Zone euro : Standard & Poor's maintient un niveau d'alerte élevé

st-nicolas-pere-fouettard.gifHistoire d'en rajouter une couche dans la sinistrose ambiante - voire les mouvements spéculatifs - Standard & Poor's a indiqué mercredi que "l'état d'alerte reste très élevé" dans la zone euro.

Souhaitons bonne chance aux gouvernements des différents pays membres pour assurer haut et fort ne pas devoir envisager de mettre en place un énième plan d'austérité tout en tentant de rassurer les marchés ...

S'exprimant dans le cadre d'une interview au Monde parue mercredi, Jean-Michel Six, chef économiste Europe de Standard & Poor's, a averti que "l'état d'alerte reste très élevé" dans cette zone, dans une interview au Monde parue mercredi.

Des propos qui font suite à l'annonce faite par l'agence de notation menaçant 15 pays de rétrgrder la note de leurs dettes souveraines.

"A un degré divers, tous (les Etats de la zone) suscitent la défiance des grands investisseurs internationaux", a ainsi déclaré Jean-Michel Six, observant que "depuis juin, les marchés semblent se fermer (à leurs) besoins de refinancement"."Six mois plus tard, l'état d'alerte reste très élevé", a-t-il ajouté.

Selon le chef économiste Europe de Standard & Poor's, l'agence n'est pas un "Père Fouettard" mais a "voulu faire un geste fort pour souligner la gravité de la crise". A moins qu'il ne s'agisse de manoeuvres spéculatives qui tombent à point nommé à quelques jours d'un nouveau sommet de crise, diront certains.

Concernant la France, le seul pays menacé d'une dégradation de deux crans par S&P, Jean-Michel Six souligne "la dégradation de son commerce extérieur", les "besoins élevés" de refinancement des banques françaises dans les dix-huit mois ainsi que des prévisions de croissance autour de 2% sur la période 2013-2016 que S&P a "beaucoup de mal à rejoindre".

Sources : AFP, Le Monde

 

5 Commentaires

  1. 1

    BA

    Jeudi 8 décembre 2011 :

    Sarkozy : jamais le risque d'explosion de l'Europe n'a été aussi grand.

    Le président français Nicolas Sarkozy a estimé jeudi que jamais le risque d'explosion de l'Europe n'a été aussi grand, et que les Européens n'avaient que quelques semaines pour prendre les décisions nécessaires pour sortir de la crise.

    "Jamais l'Europe n'a été aussi nécessaire, jamais elle n'a été aussi en danger. Jamais autant de pays n'ont voulu adhérer à l'Europe, jamais le risque d'explosion de l'Europe n'a été aussi grand", a déclaré M. Sarkozy lors d'un discours à Marseille à quelques heures d'un sommet européen crucial à Bruxelles. Il a ajouté que les Européens n'avaient que quelques semaines pour prendre des décisions.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Sarkozy_jamais_le_risque_d_explosion_de_l_Europe_n_a_ete_aussi_grand081220111412.asp

  2. 2

    BA

    Crise : Draghi douche les espoirs d'une intervention massive de la BCE.

    Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a douché jeudi les espoirs d'une intervention massive de son institution face à la crise, appelant plutôt les gouvernements à "faire le maximum".

    A l'adresse des dirigeants européens réunis à partir de la soirée à Bruxelles, il a appelé de ses voeux un nouveau "pacte budgétaire" en zone euro, pour enrayer l'envol de la dette des Etats.

    "La responsabilité ultime d'enrayer la crise appartient aux responsables politiques", a-t-il répété.

    M. Draghi a estimé que si ce pacte budgétaire devait être doté d'un "cadre légal crédible", il était "tout aussi important qu'il soit mis en place rapidement", une manière de s'opposer à des procédures trop longues de ratification en cas de modification des traités européens.

    Le président de la BCE s'est par ailleurs dit "surpris de l'interprétation de ses propos" après un discours devant le Parlement européen la semaine dernière.

    Certains médias et économistes avaient alors affirmé que M. Draghi serait disposé à intervenir massivement en soutien des Etats, une fois mises en place les réformes institutionnelles.

    Loin de nourrir ces espoirs, le président de la BCE a dit qu'en matière de soutien aux pays en détresse, sa "préférence allait au FESF et au MES", soit au mécanisme déjà mis en place et à celui qui doit le relayer. M. Draghi les a jugés "parfaitement équipés" pour faire face à la crise de la dette.

    Le président de la BCE a aussi exclu la possibilité d'intervenir davantage sur le marché de la dette publique comme le réclament certains Etats, notamment la France, soulignant une nouvelle fois que les achats d'obligations publiques qu'effectue déjà la BCE sont "limités" et "temporaires".

    "Les traités interdisent un financement monétaire des Etats", a dit M. Draghi.

    Il a aussi balayé la possibilité d'un financement des Etats par la BCE, mais via le Fonds monétaire international : "c'est incompatible avec les traités".

    http://www.boursorama.com/actualites/crise-draghi-douche-les-espoirs-d-une-intervention-massive-de-la-bce-986ab51fdd7e167f8ec16caab6c4c10f

  3. 3

    el gringo

    Standard & Poor's menace les grandes banques de la zone euro de dégradation

    De nombreuses banques françaises sont à présent menacées, par Standard & Poor’s, d'une dégradation de leur note, dont BNP Paribas, BPCE (maison mère du Crédit Foncier), la Société Générale, la BRED- Banque Populaire, le Crédit foncier de France, le Crédit lyonnais, le Crédit Agricole et des caisses régionales. Côté allemand, Deutsche Bank et sa filiale Postbank, Commerzbank ou encore Eurohypo sont concernées, tout comme UniCredit et Intesa Sanpaolo en Italie. L'UE, notée "AAA" depuis 1976, pourrait aussi perdre cette note, mise sous surveillance négative.
    http://www.agefi.fr/articles/Standard-Poors-menace-grandes-banques-zone-euro-degradation-1203263.html

  4. 4

    BA

    Vendredi 9 décembre 2011 :

    L’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé d’un cran la note à long terme des banques françaises Crédit Agricole SA, BNP Paribas, et Société Générale, en y attachant une perspective négative, a-t-elle annoncé vendredi dans des communiqués distincts.

    Cette décision intervient à l’issue d’un examen approfondi lancé le 15 juin, et prolongé mi-septembre, précise l’agence.

    Crédit Agricole SA bénéficie désormais d’une note de solidité financière abaissée d’un cran à « C- », et d’une note de dette à long terme « Aa3 ».

    La solidité financière de la Société Générale est rétrogradée de deux crans à « C- », mais sa note long terme ne recule que d’un cran à « A1 ».

    La note de ces deux établissements avait déjà été dégradée mi-septembre par Moody’s.
    A cette époque, la note de BNP Paribas avait été maintenue mais avec une prolongation de la « mise sous surveillance négative ». Cette fois, la banque n’y échappe pas : sa note de solidité financière perd deux crans à « C », contre « B- » auparavant, et sa note long terme ressort à « Aa3 ».

    http://www.romandie.com/news/n/Moody_s_degrade_Credit_Agricole_SA_BNP_Paribas_et_Societe_Generale091220110712.asp

  5. 5

    el gringo

    3 grandes banques françaises dégradées

    L'agence de notation Moody's a annoncé ce matin avoir abaissé les notes de crédit de BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole, citant un environnement délicat à naviguer pour les banques européennes. BNP et Crédit Agricole voient leur note de dette à long terme abaissée d'un cran à "Aa3" ainsi que Société Générale d'un cran à "A1", dans le cadre d'un processus de révision enclenché en juin dernier. L'agence de notation insiste sur la dégradation des conditions de financement et des indicateurs macroéconomiques pour justifier sa décision, sur fond de crise de la zone euro.
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/12/09/97002-20111209FILWWW00338-trois-grandes-banques-francaises-degradees.php

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