Alors qu’un accord européen vient d’être conclu pour permettre d’aider directement les banques espagnoles via les fonds de sauvetage européen, sans devoir faire appel à l’Etat espagnol et donc aux contribuables, le ministre français de l’Economie français Pierre Moscovici,
a toutefois estimé dimanche que les établissements financiers de la péninsule ibérique devaient être rapidement recapitalisés.
« Il faut aller vite sur la recapitalisation directe des banques espagnoles, je crois que c’est attendu », a ainsi déclaré le ministre lors des rencontres économiques d’Aix-en-Provence.
Rappelons que fin juin, les dirigeants de la zone euro se sont mis d’accord pour que les fonds de sauvetage de la région, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) ainsi que le Mécanisme européen de stabilité (MES), puissent injecter directement de l’argent dans les banques espagnoles à partir de l’année prochaine.
Jeudi dernier, a eu lieu une émission d’obligations ayant valeur de test pour l’Espagne, une semaine après le sommet de Bruxelles ouvrant la porte à une recapitalisation directe des banques. Mais encore une fois, le Trésor espagnol a dû faire face à une hausse des taux : 6,430% pour le bon à 10 ans, contre 6,044 % lors de la dernière émission le 7 juin. Sur le marché secondaire, les taux à dix ans se sont envolés à 6,77% pour redescendre à 6,70%, retrouvant leur niveau d’avant sommet européen.
Less marchés ont ainsi montré leur scepticisme face au plan de sauvetage des banques, alors que ces établissements n’ont toujours rien reçu des fonds européens et que la version écrite du memorandum tant attendu n’a pas encore été transmise à l’Espagne.
Sources : Reuters, AFP






