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Secteur bancaire allemand : besoin de 105 milliards pour satisfaire Bâle III

DeutscheBank_Q110.jpgIronie du sort ? Alors que Deutsche Bank vient d’accéder au rang de deuxième actionnaire de France telecom, la fédération bancaire allemande BdB a annoncé lundi que les dix plus grandes banques allemandes pourraient avoir besoin de 105 milliards d’euros de capitaux supplémentaires dans le cadre de la nouvelle réglementation du secteur bancaire, dite de Bâle III.

Selon la fédération, le Comité de Bâle, chargé de ce dossier, devrait exiger des établissements financiers qu’ils affichent un ratio de solvabilité Tier 1 d’au moins 6%.

Toutefois, un matelas supplémentaire de 4% pourrait être exigé, 2% pour préserver les fonds propres et 2% pour les « capitaux contracycliques » précise par ailleurs BdB.

En août dernier déjà, des sources réglementaires et bancaires avaient laissé entendre que le Comité de Bâle exigerait probablement des banques qu’elles doublent, voire triplent, le poids des fonds propres les plus solides dans leur bilan dans le cadre de Bâle III.

Le quotidien allemand Die Zeit, citant un projet de propositions du comité, affirme quant à lui que ce dernier proposera un ratio Tier 1 de 9%, incorporant un « matelas » de 3%, auquel pourrait s’ajouter encore un « matelas anticyclique » de 3% en période faste.

Selon des premières indications, les nouvelles normes Bâle III pourraient ainsi contraindre les établissements bancaires à s’assurer que plus de 80% de leurs capitaux Tier 1 de base soient constitués de bénéfices mis en réserve et de capitaux libérés.

Rappelons que le Comité de Bâle se réunit mardi pour finaliser Bâle III, et ce dans la perspective d’une réunion du G20 en novembre prochain pour une application des nouvelles dispositions à la fin 2012.

A la veille de cette réunion cruciale des régulateurs qui vise notamment à décider du montant de capitaux dont auront besoin les banques pour consolider leur bilan, la BdB a prévenu une nouvelle fois que les mesures envisagées pourraient affecter l’économie en diminuant la capacité de prêt des banques.

S’exprimant lundi dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, le patron de la supervision des banques au sein de la Bundebank, Franz-Christoph Zeitler, a déclaré que « plus les exigences [seraient] élevées« , plus « on devra donner du temps » aux banques pour les mettre en oeuvre. « Le désendettement ne doit pas déboucher sur un choc » financier, a-t-il ajouté.

Vendredi, l’Allemagne a annoncé pour sa part qu’elle n’empêcherait pas la conclusion d’un accord sur le durcissement des règles internationales de solvabilité imposées aux banques.

Sources : Reuters, AFP, Dow Jones Newswires

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5 commentaires

  1. el gringo 7 septembre 2010 à 20:11

    Les banques françaises vont devoir lever 150 milliards d’euros selon Michel Pébereau
    Le Comité de Bâle doit finaliser, ce mardi, les règles de solvabilité bancaire, dites «Bâle III». La fédération bancaire allemande et Michel Pébereau, président de BNP Paribas, s’inquiètent.
    Haro sur les valeurs bancaires en Bourse ! L’optimisme engendré par la publication des stress tests, quoique très critiqués, le 23 juillet dernier, aura fait long feu. Ce mardi, les quatre valeurs bancaires du CAC 40 affichent les plus fortes baisses et provoquent le net recul du principal indice de la cote parisienne. Ainsi, à mi séance, Dexia perd 2,35% à 3,29 euros, Société Générale recule de 2,21% à 43,34 euros, Crédit Agricole lâche 2,15% à 10,71 euros et BNP Paribas abandonne 1,69% à 52,99 euros.
    Des dettes publiques sous-évaluées
    Les doutes quant à la crédibilité de ces stress tests s’amplifie. Ce mardi, alors que le Comité de Bâle doit se réunir pour finaliser les critères de solvabilité bancaire, le Wall Street Journal estime que les montants de titres de dette publique détenus par certains établissements financiers ont été sous-évalués. Le quotidien américain cite notamment la britannique Barclays et la française Crédit Agricole.
    D’après la Banque des réglements internationaux (BRI), les banques françaises détenaient, au 31 mars, 35 milliards d’euros de dettes de l’Etat espagnol et 20 milliards d’euros de dettes de l’Etat grec. Or, selon les «stress tests», Crédit Agricole, Natixis, BNP Paribas et Société Générale, n’en détenaient que 6,6 milliards d’euros (Espagne) et 11,6 milliards (Grèce).
    «Ces mesures vont anéantir la croissance»
    Après avoir remonté la pente après la publication des «stress tests», les valeurs bancaires inquiètent donc à nouveau les investisseurs. Il faut dire qu’il y a de quoi. Invité sur BFM Radio ce mardi matin, le président du conseil d’administration de BNP Paribas, Michel Pébereau, n’y est pas allé par quatre chemins. «Les «sages» de Bâle III nous demande de faire en six ans, ce que nous avons fait depuis l’existence de BNP Paribas», affirme-t-il. Autrement dit, lever 150 milliards d’euros pour doubler les fonds propres des banques françaises. «Ces mesures sont déraisonnables, poursuit-il. Elles vont assécher le marché interbancaire (le marché où les banques se prêtent entre elles, NDLR) et anéantir la croissance qui n’est déjà pas très élevée. Le régulateur va dans la direction qu’il fallait justement éviter».
    Alors que l’Allemagne avait déclaré, vendredi, qu’elle ne s’opposerait pas au durcissement des régles internationales de solvabilité, la fédération bancaire allemande a annoncé, lundi, que les dix plus grandes banques allemandes, si les mesures de Bâle III étaient maintenues, devraient lever 105 milliards d’euros.
    Le Comité de Bâle, chargé de ce dossier, devrait exiger des établissements financiers qu’ils affichent un ratio de solvabilité Tier 1 (le capital «tier one» représente le noyau dur des capitaux propres des institutions financières, NDLR) d’au moins 6%, a ajouté la fédération. Mais un matelas supplémentaire de 4% pourrait être exigé, 2% pour préserver les fonds propres et 2% pour les «capitaux contracycliques» (capitaux levés par les banques pour faire face à une croissance atone, NDLR).
    http://www.lefigaro.fr/societes/2010/09/07/04015-20100907ARTFIG00402-les-banques-vont-devoir-lever-150-milliards.php

  2. edhardyclothing 8 septembre 2010 à 11:35

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  3. voyance en direct 8 septembre 2010 à 16:35

    je suis totalement d’accord avec vous

  4. rose 8 septembre 2010 à 16:36

    Il y a un certain temps que je n’étais venue sur votre blog et je dois dire que c’est toujours aussi intéressant!
    tarot gratuit , Voyante

  5. el gringo 12 septembre 2010 à 21:20

    Les banques centrales trouvent un accord sur la réforme bancaire
    Les représentants des banques centrales et régulateurs réunis à Bâle (nord) ont trouvé un accord sur la réforme du secteur financier, destiné à rendre les établissements plus résistants face à de futures crises, a annoncé dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI).
    « Le groupe des gouverneurs et des dirigeants des autorités de supervision (…) a annoncé un renforcement considérable des normes existantes sur les fonds propres », a précisé la BRI dans un communiqué.
    Cette série de réformes, qui va également introduire de nouvelles normes sur les liquidités, « sera présentée au cours de la réunion des dirigeants du G20 en novembre à Séoul », a précisé la BRI.
    Le ratio minimum du « noyau dur » de fonds propres, l’un des plus importants indicateurs permettant de mesurer la solidité financière des banques, sera relevé de 2% actuellement à 4,5% des actifs d’ici à 2015. La mise en place définitive est prévue au 1er janvier 2019.
    Le ratio minimum de fonds propres « tier 1″ sera quant à lui relevé de 4% à 6% pendant la même période. Il sera assorti d’un « amortisseur » financier supplémentaire de 2,5%.
    Les grands argentiers et régulateurs des 27 pays membres du Comité de Bâle de supervision bancaire étaient réunis dimanche au siège de la BRI pour mettre le point final à un texte destiné à éviter un nouvel effondrement du secteur, mais qui est fortement décrié par les banquiers.
    « Les accords conclus aujourd’hui permettent un renforcement essentiel des standards internationaux en matière de fonds propres », a souligné Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne et du groupe des gouverneurs et des dirigeants des autorités de supervision.
    La contribution de ce texte « à la stabilité financière à long terme et à la croissance sera considérable », a-t-il ajouté, cité dans le communiqué.
    « La combinaison entre une définition plus solide des fonds propres, de minima plus élevés et l’introduction de nouveaux amortisseurs financiers permettra aux banques de mieux résister aux périodes de stress », a estimé le président du Comité de Bâle Nout Wellink, par ailleurs patron de la Banque centrale des Pays-Bas.
    Cette réforme, destinée à éviter un effondrement du système bancaire comme lors de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008, a provoqué une levée de bouclier dans le secteur bancaire.
    Les patrons des grands établissements financiers craignent en effet que ces nouvelles directives ne les obligent à lever des sommes colossales.
    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=535eb7fc6e5deb8d98907d1d1941123d

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