L'Etat français aurait-il besoin d'argent frais ou les banques seraient-elles pressées de diminuer leur dépendance ? En tout état de cause, la BPCE, établissement financier né en juillet dernier du rapprochement entre la Banque Populaire et la Caisse d'Epargne, a levé mercredi un milliard d'euros.
But affiché : le remboursement d'une partie des fonds apportés par l'Etat français à la banque dans le cadre du plan de soutien au secteur.
L'opération réalisée aujourd'hui a pris la forme d'une émission de titres de dette dits super subordonnés (TSS), au taux de 9%. Selon la BPC, l'opértaion aurait connu "un succès immédiat", ayant été sursouscrite 2,5 fois.
Fin février, le groupe avait d'ores et déjà annoncé lors de la publication de ses résultats annuels, qu'il prévoyait de rembourser dès 2010 une partie des sommes encore dues à l'Etat, l'intégralité des sommes empruntées devant être remboursées d'ici 2013.
Après "déduction" d'un milliard d'euros, la BPCE restera tout de même redevable envers l'Etat de près de 5,3 milliards d'euros. Rappelons en effet, que l'établissement demeure à l'heure actuelle le plus grand bénéficiaire des aides gouvernementales, les apports de l'Etat en sa faveur se montant à 7,1 milliards d'euros.
A noter que les versements ont été assortis d'un mécanisme de rémunération de l'Etat, lequel prévoit une hausse graduelle du taux d'intérêt au fil des années, mesure de nature à inciter un remboursement anticipé.
Sources : AFP, Reuters

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