Dans la vie, il n’y a pas de petit profit, c’est en tout cas ce qui semble être la nouvelle devise de Bercy.
Fort de ce postulat, la ministre de l'Économie Christine Lagarde présentera mercredi au Parlement le rapport sur les niches fiscales.
Les premiers avantages fiscaux visés pourraient bien être ceux concernant les mesures plutôt favorables liées aux investissements dans les départements et territoires d'outre-mer (DOM-TOM).
Eh bien voila, finalement les vendeurs ont réussi cette fois à maintenir la pression jusqu'au bout sans que l'on ait une annonce miraculeuse qui sort vers 21h40 (heure francaise) et qui fasse repartir le marché plein nord. En fait, on a plutot eu le contraire avec la dégradation de la note du monoliner de la Caisse d'Epargne et des Banques Populaires par Moody's. Inutile de préciser qu'après la baisse de 18% d'AMBAC hier, le marché US n'a pas du tout apprécié cette nouvelle ... Le S&P 500 (ci-contre) se rapproche dangereusement des 1300 points en-dessous desquels on va recommencer à tutoyer les plus-bas inaugurés en janvier 2008 (et que certains avaient juré de laisser derrière eux) ... Bien entendu, en Europe, on va payer les pots cassés de ce soir avec un gap d'ouverture maousse de chez maousse!
Selon la presse ibérique, les affrontements répétés entre les groupes de BTP français Eiffage et espagnol Sacyr seraient au coeur de discrètes négociations pour tenter de débloquer la situation avant le sommet-franco-espagnol de jeudi à Paris.
Alors que les procédures judiciaires entamées de part et d'autre suivent leur cours, des tractations auraient lieu entre les gouvernements français et espagnols.

George W. Bush devait présenter aujourd'hui un plan d'aide à l'immobilier. Le locataire de la Maison blanche devrait annoncer le gel -temporaire- des taux des emprunts immobiliers contractés par des propriétaires aujourd'hui endettés. Le plan a été élaboré en concertation avec des représentants des banques et des prêteurs. Plus d'un million d'emprunteurs seraient concernés, selon Washington.
Cela fait maintenant des lustres que d'innombrables forums et blogs sont consacrés à l'étude et au suivi de ce que l'on appelle communément la "bulle immobilière". Meme le SMG y a succombé avec le blog immobilier, mais on peut citer aussi la bulle immo ou immoboum pour se limiter aux plus connus. Dans le cadre de cette courte note, je voudrais vous inviter à réfléchir sur une idée semblant saugrenue de prime abord, mais qui pourrait permettre d'éclairer ce phénomène d'une manière moins manichéenne (genre "les banques sont méchantes et le libéralisme est l'oeuvre de Satan" facon Besancenot) qu'à l'accoutumée. Donc voila: Et si cette hausse planifiée du prix des actifs immobiliers n'était en fait qu'une intervention concertée des états faiblement exportateurs afin de s'assurer que le pouvoir d'achat des habitants soit dépensé majoritairement dans quelque chose de produit sur le territoire national et pas en "made in China" ?
Cette fois-ci, on peut raisonnablement penser que le coup de grace a été asséné pour l'indice FTSE EPRA des valeurs fortement liées aux secteurs immobilier et bancaire. En effet, la journée a commencé par un faible rebond mais s'est poursuivie par une déroute absolument spectaculaire, meme pour votre rédacteur qui parlait pourtant depuis des lustres d'une baisse de cet indice. Notons que le lien que j'indique plus haut renvoie à un tracker au 1/10ème, ne connaissant pas de site fournissant la cotation de l'indice (attention, l'EPRA fourni par Boursorama ne correspond pas à l'indice sur lequel vous pouvez vous positionner à l'aide des dérivés proposés par BNP et SG!).
Le cinquième distributeur français a annoncé hier vouloir procéder à des opérations de cessions immobilières pour un montant estimé à 650 millions d'euros, ces opérations visant à "mobiliser des ressources financières, à partir de ses actifs à maturité immobilière pour pouvoir investir à l'avenir de manière dynamique dans des projets fortement créateurs de valeur, en France et à l'étranger". Il est donc question de procéder à la distinction entre l'immobilier à maturité et les sites conservant un bon potentiel de développement.
Ces cessions devront se faire dans le cadre de partenariats avec des organismes de placement collectif dédié à l'immobilier, mais aussi par le renforcement de sa filiale à 60% Mercialys, sa société foncière de galeries commerciales. Cette opération ci se fera notamment par le biais de la reprise de galeries commerciales de 28 700m² pour un montant de 77,3 millions d'euros, sous forme d'actions nouvelles et pour 10 millions d'euros en numéraire. Situées dans l'Océan Indien, et appartenant pour le moment à sa filiale à 100%, Vindémia, les loyers générés ont été de 5,3 millions d'euros pour cette année.
Si on parle souvent de l'envolée du foncier et de l'immobilier, rares sont les fois où il est question du prix des terres agricoles ... et pourtant ... Leur prix continue d'augmenter en France, avec une hausse (hors vignobles) de 3,1% en 2006 par rapport à 2005, selon une étude du ministère de l'Agriculture publiée vendredi.
Signe des temps, oh combien symbolique ..
Suite à la crise politique en Belgique, le fabricant américain de jouets Hasbro qui produit le célèbre jeu Monopoly, pourrait bien renoncer à sa prochaine édition nationale belge, a indiqué vendredi sa filiale.
Si cet article pourrait aller tout droit alimenter une rubrique insolite du blog, il est tout de même significatif de l'impact sur l'économie et l'immobilier belge que pourrait avoir la crise actuelle.
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Dans mon court article cette après-midi, je m'interrogeais sur cette apparente énigme: comment 2 statistiques US décevantes pouvaient-elle propulser la cross EUR/JPY vers le haut ? Ce soir, il faudrait compléter cette question par celle portant sur un Nasdaq-100 qui dépasse un plus-haut annuel à 2070 points (et il reste scotché là depuis une heure) ? Car enfin, la journée a essentiellement été marquée à 10h (heure de NY) par l'indice du conference board sous le niveau psychologique des 100 points et les reventes de logements anciens en contraction plus ou moins en rapport avec les prévisions ... Alors tout de meme, alimenter un courant haussier avec cela, il faut de l'imagination ... à moins que ne fasse son retour la rengaine du "plus l'économie va mal, plus grandes sont les chances de voir la FED baisser ses taux la prochaine fois!". A ce rythme, on sera sous les 4% fin 2007!
Pour ce qui touche aux taux directeurs et à l'immobilier US, je vous renvoie à 2 articles récents qui me semblent très intéressants. Afin de mieux apréhender les ordres de grandeurs de sommes mises en jeu sur les marchés de taux, voir l'analyse de Roque sur Pro-AT. Quant à la situation de l'immobilier US, le graphique ci-dessus publié originellement sur le New-York Times est révélateur d'une bulle explosive ... Robert Shiller parle d'une correction à 50%, ce qui ne manquerait pas de nous plonger tous dans la récession!
Coté Wall Street, la dernière demi-heure de cotation a vu une ruée acheteuse sur le secteur technologique: la première explication qui me vient à l'esprit est que celui-ci représente le dernier bastion susceptible de bénéficier des effets de la baisse des taux fédéraux tout en restant peu corrélé aux problèmes conjoncturels ... Ca me parait faible pour justifier une cloture à 2076 points! Graphiquement, on constate une décroissance assez nette des volumes de transactions depuis le plus-haut de juillet (en rouge), et cette décroissance se retrouve dans le biseau ascendant bleu ainsi que d'une manière très marquée depuis le dépassement des 2050 points.
Commencons par préciser que la famille EPRA (=European Public Real-estate Association) comporte une floppée d'indices divers et variés et que celui que vous obtiendrez en tapant "epra" dans la barre de recherche de boursorama.com ne sera pas celui sur lequel vous pourrez vous positionner à l'aide des trackers ou warrants disponibles sur le marché ... Cette confusion a failli me couter cher au mois de juin, d'ailleurs! Du coup, étant dans l'impossibilité de faire une analyse technique de l'indice qui nous intéresse (puisque c'est celui sur lequel on peut spéculer), j'ai eu l'idée d'étudier le graphique du tracker 100% qui s'y rapporte (LU0192223062 - Mnémo: EEE); attention toutefois, sa valeur correspond à 1/10ème de celle de l'indice.
Le graphique ci-dessus correspond donc à l'évolution de ce tracker en unité de temps hebdomadaire; il est très facile de distinguer les 2 lignes de tendance encadrant les cours sur plusieurs années. Un retracement de Fibonacci du plus bas absolu au plus haut absolu lui aussi révèle ou se trouvent les paliers importants de l'indice: 2927, 2663, 2485 et 2286 points. Depuis quelques semaines, on oscille autour de l'avant-dernier palier, ce qui fait perdre de la valeur temps aux warrants adossés à l'indice qui évolue désormais sur la courbe basse des bandes de Bollinger ...
En unité de temps journalière, la situation est encore plus précise: après une descente à pic dans un étroit canal correspondant à la MM20, l'indice oscille désormais autour du niveau de Fibonacci à 2495 à l'intérieur d'un triangle presque symétrique dont la sortie déterminera l'orientation du sous-jacent pour le 4ème trimestre 2007. Il est à parier que la sortie de ce triangle se fasse lorsque la MM20 et la MM50 se couperont, c'est-à-dire d'ici quelques jours ... A ce propos, n'oublions pas la publication des ventes de logements neufs et anciens aux USA la semaine prochaine.
Les warrants sur cet indice présentent un spread (écart entre bid et ask) absolument délirant (parfois supérieur à 100% comme à la société générale avec le 1969S qui est un put 2200 points) à cause de la volatilité très forte (de l'ordre de 40%). Ils sont donc à déconseiller aux personnes anxieuses; par contre, les "baissiers tranquilles" se reporteront sur les certificats 3842B/3845B qui sont actuellement à prix bradé!
La veille du D-Day monétaire, qu'apprend-t-on dans les colonnes de nos sites d'informations financières ? Eh bien oui, la subprime crisis, ce n'est toujours pas fini, il y aurait de nouvelles secousses à craindre ... Mais lesquelles, me direz-vous ? Là encore, et contrairement aux interventions de certaines "élites", on n'a que l'embarras du choix pour trouver des secteurs fragilisés par la montagne de dettes accumulée en occident pendant l'ère Greenspan (j'utilise "occident" à dessein car je trouve injuste que l'on stigmatise, le terme est à la mode, les USA de cette facon alors que nous verrons pas plus tard que tout de suite que l'Europe n'est pas mieux lottie). Mais tout d'abord, un petit graphique de la première victime de cet état de fait: notre indice EPRA Eurozone qui a fini la journée sur le support oblique "de la dernière chance". Si ca casse, on ne sait pas jusqu'ou ca peut aller!
Ensuite, nous avons au menu rien de moins qu'un avis de tempète sur les banques espagnoles, ce magnifique pays ou les ratios d'endettement domestique ont crevé les plafonds depuis quelques années; est-ce là que s'est développé l'éphémère pret à 50 ans ?
En plat de résistance, on nous propose des craintes sur le marché automobile US (sans doute n'est-ce toujours pas de l'économie réelle ?) Remarquons toutefois que ceci était prévisible après un examen approfondi des statistiques de vendredi dernier (occultées par l'indice du Michigan considéré supérieur aux attentes alors qu'il était simplement en ligne): les ventes au détail ont grimpé de 0,3% selon le département du Commerce... mais hors automobiles, elles ont reculé de 0,4% -- alors qu'on attendait des hausses respectives de 0,6% et 0,2%, voir ici.
En garniture, nous avons toujours les craintes sur les découverts de carte de crédit titrisés en CDO ... Mais quand cet iceberg se décidera-t-il à devenir visible ? Peut-etre à la faveur de la publication des trimestriels des bancaires US cette semaine ?
Ne tombons pas dans la facilité en tirant sur l'ambulance Northern Rock; bien des journaux qui font leurs gros titres sur la déconfiture de ce préteur hypothécaire se sont montrés haussiers pendant des lustres ... Remarquons aussi le danger qui tourne autour des épargnants francais adeptes de l'assurance-vie multi-supports; et le fait est qu'il y en a beaucoup!
Terminons avec le maestro Greenspan qui fait la pub de son autobiographie: loin de s'attarder sur la "révélation" selon laquelle la guerre d'Irak était faite en grande partie pour le pétrole (quel scoop!), intéressons-nous plutot à ses idées selon lesquelles la poussée déflationniste de la mondialisation s'est pratiquement achevée; ceci permet d'introduire l'idée que les taux sont condamnés à grimper. Mais cela recoupe de facon très pertinente la théorie d'Edouard Carmignac exposée dès l'été!
Pierre & Vacances avait semble-t-il anticipé quelque peu le résultat des élections législatives au Maroc.
Tel Renault qui a récemment annoncé son projet de construction d'une usine dans le pays, le groupe Pierre & Vacances - numéro un européen des résidences de loisirs - s'apprête à lancer ""son offensive stratégique"" sur le Royaume chérifien, selon les termes mêmes d'un article paru vendredi dans les Echos.
L'indice immobilier européen EPRA (European Real Estate Association, yeah!) a fait le bonheur des baissiers cet été en particulier et depuis quelques mois en général; de nombreux posts en ont parlé, voir par exemple celui-ci, qui a le mérite de présenter un certain nombre de produits dérivés. Attention toutefois car ces dérivés ne portent pas exactement sur l'indice dont nous allons parler maintenant, et ce pour la simple raison que boursorama.com ne suit pas l'indice sous-jacent à ces memes dérivés (c'est bete mais c'est comme ca!) ...
Tout d'abord, il est indispensable de lire la situation "fondamentale" du marché; pour cela, les sites abondent. Par exemple, celui-ci ou celui-là ... Une analyse pertinente (par Roque de Pro-AT) est disponible ici.
Alors jetons maintenant un oeil sur l'indice en lui-meme; commencons par l'UT hebdo. Tout le monde constatera aisément que l'on sort de plus de 6 mois de baisse ininterrompue ... Et il y en a encore qui découvrent que l'immobilier est en crise! L'indice est maintenant revenu aux alentours de sa valorisation de l'an passé et sature logiquement à la baisse au sein d'un canal descendant qui n'est pas invalidé. Un biseau descendant s'était d'ailleurs formé sur le RSI hebdo, ce qui n'est jamais très bon signe ...
En journalier, la situation est plus compliquée, et j'ai essayé de présenter le maximum d'informations sur un meme graphique, de facon à ce que chaque lecteur puisse se faire sa propre idée. On retrouve le canal descendant en jaune et la saturation baissière post-16 aout. Ensuite, on observe 2 biseaux descendants successifs (qui peuvent passer pour un double bottom sauf que les points bas ne sont pas au meme niveau), suivis d'un troisième biseau ascendant en rouge dont la pointe est aujourd'hui au contact de l'oblique haute du canal descendant long-terme. Ce biseau ascendant est aussi visible sur le RSI; notons aussi que le MACD est au-dessus de sa ligne de signal, mais toujours en territoire négatif.
En gros, c'est maintenant que ca va se jouer ... Et la décision de J.C. Trichet du 6 septembre pourrait jouer un certain role. Quant aux news de l'immo US, on ne va pas tout ressasser!
La statistique du jour aux USA (celles de la zone Euro semblent vraiment compter pour du beurre, meme pour les possesseurs de PEA!) était l'indice de confiance du consommateur calculé par le Conference Board. A ce propos, observons une fois de plus la "petite divergence d'opinion" sur le résultat ici ("fort recul") et là ("superieur aux attentes"): forcément, l'un des deux aura raison! Pour l'investisseur individuel, le problème se réduit donc à deviner lequel des deux en temps utile ... Ceci étant, les choses se sont précipitées en fin de journée comme le montre le graphique disponible (entre autres) ici; en effet, le support CT situé aux alentours de 5530 avait résisté tant bien que mal jusque 16h (la baisse était acquise vu la cloture désastreuse hier soir à Wall Street après plusieurs séances de rebond sans volumes). Ce seuil des 5530 n'était pas innocent: il correspondait au dernier niveau permettant d'invalider la structure en étoile du soir déjà visible dès la cloture d'hier. Rappelons que dans cette configuration de retournement, la troisième bougie (noire) doit descendre au moins jusqu'au point médian de la première bougie blanche; un doji en seconde place renforce le mécanisme.
Conclusion (provisoire): le CAC est reparti à la baisse (comme prévu ici meme), prochain arret 5400 (pour tenter un double bottom, comme en mars 2007), voire un peu plus bas si besoin est. Rappelons notre petit scénario intitulé "les taux ne baisseront pas de sitot" qui reste malgré tout en phase de finition (tous les détails n'y sont pas, mais plus ca vient, plus les grandes lignes deviennent visibles) ...
Coté Wall Street (le seul qui compte vraiment), les nouvelles ne sont pas bonnes: l'immobilier va mal, ceci est avéré maintenant par des gens sérieux. Traduction: la crise des subprime mortgages (et bientot des mortgages tout court, Tom Cruise ou Bill Gates n'achetant pas à crédit) n'est pas finie, loin s'en faut! Du coup, Merrill Lynch lache ses petits copains et le Dow perd prise sous le poids du secteur bancaire en déroute. Ce soir, la cloture est tellement écarlate (mais toujours avec des volumes limités) que l'on ressort les bons vieux communiqués apaisants sur une inflexion de la FED ...
Notons que les premières défaillances en France (le pays ou les banquiers sont plus intelligents qu'aux USA parce qu'ils font du taux fixe) commencent à se faire sentir: les entreprises et les mises en chantier. Ne lachez donc surtout pas les protections sur les PEA! Renforcez éventuellement sous les 5300 points ...
Crédit image: Lithographie de J.-P. Luminet "le trou noir", disponible sur son site personnel.
La nouvelle était connue depuis un bout de temps, mais à part les initiés, personne n'avait les chiffres en main. Elle est néanmoins sortie cette après-midi de la bouche d'un sénateur démocrate, et brut de décoffrage, ca donne ceci: "1 à 3 millions d'Américains risqueraient d'etre expropriés", voir par exemple l'article du monde.fr. Dans le pays des propriétaires révé par Bush Jr., ca fait tout de meme un peu désordre ... Nèanmoins, les sites boursiers donnaient déjà des informations allant dans ce sens dès ce matin: par exemple, boursorama.com révélait que les saisies immobilières concernaient un foyer américain sur 112 en moyenne: un rapide calcul partant de 250 millions d'Américains avec des ménages de 4 personnes nous donnait environ 2.4 millions de saisies. La consommation US a des jours pénibles devant elle ... Bien entendu, les politiques nous expliquent que la crise reste sous controle; à ce niveau, on commence à avoir l'habitude!
Il y a plus grave: les marchés ne semblent avoir qu'une seule chose en tete: la baisse des Fed Funds. Comme si cela pouvait etre le miracle qui allait faire repartir la machine, un peu comme dans la période 1998-2002. Or, un document exceptionnel de clarté a été émis par une banque canadienne; on y explique à quel point la situation actuelle est différente, et en particulier pourquoi une baisse de taux directeurs ne pourrait pas vraiment changer la donne. Les Banques Centrales risquent bientot de se retrouver prises entre 2 feux: la stagflation et la déflation. Les "poids lourds" économiques mondiaux ne s'y trompent pas; une réunion a d'ailleurs eu lieu, en dehors de celle du G8 initialement désirée par Sarkozy (et on le comprend, il aurait au moins pu etre présent!) ...
Terminons cette note avec un mot sur Mr. Fukui, qui la nuit prochaine débattra avec les autres "sages" de la politique monétaire du Japon. Il semble acquis qu'un durcissement monétaire soit à l'ordre du jour de ce coté de la mappemonde ... Les cambistes ne s'y sont pas trompés en dénouant massivement les carry-trades ces dernières semaines!
A l'aube d'une semaine boursière que (presque) tout le monde espère placée sous le signe du rebond technique, voici soudain une succession de communiqués traitant de la crise subprime (encore elle!) et du marché européen de l'immobilier. C'est assez distrayant, et donc bien adapté à une lecture du dimanche après-midi.
- Ca commence avec un laius sur le fait que "l'immobilier francais n'est pas à l'abri de dommages collatéraux" (je cite l'article). En gros, il nous est expliqué que les banquiers camembert sont super-compétents par rapport aux idiots d'Américains qui n'y connaissent rien en matière de risque et qui ont fait du taux variable alors que nous, on fait du taux fixe, et ca, ca va marcher pour des prets de 30 ans au moins ... Le seul risque, c'est la contraction d'offre de crédit, à cause des Amérikins encore. Bien sur, les 25% d'inflation sur les prix alimentaires ont été pris en compte dans la simulation du crédit des smicards!
- Ensuite vient la sempiternelle ritournelle sur l'atterrissage en douceur, et sont pris comme modèles le Royaume-Uni et l'Espagne. Je ne sais pas combien d'entre vous sont allé en Andalousie récemment: moi j'y ai séjourné 2 mois en 2005 et j'y ai rencontré des universitaires qui ne dinaient pas pour pouvoir payer le crédit de la bicoque ... Enfin, je m'égare un peu: pour recentrer mon propos, je vous invite à comparer cet article de ce matin avec un autre, qui traite de la situation américaine, datant de fin 2005. Or qu'y lit-on ? Des "fondamentaux sains et solides pour l'immobilier US", on croirait presque du
Ally McBealChristine Lagarde dans le texte ... La National Association of Realtors (la FNAIM US) anticipait un soft landing ... en octobre 2005! - Lorsqu'on parle de fondamentaux, cela me fait toujours penser à la théorie de la réflexivité de George Soros, expliquée dans son livre difficile "l'alchimie de la finance". Dans cette théorie, le biais dominant modifie les fondamentaux dans la dernière étape du cycle réflexif, et crée ainsi un dernier sursaut haussier avant le krach final. Ceci pourrait etre un scénario possible pour nos banques qui ont joué avec le feu ...
Au final, je crois que ce scénario rassurant pour tout le monde, nommé "l'atterrissage en douceur", que l'on peut ranger aux cotés du pronostic "goldilocks" pour l'année 2007 (bizarrement, plus personne n'en parle depuis un moment!), n'est rien d'autre qu'un voeu pieux qui a autant de chances de se réaliser que n'importe quelle autre idée vaguement raisonnable. Dans le meilleur des cas, ces scénarii proviennent de modèles mathématiques tellement complexes qu'en général leurs utilisateurs sont bien incapables de s'assurer que l'on se trouve bien dans les conditions d'applications de certains théorèmes très non-linéaires. Ceci n'en augmente pas beaucoup les probabilités de réussite, excepté peut-etre à travers un effet moutonnant de "méthode Coué" ...
J'ai recu aujourd'hui un message intéressant dont la réponse (je crois) pourrait se révéler d'interet général. Voici une partie du texte (les identifiants sont bien sur retirés): "Je suis tombé sur ton blog suite à un de tes commentaires postés sur le blog finance à propos des trackers immobiliers. Je suis en effet depuis pas mal de temps l'actualité du marché immobiler, et comme beaucoup de gens, suis pénalisé par le sommet spéculatif qu'il a atteint. Or, il semblerait que le vent tourne et que la crise des subprimes ne soit que le début. Aussi, j'ai acheté un tracker 3842B qui progresse en fonction de la chute des valeurs mobilières. Au vu de ses performances, j'essaie d'avoir des infos sur d'autres trackers, en particulier sur les valeurs finance / assurance, mais je ne trouve que des trackers jouant la hausse de ces sous-jacents. Aurais-tu alors des conseils à me donner pour bien utiliser ces trackers dans un contexte baissier (on parle de vente à découvert je crois mais je ne connais pas bien le mécanisme) ?"
Tout d'abord, un vieux proverbe énonce que "les conseilleurs ne sont pas les payeurs". Moralité: toujours bien vérifier le contenu des conseils, surtout ceux qui concernent les soussous dans la popoche! Ensuite quelques mises au point:
- le 3842B n'est pas un tracker, c'est un certificat; c'est-à-dire un produit dérivé qui est beaucoup moins sensible à la "valeur temps" qu'un warrant. C'est donc un "100% Bear", donc un produit répliquant sans effet de levier la performance inverse de l'indice FTSE EPRA Eurozone des valeurs immobilières coté à Londres. Attention, il existe plusieurs indices EPRA, et le 3842B ne suit pas celui de boursorama ... (j'ai fait l'erreur moi-meme!)
- Il existe d'autres produits baissiers sur l'EPRA Eurozone, généralement émis par BNP Paribas. Le 3845B "bear spread" (appelé aussi flooré) qui évolue linéairement entre 2300 et 2100 points, ainsi que des put warrants à prix d'exercice 2900, 2300 et 1900 points (le put 2900 étant clairement hors d'usage!).
- La vente à découvert signifie que tu vends au SRD (Système à Règlement Différé, voir tout lexique bourse standard) un actif que tu ne possèdes pas dans l'espoir de pouvoir le racheter plus tard à un prix plus bas. Attention, cette technique a un cout car tu travailles à crédit et ce crédit n'est pas gratuit. Tu n'auras jamais la performance d'un dérivé baissier car ces derniers placent les liquidités obtenus lors des ventes à découvert au taux EONIA, ce que les particuliers font rarement.
- Pour ce qui est des produits baissiers, c'est un peu la portion congrue car rares sont les emetteurs qui ont envie de voir se propager l'idée parmi les petits porteurs que le marché peut vraiment baisser! Et on les comprend, ils font leur beurre en clamant haut et fort que la Bourse monte toujours! Tu as toujours la possibilité d'aller regarder les trackers (Avec ou sans effet levier, attention à ton choix!) émis récemment par la Société Générale: ils sont très bien fichus et sont admissibles au PEA au contraire des dérivés dont j'ai parlé précédemment.
Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de citer quelques coupures de presse généraliste, contenant bien sur les élucubrations de "spécialistes auto-proclamés" chargés de rassurer le bon peuple sur l'invulnérabilité de la France face aux dangers de l'immobilier surcoté! Voir par exemple ici et là ou la thèse fumeuse de "l'atterrissage en douceur", naguère en vogue aux USA est encore une fois mise en avant. Aux USA justement, le son de cloche est quelque peu différent ...
Décidemment, notre Président fraichement élu va avoir bien des embètements avec son crédit immobilier défiscalisé vu le pilonnage médiatique à propos de la correction boursière de ces derniers jours ... Désormais, plus un afficcionado de TF1 n'ignorera qu'il y a une crise immobilière outre-Atlantique qui (je cite la jolie blonde) "ne fait que commencer". Franchement, l'été est maussade, et pas seulement rapport à la météo; meme les ex-ministres (qui d'ailleurs ne se sont pas spécialement distingués par leur brio) critiquent à demi-mot la perfusion financière de la BCE la semaine dernière ...
Il est par ailleurs instructif de connaitre un peu plus précisément l'étendue des moyens d'action de notre BCE à nous, histoire eventuellement d'anticiper des situations extrèmes pendant lesquelles la presse à billets elle-meme serait mise en défaut ...
Certains voient en la crise actuelle une conséquence de la mondialisation au sens ou il devient réellement visible que tous les marchés de la planète sont interconnectés. Par contre, elle révèle aussi le role de pompier des Banques Centrales qui évitent que les taux de prets interbancaires ne grimpent vers des sommets himalayens ... Mais est-ce bien normal d'ainsi "sauver la peau" de ceux qui ont fauté à répétition sur des prets plus que discutables et n'ont pas hésité à contaminer via la titrisation de ces portefeuilles brulants ?
On termine en soulignant que les indices américains ne cloturent pas de manière particulièrement brillante ce soir ... Ce qui ne laisse rien présager de très bon pour demain. En tous cas, attention aux conséquences sur les statistiques US futures du serrage de boulons qui sera immanquablement effectué sur les crédits à venir.
Fin de semaine en pleine déroute pour l'indice phare de la place de Paris, le CAC 40 perd 3.13%, et termine à -2.67% en hebdomadaire. Essentiellement, les secteurs financiers et fonciers ont payé le plus lourd tribut, mais la déroute s'est propagée à d'autres valeurs, ceci pour des raisons que tous ceux qui ont assisté à la remontée en flèche de l'indice après la "mini-crise asiatique" du 28 février 2007 (on se souvient encore des interventions alarmistes à CNN et BBC World): une bonne partie des valorisations étaient basées sur des espoirs d'OPA toutes plus démentielles (en termes de liquidités mises en jeu) les unes que les autres ... Du coup, en période d'assèchement de crédit, les dites valorisations "parfaitement raisonnables" dévissent brutalement.
Graphiquement, la situation en données hebdomadaires est plutot moche: on a un marteau inversé avec une mèche super-longue ... Ce qui pourrait laisser présager un rebond à court terme. Toutefois la force baissière est importante car il faut remonter très loin pour voir 4 semaines de baisse non-stop précédées d'un doji. En conséquence, prudence de rigueur avant d'acheter le marché!
Le Yen nous a gratifiés d'un retour en force absolument spectaculaire aujourd'hui puisque la cross EUR-JPY est redescendue brièvement au-dessous des 160 durant le déjeuner, avant de remonter graduellement vers les 162. On rappelle qu'elle était vers les 165 il y a 3 jours à peine ... Voici un article intéressant à ce sujet.
Ce qui est en cause, à présent meme la presse généraliste en parle, c'est la crise des crédits consentis aux ménages américains à risque ... Mais en est-on vraiment bien sur ? Déjà hier, on mettait en avant le fait que certains prets consentis à la catégorie supérieure commencent à faire défaut (dans une proportion moins importante, bien sur).
A mon avis, ce qui pose problème, c'est l'opacité totale dans laquelle les institutions bancaires ainsi que leurs compères sociétés de titrisation de portefeuilles de crédits ont procédé ... Et à la différence du client lambda, raconter des salades aux actionnaires peut se révéler un jeu dangereux. Il est probable que cette crise assez importante apportera un surplus de transparence et d'encadrement "sérieux" de ces procédures, puisque désormais la SEC a décidé d'ouvrir les comptes des grandes banques de Wall Street. A quand l'AMF chez BNP et Axa ?
Dans une note précédente, je posais la question de la définition du "monétaire dynamique": quelqu'un m'a peut-etre entendu puisque la réponse est arrivée ici!
Le dahu est un animal à la morphologie assez amusante, car ses pattes droites et gauches sont de longueur inégale ... ce qui le rend particulièrement bien adapté aux milieux montagneux. D'un naturel plutot discret, l'animal se fait rare et ainsi, des clubs se sont créés pour l'observer voire le chasser.
Quel rapport entre le dahu et l'actualité boursière d'aujourd'hui ? Eh bien, c'est simple ... Aujourd'hui, la crise immobilière américaine et son meilleur copain le subprime mortgage sont devenu des dahus aux yeux des investisseurs!
Finies les angoisses des petits joueurs qui soldent leurs carry-trades, ou bien les sous-pondérations des foncières et des financières ... Non, aujourd'hui, c'est la charge héroique des bulls! Et qu'on en juge: l'EPRA Eurozone s'est regonflé de 4.8% avec un retour vers 2480 points. Meme Natixis fait un carton après la déconfiture de vendredi ... Et grace à quoi ? Eh bien, en somme ... ils ont publié un communiqué! Certains appellent ca la transparence; on rappelle toutefois que les résultats de Natixis sortiront le 30 aout. D'ici là, il peut se passer beaucoup de choses sur le titre ...
Après un retour en force de ce calibre, on aurait presque l'impression que IKB soit en pleine forme ... Mais de quoi pourrait-on s'inquiéter ? Le FMI a publié un document stipulant que l'impact du subprime sur les grandes banques serait très limité. Oui, exactement comme un certain B.B. il y a 3 mois de cela ... Du coup, un site d'informations boursières bien comme il faut peut passer un article intitulé "les investisseurs pensent faire des affaires sur les secteurs immobiliers et financiers" sans faire rigoler tout ses visiteurs! Par contre, tout le monde se tait lorsqu'on aborde le délicat sujet du Chiffre d'Affaires de Toll Brothers sorti cette après-midi (-21%, excusez du peu!); on rappelle que ces gens-là travaillent dans la construction "de luxe", pas sur le segment des batisses à $250000.
Ce qui m'a laissé collé à ma chaise, c'est la flambée des indices européens passé 16h cette après-midi. Mais qu'est-ce qui a bien pu mettre le feu aux poudres ? Eh bien, il se pourrait que ce soit une publication de la NAR (National Association of Realtors) qui stipule (tenez-vous bien!) que les prix de l'immobilier US vont augmenter en 2008 ... Et tout ca avec des prévisions et tout et tout!
Mais qui pourrait sérieusement etre convaincu par un boniment pareil ? Les banques d'investissement semblent etre en hausse ce soir à Wall Street, mais je viens de voir passer le Dow Jones en territoire négatif un bref instant alors que je termine cette note ... La cloture pourrait bien etre encore une fois fort intéressante!
Alors voila, la rumeur de ce week-end était fondée: une banque allemande a bien été "contaminée" par le virus subprime: il s'agit de la banque industrielle allemande IKB. Pour le moment, on n'a encore que peu d'infos précises, néanmoins certains n'hésitent pas et Dresdner Kleinwort Wasserstein est passé d'"achat" à "vente" sur IKB et a ramené son objectif de cours de 30 à 17 euros. Tout le secteur bancaire déguste depuis ce matin outre-Rhin ...
Standard & Poor's a conduit une Nième étude sur cet épineux sujet: ses conclusions sont étonnantes car on y trouve tout et son contraire. Je cite "Les problèmes liés au supbrime américain ne devraient pas avoir d'impact significatif sur les grandes banques allemandes", souligne l'un de ses analystes, par contre, "si la crise générée par le subprime devait s'aggraver et conduire, par exemple, à une chute de la consommation des ménages, c'est l'ensemble des banques dans le monde qui seraient mises en difficulté. Comprenne qui pourra! Le risque général de contagion est contenu, mais si tel n'était pas le cas, la crise serait majeure ...
Ce n'est pas tout: une autre polémique enfle chez nos voisins teutons. Il s'agit de l'impact sur les prix laitiers de la demande asiatique en constante progression ... qui s'avère un chouilla plus fort que prévu. Les casse-pieds vont surement ressortir les vieilles histoires de la république de Weimar, puisque l'augmentation du prix du beurre est chiffrée à 50%, celui du fromage blanc de 40%, et celui du litre de lait d'environ 10 à 20%.
Heureusement, les spécialistes de la spécialité (ceux qui soutiennent que l'inflation est autour de 2% l'an) estiment cette inflation "supportable" et attendent "d'autres hausses de prix au second semestre". Profitez bien de vos yaourts!
Quelle journée nous avons aujourd'hui! La correction sur les indices européens est unanime (-1.5% en moyenne) avec des volumes conséquents (et meme importants compte tenu de la période estivale) ... Certaines valeurs du CAC40, comme Thomson, dévissent de plus de 10%, ce qui est véritablement exceptionnel. Nous conseillons la plus grande prudence à ceux qui pourraient etre tentés de se positionner maintenant; en effet, rien n'indique que le probable rebond technique qui surviendra aux alentours de 5748 (un retracement de Fibonacci depuis le plus bas de mars) ne sera pas vendu par les opérateurs.
Les portefeuilles non couverts ont surement connu de fortes pertes, à l'image de Gemalto qui a décu les investisseurs (et franchement, ils ont mal choisi leur jour, ceux-là!) ... Ceci étant, nous nous situons dans un processus de prise de conscience de l'étendue des dégats de la bulle immobilière américaine. La statistique de vente de logements neufs est ressortie très en-dessous du consensus (834 000 ventes de logements neufs ont été enregistrées aux Etats-Unis au mois de juin en taux annuel. Ce chiffre est nettement inférieur à la prévision moyenne des économistes de 895 000 ventes. Par ailleurs, les ventes pour le mois d'avril ont été révisées en baisse de 915 000 à 893 000) comme tout un chacun pouvait s'y attendre.
Pour ma part, je crois que l'info réellement importante se trouve dans les réactions à cette statistique, à savoir que (je cite D. POWELL, STRATEGE CHANGES, IDEAGLOBAL) "Pour autant, je ne pense pas que nous allons assister à une inversion massive des opérations de 'carry trade'. En février et mars, le dollar avait reculé contre yen mais il s'agissait d'une correction à court terme.". Et comme "il ne le pense pas" mais qu'il ne dit pas pourquoi, j'y vois là une raison de plus pour se charger en dérivés à la hausse sur la devise nipponne! Ca tombe bien, Dresdner Kleinwort a justement mis sur le marché des produits bien adaptés il y a quelques jours. Attention toutefois à la volatilité!
Sur le front de l'immobilier coté, il est survenu aujourd'hui un évennement que je n'avais encore jamais observé, à savoir l'offre d'un warrant complètement épuisée (200000 unités vendues en moins de 5h). Ca s'est produit sur un put EPRA Eurozone commercialisé par BNP Paribas ... A ce niveau-là, il est clair que des gens importants retournent leur veste sur "la pierre refuge"!
En conclusion, on peut aussi surveiller du coin de l'oeil la cross EUR-USD; toutefois, en l'absence d'une ligne directrice clairement identifiée comme le carry-trade, il est plus délicat de faire un pronostic précis. Il ne fait toutefois aucun doute qu'il y ait des possibilités de faire quelque chose là-dessus dans le futur ...
Le Fonds monétaire international (FMI) s'est inquiété mercredi d'une hausse des risques de crédit sur les marchés financiers américains et mondiaux.
Ses craintes sont avant tout motivées par les "difficultés" rencontrées sur les prêts immobiliers à risques («subprime») et ceux à effet de levier (LBO).
Où l'on reparle encore une fois des "subprime" ...
Eh bien cette fois-ci, on dirait que c'est la bonne! Grosses pertes à Paris, grosses pertes à Wall Street, et là-bas, le consensus est en train de changer ... Autre signe qui ne trompe pas: à l'heure (tardive ou matinale, c'est selon!) ou j'écis ces lignes, la cross EUR-JPY est revenue à 165.52. On est loin des 168 désormais! Les splendeurs du carry-trade toucheraient-elles à leur fin ? Il est plus que jamais nécessaire de garder un oeil sur le cours des put EUR-JPY, il me semble!
Mais qu'est-ce qui peut bien causer un tel revirement ? C'est peut-etre bien simple, à savoir que les investisseurs commencent à réaliser qu'en période de hausse des taux, la capacité d'emprunt des ménages n'est pas infinie, et qu'on ne peut pas impacter les matières premières sur ces derniers (pour maintenir les marges) avec 26% de hausse des prix alimentaires et une bulle immobilière au plus haut, tout en espérant une hausse de la consommation domestique par-dessus le marché. Alors, lorsque l'hypothèse de contamination de la crise du subprime au secteur du crédit dans son ensemble commence à etre envisagée par des gens sérieux (après des mois de démentis), ca fait désordre et le dollar baisse ... Certains nous disent que cela rend Wall Street plus attrayante grace à l'effet de change; je ne parierais pas là-dessus par les temps qui courent.
A Paris, le diagnostic est encore tangent; après la cassure des 5930 points (et tenant compte de la débacle outre-Atlantique cette nuit), il reste un support vers 5850. En-dessous, c'est sauve-qui-peut jusqu'aux 5700. Des mauvaises langues parlent de 5400 fin aout, on n'en est pas encore là, mais on conseille vivement de s'intéresser au BX4; une assurance n'est jamais complètement inutile ... Sinon, on peut suivre les évolutions de l'action Gemalto qui évolue à contre-courant depuis peu.
N'oubliez pas les statistiques immobilières US demain et après-demain vers 16h; j'ai l'impression qu'elles ne seront pas jolies. Terminons à propos de l'immobilier: Claire Chazal nous explique les cafouillages de New Century, une agence parisienne parle de bulle assez explicitement, et enfin, un compte-rendu d'investissement De Robien (qualifié d'escrocquerie)
A la suite d'un commentaire à un des mes précédents articles, je vais essayer de faire un petit récapitulatif sur une situation paradoxale (mais d'une actualité brulante!): pourquoi le prix de l'immobilier et la consommation US (mais en Europe, c'est presque la meme chose, voir plus avant) sont-ils corrélés ?
On va procéder des raisons les plus simples à celles plus sophistiquées, ce qui va nous faire entrevoir une petite facette de la crise du subprime, que certains intervenants prétendent (sous couvert d'anonymat!) encore etre "sous controle".
1. Le plus simple à comprendre, c'est que durant un boom de l'immobilier (et une baisse des taux de crédit), les seniors se frottent les mains puisqu'ils se retrouvent avec une cohorte de primo-accédants prets à acheter leur pavillon tout naze avec potager en friche. Des plus-values de 200% voir plus deviennent alors raisonnables, ce qui permet à pépé d'offrir à mémé la croisière Pascal Sevran dont elle rève depuis son premier poste TV noir et blanc. Donc, au début du boom, les vendeurs agés dépensent leurs plus-values avant d'aller à l'hospice ...
2. Pour qu'il y ait des transactions, il faut (malheureusement ?) des intermédiaires: agences, notaires, démarcheurs, préteurs, syndics ... tous payés à la commission. J'ai vu sur la Cote d'Azur des frais d'agence s'échelonnant entre 6% et 10% du montant! Ca en fait des sous à dépenser durant

