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Cacao : légère hausse, soutenue par des craintes sur l’offre

cacao_ivoire8978.jpgLe prix du cacao a légèrement progressé cette semaine, les investisseurs redoutant une pénurie à moyen terme, la saison 2011-2012 s’annonçant sous des auspices moins favorables que celle actuelle.

Dans son dernier rapport trimestriel, l’organisation internationale du cacao (ICCO) a certes revu à la hausse la récolte de cette année, notamment au Ghana (+60% par rapport à la saison précédente) et en Côte d’Ivoire (+18%).

Si certes ces chiffres ont quelque peu poussé les cours à la baisse en début de semaine, les prix ont repris de la vigueur par la suite, les investisseurs s’inquiétant des risques de sécheresse  en Afrique de l’ouest. Au final, sur le Liffe de Londres, la tonne de cacao pour livraison en décembre valait 1955 livres vendredi en début d’après-midi contre 1930 livres la semaine précédente.

Sur le NYBoT-ICE américain, le contrat pour livraison en décembre valait quant à lui 3094 dollars la tonne contre 3058 dollars il y a sept jours.

En 2007 déjà … des travaux menés par des chercheurs  indiquaient que , la production agricole de la Côte d’Ivoire serait menacée par le réchauffement climatique.

Le pays étant t l’un des plus grands producteurs de cacao et de café, de tels effets pourraient avoir d’importants impacts sur l’économie du pays et sur le cours des denrées impactées.

La production agricole ivoirienne de “type pluvial” a baissé de moitié ces dix dernières années en raison du phénomène de changement climatique menaçant pour la sécurité alimentaire du pays, avait ainsi annoncé un chercheur de la filière.

« Le changement climatique a énormément affecté nos productions agricoles, parfois jusqu’à 50%” avait ainsi indiqué Yo Tiémoko, directeur du Centre national ivoirien de recherche agronomique (CNRA), lors d’une rencontre nationale sur le réchauffement de la planète à Abidjan. “C’est un grand risque qui pèse sur la sécurité alimentaire si nous n’arrivons pas à prendre des mesures”, avait-t-il prévenu, en soulignant que “les quantités de pluies de plus en plus faibles et leur répartition très aléatoire” sont à l’origine de cette réduction des cultures vivrières (cacao, coton, riz…). 

“Les paysans sont aujourd’hui désorientés. Ils n’arrivent pas à caler leur pratiques agricoles anciennes sur la bonne période. Les changements climatiques pourraient donc devenir un important facteur de pauvreté durable”, soulignait-t-il. .

“Les changements climatiques constituent une des menaces les plus sérieuses de notre système planétaire”, avait de son côté estimé André Carvalho, responsable à Abidjan du Programme des nations unes pour le développement (Pnud). 

Selon le CNRA, “la déforestation et l’industrialisation dues à l’homme” sont des facteurs aggravants des dérèglements climatiques qui provoquant la sécheresse, la désertification ou les inondations. Le cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial avec 40% des parts de marché, fait vivre six millions d’Ivoiriens sur une population de 15 millions. Mais sa culture, qui se pratique dans les zones forestières, est menacée par la déforestation due à l’exploitation du bois.

Plus de 38% de la population africaine vit dans l’extrême pauvreté. Les perturbations de l’environnement de production agricole précariseront davantage les conditions de vie“, estimaient alors les chercheurs ivoiriens. 

La culture du cacao, principale source de revenues pour le pays, est également menacée par le réchauffement climatique à travers l’apparition de nouvelles maladies qui s’attaquent aux plantations. Au cours des prochaines années et décennies, les cultures, fragilisées par la sécheresse, seront encore plus à la merci des “maladies” et des “ravageurs“, a également prévenu un chercheur ivoirien.

A noter également qu’en Côte d’Ivoire comme au Ghana, la productivité des sols est tellement faible que les rendements oscillent entre 500 et 700 kg/tonne, contrairement à ceux de la Malaisie qui avoisine 1,5 tonne de cacao.

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3 commentaires

  1. BA 3 septembre 2011 à 20:39

    Joint Euro Bond Would Get Rating of the “Weakest Link”, Standard and Poor’s Official Says.
    “If we have a euro bond where Germany guarantees 27 percent, France 20 percent, and Greece 2 percent, then the rating of this euro bond would be CC, which is the rating of Greece.”
    http://www.bloomberg.com/news/2011-09-03/joint-euro-bond-would-get-rating-of-the-weakest-link-s-p-official-says.html
    Traduction :
    Les euro-obligations seraient not

  2. BA 4 septembre 2011 à 19:02

    Samedi 3 septembre 2011, un article tr

  3. Leonard Yao Ehora 16 septembre 2011 à 13:43

    Nous sommes producteurs, acheteurs et vendeurs de produits agricoles.
    Nous sommes