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Pétrole : le séisme au Japon fait chuter le cours

Japan-crude_oil_imports.gifCertains pourront trouver tout de même un bien maigre « avantage » à la catastrophe qui frappe actuellement le Japon. Alors que la situation en Libye faisait flamber le cours du pétrole ces derniers jours, le séisme et le tsunami qui viennent d’endeuiller la péninsule japonaise a eu dès vendredi un impact baissier sur le prix du baril. Les investisseurs redoutant que le contexte n’engendre une baisse notable de la demande.

Le prix du baril a en effet affiché un net repli vendredi à New-York, les marchés réagisant à leur manière au violent séisme qui a frappé le Japon, ce dernier constituant un important consommateur de brut.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” pour livraison en avril a ainsi achevé la journée à 101,16 dollars, affichant ainsi une baisse de 1,54 dollar par rapport à jeudi. En séance, le baril est même tombé sous la barre de 100 dollars avant de limiter ses pertes.

Se basant sur les premières constatations, les analystes considéraient dès vendredi que les conséquences de la catastrophe pouvaient être aussi dévastatrices pour le pays que pour son économie.

Or, le Japon est le troisième consommateur de pétrole au monde après les Etats-Unis et la Chine, important la quasi-totalité des matières premières qu’il consomme.

Si l’on en croit les données de l’agence américaine de l’Energie (EIA), le Japon est le deuxième importateur net de pétrole au monde, sa consommation moyenne s’élevant à 4,4 millions de barils par jour. Un montant nettement supérieur aux baisses de production libyennes.

A contrario, un besoin accru de produits raffinés pourrait voir le jour au niveau mondial. Et ce, d’autant plus que des arrêts ont été enregistrés dans de nombreuses raffineries du Japon, lesquelles ont du faire face à d’importants incendies tels que le site d’Iichihara, dans la région de Tokyo.

Alors que l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN) a indiqué que 11 réacteurs sur les 55 en fonctionnement au Japon étaient concernés par le séisme, les investisseurs s’interrogent également sur l’impact d’une telle situation sur la demande d’hydrocarbures, la fermeture de centrales pouvant conduire le pays à s’orienter vers d’autres sources d’énergie.

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3 commentaires

  1. Elisabeth . 13 mars 2011 à 23:16

    Fiche sur Japon sur eia.doe.gov
    Imports
    Japan was the second-largest net importer of oil in the world after the United States in 2009, having imported about 4.7 million bbl/d. The country is primarily dependent on the Middle East for its oil imports, as roughly 80 percent of Japanese crude oil imports originate in the region, up from 70 percent in the mid-1980s. Japan is currently looking towards Russia, South East Asia, and Africa to geographically diversify its oil imports.
    For a consumer of its size, Japan has a relatively limited domestic pipeline transmission system. Crude oil and petroleum products are delivered to consumers mainly by coastal tankers and tank trucks, as well as railroad tankers and pipelines.
    Russia’s Transneft, backed by the Russian government, is building the Eastern Siberia-Pacific Ocean pipeline (ESPO), a 2,900 mile pipeline from Taishet, Siberia to Nakhodka on the Pacific Ocean, to export Russian oil to the energy hubs of the Asia-Pacific region. In August 2010, the first section of the pipeline was completed, running from eastern Siberia to China’s northeastern frontier. The remainder of the pipeline is still under construction, to be completed in 2012, and is expected to transport up to 1.6 million bbl/d, about one-third of Russia’s current oil exports, to China, Japan, and South Korea.
    Downstream/Refining
    According to OGJ, Japan had 4.6 million bbl/d of oil refining capacity at 29 facilities as of January 2010, and has the second-largest refining capacity in the Asia-Pacific region after China. In recent years, the refining sector in Japan has been characterized by overcapacity as domestic petroleum product consumption has fallen and is forecast to continue to fall due to the contraction in industrial output and the decline in transportation fuel demand since blending with ethanol has become mandatory. Japanese refiners aim to shut down 600,000 bbl/d of capacity by 2012. Currently, private refiners in Japan are required to maintain petroleum product stocks equivalent to at least 70 days of consumption, which imposes large additional costs to these companies.
    Refiners are increasingly looking abroad for markets for their surplus petroleum products and some analysts predict that Japan may become a significant exporter of refined products in the long term. In addition to selling products abroad, Japanese refiners are directly investing in refinery projects overseas. For example, in November 2006, Idemitsu Kosan and Cosmo Oil each acquired a 10-percent equity stake in a new refinery project located in Qatar. The facility has a refining capacity of 146,000 bbl/d and was Japan’s first overseas refinery investment, coming online in 2009.

  2. le journal de personne 14 mars 2011 à 06:50

    Catastrophe ou apostrophe nucl

  3. Gilles (Objectifs Liberté) 16 avril 2011 à 16:19

    Certes le prix du p