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Abu Dhabi : Moody’s rétrograde des sociétés liées au gouvernement

Loup1.jpgTiens ! A  la faveur de la Grèce, on en aurait presque oublié Abu Dhabi. Heureusement que les agences de notation financières sont là  pour nous “rappeler” à l’ordre. On ne sait jamais … des fois que les difficultés d’Athènes se résorbent, il ne faudrait tout de même pas que les spéculateurs n’aient plus rien à  se mettre sous les dents ….

“Rassurez”- vous, tel n’est pas le cas : Moody’s a annoncé jeudi avoir rétrogradé la notation de sept firmes liées au gouvernement d’Abou Dhabi, dont la firme d’investissement de l’émirat pétrolier, Mubadala.

Dans un communiqué, Moody’s indique ainsi que la notation de Mubadala est passée de Aa2 à Aa3 (stable). Précisons que ladite société gère un portefeuille de plusieurs milliards de dollars d’investissements dans l’énergie, l’industrie, la santé, les infrastructures ou l’immobilier.

La firme Dolphin Energy, qui importe du gaz naturel du Qatar aux Emirats arabes unis, est rétrogradée quant à elle de Aa3 à A1.

La notation du géant immobilier d’Abou Dhabi, AlDar Properties, passe quant à elle de Baa2 à Ba1 (négatif), en raison des “risques à  moyen terme affectant le secteur immobilier”.

Les notations de l’International Petroleum investment company (IPIC), de l’Abu Dhabi National Energy Company, de la Tourism Development and Investment Company (TDIC) et de la compagnie nationale de Télécommunications, Etisalat, toutes rétrogradées, demeurent stables.

Un haut responsable du département des Finances d’Abou Dhabi, Hamad al-Hurr Al-Souwaïdi, a toutefois déclaré qu’il n’était “pas d’accord avec le raisonnement ayant motivé les décisions de Moody’s, notamment celles relatives à TDIC, Mubadala et IPIC“.

Dans un communiqué, M. Souwaïdi précise ainsi qu’”il n’y a absolument aucun changement dans le soutien du gouvernement à ces trois compagnies”. Ajoutant que l’Emirat était doté d’”une solide situation fiscale et des réserves” offrant “les potentialités nécessaires pour assurer ses engagements envers ces compagnies par ses propres ressources“.

Certes … mais il “oublie” tout de même de préciser notamment que IPIC vient juste de lancer un emprunt de 2,5 milliards de dollars, d’une durée de 3 ans en vue de refinancer sa dette existante. Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, HSBC, National Bank of Abu Dhabi and Santander auraient mis en oeuvre l’opération.

Rappelons également que fin novembre, Moody’s avait rétrogradé la notation de six compagnies liées au gouvernement de Dubaï, également membre de la fédération des Emirats arabes unis, dont le conglomérat public Dubai World. Cette décision faisait suite à l’annonce de la demande d’un moratoire de six mois pour le paiement de la dette de Dubai World.

Sources : AFP, Reuters

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10 commentaires

  1. haydar 5 mars 2010 à 03:03

    Bonne nouvelle j’aime pas Dubai :
    ses gardiens de chameaux et de chèvres comprennent rien aux bizness et en 2006 au lieu d’investir dans l’or, ils ont pris des T-bonds pourries résultats après la crise il perdait 25 milliards de $ minimum;
    en investissant dans l’or en 2006 à 550$/oz ils étaient bénéficiaires avec d’énormes plus values plusieurs centaines de millions et moi un bénef de 20 millions d’

  2. Francis 5 mars 2010 à 16:38

    Bravo pour le choix de la gravure, La Fontaine est une source inépuisable.

  3. Francis 5 mars 2010 à 16:52

    Qui va relever l’erreur ?

  4. Elisabeth 5 mars 2010 à 20:20

    ;-)
    Différentes versions du conte, par Charles Perrault ou Jacob et Wilhelm Grimm

  5. Francis 6 mars 2010 à 00:40

    Fable ou conte. Peut-être eut’il fallu choisir une fable vu le lien au réel avec un aspect moralisateur (le conte est une plongée dans l’imaginaire n’illustrant pas d’abord une morale).
    Juste pour le plaisir d’ergoter … quoique.

  6. Elisabeth 6 mars 2010 à 20:20

    cela devrait vous plaire : -)
    Un savetier chantait du matin jusqu’au soir;
    C’était merveilles de le voir,
    Merveilles de l’ouïr; il faisait des passages,
    Plus content qu’aucun des Sept Sages.
    Son voisin au contraire, étant tout cousu d’or,
    Chantait peu, dormait moins encor.
    C’était un homme de finance.
    Si sur le point du jour, parfois il sommeillait,
    Le savetier alors en chantant l’éveillait;
    Et le financier se plaignait
    Que les soins de la Providence
    N’eussent pas au marché fait vendre le dormir,
    Comme le manger et le boire.
    En son hôtel il fait venir
    Le chanteur, et lui dit: «Or çà, sire Grégoire,
    Que gagnez-vous par an? – Par an? Ma foi, Monsieur,
    Dit avec un ton de rieur,
    Le gaillard savetier, ce n’est point ma manière
    De compter de la sorte; et je n’entasse guère
    Un jour sur l’autre, il suffit qu’à la fin
    J’attrape le bout de l’année;
    Chaque jour amène son pain.
    - Eh bien, que gagnez-vous, dites-moi, par journée?
    - Tantôt plus, tantôt moins, le mal est que toujours
    (Et sans cela nos gains seraient assez honnêtes),
    Le mal est que dans l’an s’entremêlent des jours
    Qu’il faut chômer; on nous ruine en fêtes;
    L’une fait tort à l’autre; et Monsieur le curé
    De quelque nouveau saint charge toujours son prône.»
    Le financier, riant de sa naïveté
    Lui dit: «Je vous veux mettre aujourd’hui sur le trône.
    Prenez ces cent écus; gardez-les avec soin,
    Pour vous en servir au besoin.»
    Le savetier crut voir tout l’argent que la terre
    Avait, depuis plus de cent ans
    Produit pour l’usage des gens.
    Il retourne chez lui; dans sa cave il enserre
    L’argent et sa joie à la fois.
    Plus de chant: il perdit sa voix,
    Du moment qu’il gagna ce qui cause nos peines.
    Le sommeil quitta son logis:
    Il eut pour hôte les soucis,
    Les soupçons, les alarmes vaines;
    Tout le jour il avait l’oeil au guet; et la nuit,
    Si quelque chat faisait du bruit,
    Le chat prenait l’argent. A la fin le pauvre homme
    S’en courut chez celui qu’il ne réveillait plus:
    «Rendez-moi, lui dit-il, mes chansons et mon somme,
    Et reprenez vos cent écus.»

  7. Francis 6 mars 2010 à 20:28

    La même chose à chanter en rap:
    Si à l’ouverture d’Eurotunnel vous aviez pris 1000 Euro d’actions,
    Aujourd’hui vous auriez encore 27 Euros .
    Si vous aviez acheté pour 1000 Euros d’actions Vivendi,
    Vous n’auriez plus que 70 Euros.
    Si vous aviez acheté pour 1000 Euros d’actions Fortis,
    Il vous resterait aujourd’hui 159 Euros.
    Si l’an passé vous aviez acheté pour 1000 Euros d’Alcatel,
    Il vous resterait aujourd’hui 170 Euros.
    Par contre,
    Si l’an passé, vous aviez acheté pour 1000 Euros de bacs de Jupiler,
    Vous auriez tout bu,
    et aujourd’hui,
    Il vous resterait 380 Euros de consigne…
    Soit le plus haut rendement !
    Le P.E.J.
    Plan Epargne Jupiler
    L ‘épargne qu’il vous faut

  8. Elisabeth 6 mars 2010 à 21:01

    Et que dire de l’artichaut ?

  9. Elisabeth 6 mars 2010 à 21:02

    Et que dire de l’artichaut ? Coluche avait sa thèses sur le sujet !

  10. Elisabeth 6 mars 2010 à 21:08

    “On n’a qu’à manger des artichauts. Les artichauts, c’est un vrai plat de pauvres. C’est le seul plat que quand t’as fini de manger, t’en as plus dans ton assiette que quand tu as commencé !”
    dixit Coluche