Info ou intox ? S'agissant du Venezuela, rien n'est jamais sûr ...
Selon le ministère vénézuélien de l'Energie et du Pétrole, les réserves prouvées de pétrole de cet important pays producteur dirigé par Hugo Chavez auraient progressé de 23% à la fin 2009, passant à 211,17 milliards de barils.
Selon les nouveaux chiffres officiels, le Venezuela détiendrait désormais les deuxièmes réserves prouvées les plus élevées au monde derrière l'Arabie saoudite (266 milliards de barils), et devant l'Iran (138 milliards de barils).
En mars 2009, le pays, premier exportateur de brut d'Amérique du Sud, affichait des réserves prouvées de 172,32 milliards de barils. Depuis lors le pays a produit 1,1 milliard de barils.
La quasi-totalité des nouvelles réserves (39,23 milliards de barils) sont situées dans le bassin de l'Orénoque, il s'agit tout particulièrement des champs Junin, Ayacucho et Boyaca. Cette zone revêt un potentiel phénoménal, sa réserve pétrolifère s'étalant sur 55.314 km2. Début février, le groupe pétrolier russe Lukoil avait annoncé quant à lui que les réserves en pétrole du gisement de Junin 3, situé dans la ceinture de l'Orénoque s'établissaient à 600 millions de tonnes.
Précisons toutefois que si la région est certes riche en brut, ce dernier s'avère lourd voire même extra-lourd, des caractéristiques qui induisent des travaux d'extraction plus complexes et plus coûteux que dans le cadre d'opérations concernant le pétrole conventionnel.
Si l'on s'attache à l'heure actuelle aux réservés prouvées d'hydrocarbures, il serait désormais fort intéressant d'évaluer - via des indicateurs dédiés - un ratio de rentabilité des dites réserves en prenant en compte les frais d'extraction.
Car le Venezuela pourrait habilement jouer avec ces notions, certains analystes affirmant quant à eux que certes si le pays est doté de gigantesques réserves, il n'en demeure pas moins que la majorité est constituée d'un brut très onéreux à produire, voire d'une qualité insuffisante pour être vendu sans traitement préalable avant envoi aux raffineries.
Petit bémol : le reste des nouvelles réserves est situé dans les zones d'exploitation dite "traditionnelle", dans les Etats de Zulia et Anzoategui.
Rappelons par ailleurs qu'en 2005, le Venezuela a lancé le "Projet socialiste Orénoque Magna Reserva", dont le but est de porter ses réserves de pétrole à 314 milliards de barils (dont 235 milliards dans le Bassin de l'Orénoque). Une fois l'objectif atteint, le pays pourrait obtenir la médaille d'or en terme de réserves mondiales, devant l'Arabie saoudite. C'est en tout cas ce qu'affirme le ministère.

6 Commentaires
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19 mars 2010 à 09:51Avez-vous été rejetée par de nombreuses banques?
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INFO OU INTOX?? S'AGISSANT DE CE BLOG? RIEN N'EST JAMAIS SÛR...
19 mars 2010 à 11:253
On attend l'avis de notre spécialiste pétrole sur le gaz de schiste.
21 mars 2010 à 13:46Le miracle énergétique d'aujourd'hui ... en France aussi ...
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/20/le-casse-tete-gazier-par-herve-kempf_1321885_3232.html#ens_id=1231414
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Un maitre mot à suivre : la rentabilité .... et le cout ecologique
"L’utilisation du kérogène en tant que substitut du pétrole brut nécessite un traitement plus long, ce qui en accroît le coût financier et environnemental".
"L’augmentation du prix du baril et la recherche d’indépendance par rapport aux fournisseurs extérieurs d’énergie a attiré l’attention sur le schiste bitumineux en tant que ressource énergétique. Cependant, son exploitation et sa transformation soulèvent un certain nombre de préoccupations environnementales telles que l’utilisation du sol, l’élimination des déchets, l'utilisation de l'eau, la gestion des eaux usées, les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique."
toujours regarder la rentabilité globale, car l'eau aussi a un coût qui sera de plus en plus important
21 mars 2010 à 14:485
Plus de détail :
Une mesure indispensable à la viabilité du schiste bitumineux en tant que source d’énergie est le ratio entre l’énergie produite pas le schiste et l’énergie utilisée par son extraction et sa transformation, un ratio connu sous le nom de « Retour énergétique sur énergie investie » (Energy Returned on Energy Invested (EROEI).
21 mars 2010 à 14:50Une étude de 1984 estimait que le ratio de diverses mines de schistes bitumineux variait entre 0,7 et 13,3[56] même si certains projets d’extraction font valoir un ratio entre 3 et 10. Royal Dutch Shell a signalé un ratio de 3 à 4 sur son projet in-situ Mahogany Research Project[49],[57],[58]. L'eau nécessaire au processus d’autoclavage du schiste bitumineux implique une autre considération économique : celle de poser un problème dans les régions où la pénurie d'eau se fait sentir.
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Mr kempf est donc trop optimiste ? ... bon je retourne écouter Dorothée.
21 mars 2010 à 19:55Ajoutez un commentaire
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