Plate-forme Turquoise : achat par le LSE ?

Xavier-Rolet-lse.jpgSelon les media britanniques, le London Stock Exchange (LSE) serait sur le point d'annoncer l'achat de la plateforme alternative Turquoise.

Pour rappel, l'éminent groupe boursier britannique détient les Bourses de Londres et de Milan.

Si l'on en croit les rumeurs véhiculées parr le Sunday Telegraph et l'Observer, le LSE devrait en effet prendre une part de 60% dans Turquoise.

L'accord qui pourrait être annoncé dès lundi prévoyerait un investissement initial de 20 millions de livres (22,7 millions d'euros) du London Stock Exchange.

En otcobre dernier, Le LSE avait d'ores et déjà annoncé avoir engagé des discussions exclusives avec la plateforme alternative de négociations sur actions européennes. Et ce, alors que son nouveau patron, Xavier Rolet avait préalablement affirmé qu'il souhaitait réaliser des acquisitions pour générer de la croissance.

Pour rappel, Turquoise avait été créée en 2006 par un consortium de neuf banques d'investissement, dont les américaines Goldman Sachs et Morgan Stanley, les françaises BNP Paribas et Société Générale, aux côtés de Citi, Credit Suisse, Deutsche Bank, Merrill Lynch, et UBS.

Un des buts de l'opération pour ces établissements  : contrer les frais élevés demandés par le LSE. Vaste défi qui peine à être relevé alors que depuis son lancement en septembre 2008, Turquoise n'a pas encore dégagé de bénéfices.

Selon la presse, les banques à l'origine de la plateforme devraient toutefois conserver une part de 40% de la société. D'après The Observer, elles devraient recevoir un paiement en action, une manière de les inciter à poursuivre leur utilisation de la plateforme. 

A noter par ailleurs que Turquoise est l'une des plateformes, ou système de négociation multilatéral (multilatéral trading facility, MTF) qui se mettent progressivement en place dans le cadre de la directive sur les Marchés d'instruments financiers (MIF) entrée en vigueur le 1er novembre 2008. Objectif : une meilleure concurrence et l'ouverture des frontières au sein de l'Union européenne.

En tout état de cause, un rachat de Turquoise constituerait une nouvelle opération fructueuse pour son directeur général, Xavier Rolet.

Sous son impulsion, le LSE a déjà annoncé l'acquisition pour 30 millions de dollars (environ 20 millions d'euros) du prestataire informatique MilleniumIT (Sri Lanka). Objectif : étoffer ses plates-formes de transactions.

 

Sources : AFP, Presse britannique, Reuters

 

1 Commentaire

  1. 1

    el gringo

    Bourses : l'essor des "dark pools" inquiète

    Pour les Bourses, le sujet n'est pas tant celui des "dark pools" que celui d'une concurrence déloyale des banques dans ce domaine. De fait, depuis 2007, les Bourses historiques ont développé leurs propres "dark pools". Nyse-Euronext, la Bourse transatlantique a créé SmartPool et le London Stock exchange (LSE), de Londres, s'apprête à mettre sur pieds "très prochainement" la sienne, Baikal. Et selon eux, il y a des "bonnes" et des "mauvaises" "dark pools". Celles qui obéissent à des règles de transparence et de surveillance, car elles sont gérées par des opérateurs de Bourse comme eux et leurs nouveaux concurrents, les plates-formes alternatives telles Turquoise ou Chi-X. Et puis il y a les autres, celles mises en place en interne par les banques qui n'ont pas les mêmes exigences.

    Les banques ont en effet développé des "dark pools" appelées "crossing network", comme un service complémentaire offert à leurs clients. Mais n'ayant pas le statut d'opérateur de marché, mais celui de banques, elles ne sont pas soumises aux mêmes règles. Elles ne doivent pas assumer une surveillance des ordres. Le prix est fixé plus librement. Et les ordres ne transitent pas par une chambre de compensation. En cas de problème (faillite de la banque, etc.), les investisseurs supportent seuls le risque de contrepartie. Enfin, elles peuvent être discrétionnaires et refuser l'accès de leurs "dark pools" à des clients extérieurs.

    Pour les Bourses historiques, déjà sévèrement ébranlées par l'arrivée de plates-formes alternatives qui ont rogné leurs parts de marché, c'en est trop. "Nous sommes favorables à la concurrence mais cette concurrence n'est pas loyale", dénonce Roland Bellegarde, vice président exécutif chez Nyse Euronext.

    "Les Bourses sont ambiguës, estime pour sa part un banquier. Si le message est d'exiger plus de transparence, il faut aller plus loin. Ici elles ne réclament que le droit pour tout le monde de dissimuler la même chose !". Entre ces deux camps, la Commission va rapidement devoir arbitrer.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/12/15/bourses-l-essor-des-dark-pools-inquiete_1280873_3234.html

    Les courtiers internalisent les ordres à bon prix

    Pour satisfaire leurs clients, ils proposent d’exécuter leurs ordres en interne. Une offre prometteuse qui n’a pas nécessité d’investissements technologiques massifs.
    http://www.agefi.fr/articles/Les-courtiers-internalisent-ordres-bon-prix-1097440.html

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