Mauvaise pioche pour Pepsico : l'agence de notation Standard and Poor's a annoncé mercredi qu'elle dégradait la note du groupe de boissons et d'alimentation de "A+" à "A".
S&P aurait du mal à "avaler" l'achat de deux sociétés d'embouteillage et l'annonce d'un programme de rachat d'actions de la société.
Standard and Poor's explique sa décision en affirmant prévoir "que les ratios d'endettement de Pepsico vont rester au-dessous de ce que nous attendions à moyen terme".
Opération mise en cause : le programme de rachat d'actions qui sera largement financé par de la dette.
Rappelons en effet que lundi, Pepsico avait annoncé un plan de rachat de 15 milliards de dollars d'actions d'ici à 2013, et précisé que le rachat d'actions pour 2010 devrait à lui seul totaliser 4,4 milliards de dollars.
Le nouveau plan de rachat d'actions remplace le programme en cours, qui devait expirer en juin et comptait encore 6,4 milliards de dollars de fonds non utilisés le 1er janvier.
Parallèlement le groupe, qui possédait d'ores et déjà 33% de Pepsi Bottling Group et 43% de PepsiAmericas - sociétés assurant l'embouteillage de ses produits depuis une dizaine d'années - vient de finaliser une opération de 7,8 milliards de dollars en vue d'en prendre le contrôle global. Avantage tout de même : la transaction offre à Pepsico l'opportunité de contrôler 80% de son réseau de distribution en Amérique du Nord et de devenir un fabricant de boissons intégré.
Certes Standard and Poor's s'avoue satisfait du caractère "équilibré" du portefeuille de Pepsico, notant que le groupe possède des marques bien établies dans le marché relativement stable de l'alimentation et des boissons, considérant également comme positif sa "diversification géographique". Néanmoins l'agence estime que "ces atouts sont partiellement compensés par la politique financière relativement plus agressive, notamment ses rachats d'actions et ses acquisitions, qui ont augmenté le niveau d'endettement".
Parallèlement le groupe américain de boissons et de snacks annonçait la promotion au poste de directeur financier de Hugh Johnston, jusqu'à présent vice-président des activités mondiales du groupe, en remplacement de Richard Goodman, lequel souhaitait quitter ce poste. Souhaitons lui bon courage !
En attendant, PepsiCo a indiqué lundi que son conseil d'administration avait donné son autorisation pour un relèvement de 7% de son dividende annuel.
Sources : Reuters, AFP

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