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Pétrole : le redoux et la Chine font chuter le cours

fonte-neige.jpgLe cours du pétrole a achevé la journée de mardi en baisse à New York. Le prix du baril est “même” retombé sous les 81 dollars, un montant tout de même bien élevé dans le contexte de crise actuelle … et de spéculations.

Principaux facteurs ayant engendré une telle tendance : le retour à des températures plus clémentes aux Etats-Unis et la politique économique mise en oeuvre par les autorités chinoises.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” pour livraison en février a ainsi achevé la journée à 80,79 dollars, en recul de 1,73 dollar par rapport à la clôture de lundi.

A Londres, sur l’Inter Continental Exchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance février a reculé de 1,67 dollar à 79,30 dollars.

La politique économique de la Chine préoccupe en tout premier lieu les investisseurs, la demande de brut pouvant être durement impactée par les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement chinois.

En vue de tenter de limiter la surchauffe de l’économie, la Banque centrale chinoise a en effet relevé le taux de réserves obligatoires pour les grandes banques tout en augmentant parallèlement le taux d’intérêt sur les bons du Trésor à un an.

Or, tous les analystes ou presque s’accordent à dire que la Chine constitue le véritable moteur de la reprise de la demande mondiale d’or noir.

Parallèlement, le redoux attendu au nord-est des Etats-Unis, principale région du pays pour la consommation de fioul de chauffage, laisse présager d’une baisse des besoins énergétiques des particuliers outre-Atlantique.

Certains analystes tiennent ainsi à rappeler que si des achats de précaution ont été effectués ces deux dernières semaines en vue de se prémunir contre les froidures de l’hiver, les réserves restent bel et bien supérieures à la valeur moyenne observée en cette période de l’année en ce qui concerne le fioul de chauffage.

Autre facteur baissier, un léger redressement du billet vert, après une forte baisse observée ces deux dernières séances, élément “pénalisant” pour le cours du pétrole libellé en dollar.

Sources : AFP, Reuters

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1 commentaire

  1. BA 13 janvier 2010 à 10:07

    En langue de bois, lisez cet article :
    La Société Générale a annoncé ce mercredi que ses résultats du quatrième trimestre seraient inférieurs aux attentes du marché et seulement légèrement bénéficiaires en raison de 1,4 milliard d’euros de nouvelles dépréciations et de provisions sur ses actifs à risques. Le consensus des analystes tablait sur un bénéfice net de 959,75 millions d’euros pour le dernier trimestre 2009.
    La banque indique dans un communiqué que “s’agissant des actifs à risque et prenant en compte les signaux contrastés provenant du marché immobilier résidentiel américain au quatrième trimestre, le groupe a décidé de durcir significativement ses hypothèses de valorisation de CDOs et de RMBS.”
    Les CDO (collateralized debt obligation) sont des structures de titrisation d’actifs financiers créées sur mesure par les banques à destination d’investisseurs, et qui regroupent en général des titres issus de 120 à 250 actifs différents pour un montant compris entre 1 et 2 milliards de dollars.
    Les RMBS (residential mortgage-backed securities) sont eux des titrisations de crédits hypothécaires.
    Dans les deux cas, il s’agit des produits qui ont connu les plus fortes chutes de cours lors de la crise financière liée aux subprimes, ces prêts immobiliers américains à risque sur lesquels ont été adossés des véhicules financiers comme ces CDO et RMBS. Ils sont en outre très difficiles à évaluer.
    http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/banque/20100113trib000461462/la-societe-generale-lance-un-avertissement-sur-resultats.html
    En langue française, lisez le même article :
    La Société Générale a dans son bilan des dizaines de milliards d’euros d’actifs pourris.
    Ce sont peut-être des centaines de milliards d’euros d’actifs pourris.
    La Société Générale ne le sait pas elle-même.
    De toute façon, la Société Générale n’en est plus à ça près.
    Contribuables français, préparez-vous à payer.
    Contribuables français, merci pour votre argent : c’est pour la bonne cause.