La Chambre des représentants américaine a débuté jeudi les premiers débats en séance plénière concernant une vaste réforme du système financier américain.
Objectif affiché : renforcer la régulation et redonner confiance aux consommateurs et aux investisseurs.
Sous l'intitulé "Réforme de Wall Street et loi de protection des consommateurs 2009", le texte définit de nouvelles règles pour - tenter - d'éviter la résurgence d'une crise financière de même type que celle née en septembre 2008.
La Commission des services financiers de la Chambre des représentants a approuvé début décembre un projet de loi visant à protéger l'économie américaine des risques systémiques posés par les grands établissements financiers en difficulté.
Après plusieurs mois de travail sous l'oeil averti de Barney Frank, le très influent Président de ladite Commission, le volumineux texte doit être désormais examiné par l'ensemble des représentants.
Le texte se veut être la base du projet de l'administration Obama visant à réguler davantage les banques et les marchés de capitaux après la crise financière.
Plus d'une trentaine d'amendements devaient être examinés entre jeudi soir et vendredi, pour - dans le meilleur des cas - arriver à un vote final dès vendredi.
Le projet de loi prévoit la mise en place d'un conseil de liaison entre les différentes autorités fédérales, lequel aurait les moyens de démanteler des géants financiers faisant peser une "menace grave" sur l'économie.
Le texte prévoit la fermeture de l'Office for Thrift Supervision, l'organisme de régulation des établissements de crédit immobilier, accusé de laxisme. Il préconise également que la politique monétaire de la Réserve fédérale soit, pour la première fois, soumise à des contrôles menés par des élus.
Selon la presse anglo-saxonne, les Républicains devraient s'opposer au texte. Même si cela pourrait leur coûter les voix de certains électeurs remontés contre Wall Street lors des prochaines élections de 2010.
Sources : AFP, Reuters

15 Commentaires
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Dans son discours, Barack Obama n'a pas proposé de nouvelles propositions politiques mais il a utilisé l'anniversaire de la chute de la vénérable banque d'affaires Lehman Brothers pour défendre la politique économique qu'il a menée depuis qu'il a pris le 20 janvier la présidence des Etats-Unis. Il a montré que le système financier du pays a bien évolué et qu'il est désormais loin de risquer de s'écrouler. Il a préconisé aux législateurs d'adopter de nouvelles règles et a demandé aux cadres une surveillance bien plus sévère.
Barack Obama a néanmoins déclaré qu'un rétablissement total du système financier prendra encore du temps et demandera beaucoup de travail. Il a rappelé aux entreprises qui ont retrouvé une prospérité qu'elles avaient une dette envers les contribuables américains.
Obama ne permettra pas,donc, de retour "aux excès incontrôlés"
11 décembre 2009 à 19:012
Parler de la misère à l’autre bout du monde pour ne pas voir nos miséreux.
Parler de la situation économique d’un pays éloigné pour ne pas débattre de notre propre situation …
Ce sont bientôt les fêtes de fin d’année. Mon poissonnier propose de superbe homard de 1 à 2 Kg à 19 € le Kilo. Je lui pose la question s’il en n’aura pour la fin d’année ? Il me répond oui, et sûrement encore moins cher !
Cette réponse est bien discordante avec celle véhiculé par les médias. Vous l’avez compris, rien ne va plus.
Le déficit de la France pour cette année, au minimum de 150 milliards d’€.
Le besoin de financement (déficit prévisible pour 2010 : 250 milliards d’€ au minimum.
A la fin 2011, le déficit sera passé à 1 850 milliards d’€ une quasi faillite de l’état Français..
A cette date la note de la France ne sera plus AAA et le remboursement des intérêts de la dette consommera l’ensemble de l’impôt sur les revenus.
Et l’immobilier …
Les plus riches chercheront à quitter le pays.
12 décembre 2009 à 14:353
Même chose de mon côté
12 décembre 2009 à 23:04lors d'une discussion parmi un groupe , je parle de la situationde la Grèce
,
on me repond ; et la France ? elle ne va pas mieux !
oui ! mais pas politiquement correct de le dire
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Le pire est à venir!
14 décembre 2009 à 19:555
Voir l'article de Matt Taibi dans rolling stone sur la politique d'obama en matière de règulation financière.
http://www.rollingstone.com/politics/story/31234647/obamas_big_sellout
Avec plein de cv des gens qui bossent pour BHO sur la question inside.
Marrant, mais que je lise le blog de Libertariens déjantés comme Shedlock, de quasi bolchèviques comme Yves Smith, ou de nihilistes type Tyler Durden, j'ai l'impression d'un consensus parfait sur ce qu'est BHO. Un type qui parle très bien et amuse la galerie pendant que ses mandants pillent tout ce qu'ils trouvent en coulisse.
16 décembre 2009 à 15:566
Bonjour à tous, si je peux me permettre de rajouter une couche ( de foi gras ) sur vos tartines( de bonnes reflexions) le circuit boursier est en train de faire gonfler une 2ème bulle, au moins 10 fois plus grosse que la précédente
21 décembre 2009 à 12:18( vous passé par la case départ vous touchez 20 000 000 000 ! au monopoly du FMI) la question est QUAND éclatera-t'elle ?
Une des solutions ne serait-elle pas de ne permettre des cotations boursières que MENSUELLEMENT voir TRIMESTRIELLEMENT ??
En attendant, passez de bonne fêtes........
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Il y a des bulles car il y a beaucoup de faux argent émis ; revenir à la contrepartie obligatoire en or pour les banques centrales et à l'interdiction de prêter davantage qu'il n'y a de dépôts pour les vraies banques me semble être la seule solution.
21 décembre 2009 à 16:428
Il faudra un jour expliquer la différence entre le vrai argent émis et le faux argent émis.
La création monétaire est un processus qui consiste à créer de la nouvelle monnaie par l'octroi de prêts en inscrivant le montant de la somme prêtée sur le compte de l'emprunteur. Il y a 3 façons de créer de la monnaie de façon durable :
En fabriquant des devises en papier ou des pièces métalliques
En fractionnant les réserves bancaires liées à leurs dépôts puis en les prêtant au système bancaire
Par les politiques gouvernementales telle que la facilité quantitative (Quantitative easing) octroyée par une banque centrale pour stimuler une économie avec des taux proches de zéro
Un autre façon de "créer" de la monnaie et de monétiser un actif c'est à dire créer de l'argent en prenant en garantie un actif (comme une maison pour un crédit immobilier). Cela est pratiqué pour la plupart des crédits. Une banque commerciale crée de la monnaie à l'instant où elle conclut un contrat de prêt avec un emprunteur. La banque crédite alors le compte de l'emprunteur d'une certaine somme d'argent (emprunté souvent au près d'une banque centrale) en échange d'une créance : c'est la monétisation d'un actif. Par la suite l'emprunteur va rembourser son emprunt et éteindre la création monétaire.
Une banque commerciale est tenue à un certain nombre de règles formelles qui limitent son pouvoir de création monétaire : elle doit disposer en Banque Centrale d’un pourcentage déterminé des dépôts de ses clients (les réserves obligatoires) et satisfaire à la demande d’espèces qu’elle va devoir également se procurer auprès de la Banque Centrale. Les établissements de crédit sont autorisés par les autorités monétaires à émettre des crédits tant qu'ils disposent de réserves suffisantes en leur possession : les réserves obligatoires, dont le niveau est fixé par les autorités monétaires sont actuellement de 2 % dans la zone euro.
Revenir à la solution de prêter uniquement de l'argent en dépôt réduirait par 30 ou 40 le volume d'argent en circulation et nous ramènerait directement au début du 19° siècle.
Maintenant qu'une partie de cet argent "créé" revient dans les marchés financiers et provoque de la spéculation uniquement grâce à l'augmentation du volume des liquidités en circulation sur un marché fermé, c'est tout à fait vrai. Valoriser un actif en fonction du prix d'échange à un instant t et non de la valeur du stock et des fonds réels des acteurs de marché créera toujours des bulles.
L'étalon-or (ou l'étalon-argent auparavant) n'a jamais fonctionné correctement même pendant la courte période où il fut adopté. On cherchait déjà d'autres systèmes dès sa création par l'Allemagne en 1871 car le principe de l'étalon-or en Europe a été instauré avec les 5 milliards de francs-or d'indemnité de guerre de 1870. De plus, les USA sortiraient beaucoup plus riches qu'avant la crise car 75% des réserves d'or sont aux USA. Au final, l'or est une proto-monnaie comme une autre.
21 décembre 2009 à 19:139
Il y a quand même parfois une sorte de problème de fausse monnaie, ou plus exactement de fausse valeur:
21 décembre 2009 à 21:13lorsque la monnaie est créée via un prêt dont la garantie repose sur un bien dont la valeur est spéculative. Le système de garantie facilite les prêts, ce qui fait gonfler globalement la cote des biens. C'est exactement ce qui est arrivé avec la bulle immobilière US, mais aussi avec la bulle des actions (qui s'achetaient alors à crédit en les mettant en garantie...) qui a précédé l'effondrement de 1929 à Wall Street.
Une fois que la bulle a décollé, on se retrouve avec de la monnaie dont la valeur repose sur celle d'un bien, qui repose elle-même en grande partie sur la continuité de la création de cette monnaie, donc sur la continuité de la croyance en sa valeur.
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> Revenir à la solution de prêter uniquement de l'argent en dépôt réduirait par 30 ou 40 le volume d'argent en circulation et nous ramènerait directement au début du 19° siècle.
21 décembre 2009 à 22:1030 ou 40, est-ce une estimation réaliste ?
De toutes façons, le 19ème siècle a été celui du développement du capitalisme et de l'industrie, elle-même nécessitant beaucoup d'argent ; ce que vous dites ressemble plus à un âge d'or qu'à un repoussoir !
Et par contre, ça fait 20 ans qu'au Japon les taux d'intérêts sont quasi nuls, ce qui correspond à une stagnation de leur économie et de leur industrie.
Ces deux faits tendent à prouver qu'on a besoin de monnaie fiable, pas de faux argent à la Obama qui ne fait qu'être siphonné par des parasites comme Goldman-Sachs.
De plus, si l'or extrait progresse moins que la production industrielle, celui-là vaut davantage, et puis c'est tout. La finance, limitée, est alors au service de la production utile au lieu d'être en auto-alimentation, en fonctionnement parasitaire.
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> De plus, les USA sortiraient beaucoup plus riches qu'avant la crise car 75% des réserves d'or sont aux USA.
De plus quoi ?
Tout ce qui n'est pas anti-USA est à rejeter ?
Cela prouve tout simplement qu'ils ont été bien gouvernés jusqu'à ce que la finance y prenne le pouvoir pour les ruiner, eux et leur esprit d'initiative.
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Aujourd'hui, plus de 95% de la création monétaire est réalisée via l'utilisation du crédit. Supprimer cette possibilité tuerait nette toute l'économie. Sur la monétisation de la dette, seule la BCE s'y refuse encore. Les autres banques centrales (USA, Japon, GB) y ont largement recours aujourd'hui (le Japon depuis 15 ans).
Depuis 40 ans, la fiabilité des monnaies se mesure désormais par les taux de change.
J'ai parlé du début du 19° siècle. Avant le 19° siècle, c'est plutôt l'argent comme métal qui servait de valeur étalon lors des échanges. Par la suite, l'essor du crédit et de la monnaie papier a fortement aidé le développement industriel (l'Angleterre a connu de graves pénuries de monnaie métal dès le 18° siècle et au début 19° officialisant très tôt l'usage du papier monnaie en 1819 après plusieurs tentatives avec d'autres formes de monnaies).
L'or et l'argent ont surtout servi de valeurs refuges quand une crise frappait le papier monnaie ou le marché du crédit puis l'or a pris le dessus suite aux guerres napoléoniennes et au commerce avec la Chine qui se faisait surtout en argent (les états préférant conserver l'or beaucoup plus rare) et ensuite parce que certaines puissances européennes ne voulait pas que les USA tirent un trop grand profit de leur nouvelles mines d'argent préférant l'or.
Dès 1844, l'Angleterre officialisait le papier monnaie comme seule monnaie légale pour soutenir son essor. La parité avec l'or étant gardée pour garantir la valeur de la livre. Il ne pas oublier que les mines d'or des colonies anglaises ont aussi fortement aidé à prendre cette décision.
En 1944 avec les accords de Bretton-Woods, l'étalon-or fut aboli et le dollar devint la seule monnaie convertible en or. L’objectif de cette conférence était de mettre fin à l’usage de l’or comme base des échanges de devises et de le remplacer par un étalon de papier qui permettrait aux Etats de créer de la monnaie à partir du néant, précisément ce que les banques américaines faisaient déjà. Cela a aussi permit aux USA de payer le coût de la seconde guerre mondiale et puis de la reconstruction. Le dollar est devenu la référence obligatoire de toutes les autres monnaies, car contrairement à la valeur de des autres monnaies, la sienne était garantie. Par la suite, la politique américaine des années 60 (et ses déficits) devint trop créatrice de dollars pour s'accommoder d'une parité avec l'or qui sera définitivement abandonnée en 1971. Le recours automatique au Quantitative Easing pour la création monétaire sera abandonnée 2 ans après.
De tout temps, quand il y a eu 2 monnaies, une monnaie a chassé l'autre. Ce fut le cas entre l'argent et l'or, puis entre les monnaies et l'or, puis entre l'or et le dollar. Depuis le dollar est roi et sa fin n'est pas encore programmée malgré l'énorme déficit commercial des USA (+1000 milliards de $), le déficit budgétaire (+1700 milliards de $) et la création monétaire à tout va pour éponger les pertes des banques (plusieurs milliers de milliards de $, le chiffre n'est pas connu précisément même par la FED apparement) qui aurait mis à genoux tout autre pays.
21 décembre 2009 à 23:3512
> Aujourd'hui, plus de 95% de la création monétaire est réalisée via l'utilisation du crédit. Supprimer cette possibilité tuerait nette toute l'économie.
22 décembre 2009 à 00:34C'est clair qu'il ne faut pas être brutal !
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> Sur la monétisation de la dette, seule la BCE s'y refuse encore.
La "politique" européenne suffit à mettre l'€ en péril !
> Les autres banques centrales (USA, Japon, GB) y ont largement recours aujourd'hui (le Japon depuis 15 ans).
Et pour quel succès ?!
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> l'argent comme métal qui servait de valeur étalon lors des échanges. Par la suite, l'essor du crédit et de la monnaie papier a fortement aidé le développement industriel
Je ne suis pas pour renoncer au papier, juste que la monnaie soit émise par des banques en fonction de leur dépôt d'or (ou autre, l'or ayant l'avantage d'être peu utilisé en industrie et de ne pouvoir voir ses stocks fluctuer largement), chacun continuant à utiliser des billets.
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> L'or et l'argent ont surtout servi de valeurs refuges quand une crise frappait le papier monnaie
Exactement ! Ces métaux servent de baromètre de la politique ! C'est pourquoi la racaille polytocarde est de mèche avec la racaille financière profiteuse pour ne pas y retourner !
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> En 1944 avec les accords de Bretton-Woods, l'étalon-or fut aboli et le dollar devint la seule monnaie convertible en or.
Je dirais plutôt ainsi : la France - et autres européens - ont abandonné l'étalon or suite au suicide de 1914-1918 ; les USA, ayant la seule économie réelle après la deuxième mi-temps de 1939-1945 (l'URSS étant largement un leurre), ont gardé la seule convertibilité, qu'ils ont dû abandonner suite à leur désastre au Vietnam.
En clair, la non convertibilité permet la guerre !
La ruine des USA en cours est causée par leur belligérance urbi et orbi ; qu'on retourne à une monnaie convertible, on aura plus de paix - ou un pays ruiné par ses guerres à l'évidence de tous.
Par ailleurs, l'enrichissement sans cause permis par la découverte de mines d'or est plus que contrebalancé par celui dû au pétrole, alors que les mines d'or facilement accessibles sont sans doute toutes découvertes.
Désolé, je ne pourrai poursuivre cette conversation avant la fin du mois.
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> l'or est une proto-monnaie comme une autre.
22 décembre 2009 à 10:55Ce que le marxisme aura pu faire de mal, y compris avec son sens de l'histoire !
L'homme progresse, plus techniquement que moralement, mais il le fait par essai-erreur ; la situation actuelle est bien la preuve que nous n'avons pas la solution.
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La solution ne risque pas d'être trouvée par ceux qui ont constamment une grille d'analyse manichéenne.
22 décembre 2009 à 14:5315
nous sommes dans l'oeil du cyclone! Le retour dans la tourmente est pour bientôt ( début 2010) pour finir le 12 décembre 2012.............
23 décembre 2009 à 21:35Ajoutez un commentaire
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