Vous avez dit décalage ? ..... à moins qu'il ne s'agisse d'hyprocrisie ..
Alors qu'en visite à Damas (Syrie), le Premier ministre François Fillon a brandi une nouvelle fois la menace de l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de nouvelles mesures contre Téhéran, Iran Khodro, propriété de l'Etat iranien, a dévoilé samedi sa Peugeot 207i, une version locale destinée en majorité au marché iranien.
"Nous avons décidé de produire la 207i car sa consommation de combustible est peu élevée et qu'en raison de l'élimination de certaines subventions ce type de voitures sera très demandé", a déclaré aux journalistes le ministre de l'Industrie et des Mines, Ali Akbar Mehrabian.
Ce modèle sera produit en Iran et commercialisé sur place mais aussi au Brésil, en Argentine, en Malaisie et en Chine courant 2010, ces pays étant partenaires de la firme automobile française. 15 000 à 20 000 unités devraient être produites la première année, laquelle débute en Iran le 1er mars prochain.
"Bizarrement", il est plus facile de trouver l'information en anglais - voire en Malaisie ! - qu'en français...
Il est vrai que cette annonce intervient alors que la France, par la voix de son chef de gouvernement, a jugé "très préoccupant" le nouveau rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), lequel vient pour la première fois d'évoquer la possible existence de visées militaires au programme nucléaire iranien.
"Nous avons fait des propositions à l'Iran depuis plusieurs mois pour dialoguer et pour coopérer. Pour le moment toutes ces propositions ont été refusées", a par ailleurs tenté de justifier le Premier ministre.
"Avec nos partenaires, nous n'avons pas d'autre choix, au vu de ce constat et si la situation n'évolue pas, que de rechercher l'adoption dans les prochaines semaines de nouvelles mesures par le Conseil de sécurité des Nations unies", a-t-il conclu.
Ce dossier avait d'ores et déjà constitué le point fort d'un entretien entre Nicolas Sarkozy et le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, en visite en France, au début du mois de février. "Ils sont convenus que le temps était à l'adoption de sanctions fortes, dans l'espoir d'une reprise du dialogue", dès lors que les dirigeants iraniens n'ont pas saisi la main tendue par les Occidentaux, avait alors précisé l'Elysée.
Sources : AFP, Reuters, L'Express

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