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Le PDG d’Exxon Mobil devrait être nommé chef de la diplomatie US par Trump

Voilà au moins qui aura le mérite d’être clair. Selon NBC, Rex Tillerson, qui est le Président de Exxon Mobil depuis 2004 pourrait être nommé comme nouveau secrétaire d’Etat américain (chef du département d’État chargé des Affaires étrangères). Selon les sources de NBC, la nomination officielle pourrait intervenir la semaine prochaine.

Le Wall Street Journal affirme pour sa part que Rex Tillerson, est apparu comme le principal candidat qui pourrait retenir le choix du président élu Donald Trump pour le poste de Secrétaire d’Etat, se basant sur les propos de deux responsables de transition. L’un d’entre eux déclaré que l’homme fort d’Exxon Mobile, qui entretient des liens avec le Président russe Vladimir Poutine, apporterait une expérience de l’exécutif au rôle diplomatique.

Donald Trump a indiqué vendredi que l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, s’était lui-même retiré de la course au poste de chef diplomatique de la Maison Blanche.

En avril 2015, le PDG d’Exxon Mobil avait appelé le gouvernement des États-Unis à réviser ses règlements sur le forage pétrolier et gazier, affirmant que le cas échéant, le pays pourrait produire plus d’énergie qu’il n’en consomme d’ici 2030.

Grand partisan des gaz de schiste, Rex Tillerson a toutefois porté plainte contre un projet à côté de son ranch, à Bartonville, au Texas. Avec une poignée de ses concitoyens, le citoyen américain s’était opposé à la construction d’un château d’eau destiné, en particulier, à alimenter en eau les puits d’extraction de gaz de schiste situés à proximité de la petite ville prospère. Les conséquences et dégâts de la fracturation hydraulique, oui, mais pas devant sa porte …

A l’époque des faits, le PDG d’Exxon Mobil avait d’ores et déjà investi plus de 31 milliards de dollars dans l’extraction de gaz de schiste. Mais le patron d’Exxon redoutait  que les nuisances du château d’eau fassent perdre de la valeur à son luxueux ranch, évalué à plus de 5 millions de dollars. Depuis 2007, pas moins de neuf puits d’extraction avaient poussé à moins de deux kilomètres de sa propriété. Dont un appartenant à XTO Energy, un spécialiste du gaz de schiste racheté par Exxon en 2009, permettant au groupe de devenir le leader américain dans le domaine. On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs ….

En mai 2016, malgré la forte pression de ses actionnaires pour une meilleure prise en compte du changement climatique, Exxon n’aura pas cédé. Malgré une démonstration de force des partisans à cette adaptation lors de l’assemblée générale du géant pétrolier, le 25 mai dernier à Dallas, la résolution phare, pour la « mesure du risque carbone », a  certes été rejetée,  recueillant tout de même 38,2% de votes favorables.
En écho à l’Accord de Paris, Rex Tillerson avait alors affirmé son point de vue :  »l’objectif de deux degrés de réchauffement climatique ne repose pas sur une base scientifique« ,  ajoutant  que les événements climatiques  »pourraient être catastrophiques, mais sont encore inconnus« . Pour conclure au final « le monde va devoir continuer à utiliser des énergies fossiles, que les gens aiment ça ou pas« .

Répondant notamment à Patricia Daly, représentant 300 investisseurs institutionnels et plus de 100 millions de dollars d’actifs  pour qui :  »Tandis que le monde avance, Exxon reste encore sur le côté ».

Sources : NBC, WSJ, Le Monde

Elisabeth Studer – 10 décembre 2016 – www.leblogfinance.com

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21 commentaires

  1. retrouvé le retour 11 décembre 2016 à 10:06

    Sur la côte du Texas
    Entre Mobile et Galveston il y a
    Un grand jardin tout plein de roses
    Il contient aussi une villa
    Qui est une grande rose

    Une femme se promène souvent
    Dans le jardin toute seule
    Et quand je passe sur la route bordée de tilleuls
    Nous nous regardons

    Comme cette femme est mennonite
    Ses rosiers et ses vêtements n’ont pas de boutons
    Il en manque deux à mon veston
    La dame et moi suivons presque le même rite

    Guillaume Apollinaire

  2. retrouvé le retour 11 décembre 2016 à 10:07

    « La dame et moi suivons presque le même rite » ?

  3. retrouvé le retour 11 décembre 2016 à 19:04

    En voilà un autre derrière Trump qui doit-être aussi de la tribut des Navarro !!!
    « Donald Trump compte dans son entourage des proches de Taïwan, comme l’économiste Peter Navarro »

    Bonne chance les copains, depuis le réembarquement en hélico de  » l’ambassade de Saïgon » vous manquez d’expérience !! Chiche.
    ( Bien le bonjour au Grand Criminel de Guerre « démocratique » Dear Henry Kissinger )

  4. ES 11 décembre 2016 à 19:41

    Des proches de Taïwan dans l’entourage de Trump
    D’autant que l’entourage de l’homme d’affaires compte des proches de Taïwan. L’économiste Peter Navarro, contempteur de la politique commerciale de la Chine, fait ainsi partie des conseillers du candidat républicain en matière d’économie.
    La presse taïwanaise avait évoqué en juillet, en marge de la Convention républicaine d’investiture de Cleveland (Ohio), le compte rendu élogieux que ce dernier avait dressé à cette occasion du système démocratique de l’île. Pour la première fois, la plate-forme programmatique du « Grand Old Party » avait d’ailleurs intégré les « six assurances » données à Taïwan par le président républicain Ronald Reagan pour protéger l’île des visées de Pékin.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/12/03/donald-trump-cree-un-precedent-en-s-entretenant-avec-la-presidente-de-taiwan_5042661_3222.html#7JYlfMpm7maIROO0.99

  5. ES 11 décembre 2016 à 19:42

    Donald Trump menace de ne plus reconnaître une « Chine unique »
    Cette nouvelle déclaration intervient quelques jours après la conversation téléphonique entre le futur occupant de la Maison Blanche et la présidente de Taïwan, qui avait généré un flot de critiques.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/12/11/donald-trump-menace-de-ne-plus-reconnaitre-une-chine-unique_5047146_829254.html#4sKgyMXZ7c7yLg1T.99

  6. Elisabeth Studer 12 décembre 2016 à 01:34

    Rex Tillerson, un ami de Poutine
    ExxonMobil a des activités pétrolières et gazières dans plus de 50 pays et a conclu notamment une dizaine de partenariats avec Rosneft, la principale compagnie pétrolière russe, détenue par l’Etat, depuis 2011. En 2012, Rex Tillerson a reçu des mains de Vladimir Poutine la décoration de l’ordre de l’Amitié. Les contrats conclus avec la Russie par ExxonMobil pourraient potentiellement générer 500 milliards de dollars, selon des médias américains.

    Le choix de Rex Tillerson va dans le sens de la volonté affichée par Donald Trump d’améliorer les relations entre les Etats-Unis et la Russie. Nombre de républicains, comme le sénateur John McCain, ont mis en garde Donald Trump contre les intentions de Moscou qui, selon eux, s’efforce d’étendre son influence au détriment des intérêts américains notamment en Ukraine et en Syrie.

    Les démocrates du comité des Affaires étrangères du Sénat ont critiqué samedi l’attitude de Trump, qui a « rejeté cavalièrement » les informations obtenues par les services du renseignement quant à des interférences russes dans la campagne présidentielle. Ils ont également dénoncé la nomination de Tillerson, qui a « des relations d’affaire avec la Russie et Vladimir Poutine, et dont la société a oeuvré pour enterrer et nier les sciences du climat depuis des années ».

    Donald Trump a jugé « ridicules » dimanche les informations selon lesquelles la Russie se serait ingérée dans l’élection présidentielle américaine dans le but de l’aider à accéder à la Maison blanche. « Je pense que c’est ridicule. Je pense que c’est encore une excuse. Je n’y crois pas du tout », a-t-il expliqué dans une interview accordée samedi à l’émission de télévision Fox News Sunday et diffusée dimanche. Il a accusé les démocrates d’alimenter la presse avec tout cela. En octobre, le gouvernement américain avait formellement accusé la Russie de mener une campagne de piratage informatique contre le Parti démocrate à l’approche de l’élection.

  7. retrouvé le retour 12 décembre 2016 à 10:34

    ES ne pas oublier le passage par la case Gibraltar pour pompage des bénefs de cette compagnie et toute la suite pseudo légale en France !! Tout ce petit monde vit encore dans l’idée d’une terre plate avec éventuellement des planques au cas où !! Mais il n’existe plus de planque !!

  8. retrouvé le retour 12 décembre 2016 à 10:39

    Que va-t-on faire de ce Navarro là qui cherche un levier pour attaquer la Chine ?
    Comme pour les copains va-t-il devenir « réserviste » avec les autres Navarro dans le désert autour du Grand Canyon,

  9. Elisabeth Studer 12 décembre 2016 à 13:06

    attaquer la Chine …. oui cela y ressemble …. mais pour avoir des effets plus que négatifs …

  10. Elisabeth Studer 12 décembre 2016 à 13:10

    La Chine gravement préoccupée par les déclarations de Trump sur Taïwan

    Pékin – La Chine s’est dite gravement préoccupée lundi par les déclarations du président américain élu Donald Trump, qui a menacé d’entretenir des relations avec Taïwan en dépit des engagements pris depuis près de quatre décennies par les Etats-Unis vis-à-vis de Pékin.

    Si Washington devait revenir sur cet engagement, il ne saurait plus être question de croissance saine et régulière des relations sino-américaines ni de la coopération bilatérale dans d’importants domaines, a averti lors d’un point de presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang.

    Interrogé dimanche sur la chaîne de télévision américaine Fox, Donald Trump a menacé de revenir sur le principe de la Chine unique, que Pékin impose à tout pays qui entretient des relations diplomatiques avec elle. Cette formulation empêche toute indépendance formelle de l’île de Taïwan, séparée politiquement du continent depuis 1949 et que Pékin souhaite réunifier au reste de la Chine.

    Je ne sais pas pourquoi nous devons être liés à une politique d’une Chine unique, à moins que nous passions un accord avec la Chine pour obtenir d’autres choses, y compris sur le commerce, a estimé M. Trump, qui avait déjà écorné ce principe début décembre en prenant un appel téléphonique de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, au grand dam de Pékin.

    La question de Taïwan touche à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine. Elle est liée aux intérêts fondamentaux de la Chine. Le respect du principe de la Chine unique est le socle du développement des relations sino-américaines, a rappelé M. Geng.

    (©AFP / 12 décembre 2016 08h50)

  11. Elisabeth Studer 12 décembre 2016 à 13:13

    China To Create An Oil Supermajor Twice The Size Of Exxon? mai 2015

    China, the fourth largest oil producer in the world (behind the U.S., Saudi Arabia and Russia) is undoubtedly one of the biggest stakeholders in the global oil and gas markets. Low oil prices and slowing domestic economic growth have compelled the second biggest global consumer of oil to accelerate its economic reforms.

    In an interesting move that can be seen as a part of Chinese president Xi Jinping’s ongoing efforts to reform China’s bloated energy sector, the Chinese government is reportedly planning to separate the $300 billion pipeline assets from its biggest state owned energy companies – PetroChina and Sinopec.

    Why spin off Sinopec and PetroChina pipelines?

    China’s energy policies have been mostly dominated by the country’s growing appetite for oil and its reliance on oil imports. Its ‘big three’ state owned oil companies (Petrochina, Sinopec and China National Offshore Oil Corporation) have dominated the domestic oil and gas sector for decades.

    As China’s consumption rate is growing way ahead of its production rate, the Chinese government is compelled to encourage competition and attract more foreign investment in its oil and gas sector with the intention to improve its domestic production. In the current scenario, Petrochina and Sinopec’s dominance on Chinese pipeline infrastructure makes it extremely difficult for any other company to use these pipelines. Other companies need permission from the two National Oil Companies who have the right to turn down any usage requests.

    According to Lin Boqiang, the director at Energy Economic Research Centre at Xiamen University, “ »The pipeline business is like the power-transmission business that should be run by independent companies that allow equal access to all market players, by allowing one or two companies to dominate the market, you create a huge barrier for other companies to compete.”
    Who could benefit from the possible spin- off?

    As reported in the South China Morning Post, PetroChina and Sinopec have a combined pipeline network of more the 100,000 kilometers. If Beijing succeeds in spinning off Sinopec and PetroChina’s pipelines, it could signal the beginning of a reform that could reduce the existing monopolies of the two companies. This move could greatly benefit the international oil companies (IOCs) who are either already present or are willing to enter the Chinese oil and gas sector.

    Onshore production in China is mostly limited to China’s NOCs. However, IOCs have now been granted greater access to offshore oil prospects and technically challenging onshore gas fields. IOCs that are involved in China’s offshore E&P (through joint ventures or production sharing contracts with a Chinese NOC) include: ConocoPhillips, Shell, Chevron, BP, BG, Husky, Anadarko, and Eni, among others. All these companies could benefit from the possible spin off as this move could encourage competition between the Chinese NOCs and foreign oil and gas companies.

    Are these reforms the real deal?

    Rumors circulating in Beijing hint that the Chinese government is toying with the idea of combining the nation’s energy companies in order to compete against the likes of ExxonMobil and Shell, revive its slowing economy, and battle low oil prices. One of the options under this plan is to combine PetroChina with its arch-rival Sinopec. The biggest reason for this merger would be to increase China’s energy efficiency by eliminating the overlapping operations of state-owned oil and companies in exploration, refining, and retail.

    If any such merger takes place, the newly formed corporation could be twice as big as ExxonMobil. However, the merger of Sinopec and PetroChina might not happen at all, as the resulting company would become too big for its own good. Moreover, the resulting job losses from consolidation would be something that the Chinese regime thinks twice about.

    The central government is currently preparing to shuffle the leadership of PetroChina, Sinopec and CNOOC. According to Willy Wo- Lap Lam, an adjunct professor at the Chinese university of Hong Kong, the changes being made to China’s energy champions “signal that the central government wants to continue to deepen reform of the state-owned sector, and the change starts from the top. These reforms could involve scaling back the oil companies’ monopolies in certain areas little by little.”

    By Gaurav Agnihotri of Oilprice.com

  12. retrouvé le retour 13 décembre 2016 à 14:09

    un « habitant » d’Alep vu à la télé parle la même langue que Gaurav !! habilé en Adidas !! ( Certainement une faute de goût, et sans doute une référence au Crédit Lyonnais, à Bernard Tapis ou à Christine Lagarde !!

  13. retrouvé le retour 13 décembre 2016 à 14:20

    Pour ce qui est de la Chine, il ne faut pas trop comparer 1 milliard 300 mille habitants avec avec 23 millions !!
    Les grandes manoeuvres « financières » mises en place contre la Chine ralentissent toute l’Asie c’est sur, mais moins la Chine que certains autres pays proches comme la Corée de Ben Qui Moon ( jean fils de la lune :) :) .)

  14. Elisabeth Studer 19 décembre 2016 à 01:58

    Du pétrole à la diplomatie, Rex Tillerson devra tourner la page

    New York – Rôdé à la négociation des contrats pétroliers lorsqu’il était PDG d’ExxonMobil et proche de plusieurs chefs d’Etat, le secrétaire d’Etat désigné Rex Tillerson va devoir tourner la page pour s’imposer comme chef de la diplomatie américaine.

    Devenu en 2006 PDG de la plus grande compagnie pétrolière cotée en Bourse, l’une des missions de M. Tillerson, 64 ans, était d’arracher des contrats pour forer et pomper des hydrocarbures dans des pays pour la plupart dirigés par des autocrates, politiquement instables et au bilan en matière de droits de l’Homme souvent contestable.

    A ce titre, il a noué des relations personnelles avec des hommes forts, détenant les clés du succès des négociations menées par son groupe. C’est le cas en Russie où il revendique lui-même avoir une relation très proche avec Vladimir Poutine, tissée depuis 1999.

    Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il fait mais il comprend que je suis un homme d’affaires. Mon entreprise a investi beaucoup d’argent en Russie avec beaucoup de succès, a-t-il expliqué lors d’un discours en février devant les étudiants de l’université du Texas dont il est lui-même diplômé. Il avait d’ailleurs critiqué les sanctions occidentales prises contre Moscou après l’invasion de la Crimée.

    Devenu un négociateur expert bien qu’il soit à l’origine un ingénieur en génie civil, Rex Tillerson a fait des affaires en Arabie saoudite, au Yémen, au Tchad, en Irak, en Guinée équatoriale, en Angola et dans la Libye du colonel Kadhafi, une expérience qui lui sera très utile comme secrétaire d’Etat du président élu Donald Trump mais qui pourrait lui valoir quelques soucis lors de sa confirmation par le Sénat.

    - Homme d’affaires -

    Une des choses que j’ai apprises quand j’ai commencé à faire des affaires à l’étranger (…) est de m’assurer que les Etats hôtes, que ce soit la Russie, le Yémen ou au Moyen-Orient, comprennent que je ne suis pas le gouvernement américain, soulignait M. Tillerson devant les étudiants texans. Je ne suis pas là pour représenter les intérêts du gouvernement américain. Je ne suis là ni pour les défendre, ni pour les critiquer. Je suis un homme d’affaires.

    Il va maintenant lui falloir convaincre du contraire.

    Homme d’affaires, il l’était au Tchad en 2006 quand il laisse Exxon continuer à pomper du pétrole en dépit des critiques de la Banque mondiale fustigeant le fait que le régime autoritaire d’Idriss Deby alloue les revenus pétroliers à ses activités militaires plutôt qu’aux besoins de la population.

    En novembre 2009, il est en compétition avec le groupe chinois CNOOC pour le renouvellement de ses licences sur trois importants puits nigérians représentant à l’époque un quart de la production du pays.

    Malgré une proposition inférieure — 1,5 milliard de dollars contre 3,75 milliards de dollars des Chinois — Exxon l’emporte suite à une intervention personnelle de M. Tillerson auprès du président de l’époque Umaru Musa Yar’Adua, indique à l’AFP une source proche du dossier, Exxon se refusant pour sa part à tout commentaire sur cette affaire.

    J’ai des conversations directes et franches avec la plupart des chefs d’Etats de pays où nous opérons, s’enorgueillit aussi Rex Tillerson. C’est soit comme il dit, soit rien, tempère toutefois auprès de l’AFP la soeur dominicaine Patricia Daly, qui représente une coalition de congrégations catholiques ayant investi dans des groupes industriels et a eu des échanges tendus avec M. Tillerson sur les questions climatiques.

    - Cowboy -

    Son style cowboy –il est un cavalier émérite– l’a conduit à sortir Exxon du Venezuela en 2007 car il refusait de céder au président Hugo Chavez, qui avait décidé de nationaliser les concessions pétrolières des groupes étrangers.

    Pour doubler ses rivaux Shell, BP ou Total, M. Tillerson a souvent surfé sur la conviction de chefs d’Etat étrangers que son groupe a l’oreille de présidents américains, raconte à l’AFP une source proche de milieux pétroliers africains.

    Il reconnait l’avoir fait à deux occasions parce que ça relevait de la sécurité nationale et que les chefs d’Etat concernés ne savaient pas comment faire parvenir leur message à la Maison Blanche.

    Mais ce qui est bon pour Exxon n’est pas nécessairement bon pour l’Amérique, fustige la militante Zorka Milin de Global Witness.

    Les ONG s’accordent pour dire que le changement climatique ne sera pas la priorité du nouveau secrétaire d’Etat. S’il est favorable à une taxe carbone, il n’a pris aucune mesure forte contre le réchauffement climatique lors de son passage à la tête d’ExxonMobil.

    lo/jld/gib

  15. retrouvé le retour 19 décembre 2016 à 19:27

    « la soeur dominicaine Patricia Daly, qui représente une coalition de congrégations catholiques » !!!
    ES j’ai peur une coalition armée ? De quelle chapelle est ce fils de Tiller, il faut le protéger d’un viol massif par les « soeurs » !!

  16. ES 19 décembre 2016 à 20:37

    Malgré une pression grandissante, les assemblées générales des actionnaires d’Exxon Mobil et de Chevron ont réussi, mercredi 25 mai, à repousser une série de résolutions qui appelaient les deux groupes pétroliers à mieux tenir compte du réchauffement climatique. Plusieurs groupes d’investisseurs, soutenus par les associations en faveur de l’environnement, réclamaient entre autres qu’Exxon et Chevron évaluent de façon précise les conséquences que peuvent avoir les politiques publiques en faveur de l’environnement sur l’activité des deux entreprises. Même si ces motions ont obtenu de bien meilleurs scores que les années précédentes, elles sont restées minoritaires.
    A l’origine de cette fronde, le sentiment notamment que les pétroliers n’anticipent pas suffisamment l’impact de la mise en œuvre de l’accord de la COP21 signé à Paris en décembre 2015. Certains actionnaires pointent ainsi l’écart entre, par exemple, les projections d’Exxon sur la demande mondiale de pétrole et celles de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Tandis que le premier table sur une poursuite de la croissance de la consommation à 109 millions de barils par jour d’ici à 2040, la seconde anticipe au contraire une chute de 22 % à 74 millions de barils.
    « Dans le contexte du changement climatique mondial, nous croyons que le capital des actionnaires est menacé par des investissements dans des projets qui peuvent mener à des impasses sur le plan économique », fait valoir Arjuna Capital, un fonds du Massachusetts. « C’est impossible pour Exxon de faire du business pour les cent prochaines années comme ils l’ont fait pour les cent précédentes », a argué, inquiet, peu avant l’assemblée générale, Scott Stringer, le contrôleur financier de New York, qui représente le fonds de pension des retraités de la ville, « les investisseurs ne peuvent pas supporter qu’Exxon devienne le prochain Kodak [le géant de la photo qui a disparu faute de n’avoir pas su négocier le passage au numérique] », a-t-il expliqué au New York Times.
    « Manque de leadership moral »
    Le conseil d’administration d’Exxon, qui avait appelé à voter contre la résolution, considère que les « stress test » qu’il mène d’ores et déjà sur ses opportunités d’investissement sont suffisants pour anticiper les changements à la fois sur les plans technologique et réglementaire. Le président-directeur général, Rex Tillerson, a ainsi rappelé que sa stratégie consistait à trouver un équilibre entre le fait de produire plus d’énergie pour accompagner l’augmentation de la demande et les préoccupations environnementales. « Nous devons parvenir à des percées technologiques », a convenu M. Tillerson, mais, en attendant, « dire simplement que nous allons fermer les robinets n’est pas acceptable pour l’humanité », a-t-il conclu sous les applaudissements des actionnaires.
    La motion, qui était pourtant soutenue par plusieurs gros investisseurs, comme le fonds de pension de Californie (Calpers), le fonds souverain de Norvège, celui de l’Eglise d’Angleterre, BNP Paribas ou encore Axa, n’a recueilli qu’un peu plus de 38 % des voix. Chez Chevron, les actionnaires ont voté à 41 % pour.
    La résolution qui demandait à Exxon de s’aligner sur l’objectif de la COP21, à savoir limiter le réchauffement climatique à 2 °C au-dessus des niveaux de l’ère préindustrielle, a été également repoussée. « En s’opposant à cette résolution, notre entreprise a choisi de ne pas tenir compte ni du consensus qui existe au sein de la communauté scientifique ni de la volonté des 195 nations qui ont signé l’accord de Paris », a déploré Patricia Daley, une sœur dominicaine du New Jersey à l’origine de la résolution, reprochant à Exxon son « manque de leadership moral ».
    Contraste avec les Européens
    Sans surprise, la motion réclamant l’arrêt de la fracturation hydraulique pour l’extraction du pétrole et du gaz de schiste n’a pas, non plus, réussi à mobiliser une majorité d’actionnaires. Cette opposition générale et résolue d’Exxon et de Chevron tranche avec la situation chez leurs homologues européens, comme BP, Royal Dutch Shell ou Statoil, qui ont commencé à adopter des mesures tenant compte du changement climatique.
    D’ailleurs, le scepticisme par rapport à une exploration pétrolière tous azimuts commence à gagner certains analystes financiers. « Les compagnies pétrolières doivent de plus en plus prendre en compte un certain nombre de scénarios qui ne réclament pas une augmentation systématique de l’exploration », estime Martijn Rats de Morgan Stanley. « Même si le prix du pétrole remonte, le rebond des dépenses d’exploration peut rester relativement modeste. Les modèles économiques uniquement basés sur l’exploration peuvent rencontrer des difficultés dans les années qui viennent », prévient-il.
    Seule avancée chez Exxon, l’adoption d’une résolution permettant aux actionnaires minoritaires de nommer un administrateur indépendant ; ce qui pourrait ouvrir la voie à l’accession d’un défenseur de l’environnement au sein de cette instance. « Si cette compagnie veut affronter correctement les risques fondamentaux de long terme, tels que le changement climatique, son conseil d’administration doit être divers, indépendant et responsable », a rappelé M. Stringer. Une mesure similaire avait été adoptée il y a un an chez Chevron.
    Procédure juridique en cours
    En attendant, la pression des défenseurs de l’environnement sur Exxon n’est pas près de faiblir. Le pétrolier doit en effet composer désormais avec un front judiciaire. Les ministres de la justice de plusieurs Etats, dont New York et la Californie, ont en effet lancé une enquête afin de vérifier si la compagnie pétrolière, par le lobbying qu’elle a pu exercer ces dernières années, n’avait pas, d’une part, cherché à masquer les conclusions des scientifiques sur le changement climatique, et, d’autre part, manqué à ses obligations en n’alertant pas ses actionnaires sur les risques pesant sur les activités de l’entreprise et sa capacité à continuer d’utiliser des énergies fossiles.
    Cette procédure fait suite à deux enquêtes, l’une du site InsideClimate, l’autre du Los Angeles Times, qui affirment que des chercheurs d’ExxonMobil, à la fin des années 1970 et 1980, avaient averti les dirigeants de l’entreprise de la menace que faisait peser le changement climatique sur les activités de la compagnie. Mais celle-ci avait ensuite coupé les budgets de recherche dans ce sens pour, au contraire, fonder sa communication sur les doutes qui entourent la responsabilité humaine dans l’accélération du phénomène.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/05/25/les-actionnaires-d-exxon-et-chevron-resistent-aux-pressions-du-changement-climatique_4926519_1653054.html#dkJYJlQdusmttow0.99

  17. retrouvé le retour 20 décembre 2016 à 00:40

    « fermer les robinets n’est pas acceptable pour l’humanité » Chiche, j’ai des pelles et des pioches !!
    Il y a bien longtemps que tous ces pingouins, espèce qui prolifère, s’attaquent à « l’enfant unique » des Chinois.
    Ceci les investissements de la Norvège et des soeurs catho US qui ne paient pas d’impôts me laissent assez froid

  18. Elisabeth Studer 21 décembre 2016 à 01:10

    Obama bloque les nouveaux forages en Arctique avant Trump

    Le président américain Barack Obama a interdit mardi de manière permanente tout nouveau forage d’hydrocarbures dans de vastes zones de l’Océan Arctique et de l’Atlantique. Ces mesures sont complétées par une démarche similaire du Canada.

    Les mesures annoncées par le président démocrate devraient provoquer une levée de boucliers dans le camp républicain à un mois de l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump. Le milliardaire républicain a d’ores et déjà promis de supprimer nombre de réglementations environnementales.

    « Aujourd’hui, en partenariat avec nos voisins et alliés du Canada, les Etats-Unis franchissent une étape historique pour (…) préserver les écosystèmes de l’Arctique », souligne M. Obama dans un communiqué. Il évoque aussi la nécessité de réduire la dépendance aux énergies fossiles pour lutter contre le changement climatique.

    50 millions d’hectares
    Dans l’Océan Arctique, au large de l’Alaska, M. Obama a interdit, de manière permanente, tout nouveau forage sur un peu plus de 50 millions d’hectares qui comprennent toutes les eaux américaines de la mer des Tchouktches et une large partie des eaux américaines de Beaufort.

    De son côté, le Canada a annoncé l’interdiction de manière permanente de tout nouveau forage de pétrole ou de gaz dans les eaux canadiennes de l’Arctique, avec une révision prévue tous les cinq ans. Dans l’Atlantique, M. Obama a désigné 31 canyons sous-marins où tout forage sera également interdit.

    Base légale « solide »
    L’actuel président, qui a fait de la protection de l’environnement l’une des grandes priorités de ses deux mandats, s’appuie sur une loi de 1953 (Outer Continental Shelf Lands Act) pour agir à quelques semaines de son départ.

    Cette dernière donne aux présidents le pouvoir de protéger les eaux fédérales de toute exploration de gaz ou de pétrole. Elle a déjà été utilisée par plusieurs de ses prédécesseurs, dont Dwight Eisenhower et Bill Clinton.

    La décision prise mardi s’appuie sur « une base légale solide » et ne peut être remise en cause par un autre président, a affirmé un haut responsable de la Maison Blanche.

    Changement climatique mis en doute
    M. Trump, qui a, à plusieurs occasions, mis en doute la réalité du changement climatique, a promis de mettre fin « à l’intrusion » de l’Agence américaine de protection environnementale (EPA) dans « la vie des Américains ».

    Il a désigné pour diriger cette agence Scott Pruitt, ministre de la Justice de l’Oklahoma, qui a été à la pointe de la bataille judiciaire pour faire annuler des réglementations visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des centrales au charbon.

    (ats / 20.12.2016 22h54)

  19. jobs in abuja 25 juin 2017 à 02:57

    Good article. I’m experiencing many of these issues
    as well..

  20. retrouvé le retour 26 juin 2017 à 10:49

    Abuja !!! On évite le Biaffra et Kouchner, Kamarade Jobiste.

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