Chaque jour ou presque nous apporte son lot d'inquiétudes sur la stabilité des marchés financiers à travers le monde.
Désormais c'est la Chine qui est pointée du doigt par l'OCDE.
L'Organisation de coopération et de développement économiques s'alarme en effet sur les possibles impacts de l'excès de crédit bancaire qui prévaut actuellement dans l'Empire du Milieu.
Selon l'OCDE, le recours excessif aux facilités d'emprunts pourrait menacer la stabilité des institutions financières de la Chine. Une prévision d'autant plus inquiétante qu'il s'agit d'une des premières économies de la planète.
Pour remédier à la situation, l'Organisation appelle à davantage de réformes tant au niveau structurel qu'au niveau des marchés.
Certes, tout n'est pas noir pour autant, l'OCDE tenant également à souligner les performances économiques du pays, que la crise mondiale a permis de mieux "apprécier".
Mais les mesures de relance de l'économie qui ont permis en grande partie cette reprise sont elles-mêmes "largement basées sur les investissements dans les infrastructures et le crédit" précise le rapport. Deux leviers dont les modalités d'emploi ont été totalement assouplies par Pékin en 2009.
Fin 2008, le gouvernement chinois avait encouragé les banques à desserrer l'étau du crédit pour accompagner son plan de relance annoncé en novembre de la même année. Toutefois, l'envolée du crédit qui en avait découlé menaçait d'engendrer une hausse des créances douteuses des établissements financiers et la création de bulles.
"Alors que les banques chinoises ont été abritées jusqu'à présent du ralentissement mondial, l'accélération de nouveaux prêts depuis début 2009 apporte le risque de voir une nouvelle hausse des prêts non performants dans les années à venir", s'inquiète désormais l'étude.
Une menace que Pékin tente d'endiguer : à la mi-janvier, le président de la Commission chinoise de régulation bancaire (CBRC), Liu Mingkang, a fait savoir que le crédit bancaire allait être limité après la forte hausse enregistrée l'an passé. Affirmant par ailleurs n'avoir aucune intension de le «geler», et mettant ainsi court aux rumeurs laissant entendre que certaines banques auraient reçu la consigne de ne plus accorder de nouveaux prêts jusqu'à la fin du mois de janvier.
Liu Mingkang a par ailleurs précisé que le volume de nouveaux crédits en 2010 tombera à environ 7.500 milliards de yuans (773 milliards d'euros), après avoir atteint 9.590 milliards de yuans (966 milliards d'euros) en 2009 et 4.900 milliards en 2008.
Le gouvernement central demande ainsi aux banques Chinoises de "réduire la voilure" sur les prêts afin de baisser le taux de défaut de paiement.
Autre sujet d'inquiétude pour l'OCDE en ce qui concerne la Chine : la montée des pressions inflationnistes. L'Organisation pointant du doigt les hausses de prix de l'immobilier à Pékin et Shanghai, ou dans le Sud.
Sources : AFP, Reuters, L'Expansion

2 Commentaires
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Lundi 8 février 2010 :
La Bourse de Tokyo a achevé la séance de lundi en baisse de - 1,05 %, l'indice Nikkei terminant sous le seuil des 10.000 points pour la première fois en deux mois, toujours minée par les craintes concernant les dettes de plusieurs pays européens.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=5ae951796fb36930962166a8265b33ba
La France et la zone euro vont maintenant vivre des semaines historiques.
08 février 2010 à 08:142
qu’il soit très sophistiqué ou pas, un système d'alarme fonctionne de la même façon et selon une logique simple : la détection des changements de milieu, le signalement sonore de ces changements à un central d’alarme dont le rôle est de prévenir de l’intrusion, puis une transmission téléphonique pour déclencher une intervention
02 mars 2010 à 15:54Ajoutez un commentaire
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