Le projet d'intégrer dans la division Airbus (filiale d'Eads) la division MTAD, responsable des avions de transport militaire, ne semble pas faire que des ravis. C'est en effet ce qu'affirmait lundi le journal espagnol ABC.
Nos voisins ibères apprécieraient avec "modération" de voir ainsi leur échapper des activités jusqu'à présent sous leur coupe. Rappelons que l'Espagne, via sa holding de participation industrielle, est actionnaire d'EADS à hauteur de 5,49%.
Plus précis encore, le site internet d'El Pais affirmait mercredi que l'Espagnol Carlos Suarez, Président de MTAD, était sur le départ suite aux tensions existantes.
Alors qu'à la mi-janvier, le patron de PSA Peugeot Citroën, Christian Streiff, s'était dit opposé à une montée de l'Etat au capital, la réponse à son attitude "effrontée" ne semble pas s'être faite attendre ... Si l'on en croit le journal "La Tribune", le PDG du groupe automobile français serait actuellement sur la sellette.
Ce dernier devrait faire face à la fronde des cadres dirigeants, "voire des pouvoirs publics" peut-on lire dans la presse. Etonné(e)s ? ...
Un lecteur m'a fait plusieurs commentaires auxquels il est difficile de répondre sans produire un graphique (ci-contre); en particulier, je dis dans la note sur la modification de tendance du CAC sur 2 ans qu'un critère important pour décider qu'une tendance polynomiale est correcte à court terme est d'exiger que cette tendance CT soit compatible avec une tendance obtenue à plus long terme. Par exemple, la tendance à 512 jours devrait recouper celle à 1024 jours sur la seconde moitié de l'intervalle des mesures. Néanmoins, ce critère n'est pas si facile à observer (surtout à l'oeil nu!) et on peut chercher quelque chose de plus maniable. Or, si l'on regarde les fluctuations (indice moins tendance) sur ces 2 intervalles de mesures, on peut effectuer leurs transformations en ondelettes continues (TOC); la TOC à long terme donnera un rectangle 4 fois plus grand que la TOC à court terme (parce que l'intervalle de mesure est 2 fois plus grand et les périodes susceptibles d'apparaitre sont 2 fois plus longues). On dira alors que les tendances CT et LT sont compatibles entre elles si il apparait clairement que le rectangle en bas à droite de la TOC LT recoupe bien la TOC CT. C'est ce qui est illustré ci-contre avec la tendance sur 1024 jours obtenue ici et celle sur 512 jours calculée hier: le graphique du bas réalise bien un zoom de la partie basse/droite du graphique du haut (voir le zoom en noir). Ce n'est pas du tout une propriété triviale: par exemple, si on cherche une tendance de degré 2 sur le CAC 40, alors la TOC de la fluctuation ainsi obtenue ne recoupe pas du tout la TOC sur 1024 jours.
Comment investir dans un FCPI pur réduire à la fois son IR et son ISF…
J'ai été stupéfié ce soir en regardant l'innénarable "C dans l'air", qui nous joue désormais un air de politique de rigueur; comment les invités du rondouillard aux chemises multicolores et répondant systématiquement à coté des questions SMS et internet font-ils pour ne pas faire le lien entre la gaudriolle aristocrato-présidentielle et les défaites à répétition sur les terrains "sérieux", économiques et financiers pour ne pas les nommer ... Comment des Francais endettés jusqu'aux oreilles pourront-ils supporter une charge fiscale plus forte ? Peut-etre est-ce une démarche intellectuelle trop sophistiquée pour l'exalté de service Jacques Marseille, dont les élucubrations n'ont d'économiques que le verbiage (et encore!), certain qu'il est de pouvoir (comme un temps l'insupportable Michel Godet) convaincre les foules que la croissance reviendra en laminant systématiquement les acquis sociaux de nos anciens, en bon communiste repenti (les pires!). Passons sur Elie Cohen (qui n'est pas le membre du conseil d'administration de la SocGen!) qui s'en tient envers et contre tout à l'idée qu'un pays peut très bien fonctionner sans capactités industrielles, sans ouvriers manuels (comme si tous les enfants pouvaient réussir des études supérieures), sans pécheurs ou sans armée ... O utopie maastrichtienne!
Depuis quelques temps, un virage a eu lieu dans la programmation de la chaine France 5; elle est désormais devenue une chaine "de connaissances et de culture grand-public et non-élitiste". Cette note vise a montrer à quel point cet objectif cher à Mme Albanel est abracabrant et susceptible de conduire à des dérives en ce qu'il incite des incompétents à traiter dans la mesure de leurs (faibles) moyens des sujets difficiles voire délicats avec le tact d'un éléphant dans un magazin de porcelaine. Vous l'aurez bien sur compris, je me réfère aux 2 émissions de la chaine ayant traité le "l'affaire SocGen/Kerviel" ce week-end: Revu et corrigé de Paul Amar et Ripostes de Serge Moati. Commencons tout de suite par le pire, à savoir le "direct" de Mr. Amar qui constitue à mon sens une jolie illustration des dérives de "la culture grand-public": aucun des intervenants de ce plateau n'était compétent en économie ou en spéculation boursière.
Comme beaucoup de résidents hors-métropole, je regarde "C dans l'air" sur le web avec quelques heures de retard, ce qui fait qu'il m'est systématiquement impossible d'intervenir dans le débat par SMS ou e-mail. Hors, l'émission de ce soir m'a totalement révulsé par la grossièreté des mensonges qui y furent colportés par des intervenants réduits à l'infantilisme ... En gros, on attaque des problèmes difficiles (voire très subtils) avec le vocabulaire et le niveau de raisonnement d'un élève de CM2. Hors, cette facon de faire typiquement francaise (vaguement importé de FOX News) est vouée à l'échec (comme l'expliquent très bien les philosophes classiques, un langage pauvre limite la pensée car la pensée a besoin du langage pour etre formulée). Reprenons quelques idées colportées par cette émission:
Comme le souligne Marc Fiorentino dans son interview à "le revenu TV" (je vous dis meme pas le nom ringard!), la petite musique distillée par des gens comme André Chassagnol (ou des autres) dans des émissions soit-disant d'information comme "C dans l'air" selon laquelle les pays émergents ou asiatiques vont s'empresser de renflouer aimablement nos indices boursiers en perdition est un conte de Noel. La première raison, c'est "la destruction créatrice": on attend la fin de la purge pour acheter les survivants car ceux-ci ont démontré leur soliditè et la qualité de leur management. On n'en est qu'au début ... La deuxième raison, c'est que pour voler à notre secours, il faudrait qu'ils en aient les moyens; cette idée doit paraitre débile à tous ceux qui sont gavés de lieux communs télévisés, mais regardez les graphiques, les bourses asiatiques vont plus mal que les notres ...
on les voit parfois au journal télévisé de 13h! C'est surement du au fait qu'au 20h ne passent que les sujets d'une importance primordiale, comme par exemple les prévisions 2008 de Christine Lagarde (à mon avis, elle a un grand futur dans le one-woman-show comique, Anne Roumanoff devrait se méfier). Donc je me faisais une pause tranquille, genre "regardons un peu les nouvelles pour les plus de 65 ans" lorsque je vis apparaitre sur mon petit écran le visage sympathique de Marc Touati, que les spectateurs de France 5 et les lecteurs du site bulleimmobilière connaissent bien. Le monsieur se devait de commenter la baisse de moral des ménages francais qui colle les chocottes à tout le monde rapport à la part vraiment pas raisonnable de la consommation domestique dans la croissance du PIB tricolore (on se moque des Américains, mais franchement on n'a pas grand-chose à leur envier de ce coté-là!). Et là, surprise, alors que la madame qui cause devant le prompteur s'attendait à une réponse lambda, voila notre homme qui lache la phrase qui fait mal: "les francais se sont lourdement endettés pour maintenir un niveau élevé pour la consommation, c'est ce qui est dit dans votre reportage, et maintenant ils n'ont plus confiance". On est passés à coté du pire, s'il avait osé prononcer le mot "immobilier", mais quand meme. On peut etre certain de ne jamais le voir invité au 20h, s'il continue à dire des vérités pareilles ...
Je préparais les quelques billets de fin de journée sur la séance boursière d'aujourd'hui aux forts relents de Bérézina lorsque je me suis arrété sur une nouvelle locale: en Italie du Sud, à Bari plus précisément, un entrepreneur de 42 ans s'immole par le feu devant une église pour cause de dettes diverses impossibles à solvabiliser ... Ici, tout le monde en parle, parce que cela relance, la veille des soldes, le débat sur les familles pour lesquelles la troisième semaine du mois est déjà infernale, lorsqu'il ne s'agit pas de la seconde. Et tout cela pourquoi ? Bien de ces familles sont en fait des classes moyennes/moyennes-inférieures étranglées entre un pret immobilier de folie (le prix du m2 oscille entre €1500 dans les villages et €9000 dans le centre-ville, et oui vous avez bien lu, on est en Italie du Sud, pas en Lombardie!), le pret pour la voiture et quelques autres à la consommation ...



