Alors que l’opérateur Orange doit faire face à une panne sans précédent de son réseau mobile …. et que le groupe France telecom dans son ensemble vient d ‘être mis en cause par la justice pour harcèlement moral, j’osais poser hier la question d’un éventuel effet boomerang du départ plus ou moins volontaire de près de 22.00 salariés dans le cadre du plan Next …. et de son potentiel effet destructeur sur le savoir-faire et la capitalisation des connaissances et de l’expérience acquise des techniciens d’un réseau devenu de plus en plus complexe.
Or, je ne résiste pas à rappeler – et ce de manière la plus factuelle possible – un extrait des propos tenus par Didier Lombard, désormais ancien PDG du groupe (remplacé par Stéphane Richard si j’ose dire à la « faveur » de la vague de suicides qui a endeuillé l’opérateur) devant l’ACSED à la Maison de la Chimie, lors de la Convention du 20 octobre 2006, discours intitulé « La transformation de l’Entreprise ».
Propos édifiants s’il en est …
« Didier Lombard : J’ai toujours dit que je voulais emmener tout le monde au 22000 près. Le point positif, c’est que pour les salariés qui arriveront à suivre la transformation on a la chance d’avoir des personnes formées , fidèles, bien dans l’entreprise et qui savent faire fonctionner la machine.
Donc, il ne faut pas délivrer un discours type financier du genre : qu’est ce que vous faites avec tous ces fonctionnaires, mon pauvre Monsieur …. ! Regarder le site de la BBC, j’ai fait un interview avec un journaliste BCBG qui me dit exactement ça : je lui ai répondu que cette question était ringarde et qu’on ne me la posait plus outre Atlantique.
Les autres ont compris que mes fonctionnaires sont passés par le chaudron de FT et ils sont très bons .
Nous avons décidé de mettre des procédures pour alléger les effectifs : Congés de Fin de Carrières (CFC) (et dispositif qui va suivre), les mobilités vers la Fonction Publique et les projets personnels accompagnés (PPA). Mais cela ne marche pas assez bien sauf pour les CFC. Pourquoi ?
Managérialement, on n’a pas la culture de suggérer à nos collaborateurs qu’ils seraient mieux dans la Fonction Publique. La maison est une mère poule qui récupère les gens y compris en créant des emplois artificiels là où il n’y en a pas besoin.
On supprime des fonctions support, une semaine après toutes les personnes concernées sont toutes recasées !
On leur a créé des postes. On veut qu’ils passent par l’espace carrière et qu’ils se positionnent. Souvent ils ne veulent pas aller face aux clients
mais la maison ne survivra pas si les fonctionnels ne veulent pas aller face aux clients. C’est une transformation profonde.
Si on n’arrive pas à faire ça on n’échappera pas à des mesures plus radicales. Pour le moment je n’en veux pas. Mais si on n’y arrive pas je serai obligé d’y venir.
Les PPA marchent mieux que prévu. Il y a une source nouvelle. Cela permet de s’attaquer à toutes les tranches d’âge. Sur le reste, il faut qu’on sorte de la position mère poule.
O. Barberot va vous parler de ce que l’on a en tête. Ce sera un peu plus dirigiste que par le passé. C’est notre seule chance de faire les 22 000 pour pouvoir recruter les 6000 car on a un problème sur les nouvelles technologies. Il faut un peu de souplesse sur les recrutements. Il faut bien se dire qu’on ne peut plus protéger tout le monde. Il faut se poser la question de quelle va être notre carrière ? En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre » affirmait-il au final …







Le Figaro
08/07/2012
En fait, d
Raté, les départs, c’était par la porte ou la fenêtre (suicide du 11 Septembre 2009 à Médéric)