Alors que des sources internes au gouvernement ont laissé entendre que le Fonds de Réserve des Retraites pourrait être extrêmement sollicité en vue de financer le déficit actuel des retraites, le ministre du Travail, Eric Woerth a par ailleurs estimé "normal" d'envisager un tel usage tout en assurant qu'aucune décision n'avait été encore prise à ce sujet.
Si l'on en croit les propos de cette source, le fonds serait même totalement "siphonné" .... De vives réactions à prévoir alors même que mercredi, le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, avait d'ores et déjà qualifié de "racket des générations à venir" l'idée d'utiliser le fonds dès à présent.
Rappelons que le FRR, doté de quelque 35 milliards d'euros, est censé prendre en charge une partie des dépenses des régimes de base du secteur privé. Le Fonds doit ainsi contribuer aux besoins de financement de trois régimes de retraite par répartition : la CNAV (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse), l'Organic (Caisse de retraite des commerçants et des chefs d'entreprises commerciales) et la Cancava (Caisse de retraite des artisans). La loi N°2001-624 du 17 juillet 2001 précise que le Fonds de Réserve pour les Retraites n'apportera aucune contribution financière à ces régimes avant 2020. L'objectif du FRR est de maximiser cette contribution financière à partir de 2020 tout en restituant au minimum entre 2020 et 2040 la valeur réelle des abondements reçus.
Jeudi, le ministre a déclaré sur Europe 1 qu'il présenterait le 15 ou le 16 juin sa réforme, laquelle doit être examinée en conseil des ministres mi-juillet et en septembre au Parlement. "Les arbitrages restent à prendre", a précisé à cet égard Eric Woerth, tout en soulignant qu'il lui semblait normal "que le Fonds de réserve des retraites soit à un moment donné ou à un autre utilisé."
"C'est comme si vous aviez d'un côté votre compte en banque avec beaucoup d'argent et puis de l'autre côté un énorme déficit sur un autre compte en banque", a ajouté l'ancien ministre du Budget.
Eric Woerth n'a toutefois pas souhaité préciser si le FRR serait "ponctionné" en totalité ou en partie, répétant qu'aucune décision n'avait été prise dans le domaine.
Pourtant le message d'accueil du site internet du Fonds de Réserve se veut on ne peut plus clair dans son slogan : "investir aujourd'hui pour les retraites de demain". Le but n'étant donc pas pas de "piquer dans la caisse" pour éponger un déficit, lequel s'avère structurel qui plus est .... mais de faire fructifier ces sommes pour préserver ses arrières. Un côté "écureuil" qui ne semble guère avoir les faveurs du gouvernement. Dont le slogan pourrait être : "après moi le déluge ? "
Sources : Reuters, FRR
A lire également :
. La valeur du Fonds de réserve des retraites dégringole

12 Commentaires
1
Rappelons que le gouvernement avait déjà largement et discrètement "taper" dans la caisse lors de la "privatisation" des retraites des agents d'EDF-GDF en 2004 sans parler du non-financement du FRR depuis 2003 au mépris des lois votés qui prévoyaient qu'une partie du montant des privatisations soit affectée au FRR (plus de 40 milliards d'euros de privatisation entre 2003 et 2007).
Pour EDF-GDF, depuis janvier 2005, les engagements non provisionnés des retraites des agents EDF-GDF qui s’élèvent à plus de 90 Milliards d’euros sont désormais à la charge des assurés du privé dont une bonne partie concerne le Fond de Réserve des Retraites auquel EDF-GDF a certes contribué via une soulte de 7.7 milliards d'euros (dont une partie n'est toujours pas payée) alors que le montant des retraites à payer était estimé à 42 milliards d'euros soit un gain de près de 35 milliards d'euros pour le gouvernement (qui reste le principal actionnaire d'EDF à 84%) et pour les nouveaux actionnaires de EDF et de GDF.
Pour le gouvernement, le premier avantage fut que la "privatisation" d'EDF-GDF est passée comme une lettre à la poste auprès des syndicats qui étaient très inquiets pour leur retraite qui sera désormais très largement payées par le privé et ainsi par une nouvelle taxe sur l'électricité (la Contribution Tarifaire d’Acheminement CTA qui sert en réalité à financer une partie des retraites des agents d'EDF-GDF comme sont non ne l'indique pas).
Un autre avantage financier de cette privatisation pour le gouvernement fut l’exclusion des entreprises publiques du déficit consolidé de l'Etat. Celui-ci ne comporte que la somme des déficits des administrations centrales, des déficits des administrations locales et des administrations de sécurité sociale. Lorsqu’une entreprise publique paie une soulte à la sécurité sociale (CNAV, FRR), elle comble artificiellement celle de l’Etat mais elle détériore ses comptes et peut même creuser son propre déficit. Ce qui n’a aucune importance puisque celui ci n’est plus comptabilisé dans le déficit de l'Etat.
Dernier avantage, la transformation d’une opération en capital en une recette de l’exercice. Par nature, une soulte est un versement en capital destiné à financer les retraites futures, grâce à une dépense progressive et aux revenus de ce capital. Logiquement, elle devrait être versée intégralement au FRR (Fonds de réserve des retraites) qui reverserait à la CNAV les sommes nécessaires chaque année. Ce qui n’a jamais été fait. En outre, le gouvernement a transformé cette opération de capital en une recette de l’exercice annuel, comptabilisant l’intégralité de la soulte sur une année. Ce qui est contraire aux lois de la comptabilité, publique ou privée.
11 juin 2010 Ã 00:472
Bonjour, très bon commentaire, très instructif sur les relations financières entres les établissements publics et l'Etat. Ou cela va t il nous mené alors même que ceux-ci commencent à voir leur notation se dégrader (là je pense à la SNCF).
Pour simplifier l'on pourrait dire que quelque part l'Etat français se comporte tel un consommateur américain avant 2007, il finance ses dépenses courantes avec son patrimoine, logique funeste dont on voit ou elle nous a menée. C'est le summum du court "termisme".
12 juin 2010 Ã 07:263
Woerth utilise à tort et à travers ce fond de retraite ? C'est clair, c'est à cause de l'opposition bornée des 68 tares et des boulets qui veulent toucher d'abord et se foutent de la suite. L'intérêt des normes comptables Bâle 2 est de prendre en compte les dépenses futures inéluctables, et les retraites des fonctionnaires, non provisionnées, sont à prendre chaque année dans le budget de l'état, donc à ajouter à la dette déjà énorme.
14 juin 2010 Ã 14:444
Le Fonds de réserve des retraites mobilisé pour financer la dette sociale
La recette et les avoirs du FRR vont être transférés à la Caisse de la dette sociale, qui reprendra les 65 milliards de déficit des retraites prévus d'ici à 2018.
On équilibre et on comble. C'est le credo du gouvernement. L'équilibre est visé à l'horizon 2018, et les déficits à venir, qui vont rester considérables à court terme, seront financés par le Fonds de réserve des retraites. Outre la fin de la retraite à 60 ans, c'est un autre tabou qui tombe : le FRR, instauré par Lionel Jospin, ne servira pas à « lisser » les besoins de financement après 2020, comme prévu à l'origine. Martine Aubry et les syndicats en avaient fait un casus belli, mais la droite, qui avait déjà été tentée ces dernières années, est tout de même passée à l'acte. « J'entends déjà le PS pousser des cris d'orfraie, alors je me permettrai de lui répondre à l'avance […]. Les déficits ont vingt ans d'avance, il me semble bon que nous n'ayons pas, face à eux, vingt ans de retard », a lancé, hier, Eric Woerth.
Transfert à la Cades
Si le Fonds ne sera pas formellement « dissous », selon le ministre du Travail, sa recette annuelle de 1,5 milliard d'euros (part du prélèvement social de 2 %) et ses avoirs (33 milliards fin 2009) seront transférés à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades), qui reprendra ainsi les quelque 65 milliards d'euros de dettes que vont accumuler les régimes de retraite entre 2011 et 2018. Les actifs et passifs seront consolidés au sein de la Cades. Le FRR continuera simplement de gérer ses actifs pour le compte de la caisse d'amortissement. Afin d'éviter à ce dernier de devoir les liquider trop rapidement (dans de mauvaises conditions) la Cades émettra des obligations et les remboursera grâce à sa nouvelle recette et aux transferts progressifs du FRR (à mesure des cessions d'actifs). Le conseil de surveillance du Fonds devrait se réunir début juillet pour réagir et ajuster sa stratégie de placements.
« Le FRR accompagne les autres mesures décidées dans le cadre de la réforme, en attendant qu'elle produise tous ses effets », justifie le gouvernement. Un raisonnement qui comporte une faille : la réforme ne garantit pas, loin de là , l'équilibre des régimes au-delà de 2020. Il aurait été plus « confortable » politiquement de mobiliser le Fonds en garantissant l'équilibre entre 2020 et 2030. « Concrètement, vous faites une politique de Shadocks, vous creusez, vous pompez dans les réserves jusqu'en 2018 […] mais après, c'est le trou noir », a fustigé hier le PS, tandis que les Verts dénonçaient le « siphonnage » du FRR avant le « pic démographique de 2020 ». L'argument n'a pas fini d'être martelé.
Si l'exécutif était décidé à utiliser le FRR, les modalités ont fait l'objets de débats. Certains ont plaidé en vain pour que la recette du FRR soit fléchée vers l'assurance-vieillesse, afin de réduire le déficit (les actifs servant à la dette). Une option plus vertueuse qu'une utilisation uniquement consacrée à la dette. Mais l'ampleur de la dette sociale accumulée en 2009 et 2010, que le gouvernement va très certainement transférer à la Cades, a pesé dans les choix. Sachant que Nicolas Sarkozy se refuse à augmenter le taux de la CRDS, qui alimente la Cades. « En l'absence de cette mobilisation du FRR, il aurait été nécessaire d'augmenter les impôts pour pouvoir financer les déficits accumulés par l'assurance-vieillesse, ce qui aurait nui à l'emploi et au pouvoir d'achat », plaide le gouvernement.
Faute d'autres recettes que celle du FRR, il faudra néanmoins prolonger bien au-delà de 2021 l'existence de la Cades pour amortir les dettes de 2009-2010, ce qui nécessitera le vote d'une loi organique à l'automne. Là encore, le gouvernement est décidé à passer à l'acte.
18 juin 2010 Ã 23:44http://www.lesechos.fr/info/france/020611629448-le-fonds-de-reserve-des-retraites-mobilise-pour-financer-la-dette-sociale.htm
5
La Cour des comptes préconise 15 milliards d’économies sur les niches sociales
Il faut réduire d’urgence les “niches†sociales pour endiguer la dégradation des comptes de la sécurité sociale. C’est ce que dit la Cour des comptes dans un rapport publié mercredi 8 septembre (à lire ici http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RELFSS/Rapport_securite_sociale_2010_septembre_2010.pdf). La juridiction financière estime que “priorité doit être donnée à la remise en cause†des diverses exonérations, réductions ou abattements d’assiette et de taux qui sont appliqués aux cotisations ou aux contributions sociales. “Un effort plus soutenu est désormais indispensableâ€, assure-t-elle, avançant le chiffre de 15 milliards d’euros de recettes à regagner par ce biais.
Le déficit de la “Sécu†a plus que doublé en 2009, à 24,9 milliards d’euros (contre 11,9 milliards en 2008). Les dépenses ont augmenté de 4,3 %, pendant que les recettes progressaient de seulement 1,1 %. Or, ces “niches†sociales, dont on a certes moins parlé ces dernières semaines que les “niches†fiscales, pèsent très lourd sur les recettes. Et même de plus en plus lourd.
En 2009, elles ont représenté un manque à gagner de 67 milliards d’euros pour le régime général de la sécurité sociale, a calculé la Cour des comptes, soit 22,5 % des recettes. En 2007, elles avaient occasionné une perte de recettes de 57,6 milliards. “La progression de leur coût, 2005 à 2009, a été de 9,5 % par an, en euros 2005“, pointe la Cour, qui rappelle qu’elle avait pourtant pressé le gouvernement, en 2007, de procéder à “un examen sélectif†de ces niches et d’en “maîtriser†le coût.
Las. Si des efforts ont bien été entrepris, ils restent “décevants†et “très insuffisants†aux yeux de la juridiction financière. Cette dernière se montre d’autant plus critique avec le gouvernement que celui-ci, dit-elle, n’a pas respecté la loi de programmation des finances publiques de février 2009 qui impose, théoriquement, que les nouveaux dispositifs fiscaux dérogatoires soient gagés par la suppression ou la réduction des anciens.
En réalité, constate la Cour, l’exécutif a créé plus de niches qu’il n’en a supprimé : depuis 2007, le solde créations-suppressions est positif de 1 milliard d’euros. Dans la balance, une niche a pesé lourd : l’exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires et leur défiscalisation qui figurait dans la loi TEPA de 2007, et dont “l’incidence†est évaluée à 3 milliards d’euros.
La Cour propose plusieurs “pistes d’évolution†pour dégager 15 milliards d’euros de recettes supplémentaires.
- Limiter les exonérations de cotisations sur le bas salaires à 1,4 smic, contre 1,6 smic actuellement. Cette “baisse du seuil de sortie des exonérations pourrait rapporter de l’ordre de 5 milliards d’euros“, calcule-telle.
- Augmenter le forfait social qui est appliqué à l’intéressement, à la participation et aux autres mécanismes d’association des salariés au résultat des entreprises. Se situant actuellement à 2 %, il “devrait être porté au niveau des taux cumulés des cotisations maladie et famille, soit environ 19 %â€. Gain attendu : 4 milliards d’euros.
- La Cour estime que ce forfait devrait être étendu aux “rémunérations affectées“, c’est-à -dire aux chèques restaurant, chèques vacances… actuellement exonérés de prélèvements sociaux. Avec un forfait à 2 %, le gain serait de 230 millions d’euros. A 19 % - ce que privilégie la Cour - il serait de 980 millions d’euros.
- Aligner sur le taux de droit commun le taux maximal de CSG qui est appliqué aux retraites. Elle chiffre à 1,1 milliard d’euros le gain d’un relèvement de 6,6 % à 7,5 %, évoquant même 1,5 milliard d’euros si le taux réduit de CSG est relevé de 3,8 % à 5 %. La Cour considère que des “mesures analogues“ pourraient être appliquées aux indemnités de chômage, aux rentes d’invalidité et aux indemnités journalières pour les arrêts maladie de longue durée.
- Réviser le seuil d’exonération des indemnités de rupture des contrats de travail (départ en retraite, licenciement) pour dégager 3 milliards d’euros d’économies.
- Aller plus loin sur la taxation des retraites chapeau en “alignant les taux de prélèvement sur le droit communâ€. Gain attendu : 820 millions d’euros.
- La juridiction explique également que la détaxation de certaines formes de plus values “pourrait être révisée“. Elle cite celles liées aux cessions de fonds de commerce ou d’entreprises, actuellement exonérées de prélèvements, tout en rappelant que le taux de droit commun sur les revenus de placement et du patrimoine est de 12,1%. Une remise en cause de l’actuelle fiscalité procurerait un gain de 185 millions d’euros.
NB : fin juin, début juillet, Yves Bur, le rapporteur (UMP) de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale avait lui aussi insister sur la nécessité de réduire les niches sociales, proposant par exemple d’éroder progressivement les allègements de cotisations sociales en imposant un plafond forfaitaire en euros, ou de taxer plus fortement les “grosses†indemnités de licenciement.
09 septembre 2010 Ã 00:01http://bercy.blog.lemonde.fr/2010/09/08/15-milliards-deuros-sur-les-niches-sociales/
6
A ce sujet (pas le temps de faire une note ;-))
La Cour des comptes prône des mesures anti-déficits
Reuters | 08.09.10 | 12h10
PARIS (Reuters) - La Cour des comptes a prôné mercredi des mesures pour redresser les comptes de la Sécurité sociale, en soulignant que le retour de la croissance ne permettrait pas de retrouver l'équilibre à court terme.
Son premier président, Didier Migaud, a présenté des gisements d'économies et les propositions de la Cour visant à réduire de plus de 15 milliards d'euros les "niches sociales" qui ont amputé les recettes de quelque 73 milliards en 2009.
"Le retour de la croissance ne suffira pas à corriger le déséquilibre entre les recettes et les dépenses", a déclaré Didier Migaud, commentant l'aggravation des déficits sociaux.
Ces derniers ont fortement augmenté en 2009 et vont continuer à le faire cette année du fait de la crise.
Le déficit du seul régime général de la Sécurité sociale, qui comprend en particulier l'assurance maladie et les retraites de la majorité des salariés français, a dépassé 20 milliards d'euros en 2009 et devrait être d'environ 27 milliards en 2010.
La Cour des comptes prône des économies de gestion, des mesures concernant l'objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) ou sur les hôpitaux, a précisé Didier Migaud, qui présentait à la presse le rapport sur l'application des lois de financement de la Sécurité sociale.
Les efforts de maîtrise des niches sociales ces dernières années apparaissent quant à eux "insuffisants", a-t-il ajouté.
Sur ce point, les marges de manoeuvre apparaissent réelles, a-t-il dit, "les propositions faites par le rapport correspondent à plus de 15 milliards d'euros d'économies".
Selon Didier Migaud, "il y a une prise de conscience concernant les niches fiscales et sociales" mais "il faut que ça se traduise en milliards d'euros".
09 septembre 2010 Ã 00:107
L’état français saisit (discrètement) le Fonds de Réserve des Retraites
Le Fonds de Réserve des Retraites a été intégralement versé au crédit de la CADES et continuera de gérer cet argent, de loin, en tant que tierce partie, pour la CADES. Ce qui fait tout de même 36 milliards d’euros qui disparaissent du FRR pour venir boucher une partie d’un trou.
En gros, on utilise des fonds destinés à la gestion de long terme des retraites pour remplir des gros trous et des gentils déficits de court terme. Ça ressemble à s’y méprendre à la récente ponction par le gouvernement irlandais des 24 milliards d’euros du National Pension Reserve Fund pour alimenter le programme budgétaire courant.
Tout ceci, dans la plus parfaite opacité que la presse s’est d’ailleurs entretenue à conserver.
L’étape suivante, pendant que l’écart des taux entre le Bund allemand et les Bons français ne cesse de grossir, c’est probablement les petits sommes rondelettes mises de côté par le citoyen lambda sur ses comptes épargnes, livret A et compagnie.
Organisation de la reprise de la dette sociale par la Cades
L'article 9 du projet de loi de Financement de la sécurité sociale pour 2011, organise la reprise par la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) des déficits du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) pour 2009 et 2010, des branches maladie et famille pour 2011 et de la branche vieillesse et du FSV pour les années 2011 à 2018, dans la limite de 130 milliards d'euros. Cette reprise de dette est justifiée par des déficits sociaux abyssaux, mais correspond également à un engagement pris dans le cadre de la réforme 2010 des retraites.
Le texte prévoit notamment de mobiliser une partie des ressources et des actifs du Fonds de réserve pour les retraites (FRR) pour financer les dettes vieillesse de 2011 à 2018 et augmenter les ressources de la caisse.
Lors de l'examen du texte, le Parlement a substitué aux trois recettes "assurances" créées par le projet de loi de Finances pour 2011, initialement prévues par le Gouvernement, une nouvelle fraction de CSG, équivalente au produit jugé nécessaire pour ces recettes, soit 3,2 milliards d'euros.
Ainsi, se trouve affecté à la Cades 0,28 point supplémentaire de CSG, en prélevant cette part sur la CSG actuellement affectée à la branche famille.
http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/25963/organisation-de-la-reprise-de-la-dette-sociale-par-la-cades.php
Le texte de loi.
03 décembre 2010 Ã 19:31http://www.senat.fr/petite-loi-ameli/2010-2011/122.html
8
Le Fonds de Réserve des Retraites est mort (ou presque)
On ne touchera jamais aux retraites avait dit le gouvernement lors de sa réforme. Bonne nouvelle, un hold-up a eu lieu en plein jour et pas une ligne dans la presse française. Fin novembre, le Fonds de Réserve des Retraites a été intégralement versé au crédit de la CADES et continuera de gérer cet argent, de loin, en tant que tierce partie, pour la CADES. Ce qui fait tout de même 36 milliards d'euros qui disparaissent du FRR pour venir boucher une partie d'un gros trou.
En gros, on utilise des fonds destinés à la gestion de long terme pour remplir des gros trous et des gentils déficits de court terme. Ça ressemble à s'y méprendre à la récente ponction par le gouvernement irlandais des 24 milliards d'euros du National Pension Reserve Fund pour alimenter le programme budgétaire courant.
31 décembre 2010 Ã 01:55http://www.efinancialnews.com/story/2010-11-29/france-seizes-euro-36bn-of-pension-assets
9
> un hold-up a eu lieu en plein jour et pas une ligne dans la presse française.
31 décembre 2010 Ã 12:36C'est ça, le pire !
Et il y en a qui ne se rendent pas encore compte qu'ils sont en ploutocratie !
10
Oui il serait bon que Sarkozy et ses frères soient condamnés à payer sur leurs fortunes personnels l'argent volés aux caisses de retraite.
31 décembre 2010 Ã 21:32Sarkozy mais aussi Chirac et son château de Bity (entre autres)
Chirac devait être condamné, Chirac devait payer... et puis comme c'était un vieux monsieur à moitié malade, on a trouvé qu'il fallait le laisser tranquille, même les socialiste paris, et ce sera pareil pour Sarkozy qui vole l'argent des français.
Il serait donc judicieux qu'il dégage vite, parce quand je l'entend parler et souhaiter ses vœux j'ai l'impression de l''entendre dire, pendant qu'il est derrière moi, "bouge pas tes fesses je sens que ça vient "...
Bouge pas ton derrière tu vas être un bon retraité sans un sous mais riche du fourrage que je t'ai mis.
11
Retraité, tu réagis comme le taureau qui s'en prend au chiffon qu'on lui agite sous le nez ; Sarkozy n'est pas le problème (bon, ce n'est pas la solution non plus, hein !) ; Sarkozy (Chirac, Mitterand...) ne sont que des pions chargés de promouvoir de fausses solutions et de cacher les vrais problèmes ; mais ce qu'ils se mettent dans les poches n'est rien par rapport à ce que la ploutocratie manipulatrice se goinfre en nous ruinant par les banques, l'immigration...
01 janvier 2011 Ã 12:1212
La gestion contestée du Fonds de réserve des retraites
Les sages de la rue Cambon épinglent la gestion du Fonds de réserve des retraites, qui menace à leurs yeux la pérennité de l'organisme.
Le rapport annuel de la Cour des Comptes dresse un véritable réquisitoire contre le Fonds de réserve des retraites en mettant en lumière la faible rentabilité, les investissements inopportuns, le défaut d'engagement de l'Etat et l'abandon d'une ambition de long terme. L'organisme, créé en 1999, était censé à l'origine constituer progressivement une cagnotte de 150 milliards d'euros destinée à contribuer à partir de 2020 au financement des régimes de retraite des salariés, artisans et commerçants.
Mais la réforme des retraites adoptée l'an dernier a modifié son rôle en l'obligeant notamment à verser 2,1 milliards d'euros par an jusqu'en 2024 à la Cades, la Caisse d'amortissement de la dette sociale. Alors même que ses propres dotations avaient été revues à la baisse, tombant entre 1,5 et 1,8 milliard d'euros contre 8,8 milliards en 2002.
Pour la Cour des comptes , la réorientation du FRR "témoigne de l'abandon d'une ambition de long terme" et son rôle de pourvoyeur annuel de ressources pour la Cades "risque d'hypothéquer la possibilité, pour l'établissement, d'atteindre une rentabilité satisfaisante".
Une rentabilité qui n'a pas été étincelante ces dernières années. Certes, le FRR n'a été que "faiblement touché" par la crise financière, mais son actif était ramené fin 2008 au niveau des dotations reçues depuis sa création. Et pour la période juin 2004-décembre 2010, il affiche une performance annualisée de 3,1%, inférieure au rendement moyen des obligations françaises.
La Cour pointe du doigt, entre autres, des investissements à des cour s "particulièrement élevés", la composition risquée du portefeuille et la réactivité insuffisante du fonds pendant la crise.
"Le FRR court aujourd'hui le risque de ne remplir aucune des fonctions qui avaient justifié sa création", conclut le rapport, qui préconise des arbitrages clairs entre sécurisation des actifs et amélioration des performances et demande à l'Etat "à tout le moins" de ne pas accélérer les versements à la Cades.
Dans sa réponse à la Cour , le gouvernement assure que la mission du FRR n'est pas dénaturée par la réforme des retraites. Quant au président du directoire du Fonds, Augustin de Romanet, il défend une politique d'investissement cohérente et sans risques excessifs affectée par une crise "exceptionnelle".
17 février 2011 Ã 18:52http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110217trib000602344/la-gestion-contestee-du-fonds-de-reserve-des-retraites.html
Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.