Nasdaq Dubai : Dubai Financial Market dévoile son intérêt

nasdaq-dubai.jpgNouveau rebondissement dans la crise financière qui frappe les Emirats arabes unis. Dubai Financial Market (DFM), la principale Bourse de Dubaï, a annoncé mardi avoir lancé une offre en vue d'acquérir Nasdaq Dubai, le deuxième marché boursier de l'émirat, servant de relais entre l'Occident et l'Asie.

Manière de - tenter - de faire un pied de nez à Ryad ?

Dans un communiqué, la Bourse précise que l'offre de fusion, sous forme de 102 millions de dollars en espèces et 40 millions d'actions DFM, a été approuvée lundi par son Conseil d'administration.

Néanmoins les autorités compétentes devront se prononcer sur l'obtention d'un éventuel feu vert.

Par cette opération, "DFM cherche à se restructurer dans un proche avenir pour établir une nouvelle holding. Laquelle détiendrait le cas échéant DFM et Nasdaq Dubai qui continueraient tous deux à opérer comme deux marchés distincts.

Pour mémoire, Nasdaq Dubai est détenu à hauteur de 66,7% par le groupe émirati Borse Dubai, le solde étant détenu par Nasdaq OMX.

Selon le directeur général de Nasdaq Dubai, Jeff Singer, cette fusion devrait permettre à Dubai de "s'imposer comme un puissant centre financier pour le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et le Moyen-Orient élargi".

La fusion est de nature à "renforcer davantage le rôle de Dubaï comme un centre financier", a indiqué pour sa part le président de DFM, Essa Kazim.

Rappelons que le traité sur l'union monétaire, signé en mai et ratifié par seuls quatre des six pays membres du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït et Qatar) , prévoit l'établissement en 2010 d'un conseil monétaire à Ryad .... et non à Dubai.

Les Emirats arabes unis se sont quant à eux retirés du processus, tout comme le Sultanat d'Oman, souhaitant ainsi exprimer leur désaccord sur le choix de Ryad comme siège de la future Banque centrale régionale. Oman avait pour sa part indiqué depuis 2007 qu'il ne voulait pas faire partie de l'accord.

Le ministre koweïtien des Finances Moustafa al-Chamali espére toutefois que ces deux pays rejoignent "dans un proche avenir" l'union monétaire, qui devait initialement entrer en vigueur en 2010.

Sources : AFP, Reuters

 

 

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