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Israël : l’accord gazier avec Noble Energy (US) provoque toujours des remous … internes et externes

Quand les Israéliens tentent de s’affranchir de la tutelle américaine de leur pays … et qui plus est sur un sujet on ne peut plus stratégique, d’un impact majeur sur la planète entière : l’exploitation du gaz au large d’Israël.

Selon la police israélienne, des milliers de manifestants ont de nouveau manifesté samedi à Tel-Aviv en vue de dénoncer un accord gazier. Ils estiment en effet qu’il va favoriser l’émergence d’un monopole sur les ressources gazières d’Israël, au profit notamment d’un groupe américain.

D’autres rassemblements ont eu lieu également à Beersheva, pour dénoncer « le cadeau accordé », selon les termes même des manifestants, au consortium formé par le groupe énergétique américain Noble Energy et son partenaire israélien Delek. Au début du mois de novembre, des manifestations semblables avaient d’ores et déjà eu lieu dans quatre grandes villes du pays.

- Position de monopole et prix du gaz : un des nerfs de la guerre - 

Rappelons que les accords entre le gouvernement et le consortium avaient été remis en cause l’an passé par l’autorité de la concurrence, laquelle s’inquiétait également d’une situation monopolistique. Les compagnies sont soupçonnées de vouloir abuser de leur situation de monopole pour dicter les prix du gaz provenant des réserves israéliennes et influer sur le développement futur de ces réserves. En août dernier, Benjamin Netanyahu avait quant à lui déclaré que « le gaz qui arrivera en Israël contribuera aussi à réduire de manière considérable le coût de la vie».

Au final,  les points essentiels de l’accord demeurent les suivants : le fait que le prix du gaz soit rapporté ou pas à un index du coût de l’énergie entre le public et le privé. Lequel devrait être synonyme ou non d’une baisse des tarifs par rapport aux accords antérieurs passés avec Noble Energy et Delek Group. Le consortium doit par ailleurs s’engager à investir 1,5 milliard de dollars dans  le développement de Leviathan  au cours des deux prochaines années. Le non respect de cet engagement autoriserait le gouvernement israélien à modifier avant 2025 la réglementation fiscale et structurelle de l’industrie du gaz. L’accord-cadre conclu entre le gouvernement israélien et les sociétés exploitantes prévoit également que les compagnies cèdent une partie de leurs avoirs dans les gisements. En contrepartie, le gaz pourra être partiellement exporté, notamment vers la Jordanie, l’Égypte et et de l’Autorité palestinienne, avec tous les enjeux géostratégiques que cela induit

Noble Energy et Delek Group exploitent ensemble depuis 2013 le gisement offshore de Tamar, à environ 80 kilomètres au large de Haïfa. Ils sont également associés en vue de développer Leviathan, vaste champ au large de cette ville côtière dont l’exploitation devrait commencer quand les réserves de Tamar commenceront à se tarir.

- Un accord extrêmement controversé au niveau national israélien - 

Après moult péripéties, cet accord gazier a été approuvé par le gouvernement de Benjamin Netanyahu et voté par le Parlement. Il doit néanmoins être présenté prochainement à la commission des Affaires économiques du Parlement, laquelle ne détient toutefois qu’une voix consultative. Mais selon des médias israéliens, des opposants à cet accord envisagent ensuite de faire appel devant la Cour suprême.

Depuis plusieurs mois, les militants de la gauche israélienne essaient de faire annuler l’accord auquel ils reprochent de ne pas démanteler le monopole du gaz. Des voix contradictoires se sont également faites entendre, pour ou contre l’accord a sein de la coalition gouvernementale.

Le 1er novembre dernier, alors que, suite au crash de l’avion russe au large de Charm-al- Charm el-Cheikh, le monde entier avait les yeux rivés sur l’Egypte – pays également impliqué dans les recherches gazières  en Méditerranée orientale – le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé pour sa part la démission du ministre de l’Economie Arye Deri, lequel  avait préalablement refusé d’user de ses prérogatives pour passer outre aux objections soulevées par l’Autorité de la concurrence, laquelle bloquait depuis des mois l’accord pour l’exploitation de champs gaziers au large des côtes méditerranéennes.

« Le ministre Deri m’a annoncé son intention de démissionner de son poste de ministre de l’Economie, qui va me revenir, et j’ai l’intention de confirmer l’accord », avait alors déclaré le Premier ministre. Son départ permettant alors de lever un obstacle majeur à la conclusion de cet important accord gazier.

« Aujourd’hui, nous avons franchi un grand pas pour faire avancer la fourniture de gaz à l’Etat d’Israël. Le gaz constitue le moteur de croissance numéro un d’Israël pour les prochaines années », avait ajouté le Premier ministre. « Nous ne serons plus dépendants de sources d’énergie d’origine étrangère », avait-il poursuivi. A noter qu’à l’heure actuelle, Israël dépend essentiellement des importations de pétrole et de charbon pour assurer son approvisionnement énergétique. La production de Tamar, destinée au marché intérieur, offre ainsi à Israël une indépendance énergétique pour plusieurs décennies.

C’est pourquoi le gouvernement Netanyahu tente en effet par tous les moyens d’accélérer l’exploitation du gaz naturel en Méditerranée. En juin 2015, son cabinet restreint avait pris la décision exceptionnelle de déclarer le projet comme relevant de la sécurité nationale, manière pour lui de s’affranchir des lois contre les monopoles.
La remise en cause des accords existants avait toutefois rendu les investisseurs étrangers quelques peu circonspects, même s’ils demeurent toujours intéressés par le développement de ce gisement, l’un des plus importants découverts offshore dans le monde au cours de la décennie écoulée.

- La Banque d’Israël d’ores et déjà prête à agir - 

La Banque d’Israël se prépare d’ores et déjà quant à elle à l’accélération de l’exploitation du gaz. A la mi-novembre, la Banque a annoncé son intention d’acheter 1,8 milliard de dollars en 2016 en vue de « contrebalancer l’impact global de l’exploitation du gaz sur la balance des paiements d’Israël ».

L’établissement financier souhaite ainsi lutter contre la “maladie hollandaise”, phénomène économique suscité par l’accroissement des recettes d’exportations qui, à son tour, provoque l’appréciation de la devise. Inspirée du cas des Pays-Bas des années 1960, l’expression “maladie hollandaise” est utilisée pour désigner les conséquences néfastes d’une augmentation importante des exportations de ressources naturelles.

En mai 2013 que la Banque centrale d’Israel avait mis en œuvre une politique de rachats de devises en vue de se prémunir d’une réévaluation trop forte du shekel liée à l’exploitation du gisement Tamar.

- Accord entre Chypre et Israël sur un potentiel majeur de réserves énergétiques

Rappelons en fin qu’en  décembre 2010 un accord a été signé entre Israël et Chypre en vue de faciliter et de poursuivre les recherches off-shore d’hydrocarbures – de part et d’autre – dans la partie orientale de la Méditerranée … de gigantesques réserves de gaz ayant été alors découvertes dans la zone. Selon les contrôles de la commission gouvernementale israélienne mise en place pour gérer un fonds d’exploitation des ventes, les recettes prévues des gisements « Léviathan », « Tamar » et « Dalit » se monteraient à 100 voire à 130 milliards de dollars jusqu’en 2040.

Le groupe américain Noble Energy, alors principal opérateur du site indiquait alors pour sa part que  les réserves du gisement offshore de gaz naturel au large d’Israël baptisé Léviathan  étaient estimées à 450 milliards de m3.

« Cette découverte fait potentiellement d’Israël un pays exportateur de gaz naturel », avait alors souligné David Stover, haut dirigeant de Noble Energy, société basé à Houston, Texas. Confirmant ainsi les propos du le ministre israélien des Infrastructures nationales Uzi Landau. Lequel avait affirmé qu’ Israël pourrait devenir un exportateur de gaz … vers l’Europe  … au grand dam de la Russie.

- Russie et Syrie également partenaires en Méditerranée orientale

C’est fort discrètement que le 25 décembre 2013 – en pleine trêve des confiseurs – la Syrie a signé avec la Russie un accord pour le moins stratégique sur l’échiquier énergétique mondial. Et ce, sur différents aspects.
Il s’agit tout d’abord du premier accord de prospection pétrolière et gazière signée par la Syrie dans ses eaux territoriales, alors que suite à de récentes découvertes, ses réserves off-shore sont considérées comme les plus importantes de la Méditerranée.

Le fait que Russes et Syriens agissent de concert  alors que le régime du président Bachar al-Assad est frappé de sanctions internationales, suite au conflit interne qui dévaste le pays, était également lourd de symboles.
L’accord, d’une durée de 25 ans, a été paraphé au siège du ministère du Pétrole et des ressources minières à Damas par le ministre syrien du Pétrole, Sleimane Abbas, la Compagnie générale syrienne du Pétrole et l’entreprise russe Soyuzneftegaz. Le directeur général de la Compagnie générale syrienne du pétrole, Ali Abbas, soulignant à cette occasion, qu’il s’agissait du premier contrat accordant des licences d’exploration de gaz et de pétrole dans les eaux syriennes.

Autre élément notable : les zones concernées font partie des gigantesques gisements de gaz et de pétrole récemment découverts en Méditerranée orientale, aux larges de pays tels que …. la Syrie, le Liban, Israël et Chypre. Avec toutes les tensions potentielles que cela implique …

Nous avions également laissé entendre à plusieurs reprises que le gouvernement chypriote pourrait faire jouer la concurrence  en vue de monnayer l’octroi d’un prêt salvateur  … en l’échange de licences d’exploration d’immenses champs gaziers off-shore, la Russie étant confrontée à la troïka via l’intermédiaire de la BCE sur ce dossier.

En juillet 2013, à l’occasion du cinquantenaire du quotidien Al-Thawra, le président syrien avait répondu à plusieurs questions de journalistes. En réponse à l’un d’entre eux, lui demandant de faire la lumière sur les ressources en pétrole et en gaz des eaux territoriales syriennes, Bachar Al-Assad avait indiqué : « C’est la vérité, que ce soit dans nos eaux territoriales ou dans notre sol. Les premières études ont fait état d’importants gisements de gaz dans nos eaux territoriales. Puis, nous avons su que d’autres gisements s’étendaient de l’Égypte à la Palestine et sur tout le long de la côte ; ces ressources étant plus abondantes dans le Nord ». Ajoutant : « certains disent que l’une des raisons de la crise syrienne est qu’il serait inacceptable qu’une telle fortune soit entre les mains d’un État opposant mais, évidemment, personne ne nous en a parlé de façon directe. C’est une analyse logique de la situation et nous ne pouvons ni la réfuter, ni la considérer comme une raison secondaire. C’est peut-être la raison principale de ce qui se passe en Syrie mais, pour le moment, elle reste du domaine de l’analyse. »

Sources : AFP, Mondialisation.ca, Al-Thawra, AFP, Israël Valley

Elisabeth Studer – 29 novembre 2015 – www.leblogfinance.com

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13 commentaires

  1. ES 30 novembre 2015 à 01:48

    29/10/2015
    EXPERT DISCUSSES PUTIN’S LEVIATHAN INTEREST

    Last week, as reported by Natural Gas Europe, an Israeli commentator indicated that Russian President Vladimir Putin is interested in Gazprom taking part in the Leviathan gas project. Gazprom had previously signed an MOU with the Tamar partners however this never materialized. Following the recent deployment of Russian fighter jets in Syria however, Russian forces are now much closer to Israeli borders as well as to its strategic energy facilities. As more than 50% of Israel’s power generation is based on natural gas from only one field, Tamar, and neither strategic gas storage nor LNG terminals are available, Israel’s energy security is severely compromised. It is no wonder that Israeli Energy Minister Yuval Steinitz said a few weeks ago that if one of those facilities were to stop operations due to technical malfunctions, natural disaster or terrorist attack, Israel would suffer from acute power shortages and power outages that could continue for weeks, possibly even months. It is because of this Mr. Putin’s assurances to the Israeli PM that if Gazprom were to be a partner in the Leviathan field, he would be able to stop extremist groups from attacking Israeli natural gas infrastructure, since « no one messes with us, » could be interpreted as a threat.

    Oded Eran is a Senior Researcher at the Institute for National Security Studies (INSS) in Tel Aviv, specializing in energy and water among other subjects. He is also the former Israeli Ambassador to Jordan and the EU. In light of Russia’s new stance, Natural Gas Europe spoke with Mr. Eran.

    NGE: How do we have to treat Mr. Putin’s new initiative to involve Gazprom in the Israeli natural gas industry?

    OE: One mustn’t accept this as a threat. I don’t think it sounds as a threat. It is a Russian attempt to say that beyond the economic interest we can add another positive consideration. However from clear strategic circumstances Israel shouldn’t consider that proposal. The interest of the Russians in [Israeli] gas is well known. I think that Israel’s response to the proposal to secure Israeli gas facilities should be « no, thank you, we’ll manage ourselves. » I would make a distinction between Putin’s proposal that if it would be accepted, will entangle us with the Americans and Europeans, and therefore, to say the least, will not be accepted. However if Israel will not have other options [to develop its natural gas assets] it will have to consider an engagement with a Russian entity for the development of Leviathan.

    NGE: How does Russian involvement in the Syrian civil war affect the Middle Eastern natural gas industry?

    OE: At the moment I don’t see direct influence. Syria isn’t an influential player neither in the development of the Israeli natural gas industry nor in regional cooperation. The Russians are still interested in the Israeli gas, however, more from geo-strategic [reasons] than from the economic perspective. I also don’t see the direct linkage to Russian-American interests.

    NGE: What are the current export options faced by Delek Group and Noble Energy?

    OE: Gas prices are Brent linked. Although oil prices fell I don’t rule out the possibility that they will recover. However current price levels and continuation in prices fall, decrease the capability of developing Israeli gas assets, because the infrastructure is quite expensive. Therefore the realistic options are either a commitment by the government to increase local consumption or building less expensive export infrastructure, i.e export through a pipeline. Therefore the options range is narrowed to big consumers as Egypt and Turkey.

    NGE: What are the prospects of exporting Israeli gas to Turkey?

    OE: The economic potential it there, however besides it there is a political risk that has been exacerbated since Turkey changed its policy towards Israel in 2009. That change was accelerated following the Mavi Marmara incident in May 2010 (an incident in which Israeli commandos intercepted and took control over a Turkish boat, the Mavi Marmara, which tried to break the Israeli blockade of the Gaza Strip. About 10 Turkish citizens lost their lives in the incident and the issues stemming from that incident were never resolved between the two sides). Therefore the economic potential is there, and the political problem can be overcome by [issuing] a political risk insurance. In light of the discovery of Zohr field in Egyptian economic waters the significance of the Turkish customer [for Israeli gas] increases.

    NGE: That is a threat to Russian gas export to Turkey, and militarily Russia is now closer than ever to the Israeli gas fields and the pipeline path to Turkey.

    OE: Export to Turkey is not directly linked to the situation in Syria. That is linked to the problem the Leviathan consortium is facing: what are the export markets available to them. There was an Egyptian option as a buyer, for local Egyptian consumption, however that option has now shortened following the latest [natural gas] discoveries in Egyptian economic waters. Egypt still needs a transition period [till the discoveries will be operational], however Leviathan field is yet to be developed and therefore the length of time Egypt will need gas supply from external sources is shortened further.

    Turkey then remains the biggest regional consumer with economic viability as export market for Israeli gas even considering huge investments in infrastructure. Therefore the Turkish customer is a standalone [customer]. Turkey’s purchase of Israeli gas depends on its willingness to decrease its dependence upon Russian gas, diversify its gas sources and add more gas suppliers. Therefore there is only very indirect implication to the Russian intervention in Syria.

  2. ES 30 novembre 2015 à 01:50

    Putin and Netanyahu to strike deal on Leviathan gas field
    THE AUSTRALIANOCTOBER 20, 2015

    Russia wants to be the major partner in Israel’s offshore ­Leviathan natural gas field in the eastern Mediterranean, a top ­Israeli foreign affairs analyst said in Sydney yesterday.

    Ehud Yaari, the senior Middle East commentator for ­Israel’s Channel Two news, said “everybody regrets” a deal was not done with Woodside and that until now Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu had ruled out a Gazprom deal.

    Gazprom bid for a stake in the project in 2012 but was beaten by Woodside, which pulled out of the joint venture in May last year. Mr Yaari said with the Russians now in Syria, Mr Netanyahu was likely to reconsider.

    He said Mr Putin had told Mr Netanyahu: “We will make sure there will be no provocation against the gas fields by Hezbollah or Hamas. Nobody messes with us.”

  3. retrouvé le retour 30 novembre 2015 à 02:06

    http://www.pudelek.tv/video/Marsz-muzulmanow-we-Wroclawiu-Jestesmy-potencjalem-dla-Polski-i-Europy-10625/

    Défense de rire, c’est comme le pétrole et le gaz autour de Santorin !! Rien de sérieux !!

  4. retrouvé le retour 30 novembre 2015 à 02:20

    http://www.lorientlejour.com/article/957757/les-negociations-gelees-apres-le-rejet-par-le-hezbollah-des-requetes-dal-nosra.html

    Cette histoire de pétrole, c’est de la friture sur toute la ligne. Le Front Al Caïda demande que la Turquie récupère les copains !! Au fait qui soigne encore des blessés estampillés Al Caïda ?? :)

  5. Elisabeth Studer 3 décembre 2015 à 22:16

    juste hasard de calendrier ??
    permettez moi d’en douter
    on en reparle, bien évidemment …

    Chypre: un accord sur la réunification à portée de main

    Nicosie – Un accord pour mettre fin à la division de Chypre, l’île méditerranéenne coupée en deux depuis plus de 40 ans, est à portée de main, a déclaré jeudi le secrétaire d’Etat américain John Kerry à Nicosie.

    Je suis plus convaincu que jamais qu’une solution à la division de Chypre est à portée de main, a dit M. Kerry devant la presse après avoir rencontré séparément les dirigeants chypriote grec et chypriote turc.

    Les espoirs de parvenir enfin à un accord sur cet épineux dossier ont grandi depuis que les deux leaders ont repris en mai les négociations de paix sous l’égide de l’ONU.

    Ces derniers mois, il est devenu clair que la donne a commencé à changer et que des progrès tangibles ont été enregistrés, a affirmé le chef de la diplomatie américaine, soulignant que son pays était focalisé au plus haut niveau sur la question chypriote.

    Durant sa visite, M. Kerry a rencontré le président de la République de Chypre, Nicos Anastasiades, puis Mustafa Akinci, qui dirige la République turque de Chypre-Nord (RTCN), reconnue seulement par la Turquie. Il devait dîner en compagnie des deux hommes à la résidence de l’émissaire de l’ONU pour Chypre, le Norvégien Espen Barth Eide, qui parraine les négociations de paix.

    L’île est divisée depuis l’invasion en 1974 de sa partie nord par la Turquie, en réaction à un coup d’Etat nationaliste qui visait à rattacher l’île à la Grèce et qui avait suscité l’inquiétude de la minorité turcophone de l’île.

    Chypre, l’un des 28 membres de l’Union européenne, est située à proximité immédiate du Moyen-Orient, en particulier de la Syrie en guerre, dont les côtes sont distantes d’une centaine de kilomètres.

    (©AFP / 03 décembre 2015 19h21)

  6. retrouvé le retour 3 décembre 2015 à 23:56

    « Nicosie – Un accord pour mettre fin à la division de Chypre, l’île méditerranéenne coupée en deux depuis plus de 40 ans, est à portée de main, a déclaré jeudi le secrétaire d’Etat américain John Kerry à Nicosie. »

    Chante beau merle !! On va voir où tu vas te retrouver après les élections présidentielles US.
    Quand à l’agence dite AFP ??: » en réaction à un coup d’Etat nationaliste qui visait à rattacher l’île à la Grèce  » Allez vous faire voir équipe de perroquets !!

  7. retrouvé le retour 5 décembre 2015 à 13:31

    On moment de l’affaire des liberty frites remplaçant les French frites, de nombreux citoyens us ont soutenu leurs contacts frenchy !!! Ce que les Bush, I, II, et peut-être III bientôt, ne peuvent ignorer.

    La déconfiture provoquée dans le monde entier, va peut-être conduire au retour des soit disant  » républicains » à la sauce Bush, mais comme le système bi partisan consiste a faire revenir alternativement les deux côtés de la même pièce. Cet épisode est sans intérêt.

    Pour ce qui est de l’invasion de Chypre qu’on fait les Anglais avec leurs bases pour arrêter les Turcs ? Rien et pour cause, les culottes sont maintenant souillées

  8. Elisabeth Studer 14 décembre 2015 à 20:34

    Israël: une commission parlementaire s’oppose à un accord gazier controversé

    Jérusalem – Une commission parlementaire s’est prononcée lundi contre un accord, défendu bec et ongles par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur l’exploitation des importants gisements de gaz naturel offshore récemment découverts au large des côtes israéliennes.

    La commission de l’Economie de la Knesset, le Parlement israélien, s’est prononcée par une courte majorité (7 votes contre 6) contre cet accord, crucial pour l’indépendance énergétique d’Israël, conclu avec un consortium comprenant le groupe américain Noble Energy.

    L’accord a suscité les objections de l’autorité israélienne de la concurrence, qui dénonce une situation monopolistique de Noble Energy et Delek Group.

    Fin novembre, des consommateurs israéliens ont manifesté par milliers pour dénoncer le vol du gaz par les grands groupes et le cadeau qui leur a été fait.

    L’avis de la commission de l’Economie de la Knesset n’est que consultatif, a souligné son porte-parole, Lior Rotem, auprès de l’AFP.

    M. Netanyahu défend l’accord en faisant valoir des considérations diplomatiques et de sécurité, qui lui permettent de passer outre les recommandations des autorités de la concurrence.

    Les opposants à l’accord devraient maintenant saisir la Cour suprême.

    Dans un pays lourdement dépendant de l’étranger en matière énergétique, la découverte de champs gaziers en Méditerranée au large des côtes israéliennes à la fin des années 2000 a suscité l’espoir de parvenir à l’indépendance énergétique voire de pouvoir exporter de l’énergie.

    Noble Energy et Delek Group exploitent ensemble depuis 2013 le gisement offshore de Tamar, à environ 80 kilomètres au large de Haïfa, et sont associés pour développer Leviathan, un vaste champ gazier au large de cette ville côtière dont l’exploitation devrait commencer quand les réserves de Tamar commenceront à se tarir.

    AFP / 14 décembre 2015 18h12)

  9. Elisabeth Studer 29 mars 2016 à 13:05

    ca continue !! on en reparle.
    ———————————

    Israël: Netanyahu n’a pas dit son dernier mot après le rejet d’un accord gazier par la justice

    Jérusalem – L’ambition du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, de faire d’Israël un exportateur de gaz naturel vient de subir un sérieux revers de la part de la justice, mais il s’agit plus d’un nouveau retard que d’une remise en cause du projet, estiment les analystes.

    La Cour suprême, plus haute instance judiciaire israélienne, a retoqué dimanche un des articles fondamentaux d’un important accord conclu entre le gouvernement et un consortium israélo-américain en vue de l’exploitation d’un vaste champ gazier découvert en Méditerranée.

    Le quotidien Haaretz a qualifié ce jugement d’un des plus retentissants de l’histoire de la Cour.

    Les juges ont rejeté la clause censée protéger le consortium et garantissant que la réglementation sur l’exploitation du gaz ne sera pas modifiée pendant dix ans, estimant qu’une telle disposition limite les prérogatives des prochains gouvernements.

    Les analystes relèvent cependant que la Cour a accordé un répit d’un an au gouvernement pour amender l’accord, ce qui pourrait permettre d’en sauver l’essentiel.

    En fait, la Cour a approuvé la majorité des décisions du gouvernement, souligne Barak Medina, professeur de droit de l’université hébraïque de Jérusalem.

    Mais ce jugement représente tout de même un flagrant revers pour M. Netanyahu, qui a mis tout son poids politique pour défendre l’accord. Il s’est approprié le portefeuille de l’économie et, fait exceptionnel, est allé personnellement devant la Cour suprême pour plaider en faveur du projet contesté.

    Une intense controverse est en cours depuis des mois sur les conditions dans lesquelles un consortium dirigé par les groupes américain Noble Energy et israélien Delek Drilling exploitera les importantes réserves gazières découvertes à la fin des années 2000 en Méditerranée au large d’Israël. Dans les faits, l’exploitation a déjà commencé.

    La découverte de ces réserves a suscité beaucoup d’espoirs en Israël, non seulement en faisant entrevoir l’indépendance énergétique à un pays lourdement dépendant de l’étranger en la matière mais aussi en lui ouvrant la perspective d’exporter son énergie, voire de nouer de nouveaux liens stratégiques dans la région.

    - Le Parlement, étape obligée ? -

    Le Premier ministre s’est heurté à un front hétéroclite constitué par son opposition et des organisations de défense des consommateurs dénonçant la création d’une situation de monopole. Les intérêts particuliers de certains membres de sa coalition gouvernementale ont encore compliqué l’affaire pour lui.

    La décision de la Cour menace sérieusement le développement des réserves en gaz de l’Etat d’Israël, a affirmé M. Netanyahu. Il a promis de trouver les moyens de surmonter le dommage considérable que cette décision étrange cause à l’économie israélienne.

    Pour Barak Medina, la réaction de M. Netanyahu a un caractère avant tout politique.

    Noble Energy s’est montré plus mesuré. Son patron, David Stover, a jugé décevant un jugement qui risque, selon lui, de retarder le développement des réserves gazières. Il appartient à présent au gouvernement israélien de présenter une solution qui respecte à tout le moins les termes de l’accord-cadre, et qu’il le fasse rapidement, a-t-il dit dans un communiqué.

    Israël tente de développer sa production de gaz à partir des champs de Tamar et de Leviathan, découverts en 2009 et 2010.

    L’exploitation de Tamar a débuté mais pas celle de Leviathan, qui dispose de réserves beaucoup plus importantes.

    Noble Energy et Delek espéraient pouvoir débuter l’exploitation en 2019, ce qui aurait permis à Israël d’exporter une partie de ce gaz.

    M. Netanyahu n’a pas précisé ses intentions. Il pourrait chercher à faire voter une loi par le Parlement pour disposer d’une assise légale plus ferme ou prévoir aussi d’introduire dans l’accord une clause de compensation au profit des entreprises, en cas de changement de législation.

    Court-circuiter le Parlement serait la voie la plus rapide, mais Noble Energy et Delek pourraient avoir intérêt à une nouvelle législation, dit Brenda Shaffer, une experte qui a conseillé le gouvernement israélien sur les questions énergétiques.

    Cette option parlementaire pourrait s’avérer préférable pour les compagnies car (l’accord actuel) n’était sans doute pas très viable sans l’aval du Parlement, dit-elle.

  10. Elisabeth Studer 29 mars 2016 à 22:10

    Israel valley 28/03/2016

    Le rejet de l’accord gazier menace la coalition gouvernementale en Israël
    Authors picture
    Jacques Bendelac | Économie

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    Analyse – Le gaz découvert au large des côtes israéliennes restera sous la mer : ainsi en a décidé la Cour Suprême en rejetant l’accord gazier.

    La décision rendue hier soir à Jérusalem a fait l’effet d’une mini-bombe économique et politique : la Cour suprême donne un an au gouvernement israélien pour modifier une clause de l’accord gazier conclu en décembre dernier, avec le consortium américano-israélien formé des sociétés Noble Energy et Delek. À défaut, l’accord sera annulé dans son entier. La décision des juges de Jérusalem porte un coup dur au gouvernement israélien qui avait obtenu, à l’arraché, cet accord avec les sociétés gazières.

    RETOUR À LA CASE DÉPART

    On croyait la saga du gaz terminée ; c’est plutôt un retour à la case-départ que vient d’exiger la Cour suprême. Paraphé en décembre dernier, l’accord pour le développement des réserves gazières mettait fin une saga qui s’est prolongée durant près de six ans. La signature du Premier ministre devait permettre d’accélérer l’exploitation des champs gaziers : le gisement Tamar, qui contient environ 240 milliards de mètres cubes de gaz naturel, ainsi que le champ Léviathan possède 450 milliards de mètres cubes.

    Seulement voilà, les juges en ont décidé autrement. Ce n’est pas tout l’accord qu’ils ont remis en cause, mais seulement un article problématique : celui de la régulation de l’État. En effet, l’État d’Israël s’est engagé à ne pas modifier l’accord-cadre jusqu’en 2025 ; cette décision garantit aux compagnies une stabilité de la régulation de l’État au cours des dix prochaines années.

    QUEL COMPROMIS ?

    Durant les négociations menées en vue de l’accord, la régulation fut un des points les plus controversés. En s’engageant à ne pas changer les règles du jeu au cours des 10 prochaines années, l’Etat laissait les mains libres aux compagnies pour agir à leur guise. Et en l’absence de sanctions efficaces, aucune menace sérieuse ne pèsera sur les compagnies qui ne respecteraient pas leurs engagements.

    Les cinq juges ont estimé abusive cette clause de stabilité ; ils ont renvoyé le gouvernement revoir sa copie. Deux possibilités s’offrent à ce dernier : faire adopter l’accord par la Knesset, ce qui donnerait au texte une valeur législative qui a plus de poids qu’une décision gouvernementale ; ou alors, convaincre le consortium Noble Energy-Delek de renoncer à cette clause qui lui promettait dix années de stabilité.

    INSTABILITÉ PARLEMENTAIRE

    Or, le contexte politique en Israël reste instable : le gouvernement a peu de chance d’obtenir une majorité parlementaire autour de cet accord. L’étroite majorité de 61 députés ne résistera pas à l’absence de 3 ou 4 députés de la majorité qui ont déjà annoncé qu’ils s’abstiendront de prendre part au vote.

    Reste donc à trouver un nouvel accord avec les sociétés gazières. Pour poursuivre leurs investissements dans le gaz israélien, celles-ci devront accepter un compromis avec le gouvernement israélien, c’est-à-dire renoncer à la clause problématique ; à défaut, l’alternative serait l’abandon pur et simple de l’exploitation du gaz israélien.

    Dans tous les cas de figure, la décision prise hier soir à Jérusalem est un coup dur pour l’économie israélienne ; un nouveau report de l’exploitation du gaz constituerait une perte grave pour le consommateur, les entreprises et les caisses de l’État.

    Jacques Bendelac (Jérusalem)

  11. retrouvé le retour 30 mars 2016 à 14:25

    Toutes ces nappes dans des zones sismiques, c’est total pipo ». On ferait mieux de penser à un tsunami de type post Santorin dans cette zone !! » et surtout faire en grand des exercices d’évacuation.

  12. ES 6 avril 2016 à 13:00

    Israël annonce un accord pour cesser les coupures de courant aux Palestiniens

    Jérusalem – La compagnie d’électricité israélienne a annoncé mercredi avoir conclu un accord provisoire avec l’Autorité palestinienne pour mettre fin aux coupures d’électricité qu’elle imposait depuis quelques jours à la Cisjordanie occupée à cause d’impayés.

    L’accord prévoit que l’Autorité palestinienne va régler dès mercredi matin 20 millions de shekels (4,6 millions d’euros) et que des négociations intensives vont s’engager rapidement pour parvenir à un accord global sur la dette palestinienne, a indiqué Israel Electric Corporation (IEC) dans un communiqué.

    La compagnie, une entreprise publique, a cependant laissé entendre qu’elle pourrait à nouveau réduire la fourniture d’électricité à la Cisjordanie si un arrangement n’était pas trouvé d’ici une semaine.

    La Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, dépend d’Israël pour son alimentation en électricité.

    Depuis le 31 mars, la compagnie israélienne a réduit pendant plusieurs heures ses livraisons de courant aux villes de Jéricho, Bethléem ou Hébron et leurs environs, privant temporairement des dizaines de milliers de Palestiniens d’électricité.

    IEC invoque un impayé palestinien de plus de 1,7 milliard de shekels (392 millions d’euros).

    (©AFP / 06 avril 2016 10h47)

  13. Elisabeth S 20 mai 2016 à 12:50

    Israël: démission du ministre de la Défense en pleine querelle

    Le ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon a annoncé vendredi sa démission. Il a affirmé manquer de confiance dans le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui envisage de le remplacer pour élargir la coalition soutenant son gouvernement.

    « J’ai informé le Premier ministre après son comportement et les récents événements, et compte tenu du manque de confiance que j’ai en lui, que je démissionnais du gouvernement et du parlement et que je faisais une pause dans ma vie politique », a déclaré Moshe Yaalon sur Twitter.

    Benjamin Netanyahu a entamé des discussions avec Avigdor Lieberman, chef de file du mouvement d’extrême droite Israel Beitenu, en vue de son retour au sein du gouvernement de coalition. Il y réclame le portefeuille de la Défense.

    Une voix de majorité
    Le Premier ministre israélien reconduit l’an dernier n’a qu’une voix de plus que la majorité à la Knesset. Il semblait s’orienter cette semaine vers un accord avec l’Union sioniste d’Isaac Herzog, qui compte 24 députés, mais Avigdor Lieberman a convoqué la presse mercredi pour annoncer à la surprise générale qu’il était prêt à négocier avec le chef du gouvernement.

    Israel Beitenu dispose de six sièges de députés et son ralliement offrirait à Netanyahu une majorité de 67 voix sur 120 élus au parlement.

    Confiance menacée
    Le départ de Moshe Yaalon risque d’entamer la confiance des Occidentaux mais également des Israéliens dans le gouvernement de Benjamin Netanyahu.

    Ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, Moshe Yaalon avait consolidé les relations entre Tsahal et le Pentagone, instaurant un contrepoids aux relations tendues entre Netanyahu et Barack Obama à propos des négociations de paix du Proche-Orient et de la politique américaine à l’égard de l’Iran.

    Attitude belliciste
    Avigdor Lieberman, dont la nomination n’a pas été confirmée, est un novice dans les affaires militaires et a toujours eu une attitude belliciste à l’égard des Palestiniens, de la minorité arabe israélienne et de l’Egypte.

    Membre du Likoud et peu optimiste sur les chances de parvenir à un accord avec les Palestiniens, Moshe Yaalon s’était démarqué de la position de son Premier ministre à la faveur du récent procès d’un soldat qui avait abattu un assaillant palestinien blessé et désarmé après une attaque au couteau.

    Il avait publiquement exprimé son opposition aux appels à la clémence en faveur du militaire tandis que Netanyahu avait adopté une attitude plus circonspecte, faisant part de sa « compréhension » à la famille du soldat jugé.

    Un sondage diffusé par la chaîne de télévision Channel 10 jeudi montre que 51% des Israéliens estiment que Yaalon était le mieux à même de remplir les fonctions de ministre de la Défense. Seuls 27% soutenaient la nomination de Lieberman.

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