Séance sans saveur sur le marché des devises

forex%20chart.jpgNouvelle séance terne sur le marché des changes en cette fin d'après-midi. Les principales devises ont connu peu d'évolutions, l'euro se stabilisant face au billet vert et au yen tandis que le dollar ne bougeait presque pas face aux autres principales devises. Pourtant, l'actualité fut assez riche aujourd'hui avec notamment quelques indicateurs macroéconomiques venus tout droit de Chine. Ces indicateurs n'ont pas permis au marché de retrouver une direction alors que les séances ternes se succèdent depuis lundi. Au contraire, ces indicateurs ont renforcé le doute des investisseurs. Dans un premier temps, la hausse de la production industrielle de plus de 20,7% en glissement annuel au cours des deux premiers mois de 2010 a ravivé les espoirs de reprise économique mondiale rapide. En effet, pour de nombreux investisseurs, la Chine, plus que les Etats-Unis pourrait être le nouveau moteur de croissance mondial.


Toutefois, dans un deuxième temps, la publication des prix à la consommation en Chine a jeté le trouble. Jauge de l'inflation, l'indice des prix à la consommation a continué sa progression en atteignant 2,7% en février, tout en restant en dessous de la limite de 3% tolérée par le gouvernement. Toutefois, la hausse de l'inflation laisse craindre une reprise en main de l'économie par Pékin qui pourrait être tenté de brider la croissance. Déjà, le gouvernement a repris en main les liquidités en circulation en réduisant de moitié le montant des prêts accordés par les banques chinoises en février par rapport au mois de janvier. Ainsi, le gouvernement chinois espère pouvoir limiter les pressions inflationnistes dans le pays.
 

Au final, ces indicateurs n'ont pas permis aux investisseurs d'y voir plus clair. Séance une nouvelle terne et qui n'a pas permis de réaliser beaucoup de gains.


Enfin, le débat concernant la création d'un Fonds monétaire européen ne cesse d'alimenter les discussions en Europe. Christine Lagarde, contredisant le Premier ministre François Fillon, a estimé à juste titre que ce n'est pas une priorité à l'heure actuelle. Yves Mersch, qui est membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a par ailleurs estimé qu'un tel fonds ne devrait pas compter sur les ressources monétaires de l'institution. Par conséquent, c'est aux gouvernements européens d'estimer s'ils sont prêts à mettre ou non l'argent des contribuables dans la création d'un tel fonds. La réponse est...facile à deviner !


Christopher Dembik, forex.fr

 

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée