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La régente de Carthage : main basse sur la Tunisie

regente-carthage.jpg« La régente de Carthage » : un livre à lire d’urgence pour comprendre un tant soit peu la situation actuelle en Tunisie.

L’ayant moi-même lu bien avant la révolte qui gronde actuellement dans le pays dirigé de main de fer par Ben Ali – et son épouse – l’issue actuelle ne me semble pas totalement surprenante.

Nicolas Beau et Catherine Graciet expliquent dans leur livre, avec menus détails, comment « la présidente », Leïla Trabelsi, l’épouse du président Zine el-Abidine Ben Ali, aurait réussi, à la tête de son clan familial, à faire « main basse » sur des pans entiers de l’économie tunisienne.

Les  journalistes plongent ici dans les arcanes, les alliances et les trahisons d’un pouvoir familial pour le moins perverti, qui  fait office d’État dans une société à la dérive. “Où tous les signaux  politiques, économiques et sociaux  passent progressivement au rouge, tandis que le président et son entourage se préoccupent surtout de s’enrichir et de réprimer toute contestation” précise la une de couverture.

 

A noter que Leïla Trabelsi avait demandé l’interdiction de ce livre au Tribunal de grande instance de Paris, l’ouvrage comportant, selon elle, « des passages diffamatoires et d’autres injurieux » à son encontre. Elle a finalement été déboutée le 30 septembre 2009, et condamnée à verser 1500€ à la maison d’édition. Mais le livre est interdit en Tunisie.

Passe-droit, conspiration, corruption, petits arragnements entre famille et amis semblent être les maîtres des mots du régime actuel tunisien si l’on en croit les journalistes.

Lesquels précisent dans des propos quasi prémonitoire que « certain notables tunisiens, qui voient rétrécir de jour en jour leurs marges de manœuvre, sont en tout cas en train de passer de l’exaspération à la résistance. Ce qui fait dire à un diplomate français, qui a vécu longtemps en Tunisie et connait parfaitement le sérail local : « Dans la succession de Ben Ali qui s’annonce, la bourgeoisie de Tunis ne veut pas d’une solution familiale. » Et donc pas d’une régente nommée Leila…”

 

La révolte serait-elle également celle de certains notables exaspérés par la main basse opérée par les familles Ben Ali et Trabelsi sur les plus grosses entreprises et établissements de Tunisie ?

* La régente de Carthage. Main basse sur la Tunisie. Ed. La Découverte, 177 p, 13€

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17 commentaires

  1. Elisabeth Studer 13 janvier 2011 à 00:49

    A lire en d

  2. Elisabeth Studer 13 janvier 2011 à 00:53

    Extraits :
    l?immobilier
    Faire une liste des biens et op

  3. Ruben Swalovski 13 janvier 2011 à 01:16

    “La r

  4. Eomenos 13 janvier 2011 à 10:51

    il n’y

  5. Dadounet 13 janvier 2011 à 12:58

    Si cette femme parvient

  6. Martell 14 janvier 2011 à 00:03

    En tous les cas elle est bien charmante.
    moi je l’aime bien.

  7. Elisabeth Studer 14 janvier 2011 à 00:04

    c’est que vous n’avez pas du avoir affaire

  8. Martell 14 janvier 2011 à 01:11

    Allons allons ne soyez pas antif

  9. le journal des tueursnet 14 janvier 2011 à 13:40

    Tout feu, toute femme
    Carthage s?embrase puis s?embrasse?
    La Tunisie, qu?on se le dise ou non, a

  10. pascal Nantes 16 janvier 2011 à 00:01

    A quand le jugement de ces voleurs de trabelsi et sa clic????… Les autres gouvements dont la France doivent pr

  11. adel 18 janvier 2011 à 19:51

    Livre sur Leila Ben Ali:

  12. roumitta 20 janvier 2011 à 00:44

    merci infiniment adel je cherchais ce livre comme une folle intedis de vente en tunisie

  13. roumitta 20 janvier 2011 à 00:45

    merci infiniment adel je cherchais ce livre comme une folle intedis de vente en tunisie

  14. myriam 29 janvier 2011 à 22:37

    c est une salope cette coiffeuse mais c est pas grave elle payera tout ce quelle a fait

  15. tunisman 29 janvier 2011 à 23:05

    arr

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