Jean-Claude Trichet, Président de la Banque centrale européenne depuis le 1er novembre 2003 et farouche partisant de l'orthodoxie financière, a publié aujourd'hui un communiqué de presse où il indique que les taux directeurs de la BCE ne seront pas modifiés.
Verbatim :
"Lors de la réunion qui s'est tenue ce jour, le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé que le taux d'intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 1,00 %, 1,75 % et 0,25 %.
Le président de la BCE commentera ces décisions lors d'une conférence de presse qui commencera aujourd'hui à 14 h 30 (heure d'Europe centrale)."
Pour Jean-Claude Trichet, cette décision a été motivée par le fait que les prévisions laissaient entrevoir "une croissance économique modérée et inégale, (...) dans un environnement d'incertitudes élevées" en zone euro pour l'année 2010.
Le niveau actuel des taux d'intérêt de la BCE, dont le principal taux directeur est à 1% depuis mai 2009, est adapté à la situation économique de la zone euro, en l'absence de pression inflationniste.
Certains pourraient penser qu'un taux directeur à 1%, c'est déjà très bas pour une banque centrale. A l'heure où tout le monde anticipe une remontée des taux de la zone euro, il faudrait se souvenir que la Réserve fédérale américaine maintient son taux directeur proche du zéro absolu, après avoir subi une chute vertigineuse depuis le déclenchement de la crise financière, comme le montre ce graphique :
A consulter en complément : le communiqué de la BCE sur son site internet.
Graphe trouvé sur wikipedia

2 Commentaires
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De toute façon, si vraiment le marché immobilier refait surface comme on l'annonce de ces jours-ci, la banque centrale ne restera pas avec des taux aussi bas très longtemps.
08 juillet 2010 Ã 19:122
Trichet : la BCE relèvera ses taux s'il le faut, même si croissance molle
Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a assuré dimanche que son institution n'hésiterait pas à relever ses taux s'il le fallait, même dans une situation de croissance molle, car il y allait de la crédibilité de la politique monétaire européenne.
"Nous sommes dans des économies de marché. Les taux d'intérêts de marché intègrent les niveaux d'inflation anticipés dans le futur car les épargnants n'ont pas envie d'être remboursés en monnaie de singe", a fait valoir M. Trichet, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
"Si nous assurons la stabilité des prix et si nous sommes crédibles, nous aurons des taux d'intérêts moins élevés", a relevé M. Trichet. "Personne n'imagine que c'est en ayant plus d'inflation qu'on aura plus d'emplois durables", a-t-il encore argumenté.
La BCE a replacé l'inflation au centre de ses préoccupations depuis que la hausse des prix en zone euro a franchi la barre des 2% par an, qui sert d'objectif de moyen terme à la banque centrale.
"Nous restons extrêmement alertes pour prendre toutes les décisions qu'il faut prendre. Nous avons le sentiment d'avoir fait ce qui nous avait été demandé (...) en donnant à un continent entier une stabilité des prix qui est meilleure que celle des 50 années précédentes", a-t-il noté.
M. Trichet a par ailleurs minimisé les divergences existant entre la situation économique de l'Allemagne et celle du reste de la zone euro, en soulignant que le dynamisme allemand actuel n'était qu'un "rééquilibrage" après des années pendant lesquelles ce pays était "l'homme malade de l'Europe".
Il a appelé l'ensemble des pays de la zone euro, et donc la France, à mener des réformes de fonds pour améliorer leur compétitivité.
"La France se distingue car elle est très réticente à l'ouverture la plus large possible à la concurrence dans le domaine des services", a-t-il notamment noté. Il a également appelé à plus de souplesse sur le marché du travail.
Sur les 35 heures, il a estimé qu'une "plus grande flexibilité dans ce domaine est évidement nécessaire". Avant de plaisanter, en référence au débat agitant le monde politique français: "Je ne me prononce pas sur le fait qu'elle ait été atteinte ou pas".
Quand au fonds destiné à secourir les pays de la zone euro en difficulté, M. Trichet a réitéré que ce fonds devait "être amélioré, en quantité et en qualité". Sur ce dernier point, il a précisé que ce fonds devrait être "aussi flexible que possible dans ses interventions".
16 janvier 2011 Ã 20:34http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=5c0a7074dd5112000c2bd4bad7490b8d
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