L’uranium, le pétrole du 21ème siècle ? ce n’est pas la première fois que je le suggère … et les faits semblent nous donner raison.
Si l’on en croit un rapport de l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire, les réserves mondiales d’uranium pourraient certes alimenter le secteur durant encore un siècle, enfin, en cas du maintien de la demande à son niveau actuel.
La situation qui prévaudrait en cas de besoins énergétiques accrus serait quant à elle beaucoup plus tendue.
Selon les prévisions de l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire (AEN) et de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) , l’uranium pourrait venir à manquer dans une centaine d’années.
Dans un rapport publié la semaine dennière, les agences estiment que «les ressources en uranium identifiées sont toujours suffisantes pour assurer les besoins du secteur pendant 100 ans, au rythme de consommation de 2010».
Mais selon les projections des analystes, la demande d’uranium devrait s’accroître dans le monde.
De 63.875 tonnes en 2010, elle grimperait à 97.645 à 136.385 tonnes en 2035. Ce qui correspond à une augmentation comprise entre +53% et +114% en vingt ans.
Pour bâtir son raisonnement, l’AEN et l’AIEA considèrent que le parc nucléaire mondial devrait progresser de 44% à 99% d’ici à 2035, en particulier à cause de la demande croissante d’énergie de la Chine, de l’Inde, de la Corée du Sud et de la Russie.
Mais l’uranium ne renaît pas de ses cendres et les mines exploitées à l’heure actuelle pourraient rapidement être « asséchées ».
Le rapport évalue ainsi la production minière d’uranium à 54.670 tonnes par an, soit une augmentation de 25% entre 2008 et 2010 permise par la production accrue du Kazakhstan, lequel est actuellement le premier producteur mondial.
Aux Etats-Unis, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) estime que «les ressources conventionnelles représentent environ 50 ans d’approvisionnement. »
L’AEN et l’AIEA se montrent plus optimistes, en tablant sur une centaine d’années de réserves, moyennant «d’importants investissements dans l’extraction minière».
Précisons toutefois que que des réacteurs à neutrons rapides, de quatrième génération, pourraient permettre de consommer moins d’uranium.
Selon le CEA, ce nouveau type de réacteurs consommerait même cent fois moins de matières premières que les réacteurs à eau actuels.
Sources : AFP, Reuters







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