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L’industrie automobile britannique à l’arrêt après le Brexit ?

L’industrie automobile britannique à l’arrêt après le Brexit ?

Le patron de Jaguar Land Rover (JLR), Ralf Speth, est fortement inquiet des éventuelles conséquences que pourrait avoir un mauvais accord sur le Brexit. Selon lui, des dizaines de milliers d’emplois pourraient disparaître dans le secteur automobile britannique.

Pire encore : il affirme même ne pas savoir si les usines du groupe pourront fonctionner au lendemain de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.  Une inquiétude  qui pourrait également tarauder les esprits des autres constructeurs britanniques.

Des dizaines de milliers d’emplois sur la sellette

Selon Ralf Speth, si un millier d’emplois ont été perdus suite à la politique menée contre le diesel, le pire pourrait être à venir. Il estime en effet que des dizaines de milliers de postes pourraient disparaître si le Royaume-Uni ne parvient pas à obtenir “le bon accord sur le Brexit”.

Une production à l’arrêt dès le 30 mars ?

“Le Brexit doit avoir lieu le 29 mars de l’an prochain. Actuellement, je ne sais même pas si la moindre de nos usines d’assemblage au Royaume-Uni sera en mesure de fonctionner le 30” a même averti Ralf Speth.

Parmi ses plus vastes préoccupations, figurent en effet celles concernant la capacité de JLR à assembler des véhicules à dater de cette période. Il redoute notamment que le retour des contrôles douaniers ne transforme l’autoroute menant au port de Douvres en un véritable “parking” à cause des embouteillages monstres que pourrait engendrer le nouveau contexte. Entraînant alors de très fortes perturbations de toute la chaîne d’approvisionnements … pour ne pas dire un blocage complet. Rappelons que 10.000 poids-lourds traversent la ville chaque jour à l’heure actuelle, générant des échanges commerciaux représentant 140 milliards d’euros annuels.

En septembre dernier, le Port de Douvres avait d’ores et déjà mis en garde sur les conséquences concrètes du Brexit. Selon lui, même dans le cas où seules deux minutes supplémentaires seraient nécessaires pour faire passer un camion, l’instauration de nouveaux contrôles “provoquerait des bouchons sur plus de 27 kilomètres”.

L’impact financier d’un mauvais accord a déjà été chiffré par JLR. Selon le dirigeant, “toute friction” aux frontières britanniques met en péril sa production, “à un coût de 60 millions de livres par jour.”

Un avertissement pour Theresa May

A noter que ce discours très alarmiste du patron de Jaguar Land Rover a été prononcé lors d’une conférence à Birmingham, avant même que Theresa May ne s’exprime. Rappelons que la Première ministre britannique éprouve de sérieuses difficultés à faire accepter son plan de sortie de l’UE, aussi bien par son Parti que par l’Union européenne.

L’automobile : un secteur crucial pour le Royaume-Uni

Précisons que le secteur automobile emploie plus de 850.000 personnes outre Manche. Si ses chaînes d’approvisionnement et de distribution s’étendent dans le monde entier, l’Union européenne, est son principal marché d’exportation.

Ralf Speth estime pour sa part qu’un accès sans entrave au marché unique européen est “aussi important” pour l’activité de Jaguar Land Rover “que les roues le sont” pour ses “voitures”.

Chantage à l’emploi ? Royaume-Uni contre Slovaquie

L’emploi, une corde toujours aussi sensible pour les dirigeants politiques …. c’est pourquoi, le patron de JLR n’a pas hésité à agiter le torchon rouge du chômage et de la délocalisation.

Alors que le constructeur doit ouvrir une nouvelle usine en Slovaquie d’ici la fin de l’année 2018, il affirme que dans les conditions actuelles, il lui revient d’ores et déjà moins cher de produire en dehors du territoire britannique.

Selon lui, une production en Europe de l’Est est déjà nettement moins onéreuse que dans l’une de ses usines située au centre de l’Angleterre.

Or, si suite au Brexit, les coûts augmentent et que JLR se voit physiquement dans l’impossibilité de construire des voitures au Royaume-Uni en respectant les contraintes de temps et de coûts, Ralf Speth sous entend qu’il pourrait se voir contraint de délocaliser sa production.

En avril dernier, malgré des suppressions de postes faisant suite à une baisse des ventes liées à la nouvelle taxation sur les diesels et aux incertitudes du Brexit, JLR avait toutefois tenu à rappeler son engagement au Royaume-Uni, pays où le constructeur a investi plus de 4 milliards de livres depuis 2010 afin produire de nouveaux modèles.

Un porte-parole de Theresa May a pour sa part (r)assuré que les plans de la Première ministre contenaient des propositions spécifiques en vue de préserver l’emploi dans l’industrie.

Sources : JLR, Reuters, AFP

Elisabeth Studer, le 14 septembre 2018, www.leblogfinance.com

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2 commentaires

  1. retrouvé le retour 15 septembre 2018 à 23:35

    “Mme Mushikiwabo ministre des affaires étrangères du Rouanda est soutenue par la France pour devenir la prochaine secrétaire générale de l’OIF, poste qui sera désigné au Sommet de la francophonie les 11 et 12 octobre en Arménie.”

    Incroyable, non seulement cette bande de criminels Rouandais veulent cracher sur la France et parler la langue des “mangessmerde” ( Ancienne mal bouffe ) mais en plus de ça il se trouve des malades pour soutenir leur candidature !!

  2. retrouvé le retour 15 septembre 2018 à 23:39

    Dehors les anglais !! S’ils ne sortent pas seuls de l’Europe on les mettra dehors !! Ils feront appel aux asiatiques pour faire tourner “leurs bonnes oeuvres” automobiles et immobilières !!

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