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Le cours du pétrole en forte baisse

Elisabeth Studer Actualités, Economie, Energies, Matières premières Commentaires fermés

oil-dependence-earth.jpgLe prix du baril a fortement chuté lundi à New-York, les marchés réagissant – enfin ? – face à un niveau de l’offre jugé abondant.

Le baril de référence – light sweet crude oil- pour livraison en mai a ainsi dégringolé de 2,54 dollars à 107,12 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Parallèlement à Londres, sur l’Intercontinental Exchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance juin régressait de 1,84 dollar à 121,61 dollars.

Un revirement justifié par des informations communiquées par l’Arabie saoudite et l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) laissant entrevoir une offre pléthorique alors que la demande en provenance du Japon voire même des Etats-Unis pourrait avoir du plomb dans l’aile.

Le marché pétrolier s’est ainsi montré particulièrement sensible à l’abaissement de la perspective de la note de la dette américaine par l’agence Standard and Poor’s, de tels éléments laissant entrevoir des perspectives de croissance relativement faibles.

Le ministre du Pétrole saoudien a affirmé pour sa part que le marché était “approvisionné en abondance“, tout en reconnaissant que la production de l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, n’avait atteint que 8,29 millions de barils par jour en mars dernier contre 9,1 millions de barils le mois précédent.

Un constat d’abondance de l’offre également partagé par le secrétaire général de l’Opep, Abdallah El Badri, au cours du week-end.

Des « aveux » qui en disent long sur l’état actuel des stocks … certains analystes précisant même que des sources saoudiennes avaient laissé entendre que l’abaissement de la production du pays avait été en partie décidée à cause d’une baisse de la demande.

Un jour retour des choses en quelque sorte, alors que les inquiétudes liées à une éventuelle pénurie de l’offre, compte-tenu des tensions géopolitiques dans le monde arabe et notamment en Libye, avaient poussé le prix du baril à des niveaux inégalés depuis septembre 2008.

A moins que l’Arabie n’ait plus d’un tour dans son sac …. Affaire à suivre.

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