La crise qui secoue actuellement Sonatrach, le géant pétrolier algérien, ne l'empêche pas de conclure d'importants contrats, bien au contraire.
C'est ainsi que le ministère algérien de l'Énergie a annoncé dimanche que la compagnie nationale algérienne et un consortium conduit par Total allaient investir d'ici 2014 entre 1,5 et deux milliards de dollars (1,05 à 1,4 milliard d'euros) dans le développement du permis gazier d'Ahnet.
Une déclaration qui intervient alors que le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil a officiellement confirmé dimanche à Alger le placement sous contrôle judicaire du PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane, sans toutefois fournir de détail sur les accusations portées contre lui.
Le contrat, signé entre l'ALNAFT (Agence nationale algérienne pour la valorisation des ressources en hydrocarbures) et le groupement franco-portugais Total-Partex représente un investissement de 1,5 à 2 milliards de dollars sur 15 ans pour une production de 4 milliards de m3/an.
Selon Sid Ali Betata, Président du comité de direction de l'ALNAFT, le groupement franco-portugais devrait présenter son plan d'investissement relatif à ce périmètre avant juin 2011.
Comme le stipule la nouvelle réglementation en matière d'investissement étranger, Total a obtenu 47 % du permis d'Ahnet, en partenariat avec Sonatrach qui est majoritaire( 51 %) et du groupe portugais Partex, la société d'exploitation-production de la Calouste Gulbenkian Foundation, qui grâce à ses 2 % a réussi à pénétrer le marché Algérien pour la première fois.
Le permis accordé semble être l'un des plus prometteurs de ceux attribués l'an dernier par Alger à des majors pétrolières telles que l'espagnol Repsol et un autre consortium emmené par le chinois CNOOC. Les investissements liés à ces deux permis (Illizi pour Repsol et Hassi Bir Rekaiz pour CNOOC) dépassent néanmoins 150 millions de dollars.
Quant à Christophe de Margerie, le P-DG de Total, il espère faire du permis d'Ahnet une "success story", se fécilitant par ailleurs que le gisement détienne "beaucoup de réserves". Rappelons, que 12 structures gazières ont été découvertes dans le champ d'Ahnet qui recèle 500 milliards de m3 de réserves.
Selon la presse algérienne, Total a été sélectionné en raison de son expérience sur des champs de taille similaire .... mais également parce qu'il a accepté de payer les coûts d'exploitations antérieures.
Précisons que la zone, d'une superficie de 17.358 km2, se situe dans une zone désertique du sud-ouest de l'Algérie. Fort judicieusement, Sonatrach, qui sera majoritaire dans la concession, s'est engagée à construire avant le début de la production du site, prévu pour 2014, un gazoduc reliant Ahnet au principal terminal du pays, Hassi Messaoud.
Sources : AFP, Reuters, Algérie Focus, Maghreb Confidentiel

2 Commentaires
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les francais entre en algerie economiqu par biais d'autre societe etranger ou achete les societe dans l'algerie via d'autre societe,c'est strategie pour colonise algerie et maitrise economie algerie, les idios de mon pays un peu inteligence svp
21 avril 2010 à 16:062
> c'est stratégie pour coloniser l'algérie
21 avril 2010 à 20:05Chiche !
Les Français en France, les Algériens en Algérie !
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