"Dès aujourd'hui, les vols à destination de Tokyo se poseront à Osaka et à Nagoya, à l'ouest de la capitale japonaise", a ainsi déclaré le représentant de Lufthansa.
La compagnie aérienne a par ailleurs indiqué que ces mesures resteraient en vigueur au moins jusqu'à la fin du week-end ... tout en ajoutant que les avions revenus de Tokyo lundi dernier ne portaient pas de traces de contamination radioactive. Ce qui laisse tout même sous entendre que la question se pose désormais.
Plus précisément, les vols au départ de Francfort sont redirigés vers Nagoya et ceux au départ de Munich vers Osaka.
Selon le porte-parole de la compagnie allemande, « plusieurs facteurs" ont motivé la décision de Lufthansa. Parmi elles : des difficultés d'approvisionnement et de transport à Tokyo.
Précisons pour ceux qui auraient passé tout le week-end au fin fond d'une grotte que le Japon a été victime vendredi d'un violent séisme et d'un tsunami. Lesquels ont - selon les chiffres disponibles à l'heure actuelle - provoqués le décès de plus de 10.000 personnes. Mais désormais, le doute redoute le pire : une véritable catastrophe nucléaire.
Les accidents se succèdent les uns après les autres dans la centrale de Fukushima située à quelque 250 kilomètres seulement au nord de Tokyo. Une situation qui laisse craindre des fuites radioactives de grande ampleur, pouvant impacter la mégapole de 35 millions d'habitants.
C'est dans un tel contexte que Lufthansa a informé le public qu'elle inspectait - par précaution - ses avions de retour du Japon afin de vérifier s'ils portaient des traces de radioactivité. Aucune trace n'a été détectée pour l'instant, a précisé le porte-parole.
Les tests de radioactivité sont menés par les pompiers des aéroports concernés, soit Francfort (ouest) et Munich (sud).
Autre précaution prise par Lufthansa ainsi qu'Air France : ne plus laisser dormir leur équipage à Tokyo, suivant ainsi les recommandations des gouvernements européens, lesquels préconisent de quitter la capitale nippone. Le risque nucléaire étant loin d'être nul ... Jusqu'à mardi, chaque vol d'Air France et Lufthansa faisait escale à Séoul pour effectuer le changement d'équipage. Une précaution obligeant les compagnies à changer d'appareil et ... à proposer moins de places : le transporteur français opère dorénavant un Boeing B777 vers Tokyo -l'A380 ne pouvant se poser à Séoul.
De son côté le premier voyagiste allemand TUI a annulé tous ses voyages vers le Japon jusqu'au 4 avril, précisant qu'il évaluerait la situation après cette date.
Sources : AFP, Ria Novosti, Air-journal.fr
Japon : Lufthansa suspend ses vols à destination de Tokyo
4 Commentaires
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Mis à jour 15-03-2011 22:29
Des ONG françaises renoncent à se rendre au Japon
Irradiation, contamination, les deux risques sont bien réels, au Japon. A tel point que certaines ONG françaises ont renoncé à se déplacer.
Les membres du GSCF, lundi lors de la réunion de crise.
Photo : J.D/ Metro
Le matériel de sauvetage était prêt, les billets d'avion achetés et les sauveteurs quasiment sur le tarmac. A l'annonce de l'explosion du premier réacteur de la centrale de Fukushima, Le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF), n'a pas laissé partir sa première équipe de 7 bénévoles (13 autres bénévoles devaient suivre).
Ils sont tous pompiers professionnels mais manquent de matériel face à une situation de radioactivité telle qu'elle se présente au Japon. Sylvère Perrot, pompier spécialisé dans la radiologie et la chimie, membre de GSCF, affirme que "le risque de contamination est majeur, ceux qui sont sur place et qui reviendront auront la possibilité de ramener des éléments radioactifs et contaminer leur entourage."
Il énonce ainsi les trois principes pour se protéger de l'irradiation qui sont de s'exposer le moins longtemps possible, de faire barrière avec des écrans comme les murs de béton qui atténueraient le rayonnement ou encore de porter des tabliers d'acier et enfin de prendre de la distance par rapport à la zone déclarée irradiée. La pluie pourrait également être un facteur de contamination. Les nuages sont porteurs de particules radioactives et la pluie les projetterait au sol. Une personne sans protection particulière marcherait et respirerait ce qui tombe. Non seulement elle serait contaminée mais elle pourrait aussi propager cette radioactivité.
Secouristes sans frontières, une autre ONG française a publié sur son site un communiqué qui annonce une décision identique. "Je devais engager des hommes et des femmes et face au risque j'ai refusé de les mettre en danger. D'autant que notre ONG est rattachée à l'ONU", précise Jean-Philippe Oustalet, président de l'ONG. "Le Japon n'a toujours pas fait appel à l'aide internationale", fait-il valoir. Quinze bénévoles étaient sur le départ. Médecins, infirmiers, maîtres chiens et des sauveteurs de déblaiement.
L'intensité du séisme n'a pas rassuré ce responsable qui n'est pas tout à fait confiant dans la maîtrise que les spécialistes du nucléaire peuvent avoir lors de tels accidents.
15 mars 2011 à 23:022
> la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé mardi la fermeture immédiate et pour trois mois de tous les réacteurs mis en service en Allemagne "avant la fin 1980"
16 mars 2011 à 17:47Merci Angela !
On pourra enfin exporter quelque chose en Allemagne !
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Merci aux elections allemandes de septembre ....
16 mars 2011 à 22:074
Angela Merkel annonce un moratoire sur l’automobile
Chaque année, l'automobile tue environ 4 000 personnes en République Fédérale d'Allemagne, et plusieurs centaines de milliers dans le monde, soit plusieurs milliers de fois plus que les accidents nucléaires, sans parler des centaines de milliers de blessés graves. En outre, les rejets polluants de ces "assassins de métal" énergivores sont jugés de plus en plus inacceptables par une partie croissante de l'opinion publique.
Devant l'ampleur du drame automobile et de la menace que ce moyen de transport représente pour la vie humaine, les politiciens restaient sourds. Heureusement, l'horreur automobile chaque jour répétée a fini par infléchir la politique d'une grande puissance.
La chancelière Angela Merkel, n'écoutant que son cœur et celui de son opinion publique, a décrété l'arrêt immédiat et obligatoire des véhicules âgés de plus de 10 ans, et un moratoire sur la mise en fabrication de tout nouveau modèle. Elle annonce un grand plan pour convertir l'Allemagne à la mobilité éco-responsable dans les plus brefs délais et désigne la promotion du transport en vélo comme axe majeur de cette nouvelle politique révolutionnaire. Selon elle, la mortalité routière sera ainsi réduite à quantité négligeable en quelques années.
Le lobby puissant des constructeurs automobiles -la peste soit de ces capitalistes assoiffés d'argent et du sang des travailleurs !- lui a fait remarquer que les accidents mortels concernaient en priorité les véhicules les plus anciens, que les investissements réguliers dans des modèles mieux conçus et des infrastructures routières plus sûres devraient contribuer à réduire des risques d'accident mortel eux-mêmes déjà en forte chute depuis les années 70, que les recherches sur les véhicules non polluants étaient prometteuses et laissaient espérer de gros progrès dans les 30 années à venir quant aux émissions nocives.
Des ingénieurs -la peste soit de ces prétentieux !- ont fait remarquer que tout de même, le vélo ne rendait pas tout à fait les mêmes services que l'automobile, qu'il était très difficile de s'en servir sur de longues distances, de transporter des enfants ou des charges lourdes, que les personnes âgées ou obèses risqueraient de ne pas pouvoir se déplacer. En outre, par grand froid, la pratique du vélo peut entraîner moult complications médicales chez les personnes aux poumons fragiles.
Des économistes, dont on soupçonne qu'ils pourraient être liés à la droite conservatrice, voire, horresco referens, à des think tanks libéraux -La peste soit de la liberté de pensée de ces parasites-, ont essayé de faire croire à la chancelière que d'une part l'industrie automobile faisait vivre des milliers d'emplois directs et induits, et que sans même parler de ces pertes directes, la terrible réduction dans la mobilité ainsi infligée aux allemands les empêcherait de mettre en compétition autant d'options de consommation et d'employeurs qu'aujourd'hui, réduisant considérablement leur niveau de vie.
Qu'importe. Heureusement guidée par son cœur et un amour sincère de l'électorat, pardon, du peuple allemand, Madame Merkel a ignoré ces arguments prétendument "de bon sens", dont on voit bien qu'ils sont dictés par des individus inféodés au lobby automobile, voire, pire encore, pétrolier. D'ailleurs, la "voiture pour le peuple" n'était-elle pas un axe majeur du programme politique d'Adolf Hitler ? Voilà bien une preuve supplémentaire que l'automobile est d'essence (sic) diabolique.
Madame Merkel a pris la seule décision qui valait la peine d'être prise en ces temps de forte émotion : plus d'autos, vive le vélo ! Bravo, Madame Merkel, vous verrez que le peuple allemand vous remerciera pour votre clairvoyance et votre capacité à prendre des décisions fondées sur la seule vraie rationalité qui vaille, celle qui ose remettre en cause les prétendus acquis de notre société capitaliste mortifère et nous emmène le cœur joyeux vers la société du risque zéro et de la vie frugale.
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Addendum : Trêve d'amusements faciles, redevenons ennuyeux l'espace de quelques lignes. Vous avez compris que je ne parlais pas d'automobile.
Je suppose qu'il se trouvera un lecteur de passage pour dénoncer l'amalgame évidemment "honteux" que je fais sous couvert d'une satire gentillette. "comment osez vous comparer les accidents de la route à un risque d'accident nucléaiiiiiire ? cela n'à rien à voâââr, votre comparaison implicite est biaisée. Le nucléaiiiiire c'est une énergie sataniiique !".
Effectivement, malgré son caractère spectaculaire, malgré toutes les représentations terrifiantes que le public associe au nucléaire, il est très peu probable que l'accident de Fukushima tue autant de personnes qu'une année d'accidents automobiles et que les suites médicales de l'accident, pour regrettables qu'elles soient, créent autant de malheur que le nombre de cas de tétraplégies consécutifs aux accidents routiers. Ma comparaison n'est donc pas du tout fair play pour le nucléaire, j'espère donc que Mme Lauvergeon ou M. Proglio ne se sentiront pas insultés par la comparaison.
Pourtant, malgré les risques indiscutables que l'usage de l'automobile induit, personne de sérieux ne songe à un moratoire sur l'automobile : les gens ont trop bien compris que les avantages de l'automobilité ont infiniment plus de valeur économique que n'en détruisent les risques mortels associés, fussent-ils bien réels, connus, et quantitativement tout à fait significatifs.
Vérifier la sécurité des réacteurs existants ? Bien sûr. Tirer les leçons de Fukushima et renforcer d'éventuels points faibles ? Évidemment. Fermer quelques centrales trop vieilles ou trop dangereuses, et les remplacer par des moyens de production modernes et sûrs, nucléaires ou non ? Tout à fait souhaitable. Mais remplacer le nucléaire par les énergies renouvelables, qui constituent une offre technologique d'une qualité tout à fait déplorable à un coût ahurissant, est-ce bien sérieux ?
L'annonce hélas bien réelle par Madame Merkel d'une démarche volontariste de conversion massive de l'Allemagne vers les énergies renouvelables est donc, en l'état actuel des technologies disponibles, un exemple absolument déplorable de décision politique passionnelle et déconnectée de tout fondement raisonnable. Il n'y a hélas pas d'autre mot que "crétinisme majeur" pour qualifier le niveau d'intelligence de cette intervention.
18 mars 2011 à 15:15Ajoutez un commentaire
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