Ah ! si les assureurs pouvaient à terme freiner la cupidité des promoteurs immobiliers et de certains élus !
Un voeu pieu ?
En attendant ... selon le Figaro, la trop célébre Xynthia pourrait coûter jusqu'à 1 milliard d'euros aux assurances. Quant à ce qui concerne l'Etat, les chiffres seront bientôt communiqués. Après les élections ?
"Ces premières estimations pourraient être revues à la hausse au fur et à mesure que seront recensés l'ensemble des sinistres", précise même le quotidien. Un chiffre non démenti par la profession. la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) le juge même tout à fait "plausible" tout en indiquant que beaucoup de paramètres "rendent difficiles un coût global précis".
Denis Kessler, ancien vice-président du Medef et actuel dirigeant de SCOR, un réassureur, a déclaré quant à lui sur BFM que "la totalité des dégâts de la tempête" tournait "aux alentours d'un milliard d'euros, la moitié pour l'eau, la moitié pour le vent".
La Commission européenne a demandé aux autorités françaises de chiffrer rapidement les dommages causés par Xynthia afin de pouvoir débloquer des financements du Fonds de solidarité de l'UE.
Les compagnies d'assurances se sont déjà engagées à indemniser, d'ici trois mois, les assurés dont les dommages sont égaux ou inférieurs à 2 000 euros. Elles devraient également verser des avances aux assurés en "grande difficulté".
A titre de comparaison, rappelons que selon les chiffres de la FFSA, le coût de la tempête Klaus avait été évalué à 1,68 milliard d'euros pour 740 000 sinistres constatés en janvier 2009.
Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie a pour sa part affirmé mercredi que la tempête Xynthia, se traduirait par "des travaux et un plan de financement sur cinq ans". La priorité : le renforcement et de reconstruction des digues, dont beaucoup n'ont pas résisté à la tempête ... inondant notamment des lotissements situés en dessous du niveau de la mer.
Si l'enveloppe financière n'a pas encore été déterminée, il a d'ores et déjà été établi que 1.350 km de digues ont été construites le long des côtes .... et que 800 communes possèdent des terrains - constructibles ? - sous le niveau de la mer.
Le coût de réfection des digues s'élève à "un million d'euros par km", a par ailleurs indiqué Mme Jouanno qui a laissé entendre que la participation de l'Etat allait être accrue.
La secrétaire d'Etat à l'Écologie a toutefois souligné de son côté qu'il fallait "durcir les règles" de construction dans les zones inondables et derrière les digues.
Une étude présentée en octobre 2008 par la DDE de Vendée affirmait ainsi que la commune de la Faute-sur-Mer avait été construite "sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque". Cette étude avertissait que "la conjonction de deux phénomènes, de crue et de submersion marine, pourrait avoir un impact très important sur les zones à l'arrière d'un réseau de digues vieillissant".
A noter également que le président de la région Midi Pyrénées Martin Malvy s'est rendu quant à lui lundi à la station de ski du Hautacam, la plus fortement touchée dans la nuit de samedi à dimanche par la tempête Xynthia.
«L'inventaire des dommages subis par les différentes stations pyrénéennes est en cours », a déclaré le président de la Région en soulignant qu'« à l'exception du Hautacam, les stations pyrénéennes fonctionnent toutes ». Martin Malvy a par ailleurs annoncé qu'il proposerait à la Commission permanente, qui se réunit jeudi, le déblocage d'une aide d'urgence de 1 million d'euros pour les communes et stations qui ont subi des dommages, soit pour le financement d'équipements à remettre en état immédiatement, soit en complément des indemnités qui seront attribuées par les compagnies d'assurance.
Sources : Le Figaro, Le Monde, AFP, France Soir, Toulouse7, NordEclair
A lire également :

12 Commentaires
1
Selon un journaliste de France Info, citant des témoignages locaux, le nom de la Faute sur mer aurait été donnée lors de sa construction .... signifiant là que c'était une faute d'y construire une ville ....
03 mars 2010 à 19:37On n'écoutera jamais assez les anciens ....
2
Un peu d'Histoire .... sur La Faute sur Mer
En 1825, revenant d'un voyage à La Tranche, le conseiller de Bazan écrit « …sur ce parcours, on ne trouve aucune terre cultivée, rien qui annonce la présence de l'homme. A peine existe-t-il sur les dunes qui longent cette côte quelques traces de végétation ».
Quelques huttes se dressent, au lieu dit Les Violettes, nommé à l'époque « les vieilles maisons ». Le terrain de la flèche sableuse ne vaut pas grand chose.
Pauvres, exclus du reste de la terre par les mauvais moyens de transports, les habitants des Vieilles Maisons, puis du hameau de la Faute, dépendant de la commune de la Tranche sur Mer. Ils profitent de l'exploitation de quelques bouchots, de la pêche et de la laisse de mer.
[...]
Le premier pont reliant l'Aiguillon à La Faute est construit en 1910. Mobile, celui-ci permet de remonter aux navires à voile de remonter le Lay jusqu'au port Moricq.
Le 23 décembre 1925, un premier projet d'indépendance pour que la Faute-sur-mer devienne une commune à part entière est envoyé au ministère de l'Intérieur. Aucune suite ne sera donnée à ce premier projet.
En 1929, un deuxième projet d'autonomie de la Faute tombe encore dans les oubliettes administratives. La Faute compte alors 151 habitants et une centaine de maisons.
******************************************************************************
Le 28 août 1951, les conseillers municipaux de la section de la Faute de la commune de la Tranche font parvenir un nouveau courrier sollicitant l'indépendance de la Faute :
« Répondant au désir unanime de la population de l'agglomération de la Faute :
Considérant que :
L'agglomération de la Faute étant suffisamment importante et son développement rapide
Les limites de la section étant reconnues et fixées ;
L'éloignement de chef-lieu de la commune (11 kilomètres) cause une gène très grande aux habitants ;
La modernisation et l'administration même de la Faute sont freinées en l'état actuel des choses ;
******************************************************************************
Le développement de la station estivale de la Faute devant être accéléré ;
Demandent , l'érection en commune autonome de la section de la Faute-sur-mer ».
**********************************************************************************
Quatre solutions sont alors envisagées, sur un document manuscrit et d'un auteur inconnu, peut être Jules Dudit :
Statu quo
Rattachement à la commune de l'Aiguillon
Erection en commune
Classement en section de commune
« La troisième solution n'a pas l'air de pouvoir passer » écrit l'auteur.
Le 2 octobre 1951, Jules Dudit, conseiller municipal de la Tranche, adjoint spécial de la Faute, fédère ses troupes. Une pétition est envoyée à la sous-préfecture des Sables. Le Ministre de l'Intérieur reçoit la missive suivante :
« Monsieur le Ministre,
J'ai l'honneur de vous adresser une pétition de tous les habitants de la Faute-sur-mer, ayant pour objet le détachement de la section de la Faute et son érection en commune distincte.
…en 1951, le nombre d'habitants s'élève à 300 dont 230 électeurs. Il y a plus de quatre mille estivants et l'agglomération compte plus de 400 immeubles.
**********************************************************************************
… l'accroissement de la population et des immeubles nécessite des réalisations rapides et l'organisation de services urbains ; ceci est actuellement impossible par suite de la crainte de la majorité du conseil municipal (de la Tranche) dont les habitants voient notre station balnéaire comme concurrente sérieuse ».
********************************************************************************
Le dossier est accompagné de 370 signatures sur 371 Fautais. Mais l'affaire avance lentement, les conseillers de la section écrivent de nouveau au ministre.
« Monsieur le Sous-Préfet désire faire procéder à une enquête, il semble que cette personnalité, conseillée par des commerçants de la Tranche, et le Maire lui même, tous des réactionnaires profitant de la station estivale et l'améliorant en bénéficiant des ressources de la Faute, cherchent les moyens ou de retarder notre projet ou de le faire échouer comme cela s'est produit à deux reprises en 1929 et 1938.
La population de la Faute n'admettra pas cette fois … »
Par ordonnance du 2 novembre 1945, le hameau de la Faute sur mer est érigé en commune distincte.
Le 21 décembre 1953, Jules Dudit, Edmond Joufflot et Jean Violet, membres de la délégation spéciale de la Faute, procèdent à l'élection du Président de la délégation. Jules Dudit est élu à l'unanimité.
http://www.lafautesurmer.com/index.php?module=Contenus&func=viewpub&tid=2&pid=4
03 mars 2010 à 19:433
A noter
Cr Conseil Municipal La Faute sur Mer
Fevrier 2009
Dans le cadre de l'enquête publique qui s'est déroulée du 22/12/2008 au 23/11/2009, a approuvé le principe des travaux de renforcement de la digue, mais s'oppose fermement à ce que l'emprise de terrain nécessaire se fasse du côté commune, et demande qu'il se fasse côté rivière.
...
pour ne pas perdre de "précieux terrains" ?
http://www.lafautesurmer.com/index.php?module=Contenus&func=viewpub&tid=2&pid=80
03 mars 2010 à 19:494
"Il faut rendre constructible les zones inondables"
LOL, il est payé combien lui déjà ?
http://www.dailymotion.com/video/xcfsh4_n-sarkozy-voulait-assouplir-les-rég_news
04 mars 2010 à 22:545
"Il faut rendre constructible les zones inondables"
LOL, il est payé combien lui déjà ?
http://www.dailymotion.com/video/xcfsh4_n-sarkozy-voulait-assouplir-les-rég_news
04 mars 2010 à 22:546
de toutes les façons c'est argent est déjà prevu pour ce type d'accident.
c'est la part que vous payez tous les ans pour les catastrophes naturelles.
05 mars 2010 à 13:127
> c'est la part que vous payez tous les ans pour les catastrophes naturelles.
05 mars 2010 à 16:04À ceci près que cette catastrophe n'a rien de naturel, puisque on a construit en zone inondable !
La catastrophe, c'est le gouvernement !
8
Xynthia: permis de construire en cause
AP
30/03/2010 |
Un mois après le passage de la tempête Xynthia qui a fait 53 morts, le "Canard enchaîné" publie demain des documents dans lesquels des élus plaidaient pour l'attribution de permis de construire ou l'autorisation d'un camping à La Faute-sur-Mer, l'une des communes frappées de la côte vendéenne.
Le journal publie un extrait présenté comme une lettre écrite le 8 octobre 2001 par le député UMP de Vendée Dominique Caillaud à l'attention du préfet de Vendée de l'époque, Jean-Paul Faugère. L'auteur y plaide contre la décision du préfet de fermer le camping "La Côte de Lumière" de La Faute-sur-Mer. "Il semblerait qu'aucun incident de ce type ne se soit jamais produit et que ce risque soit nul", est-il écrit à propos du risque d'inondation par rupture de digue.
Un autre courrier, présenté comme daté du 16 septembre 2004 et envoyé par le sénateur UMP de Vendée Jacques Oudin à la sous-préfète des Sables-d'Olonne, plaide lui aussi pour "l'autorisation d'occupation du domaine maritime" pour le camping de la Faute-sur-Mer, selon le journal. "Le camping de la Faute-sur-Mer se trouve parfaitement protégé de toute menace de submersion marine", est-il assuré dans l'extrait publié. Le camping a été dévasté le 28 février dernier, rappelle le journal.
Le "Canard enchaîné" publie également un extrait de permis de construire daté du 21 décembre 2007 autorisant la construction d'une maison individuelle dans "une zone d'aléa moyen à fort de submersion marine". Le permis de construire est signé par la maire adjointe de la municipalité chargée de l'urbanisme, Françoise Babin, dont le fils, promoteur immobilier, possédait, affirme le journal, des terrains du lotissement. L'acte a été validé par la préfecture, d'après le "Canard", qui ajoute que "deux adultes et deux enfants ont péri noyés" dans la maison en question.
30 mars 2010 à 23:099
Xynthia: L’Etat va raser 1.500 maisons
Exclusif. En Vendée et en Charente-Maritime "entre 1.300 et 1.500" habitations seraient condamnées. Une facture de plus de 200 millions d’euros.
Paru dans leJDD
C'est un plan d’une envergure exceptionnelle que s’apprêtent à annoncer les préfets de Charente-Maritime et de Vendée. Selon nos informations, entre 1.300 et plus vraisemblablement 1.500 maisons vont être déclarées inhabitables et vouées à la destruction après le passage de la tempête Xynthia. Les services des préfectures et de l’Equipement planchent encore sur les cartes côtières pour définir et délimiter les derniers contours des "zones rouges", ces territoires où plus aucune habitation ne pourra être construite. L’avenir de quelque 250 résidences serait encore en suspens.
A La Rochelle et à La Roche-sur-Yon, les téléphones des élus sonnent en permanence. "Ce sont des people qui s’inquiètent du sort qui sera réservé à leur propriété", confie l’un d’eux. En Charente-Maritime, les deux tiers des biens condamnés seraient des résidences principales, ce qui rend les situations encore plus délicates. Mais dès jeudi soir dernier, Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat chargé du Logement, réunissait discrètement dans son ministère les différents acteurs du dossier, les deux préfets, les représentants de son homologue chargée de l’Ecologie, Chantal Jouanno, et de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, ainsi que des patrons de grandes compagnies d’assurances pour régler la mécanique de la semaine à venir. Le sujet est en effet considéré comme extrêmement sensible. La tempête et la marée exceptionnelle du 28 février ont provoqué la mort de 53 personnes sur l’ensemble du littoral atlantique.
Les premières informations sur les résidences concernées pourraient filtrer dès mardi, les maires doivent être officiellement informés mercredi avant les propriétaires des logements condamnés. Des cellules psychologiques et une mission d’accompagnement administratif doivent être mises en place pour encadrer les familles. "Les gens sont déjà traumatisés par le drame, raconte un spécialiste du dossier, et même s’ils ne veulent plus retourner chez eux, ce type d’annonce provoquera un nouveau choc." L’événement est totalement inédit par son ampleur. A titre d’exemple, la crue de Vaison-la-Romaine, dans le Vaucluse, en 1992, avait entraîné le rachat par la commune de quelque… 70 maisons.
Plus de 200 millions d’euros d’indemnisations?
Le montant total de l’opération est également hors norme. L’enveloppe des indemnisations - une moyenne de 150.000 euros par maison, selon les premières évaluations - devrait s’élever à plus de 200 millions d’euros. L’objectif du gouvernement étant d’éviter les contentieux et de trouver des solutions à l’amiable chaque fois que c’est possible, l’Etat ne peut se permettre la moindre pingrerie. Mais les assureurs ont déjà fait savoir qu’ils n’iraient pas au-delà de leurs obligations légales, c’est-à-dire le remboursement des réparations et des reconstructions. Le gouvernement a l’intention de faire appel au Fonds de prévention des risques naturels majeurs créé en 1995 qui devrait être sollicité pour apporter le complément. Plus connu sous le nom de "Fonds Barnier", du nom de son créateur, il a été instauré pour financer les acquisitions à l’amiable de biens exposés aux risques d’inondation. Le plafond maximal par habitation est pour l’instant fixé à 60.000 euros.
Un arrêté ministériel doit doubler cette somme d’ici à mercredi prochain. Le fonds est alimenté par une taxe de 12% sur les primes d’assurance dédiées aux catastrophes naturelles (inondation, séisme, tempête, sécheresse). Pour l’instant, ce fonds (153 millions en 2010) est souvent détourné de son objet d’origine. "Seulement 32 millions d’euros ont servi aux acquisitions amiables, explique le député Jacques Pélissard, président de l’Association des maires de France, on a pris l’habitude de puiser dedans pour payer des études, de la communication et même des plans de prévention."
Pour le gouvernement, le dossier est d’autant plus compliqué qu’il va forcément déboucher sur des poursuites judiciaires. Les mécontents auront beau jeu de s’en remettre à la justice car les permis de construire délivrés dans ces zones l’ont souvent été dans des conditions particulières. Les plans de prévention des risques naturels et inondations sont souvent inexistants, incomplets, mal formulés… Le président de la République attend d’ailleurs un rapport définitif de l’Inspection générale de l’administration (IGA) et du Conseil général de l’environnement pour connaître les zones d’ombre de ces constructions de bord de mer, atout majeur du développement touristique de la région.
Marie-Christine Tabet - Le Journal du Dimanche
Dimanche 04 Avril 2010
04 avril 2010 à 11:4610
Ce n'est pas que je souhaite défendre les habitants de cette région, mais racheter une maison à 60 000 euro...et souvent ce sont des maisons récentes ..
05 avril 2010 à 22:13c'est une mauvaise plaisanterie.
Une maison coute 1000 euros le metre carré minimum..
60 000 c'est replacer les genss en HLM...
BON je suis contre.
1er: les maisons valent le double !
2eme ces maisons seront finalement détruite donc il s'agit finalement d'un don de 60 000 euro à des gens qui avait déjà des maisons...
alors que combien n'ont pas de maisons... et auront 0 subvention....
ex::: MOI CLOCHARD je souhaite qu'on me rachete 60 000 mon carton en bordure de seine... et puis le seine déborde plus souvent que l'océan...
3eme Je vis loin de ce coin et je vois pas pourquoi mes impots financeront les gabegies de certains qui voulaient rendre construtibles des zones inondables...
4eme: les gens veulent y rester ...laissont les... il faut simplement empecher les nouvelles constructions....Voire réduire les possibilités de revnte de ces maisons.
et le marché finira par réduire de lui même le prix de ces maisons à 0.
Comme toujours, des idiots énervés du style de sarko et de pseudo bien penseurs prennent des décision trop rapidement avec l'argent des autres.
11
Il serait tout de même intéressant de savoir à qui appartiennent ces maisons, il ne suffirait que d'une ou deux bien "placée" et avec un propriétaire dans les petits papiers du chef ...
05 avril 2010 à 22:2112
A noter :
A La Rochelle et à La Roche-sur-Yon, les téléphones des élus sonnent en permanence. "Ce sont des people qui s’inquiètent du sort qui sera réservé à leur propriété", confie l’un d’eux. En Charente-Maritime, les deux tiers des biens condamnés seraient des résidences principales, ce qui rend les situations encore plus délicates
05 avril 2010 à 22:23Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.