Big Brother serait-il décidément partout ? Qui sait ... ?
Alors que les rumeurs de presse influencent grandement les marchés ces temps derniers, ne voilà -t-il pas que Prisa, premier groupe de médias espagnol (El Pais), va être contrôlé à plus de 50 % par des investisseurs internationaux.
Une opération en capital qui fait suite à un accord avec le fonds américain Liberty Acquisition Holdings Corporation. Tout de même ... L'accord, très complexe, devrait apporter quelque 600 millions d'euros d'argent frais à Prisa.
Une "aubaine" en quelque sorte pour Prisa ? Certes, le groupe affaibli sous le poids d'une dette de 4,8 milliards d'euros - due à son acquisition faite en 2007 de sa filiale de télévision Sogecable - recherchait des investisseurs pour entrer dans son capital.
En tout état de cause, un contexte qui aura bien "servi" les Etats-Unis. Au final, l'accord aboutit à la prise contrôle de plus de 50 % du capital du groupe par des investisseurs internationaux "non identifiés", essentiellement américains, actionnaires du fonds Liberty Acquisition.
La famille Polanco, auparavant majoritaire à hauteur de 70 %, verra quant à elle sa participation diluée à un peu plus de 30 %, demeurant ainsi l'actionnaire de référence du groupe.
Pour rappel, Prisa possède notamment de nombreux médias en Amérique latine, une participation dans le journal français Le Monde, plusieurs médias audiovisuels en Espagne et d'importantes activités dans l'édition (Santillana) et la télévision numérique Digital +. Somme toute une opération que le vénézuelien Chavez n'avait pas vu venir ... et qui, compte-tenu du pouvoir des médias pourrait avoir des conséquences non négligeables en Amérique latine.
Fin février, le groupe avait annoncé annoncé une baisse en 2009 de 19,8 % de son chiffre d'affaires à 3,2 milliards d'euros, un repli de 39,2% de son bénéfice net à 50,5 millions et un recul de 15,8% de ses recettes publicitaires. Sa dette, refinancée désormais en partie, grève en effet ses résultats, même si les activités du groupe demeurent globalement bénéficiaires.
Le groupe a récemment indiqué avoir renégocié une partie de sa dette avec six de ses créanciers (dont BNP Paribas et Natixis), l'objectif étant de reporter son échéance de fin mars 2010 au 19 mai 2013.
Une opération en capital qui intervient alors que la presse anglo-saxonne semble souçonnée chaque jour davantage de participer à la vague spéculative "profitant" de la dette de certains pays méditerranéens.
Rappelons à cet égard, qu'au début du mois de février, la ministre espagnole de l'Economie et des Finances Elena Salgado s'était rendue à Londres pour y rencontrer la direction du Financial Times, journal très critique sur la situation économique et financière de l'Espagne.
Au même moment, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, avait dénoncé quant à lui l'inquiétude attisée par "les analystes créateurs d'opinion sur l'euro" dont la majorité "viennent de pays d'autres monnaies".
Sources : AFP, Reuters, Les Echos

4 Commentaires
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Vous ne voulez pas que les entreprises soient contrôlées par des fonds de pension anglo-saxons ?
06 mars 2010 Ã 00:37Vous ne voulez pas que des actionnaires licencient ici pour payer des retraites aux USA ?
Vous voulez toucher une retraite plus tard ?
Une seule solution : des fonds de pension pour une retraite par capitalisation en France.
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06 mars 2010 Ã 08:06mon pauvre dadounet ,
quel dommage que vous ne soyez pas anglais ou américain retraité ,
quand on vois a quel point les fond de pension on chuté , vous seriez heureux
avec un - 30 % sur votre retraite . confier ma retraite a des financiers incompétent , la dernière des chose a faire .
3
Le plus pauvre de nous deux n'est sans doute pas celui qui cotise aussi à une assurance par capitalisation.
06 mars 2010 à 11:25La retraite US a beaucoup baissé, la retraite suisse baisse aussi un peu, mais elles remonteront sans doute ; la retraite française baisse aussi beaucoup, mais ne remontera pas, bien au contraire.
Je trouve que votre ignorance satisfaite d'elle-même fait de vous un pion manipulable à l'infini par la racaille qui nous exploite sous prétexte de nous gouverner.
> confier ma retraite a des financiers incompétents, la dernière des choses à faire
LÃ , on est bien d'accord, mais c'est ce que VOUS faites !
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vu que le respectueux peuple espagnol n'étaient pas trop pro-sionistes,
06 mars 2010 à 11:41et afin que la désinforma-Sion puisse etre reine en Espagne,
les USionistes vont pouvoir innonder le pays de désinformations pro-sioniste et anti -iranienne.
Viva Espana
Viva Filistina
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