Dossier à suivre de très près alors que l’Espagne vient de se résoudre à faire appel à l’aide de l’Union européenne.
Selon une source européenne proche du dossier, le sauvetage des banques espagnoles suscite d’ores et déjà la convoitise des établissements concurrents en Europe.
Ces derniers pourraient profiter d’une telle « opportunité » pour s’emparer des actifs que leurs confrères se verraient contraints de céder. A toute chose, malheur est bon me direz-vous. Certes, mais les prédateurs pourraient bien être de sortie.
De source bien informée, on indique ainsi que des banques en Allemagne, en France et ailleurs, entendent bien « profiter » de leurs capitaux lors des opérations de cessions d’actifs que les banques espagnoles seront contraintes de mener.
Samedi soir, Madrid a annoncé à l’issue d’une réunion téléphonique des ministres des Finances de la zone euro avoir demandé une aide financière en vue de recapitaliser ses banques. La zone euro s’est d’ores et déjà dite prête à lui apporter jusqu’à 100 milliards d’euros.
Le ministre de l’économie espagnol, Luis de Guindos a affirmé par ailleurs qu’aucune contrainte de réformes économiques « hors du domaine du secteur financier » n’avait été imposée en échange. « Les conditions seront imposées aux banques, pas à la société espagnole », a-t-il tenu à préciser.






