En ce mardi, la monnaie unique européenne continuait d'être pénalisée par la prudence des investisseurs du marché des changes, ces derniers n'ayant pas été particulièrement rassurés par les indicateurs macroéconomiques qui ont été publiés aujourd'hui.
La pression augmente sur les détenteurs de positions short: le rebond d'aujourd'hui, bien que prévisible, apparait en contradiction totale avec des indicateurs quantitatifs comme le ratio nova/ursa ou le Equity put/call qui caracolent toujours en faveur des bears. Il me parait difficile de proposer une décomposition elliottiste sur le S&P 500; toutefois, une représentation de la figure en "tete/épaules" digne des manuels d'analyse technique se précise toujours plus chaque jour qui passe. Aujourd'hui, pull-back digne d'un cas d'école: voir ci-contre. La ligne de cou oblique est aussi visible sur ce graphique avec les volumes indiqués. On voudrait préparer le terrain aux baissiers demain qu'on ne pourrait pas s'y prendre mieux!
Coté devises, le baromètre de l'Euro/Yen indique qu'après avoir échoué sur un niveau de Fibonacci, et payé le tribut d'une longue bougie rouge, la cross s'attaque maintenant à un autre de ces retracements, moins ambitieux celui-là. Il est probable qu'elle tergiverse un peu avant de choisir le sud. Mais là encore, à moins de résultats particulièrement surprenants demain (peu probable), la descente pourrait s'effectuer dans le calme ...
En ce lundi, la monnaie unique européenne se raffermissait un peu face aux autres devises du marché des changes, soutenue notamment par les propos de Jean Claude Trichet. Toutefois, l'attentisme était palpable parmi les cambistes qui attendent, cette semaine, une batterie d'indicateurs macroéconomiques pour la zone euro et les Etats-Unis et les résultats du secteur bancaire.
Les investisseurs du marché des changes continuent de joueur la prudence, privilégiant les valeurs refuge. Ainsi, le yen, qui apparaît comme la devise la plus forte des dernières séances, a atteint aujourd'hui des plus hauts, notamment face à l'euro et au dollar. Face à l'euro, le yen a atteint son plus haut niveau depuis mai et face au dollar depuis février.
Le Japon a décidé d'accorder à l'Indonésie 15,6 milliards de dollars sous forme de prêts d'urgence.
Le but affiché ? pallier une importante pénurie en devises étrangères.
Le Japon prévoit de passer des accords similaires avec les Philippines et la Thaïlande.
Avant de commencer à trader sur le marché des changes, les investisseurs doivent parfaitement maîtriser les cross des devises sur lesquelles ils ambitionnent d'investir. Au lieu de faire un point sur les devises majeures qui accaparent la majorité des échanges du forex, un point rapide sur quelques devises émergentes semblent s'imposer. En effet, il suffit de constater dernièrement la résistance du real brésilien, qui s'est parfaitement repris depuis le début de l'année, pour comprendre qu'il existe d'importantes opportunités de gains sur ces devises.
C'est en effet ce que vient de déclarer en une sorte d'avertissement sur résultats la directrice générale de l'entreprise. Arcelor Mittal South Africa (Afrique du Sud) redoute que le regain du rand - la monnaie sud-africaine - pénalise fortement ses résultats au deuxième trimestre.
Depuis plusieurs mois, les gouvernements occidentaux appellent à une refonte du système financier et bancaire mondial afin d'éviter qu'une nouvelle crise du même ordre ne se reproduise. Chaque gouvernement planche en ce moment sur des projets de réforme. La FINMA, qui est l'autorité de régulation suisse, a mis en place un véritable chantier de refonte, avec des mesures telles que le durcissement de l'octroi des bonus. Aux Etats-Unis, Barack Obama a dévoilé la semaine dernière les grandes lignes de son projet de refonte du capitalisme qui fut globalement bien accueilli.
Hier, la monnaie unique européenne fut pénalisée par l'attentisme des investisseurs du marché des changes mais aussi par l'annonce de la Banque Mondiale selon laquelle le PIB mondial devrait reculer de 2,9% en 2009. Cette annonce avait inquiété de nouveau le marché sur la sortie de crise.
En règle générale, une hausse de l'indice Ifo aurait immédiatement profité à la monnaie unique européenne. Cependant, cette fois-ci, le contexte est un peu particulier sur le marché des changes. En effet, le point d'orgue de la semaine devrait être la réunion de la Fed qui se déroule sur deux jours, mardi et mercredi.


