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Hôpitaux : démission du chef des urgences de l’hôpital Saint-Louis

Elisabeth Studer Actualités, Economie Un commentaire

Il devient urgent de traiter des services d’urgence des hôpitaux. Jugez plutôt. Pour protester contre contre le manque de moyens de son service le chef des urgences de l’hôpital Saint-Louis, Pierre Taboulet, vient d’adresser sa lettre de démission à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

« Je quitte la ‘chefferie’ car je me sens devenir impuissant pour diriger le service. Nos moyens sont trop insuffisants/inadaptés en regard de l’activité qui ne cesse de croître et de se compliquer », indique le Dr Taboulet dans un courrier daté du 17 septembre, adressé au directeur de l’hôpital et aux dirigeants de l’AP-HP.

« Nous manquons surtout, comme partout, de lits dans l’hôpital ou à l’extérieur« , précise par ailleurs le médecin, qui indique ne pas être en « conflit au sein du pôle urgence ».

Pointant du doigt l’organisation et par dessus tout un nombre d’urgentistes et d’infirmiers « insuffisant », « des gardes de 14-15 heures [...] épuisantes et mal payées » et un nombre d’internes qui « décroît ».

Tout devenant de plus en plus business de jour en jour dans ce bas monde, le médecin déplore également un « ratio de productivité inflationniste » alors qu’un manque d’investissements notable est à déplorer sur des dossiers  aussi importantes  que conditions et moyens de travail et soins des patients .

« En conséquence, les temps d’attente aux urgences s’allongent » et « la prise en charge des malades n’est plus satisfaisante », affirme au final encore le Dr Taboulet.

Son but final ? tenter de provoque « une prise de conscience » de l’AP-HP.

Début septembre, c’est le personnel hospitalier de l’Hotel Dieu, à Paris qui a manifesté son opposition au projet de fermeture des urgences et aux restructurations  menées par 
l’AP-HP.

Les raisons de la colère ? la volonté de la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) de transférer son siège de l’avenue Victoria à l’Hôtel-Dieu, mais avant tout la disparition programmée des services de soins de l’hôpital et des urgences, dont le sort devrait être fixé durant le mois de septembre.

Pour Dina Vernant, présidente de l’association L’Hôpital pour tous, c’est le principe même de l’hôpital public qui est visé à travers le symbole de l’Hôtel-Dieu. « On nous fait croire qu’il est devenu obsolète alors que de nombreux investissements y ont été faits. La vérité, c’est que la direction ne réfléchit qu’à travers un objectif budgétaire annuel. »

« La direction poursuit la politique de Nicolas Sarkozy. On attend le changement », prévient Gérald Kierzek, médecin urgentiste.

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1 commentaire

  1. Elisabeth Studer 20 octobre 2012 à 16:19

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