Le cours du sucre a fortement chuté cette semaine, atteignant même un plus bas depuis deux ans à Londres.
Les investisseurs redoutent qu’une offre pléthorique soit largement supérieure à la demande, laquelle est quelque peu atone en cette période de crise.
Les marchés ont été particulièrement impactés par la publication du dernier rapport de l’UNICA, principale organisation du secteur au Brésil, premier exportateur mondial.
Ainsi, la production de sucre de la région du centre-sud (où se concentre l’essentiel des récoltes) a été de 2,79 millions de tonnes sur les deux premières semaines d’octobre, représentant un bond de 25% par rapport à la seconde quinzaine de septembre et une hausse de 56% par rapport à la même période de 2011.
Au final une offre abondante qui ont fait chuter les prix du sucre mercredi à Londres, la tonne s’échangeant à cette date à 523,90 dollars, un niveau plus vu depuis août 2010.
En ce qui concerne la demande, les experts du Département américain de l’Agriculture (USDA) ont estimé que les importations de sucre de la Chine (deuxième consommateur mondial) pourraient s’effrondrer de 76% sur la saison 2012-2013. Raisons principales invoquées : un bond de 18% de la production du pays, chiffre bien au delà des prévisions initiales.
Certains analystes notent toutefois qu’un tel niveau de cours devrait rendre plus attractive la production d’éthanol …. situation conduisant à terme à une reprise des cours.
Au final, sur le Liffe de Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en décembre valait 531 dollars vendredi contre 539,50 dollars en fin de semaine dernière.
Parallèlement, sur le NYBoT-ICE américain, la livre de sucre brut pour livraison en mars cotait 19,56 cents contre 19,76 cents vendredi dernier.
Sources : AWP, AFP






