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Quelle réaction pour les marchés face à la crise énergétique?

Au cours de ces derniers mois, les prix pétroliers ont augmenté substantiellement notamment du fait des troubles au Moyen-Orient, l’éventualité d’un choc pétrolier reste l’un des principaux risques pesant sur la croissance économique et les marchés financiers. Durant les quarante dernières années, il y a eu cinq périodes de flambée des prix pétroliers. Comment les marchés financiers ont-ils réagi durant ces périodes et quelles leçons peut-on en tirer?
Tout d’abord, une hausse des prix pétroliers freine la croissance mondiale en provoquant un transfert de revenus des importateurs nets de pétrole vers les exportateurs nets de pétrole dont la propension à dépenser est moindre. Ils sont davantage enclins à consacrer ces revenus à l’épargne (via des fonds souverains d’investissement) justement en prévision du moment où les réserves de pétrole commenceront à se tarir.
Ensuite, il faut distinguer les chocs causés par l’offre (1973, 1980, 1990) de ceux causés par la demande (1999, 2007), lorsque celle-ci augmente. Les premiers résultent de turbulences et sont généralement négatifs pour les marchés financiers. Ce n’est pas forcément le cas pour les chocs induits par la demande, puisque qu’ils vont habituellement de pair avec une solide croissance économique.
Dans le passé, les crises pétrolières ont souvent été suivies par des récessions, sans pour autant les provoquer. Elles mettent toutefois en exergue d’autres difficultés comme la crise des caisses d’épargne américaines en 1990, l’éclatement de la bulle technologique en 2000 et le début de la crise du crédit en 2008.
De quelle manière ces événements affectent-ils les marchés financiers?
Etonnamment, une flambée des prix pétroliers n’a en général pas pénalisé les investisseurs en obligations. Le rendement des obligations d’État américaines et européennes n’a pas été négatif durant les cinq périodes évoquées. Globalement, les craintes d’un ralentissement de la croissance économique à long terme l’ont emporté sur les craintes d’une hausse de l’inflation énergétique à court terme.
La réaction du marché Actions a été différente en fonction du type de choc. Les chocs causés par l’offre ont généralement eu un impact négatif sur les rendements des actions, en particulier pour les cycliques. En revanche, les chocs induits par la demande n’ont pas eu d’effet néfaste et ont, dans leur ensemble, été positifs pour les actions cycliques.
Les seules catégories ayant bien performé dans les deux types de situations sont les valeurs énergétiques et les matières premières en général.
La distribution, le luxe et l’automobile, ont souvent été les plus pénalisés.
Aujourd’hui la hausse des prix pétroliers peut être attribuée pour l’essentiel à une augmentation de la demande, en particulier dans les marchés émergents.
D’autre part le retour à des discussions sur les risques du nucléaire est également susceptible d’accroître à plus long terme la demande pour des sources d’énergie telles que le pétrole et le gaz naturel.
Ceci étant dit, le récent choc causé par la demande pourrait se transformer en choc induit par l’offre en cas d’escalade de la situation au Moyen-Orient. L’Arabie Saoudite jouera à cet égard un rôle clé puisque le pays détient la majeure partie des capacités excédentaires de l’OPEP. C’est également le pays qui a traditionnellement compensé les pertes de production régionales lors des précédentes crises pétrolières.

Au cours de ces derniers mois, les prix pétroliers ont augmenté substantiellement notamment du fait des troubles au Moyen-Orient, l’éventualité d’un choc pétrolier reste l’un des principaux risques pesant sur la croissance économique et les marchés financiers. Durant les quarante dernières années, il y a eu cinq périodes de flambée des prix pétroliers. Comment les marchés financiers ont-ils réagi durant ces périodes et quelles leçons peut-on en tirer?
Tout d’abord, une hausse des prix pétroliers freine la croissance mondiale en provoquant un transfert de revenus des importateurs nets de pétrole vers les exportateurs nets de pétrole dont la propension à dépenser est moindre. Ils sont davantage enclins à consacrer ces revenus à l’épargne (via des fonds souverains d’investissement) justement en prévision du moment où les réserves de pétrole commenceront à se tarir.
Ensuite, il faut distinguer les chocs causés par l’offre (1973, 1980, 1990) de ceux causés par la demande (1999, 2007), lorsque celle-ci augmente. Les premiers résultent de turbulences et sont généralement négatifs pour les marchés financiers. Ce n’est pas forcément le cas pour les chocs induits par la demande, puisque qu’ils vont habituellement de pair avec une solide croissance économique.
Dans le passé, les crises pétrolières ont souvent été suivies par des récessions, sans pour autant les provoquer. Elles mettent toutefois en exergue d’autres difficultés comme la crise des caisses d’épargne américaines en 1990, l’éclatement de la bulle technologique en 2000 et le début de la crise du crédit en 2008.
De quelle manière ces événements affectent-ils les marchés financiers?
Etonnamment, une flambée des prix pétroliers n’a en général pas pénalisé les investisseurs en obligations. Le rendement des obligations d’État américaines et européennes n’a pas été négatif durant les cinq périodes évoquées. Globalement, les craintes d’un ralentissement de la croissance économique à long terme l’ont emporté sur les craintes d’une hausse de l’inflation énergétique à court terme.
La réaction du marché Actions a été différente en fonction du type de choc. Les chocs causés par l’offre ont généralement eu un impact négatif sur les rendements des actions, en particulier pour les cycliques. En revanche, les chocs induits par la demande n’ont pas eu d’effet néfaste et ont, dans leur ensemble, été positifs pour les actions cycliques.
Les seules catégories ayant bien performé dans les deux types de situations sont les valeurs énergétiques et les matières premières en général.
La distribution, le luxe et l’automobile, ont souvent été les plus pénalisés.
Aujourd’hui la hausse des prix pétroliers peut être attribuée pour l’essentiel à une augmentation de la demande, en particulier dans les marchés émergents.
D’autre part le retour à des discussions sur les risques du nucléaire est également susceptible d’accroître à plus long terme la demande pour des sources d’énergie telles que le pétrole et le gaz naturel.
Ceci étant dit, le récent choc causé par la demande pourrait se transformer en choc induit par l’offre en cas d’escalade de la situation au Moyen-Orient. L’Arabie Saoudite jouera à cet égard un rôle clé puisque le pays détient la majeure partie des capacités excédentaires de l’OPEP. C’est également le pays qui a traditionnellement compensé les pertes de production régionales lors des précédentes crises pétrolières.

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