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2.000 mds USD rapatriés grâce à la réforme fiscale US ?

2.000 mds USD rapatriés grâce à la réforme fiscale US ?

La réforme fiscale US, un bouleversement économique de taille ? Alors que de telles mesures ont permis notamment à Nissan de contrecarrer ses soucis dus au scandale de certifications au Japon et à une coûteuse politique de baisse des prix, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) estime que la stratégie de de Donald Trump en matière de fiscalité pourrait permettre de rapatrier aux Etats-Unis près de 2.000 milliards de dollars (1.610 milliards d’euros) de profits réalisés par des firmes américaines en dehors du territoire national. C’est ce qu’il ressort en effet d’un rapport publié lundi par la Cnuced.

Jusqu’à présent, l’imposition des bénéfices des filiales étrangères de groupes US était différée jusqu’à leur rapatriement. Désormais, suite à la réforme votée en décembre 2017, les réserves accumulées à l’étranger des multinationales américaines seront taxées forfaitairement au taux de 15,5 % (réserves liquides) ou 8% (autres réserves). Cette imposition pourra être étalée sur 8 ans.

Donald Trump et son administration répondent ainsi aux attentes des grandes multinationales américaines, lesquelles souhaitaient depuis longtemps que des mesures de ce type soient adoptées. La dernière réforme législative qui a vu le jour dans le secteur remonte à 2005, avec le vote d’une loi intitulée Homeland Investment Act. Le texte avait permis de rapatrier 300 milliards de dollars détenus à l’étranger.

Depuis cette date, les profits détenus à l’étranger ont atteint 3.200 milliards de dollars, dont environ 2.000 milliards en cash. Contrairement à la loi de 2005, la nouvelle loi n’exige pas que les sociétés rapatrient de manière effective leur argent.

Les plus grosses sommes sont détenues par les poids lourds du secteur technologique avec Apple, Microsoft, Cisco , Alphabet (maison mère de Google) et Oracle. Selon le rapport de la Cnuced, ces sociétés ont engrangé un montant cumulé de 530 milliards de dollars à l’étranger, soit un quart des sommes accumulées de la sorte par les groupes américains. La pharmacie et l’ingénierie sont les deux autres secteurs les plus concernés.

Environ 40% des fonds sont détenus au Royaume-Uni ou dans certains de ses territoires off shore comme les îles Vierges britanniques, considérées comme un paradis fiscal par de nombreux pays et organisations.

Sources : Cnuced, Reuters

Elisabeth Studer – 9 février 2018 – www.leblogfinance.com

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11 commentaires

  1. retrouvé le retour 12 février 2018 à 20:37

    http://www.ledauphine.com/france-monde/2018/02/12/laura-smet-veut-contester-le-testament-de-son-pere-johnny-hallyday

    ES: Vraiment trop fort ce Mec là , son héritage passe par la Californie !! et du coup on débusque quelques problèmes en devenir :)

  2. retrouvé le retour 12 février 2018 à 20:45

    Bravo Trump !! Le richtige Amerloque !! On va faire quoi avec l’arrivée des pèpètes de Johnny ? On va les bloquer comme un vulgaire avoir iranien ou russe ? Toute cette mascarade n’aura qu’une durée de vie limitée. La dette de tous ces ânes devrait se trouver dans la poche des japonais et des Chinois !!!
    Et les Bush, Blair, Barroso et alliés dans le désert irakien avec des rayures et un boulet comme les Daltons de Lucky Luke

  3. retrouvé le retour 13 février 2018 à 04:15

    « Afin de contourner les obstacles résultant du secret bancaire, la loi FACTA impose à l’ensemble des institutions financières (Foreign Financial Institutions – FFIs) dans le monde de communiquer automatiquement à l’administration fiscale américaine (l’IRS) un ensemble d’informations relatives aux comptes financiers détenus directement ou indirectement par des personnes américaines à l’étranger. Dans l’Hexagone, les établissements bancaires transmettent ces informations au fisc français qui les fait suivre à l’administration américaine », décrypte Régis Bismuth, professeur de droit public à Sciences Po, qui suit ce dossier avec attention.

    ES Ne surtout pas confondre ce Bismuth là, avec l’autre le fameux Paul Bismuth doublure du petit :Nicolas Sarkozy:
    Encore que pour le petit téléphoniste Sarko, Après un premier essai avec le nom de Gilda Atlan et avant Paul Bismuth, il y avait eu plusieurs cartes Sim au nom de Bismuth… mais avec des prénoms différents !!

  4. retrouvé le retour 16 février 2018 à 02:34

    Johnny a-t-il fait plus de 6 mois et 1 jours en France ? La réponse est ????. L’erreur se trouve peut-être dans une petite île territoire FR

  5. retrouvé le retour 16 février 2018 à 06:38

    1.2545 $ = 1€

    Qui maintient cette monnaie la tête hors du marigot ??
    Un peu complexe parce que les risques sont maintenant énorme. Pourquoi le virage du printemps 2016 sans résultats ?

  6. retrouvé le retour 17 février 2018 à 00:48

    1.2407 $ = 1€

    Qui maintient cette monnaie la tête hors du marigot ?? Un bon exemple, la bourse abonde la masse monétaire, les “investisseurs” investissent :)
    !! Les chiffres du chômage US sont complètement des “fakes” et toujours des achats, car pour le moment personne ne semble

  7. retrouvé le retour 17 février 2018 à 00:48

    bien avoir les yeux ouverts

  8. Elisabeth Studer 17 février 2018 à 23:06

    La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a affirmé samedi être attentive aux conséquences de la réforme fiscale approuvée en décembre par le Congrès américain, notamment si elle provoque une hausse des taux qui pourrait toucher l’économie mondiale.

    “De notre point de vue, il faut être attentif à ce qui se passe en particulier aux Etats-Unis”, a déclaré la directrice du FMI dans une interview accordée à la radio France Inter. Elle était interrogée sur les récentes chutes des marchés, qu’elle a présentées comme une correction “inévitable”.

    Elle a évoqué une réforme fiscale “qui va opérer comme une espèce de stimulus sur la situation économique aujourd’hui” des Etats-Unis, qui connaissent déjà une croissance “forte”, à un moment où les marchés craignent un retour de l’inflation qui provoquerait une hausse des taux.

    “On peut se demander si ça ne va pas effectivement entraîner une augmentation des salaires, une augmentation des prix, donc de l’inflation, et si, en conséquence, on ne risque pas d’avoir une réaction des autorités monétaires, notamment sous forme d’augmentation un peu plus rapide ou un peu plus fréquente des taux, qui entraînerait (…) des effets sur l’ensemble des économies du monde, notamment sur les économies fortement endettées”, a-t-elle prévenu.

    Mme Lagarde a toutefois refusé de comparer la situation actuelle avec celle qui a précédé la faillite de la banque Lehman Brothers il y a bientôt dix ans. “On n’est pas du tout dans une situation de pré-crise majeure comme on l’a été en 2008″, a-t-elle assuré.

    Le Congrès a approuvé à la mi-décembre une réforme fiscale qui va faire tomber le taux d’imposition des entreprises de 35% à 21% aux Etats-Unis.

    A la mi-janvier à Davos, le FMI avait anticipé un impact positif à court terme de la réforme fiscale américaine et avait même relevé sa prévision de croissance pour les Etats-Unis de 0,6 point de pourcentage à 2,5% pour cette année.

    (©AFP / 17 février 2018 10h10)

  9. retrouvé le retour 18 février 2018 à 08:51

    “En ce temps là”, ou “il était une fois”, la fable US continue.
    Les services pseudo secrets cherchent a changer le président élu !! sous divers prétextes. En fait un syndicat de fonctionnaires un peu nuls qui craignent de se trouver au chômage !!

  10. retrouvé le retour 21 février 2018 à 01:17

    ES Le fantôme de la banque Goldman Sachs est de retour !! “José Manuel Barroso, l’ancien président passé chez Goldman Sachs, continue d’embarrasser la Commission”….” Jose Manuel Barroso, dont le passage à la banque Goldman Sachs à l’été 2016 a fait polémique, a rencontré en octobre un des vice-présidents de l’exécutif européen, Jyrki Katainen, malgré sa promesse de ne pas faire de lobbying…

    Proverbe US: “Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !!

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