Le Blog Finance

BCE / Grèce : le secteur privé en dernier recours … pour éviter la spéculation ?

Elisabeth Studer Actualités, Economie 9 commentaires

grece-speculation-snut.jpgSi la Grèce est au bord de la faillite, il est parfois de bon ton de rassurer les investisseurs privés …. histoire de. 

Alors qu’il y a quelques jours à peine, le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), Jürgen Stark a laissé entendre que les investisseurs privés pourraient bien devoir mettre la main à la pâte pour sortir le gouvernement grec de l’ornière, Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE estime pour sa part qu’une participation du secteur privé à un plan de sauvetage de la Grèce ne “devrait” intervenir qu’”en dernier recours”.

Une participation du secteur privé “imprudente, c’est-à-dire faite de manière automatique plutôt qu’en dernier recours” pourrait coûter encore plus cher au contribuable qu’un geste de solidarité, a ainsi déclaré lundi M. Bini Smaghi, s’exprimant lors d’un discours à Berlin.

Histoire d’argumenter ses propos, Bini Smaghi a tenu à citer une estimation faite par un journal, établissant qu’un défaut de la dette grecque pourrait coûter au moins 40 milliards d’euros aux contribuables allemands.

Imposer une décote aux investisseurs privés peut perturber gravement l’économie réelle et financière des pays créanciers et débiteurs (…). C’est pourquoi une restructuration ne se ferait qu’en dernier ressort, c’est-à-dire lorsqu’il est évident que le pays débiteur ne peut rembourser ses dettes”, a-t-il affirmé.

Une position qui a le mérite d’être claire face à une politique allemande elle aussi on ne peut plus claire … et hautement favorable à une participation des créanciers privés à une nouvelle aide des partenaires européens.

Selon M. Bini Smaghi, une participation “préventive” du secteur privé, plutôt qu’en dernier ressort – c’est-à-dire juste avant un défaut de paiement – favoriserait la spéculation sur le court terme au détriment de l’investissement sur le long terme” … Le mot est lancé : spéculation, certains pouvant trouver un net avantage à de telles opérations financières et boursières … sur le dos de la Grèce.

Cet important membre du directoire de la BCE considère au contraire que la Grèce est solvable dans la mesure où elle est disposée à vendre certains actifs.

Ajoutant même que d’un point de vue rationnel, “la Grèce devrait être considérée comme solvable et priée de servir sa dette”.

Sources : AFP, Reuters

A lire également :

 

Partager cet article

Article de

9 commentaires

  1. Elisabeth. 7 juin 2011 à 00:24

    N

  2. BA 7 juin 2011 à 08:45

    Lundi 6 juin 2011 :
    Aides

  3. brennec 7 juin 2011 à 09:00

    La cacophonie traduit l’ind

  4. BA 7 juin 2011 à 11:17

    Mardi 7 juin 2011 :
    “Je crois que lors du sommet de l’UE (en juin), il faut prendre quelques d

  5. BA 7 juin 2011 à 13:29

    Mardi 7 juin 2011 :
    Le deuxi

  6. BA 7 juin 2011 à 16:25

    Mardi 7 juin 2011 :
    Moody’s : Un report d’

  7. Banque 7 juin 2011 à 18:58

    La BCE attendrait des engagements ferme du gouvernement sur la lutte anti-corruption. C’est vrai que cela fait assez t

  8. logique 8 juin 2011 à 09:21

    Il faut peut

  9. BA 8 juin 2011 à 18:45

    Mercredi 8 juin 2011 :
    L’Allemagne est POUR une restructuration de la dette grecque.
    Le ministre allemand des Finances a conditionn