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FMI : vers une injection de 350 milliards de dollars ?

Elisabeth Studer Actualités, Economie Un commentaire

money-dollar-pound.jpgSelon un personne représentant un pays émergent  participant au G20, une injection de capital   dans

 le Fonds monétaire international (FMI) s’avère de plus en plus nécessaire. But affiché :  accroître la capacité du fonds à aider la Grèce.  Son montant pourrait avoisiner 350 milliards de dollars.

Selon  la même source,  tout éventuel projet de recapitalisation du FMI ne s’inscrirait pas dans le plan de crise que la zone euro compte présenter ce mois-ci pour tenter de  réduire autant  que faire se peut l’ampleur de la crise de sa dette.

Cette injection d’argent frais pourrait prendre la forme de prêts bilatéraux, de véhicules ad hoc ou d’accords d’achats de titres.

Rappelons  qu’en  septembre dernier, le personnel du Fonds monétaire international (FMI) estimait d’ores et déjà  que les ressources du FMI  pourraient fondre comme neige au soleil et se révéler insuffisantes si les conditions financières mondiales continuaient de se détériorer et si un nombre croissant de pays faisait appel à l’établissement en vue d’obtenir des prêts d’urgence.

 

Un mémo interne au FMI précisait alors que le Fonds disposait  de 390 milliards de dollars (286 milliards d’euros) qu’il pourrait aisément prêter sans mettre en péril son bilan.

 

Le personnel du FMI estime toutefois que si le scénario le plus pessimiste venait à se concrétiser, l’institution pourrait être amenée à devoir prêter 840 milliards de dollars.

 

Précisons qu’en juin dernier, cette somme avait été évaluée à 640 milliards de dollars.

 

La nouvelle estimation tient compte des inquiétudes accrues concernant l’économie mondiale, les pays membres de l’Union européenne étant chaque jour plus nombreux à éprouver des difficultés à maîtriser leur niveau d’endettement.

Les prochains rapports du FMI devraient par ailleurs évoquer une « augmentation sensible des risques pesant sur la stabilité financière ».

 

Jusqu’à juillet 2011, le Fonds avait d’ores et déjà accepté de débloquer près d’un tiers des 270 milliards d’euros (391 milliards de dollars) destinés aux plans de sauvetage de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal.

 

En décembre 2010, le Fonds monétaire international avait indiqué avoir achevé la vente d’un huitième de son stock d’or, soit 403,3 tonnes

 

 Rappelons que le processus avait été lancé par les Etats membres en avril 2008, période durant laquelle les finances de l’organisation paraissaient fragiles, son activité de prêts étant alors déclinante.

En octobre 2009, la vente de 200 tonnes à l’Inde  avait amorcé le processus. Par la suite, le FMI avait vendu 2 tonnes à l’île Maurice, 10 au Sri Lanka et 10 au Bangladesh. Ces transactions avaient rapporté quelque 7,6 milliards de dollars. Les autres transactions n’ont pas été rendues publiques.


Précisons que le produit de ces ventes  devait être réinvesti principalement … dans des obligations d’Etat … en vue de permettre au Fonds d’en tirer des revenus réguliers.

« Ces ventes sont un élément central du nouveau modèle de revenus pour le FMI qui a été approuvé par le conseil d’administration en avril 2008. Elles accroîtront également la capacité du Fonds à soutenir les pays à bas revenu », avait alors rappelé le Fonds.


A cette date, le quotidien britannique The Guardian affirmait quant à lui que le FMI souhaitait consacrer une partie de cet argent à la rénovation de son siège à Washington, bâti il y a une quarantaine d’années.

 

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1 commentaire

  1. el gringo 15 octobre 2011 à 05:48

    Banques : les affolants r

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