciation des monnaies émergentes affecte la compétitivité externe des industries exportatrices, et alimente à son tour des entrées de capitaux qui peuvent exacerber la vulnérabilité du pays récepteur.
La solidité actuelle des pays émergents face à la montée de l’aversion au risque est une preuve de leur bonne santé, mais l’optimisme doit être nuancé. L’effort à fournir en matière de formation du capital humain et d’investissement en infrastructures demeure gigantesque. Certains pays ont été plus sensibles que d’autres aux évolutions des marchés, en particulier la Hongrie, la Turquie, et la Roumanie, où l’épargne nationale est trop faible et le financement du développement repose excessivement sur les capitaux étrangers. Si l’instabilité financière venait à se transmettre à la sphère réelle, beaucoup plus de pays émergents seraient touchés.
Pierre & Vacances avait semble-t-il anticipé quelque peu le résultat des élections législatives au Maroc.
Tel Renault qui a récemment annoncé son projet de construction d'une usine dans le pays, le groupe Pierre & Vacances - numéro un européen des résidences de loisirs - s'apprête à lancer ""son offensive stratégique"" sur le Royaume chérifien, selon les termes mêmes d'un article paru vendredi dans les Echos.
Les investisseurs attendaient la nouvelle avec fébrilité, redoutant une remontée du courant islamiste au Maroc.
Signal positif pour l'économie, le plus ancien parti marocain, l'Istiqlal, a créé la surprise en arrivant largement en tête des élections législatives, avec 52 sièges, devançant de cinq sièges les islamistes, a annoncé samedi à Rabat le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa.
Les résultats définitifs seront officiellement proclamés dimanche.
Et encore une nouvelle "adhésion" au club que certains voudraient très fermé des pays dotés de l'énergie nucléaire civil.
La Thaïlande a l'intention de recruter quelque 200 experts pour la première centrale nucléaire civile qu'elle espère construire d'ici une dizaine d'années, a en effet indiqué lundi le Premier ministre.
Cela aurait pu être l'Algérie ... c'est le Maroc qui a été retenu au final.
Le constructeur Renault-Nissan va implanter une usine d'assemblage de voitures d'une capacité de 200.000 unités par an à Tanger.
La nouvelle publiée dès vendredi par plusieurs médias français a été annoncée officiellement samedi lors de la visite au Maroc du PDG du groupe français, Carlos Ghosn.


