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Brésil : les champs de pétrole offshore sécurisés par la marine

brazil-offshore-field-oil-map.gifLe Brésil s’est lancé dans un vaste programme d’augmentation de ses capacités de puissance navale dans l’Atlantique sud, en vue notamment de protéger ses gigantesques ressources pétrolières situées en off-shore.

Si le pays dispose certes de la plus grande marine de guerre d’Amérique latine, sa flotte qui inclut notamment l’ex-Foch de la Marine Française) neuf frégates et cinq sous-marins diesel-électriques, doit être modernisée d’urgence, si l’on en croit les spécialistes.

« La flotte est inadéquate pour remplir ses missions dans l’Atlantique sud, une région que Brasilia estime de grande valeur stratégique », a ainsi déclaré à l’AFP le spécialiste en défense Nelson During.

Dans le cadre de son programme national de défense datant de 2008, la Marine a été chargée de développer une force en vue de protéger les gigantesques gisements pré-salifères enfouis sous une épaisse couche de sel, le bassin amazonien et ses 7.491 km de côtes.

En novembre 2010, le quotidien Estado de Sao Paulo, indiquait que le Brésil justifiait sa volonté d’acquérir 6 sous-marins nucléaire et 20 unités à propulsion conventionnelle d’ici à 2047 pour protéger ses nouvelles réserves de pétrole en eaux très profondes. La marine brésilienne aura ainsi la force de dissuasion la plus puissante du continent sud-américain, soulignait alors Estado.

A cette date, l’amiral Julio Moura Neto indiquait que cette force se voulait « dissuasive » du fait de « la nécessité d’une sécurité maritime pour protéger les réserves de pétrole« . Ajoutant que le Brésil possédait 8 500 km de côtes et que 90 % du pétrole brésilien était extrait de la mer.

En juin dernier, s’adressant au commandement de la marine, la présidente Dilma Rousseff avait souligné pour sa part que le renforcement de cette force – laquelle inclut la construction du premier sous-marin à propulsion nucléaire – était un instrument clé de dissuasion.

En novembre dernier, l’amiral Luiz Umberto de Mendonza, a assuré lors d’une audience au parlement que la somme de 117 milliards de dollars s’avérait nécessaire pour ré-équiper la marine d’ici à 2030.

L’élément majeur du dossier de renforcement de la force navale se situe au sein du programme ProSub dans le cadre duquel la France doit fournir 4 sous-marins Scorpène diesel-électriques (DCNS) et aider à développer les pièces non nucléaires du premier sous-marin à propulsion nucléaire brésilien. En novembre 2010, Estado indiquait que le premier Scorpène  serait livré au cours du second semestre 2016 et que les 3 autres sortiraient du chantier naval d’Itaguai d’ici à 2021.

Le modèle nucléaire devrait être livré vers décembre 2021. Le coût total du programme est de 6,8 milliards de dollars.

Rappelons que le Brésil détient la technologie pour produire de l’uranium enrichi pour l’énergie nucléaire.

Sources : AFP, Reuters, 2000watts.org

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3 commentaires

  1. JP 5 décembre 2011 à 00:14

    Un peu trop de bobards, l

  2. Elisabeth Studer 5 décembre 2011 à 00:32

    A moins que cela ne soit pour justifier un programme militaire nucl

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