Le géant russe de l'aluminium Rusal a réduit sa production d'aluminium de 11% en 2009.
Alors que le groupe vient de faire son entrée en bourse .... il prévoit toutefois un rebond de 3% en 2010. Ah, les chiffres !
Rappelons qu'à l'heure actuelle, le groupe représente 11 % de la production mondiale.
Sa production s'est ainsi élevé à 3,9 millions de tonnes contre 4,4 millions en 2008. Rusal a également diminué de 36% sa production d'alumine et de 41% celle de bauxite.
2009 aura été "l'une des plus difficiles années pour l'économie mondiale", a estimé le groupe ... dans un communiqué. Tout en se gardant d'ajouter que 2009 aura été une période bien noire pour le groupe ....
Mais comme par enchantement, 2010 semble s'annoncer sous les meilleurs auspices. Il est vrai que Rusal se doit désormais de rassurer ses actionnaires, ceci pouvant expliquer cela.
Si la demande réelle confirme les prévisions, le groupe pourrait ainsi accroître sa production d'aluminium de 3% et celle d'alumine de 7%. Il compte en particulier augmenter la production de ses usines en Sibérie, au Nigeria et en Suède.
Rusal argumente ses perpectives en ajoutant que les experts prévoient une remontée de la demande d'aluminium de 12,6% en 2010 "poussée surtout par la croissance en Chine et en Inde".
Le premier actionnaire du groupe, Oleg Deripaska, estime quant à lui voir d'ores et déjà les premiers signes d'une remontée de la demande. Il en veut pour preuve des "commandes en hausse" de ses clients en Europe et aux Etats-Unis.
Mieux encore, "la stabilisation que nous constatons va déboucher sur une hausse de la consommation plus rapide que celle de la production", selon lui.
Rappelons tout de même que parrallèlement à ce discours quasi-euphorique, loudement endetté, Rusal a dû négocier début décembre un accord avec l'ensemble de ses créanciers pour restructurer sa dette, laquelle s'élevait alors à 14,9 milliards de dollars.
Le 27 janvier dernier, le groupe a fait son entrée sur les Bourses de Hong Kong et de Paris (une première pour une société russe), en introduisant 11 % de son capital. Ce qui lui a permis dès févier de rembourser ses créanciers russes et internationaux de quelques 2,14 milliards de dollars.
Ls transactions seront réservées uniquement aux investisseurs institutionnels, aussi bien à Hong Kong qu'à Paris. Ce qui fait dire à David Webb, représentant des actionnaires individuels à Hong Kong, que l'introduction de Rusal est trop risquée pour que les particuliers soient autorisés à investir.
L'introduction en Bourse de Rusal avait été soutenue par John Paulson, figure emblématique des fonds spéculatifs , l'homme d'affaire hong-kongais Li Ka-shing et par Nathaniel Rothschild.
Sources : AFP, Le Monde, Le Figaro

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