L'Orénoque attire toujours les convoitises.... Le Président du Venezuela, Hugo Chavez a ainsi indiqué vendredi que son pays venait de recevoir deux offres de consortiums regroupant des entreprises originaires de l'Inde, de Chine et d'Europe en vue d'exploiter trois blocs de cette région très prometteuse.
Les blocs seront attribués le 10 février prochain.
Vendredi, le très charismatique président vénézuelien a ainsi annoncé lors d'une cérémonie publique retransmise à la radio et la télévision avoir reçu la veille deux offres pour les trois blocs de Carabobo 1, 2 et 3. Les noms des entreprises concernées n'ont pas été communiqués, Chavez se contentant d'évoquer "un groupe d'entreprises du monde entier, de l'Inde à différentes parties de l'Europe, en passant par la Chine".
Chacun des trois projets aura une production initiale de 400.000 barils par jour, moyennant un investissement de 10 à 15 milliards de dollars (7 à 11 milliards d'euros).
Quelque soit l'issue du processus d'attribution, en vertu d'une règle en vigueur depuis 2007 dans le bassin de l'Orénoque, le Venezuela participera à hauteur d'au moins 60% dans ces projets, via le groupe public pétrolier PDVSA.
L'appel d'offres avait été reporté à la demande des groupes pétroliers qui souhaitaient éclaircir certains points du contrat, tandis que le gouvernement du Venezuela a accepté de leur proposer des conditions fiscales plus favorables en raison de la crise.
Plusieurs grands groupes pétroliers, comme le français Total, le britannique BP, l'américain Chevron, l'espagnol Repsol, le brésilien Petrobras, le norvégien Statoil, des compagnies russes, japonaises ou chinoises ont d'ores et déjà déposé des dossiers.
Mais à la mi-janvier, le gouvernement vénézuélien a décidé d'écarter les candidatures de Total et de Statoil de l'appel d'offres lancé pour le développement du bloc Junin 10 du bassin de l'Orénoque. Les deux compagnies "n'auraient pas répondu aux attentes", avait alors déclaré le ministre de l'Energie et du Pétrole, Rafael Ramirez. Tout en précisant que le bloc allait être assigné à PDVSA ...
Rappelons qu'au mois de septembre, PDVSA avait annoncé que Total allait investir environ 25 milliards de dollars (17,5 milliards d'euros) pour exploiter, conjointement avec elle, le bloc Junin-10. Le groupe public vénézuelien a semble-t-il préféré faire cavalier seul ...
Le Venezuela a d'ores et déjà attribué directement d'autres blocs à des entreprises russes et chinoises. En début de semaine, la compagnie pétrolière publique vénézuélienne PDVSA et l'italien ENI ont ainsi signé un accord pour l'exploitation du bloc Junin-5 du bassin de l'Orénoque et la construction d'une raffinerie dans cette même région. Ces projets nécessiteront globalement près de 18 milliards de dollars (12,7 milliards d'euros) d'investissement. PDVSA et ENI tablent sur une production initiale de 75.000 barils par jour en 2013 puis de 240.000 bp/j en 2016 dans le bloc Junin-5, moyennant un investissement de 8,3 milliards de dollars.
Selon des estimations locales, le bassin de l'Orénoque, réserve de 55.314 kilomètres carrés, renfermerait 235 milliards de barils de pétrole.
Si les réserves prouvées du Venezuela s'élèvent à 142,31 milliards de barils, le pays s'est fixé pour but d'atteindre 316 milliards.
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